Ma Radio Demain : La consultation citoyenne de franceinfo

Vous êtes tous conviés à nous dire quelle serait pour vous la « radio idéale ». C’est l’opération « ma radio demain » qui a été lancée cette semaine par l’audiovisuel public. Pour en  parler, la Médiatrice des antennes, Emmanuelle Daviet reçoit Serge Schick directeur de la stratégie des publics et du développement.   Cette consultation citoyenne permet à… Lire la suite

Ma Radio Demain : La consultation citoyenne de la radio

Emmanuelle Daviet reçoit Emmanuelle HENRY , Directrice des Etudes et de la Prospective, pour présenter la grande consultation lancée auprès de vous, auditeurs, « maradiodemain »

Cette  consultation citoyenne qui permet pour les acteurs de l’audiovisuel public d’engager  une conversation avec les Français sur leurs attentes , leur vision du média radio mais avant j’ai une question Emmanuelle Henry :

Pensez-vous que Sandrine Treiner la directrice de France culture s’enthousiasmerait de la perspective d’un trajet en train avec des auditeurs de sa station ?
Le questionnaire commence ainsi pour  cette antenne :
« Lors d’un trajet en train, vous êtes assis) à côté de la directrice de France Culture. Vous avez du temps pour lui dire en toute franchise ce qu’elle devrait mettre en place pour que vous écoutiez davantage ses programmes : quels nouveaux thèmes, nouvelles émissions, nouvelles manières d’écouter la radio…  »

Quel est l’objectif de cette consultation ?
Pourquoi avez-vous jugez nécessaire d’interroger les Français ?

Tous les médias se doivent d’être à l’écoute de leur public. Radio France le fait aussi, depuis des années, à travers des études, mais aussi par l’intermédiaire de la médiatrice.
Ce que nous avons voulu faire, c’est de donner la parole à tous ceux qui souhaitent se prononcer, pour recueillir les avis du plus grand nombre.

Comment doivent procéder les personnes qui souhaitent y participer ?

Il suffit de se connecter sur « maradiodemain.fr » et de se laisser guider… Concrètement après quelques questions générales rapides, on peut choisir de s’exprimer sur la radio ou sur la télé (on peut faire les deux !). Dans la partie sur la radio, plusieurs petits questionnaires sont proposés, et chaque internaute choisit celui auxquels ils souhaite répondre, c’est un parcours à la carte. Chaque petit questionnaire est composé d’une question dite ouverte, libre, et de questions type QCM. Il faut compter 2-3 minutes par questionnaire. On peut arrêter quand on veut et revenir plus tard pour finir.

Il est important de préciser que le projet est centré sur les attentes et idées du public, et non sur la perception de l’existant.

Oui, l’objectif n’est pas ici de donner un avis sur les programmes actuels, mais de faire des propositions pour l’avenir, aussi bien au niveau des thèmes que des formats, des offres numériques.

Différentes thématiques sont abordées, vous pouvez nous en citer quelques-unes ?

Il y a des questionnaires par station, déjà (France Culture bien sûr, mais aussi France Inter, France Info, France Bleu, France Musique, Fip et Mouv).
Et nous avons choisi également une dizaine de thèmes : la culture, l’information, les offres pour les jeunes, les contenus éducatifs pour les enfants, les nouvelles façons d’écouter la radio, la musique, ou encore la proximité (la place de radio France partout en France, géographiquement proche de ses auditeurs)

Des auditeurs de radio France ont commencé à répondre à ces questionnaires : Combien ?

Ces chiffres évoluent en temps réel : plusieurs milliers d’auditeurs répondent chaque jour !

Ce chiffre témoigne d’un réel intérêt pour cette démarche. d’autres auditeurs en revanche s’y opposent et nous écrivent au sujet de cette consultation .
«  Radio France doit rester une radio de l’offre, n’en faites pas une radio de la demande ! C’est l’offre des programmes disponibles qui me permet d’apprendre et de nourrir ma curiosité : j’écoute des contenus a propos de sujets qu’il ne me serait pas venus à l’idée d’aborder. ».
Que leur répondez-vous ?

Je comprends leur crainte ! la force des antennes de Radio France est qu’elles proposent des programmes que l’on ne trouve pas ailleurs. L’idée n’est absolument pas de changer ça. Mais d’écouter nos auditeurs, de comprendre ce qu’ils aimeraient que nous fassions. On ne peut pas être déconnecté du public. On ne lui demande pas pour autant de fabriquer les grilles de programmes, mais de nous faire part de leurs envies. Ces enseignements nourriront la réflexion des différentes stations et permettront d’être encore plus créatif, de proposer des contenus encore plus de qualité, et répondant encore mieux à ce que les auditeurs rêveraient de trouver sur ces radios.

Une fois que toutes les données seront traitées, analysées, comment allez-vous vous les approprier ?

C’est un travail qui sera réalisé avec l’Institut Ipsos. Nous avons besoin de quelques semaines pour tout analyser.  Nous allons notamment regarder les idées qui reviennent souvent, celles qui sont plus originales, celles qui viennent d’auditeurs assidus ou occasionnels… Il y a beaucoup de facteurs à « croiser ».
Les enseignements seront ensuite partagés avec les équipes des antennes, qui se les approprieront, chacun suivant leur ligne éditoriale.

Y aura -t-il des concrétisations réelles des souhaits des auditeurs sur les antennes ?

Il y aura des impacts sur les antennes, parce que cette consultation donnera des idées aux équipes.

Cela peut être sous différentes formes : des émissions créées complètement suivant des idées issues de la plateforme, une mise en avant plus importante de certains types de sujets de nouveaux formats de nouveaux services… Après traitement et analyse, des échanges seront organisés avec les différentes équipes concernées, chez France Télévisions et chez Radio France, afin qu’elles s’en approprient les enseignements.

 

 

 

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Secrets d’info : Les contradictions du paysan Pierre Rabhi/Jeunes avec Macron

Les contradictions du paysan Pierre Rabhi

Ce mois de septembre, Pierre Rahbi c’est LE sujet qui fait beaucoup réagir les auditeurs. Le 15 septembre dernier, vous avez invité le journaliste Jean-Baptiste Malet à venir s’exprimer dans Secrets d’Info au sujet des contradictions de Pierre Rahbi. Interview très critiquée par de nombreux auditeurs qui n’ont pas compris pourquoi vous aviez choisi de traiter ce sujet, Jacques Monin

 

 

Jean-Baptiste Malet a écrit un article « le système Pierre Rahbi » dans le Monde Diplomatique   qu’il semblait intéressant d’analyser. Pierre Rahbi a une certaine vision de la société, qui propose une alternative au monde productiviste dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il a une grosse « surface » médiatique, il donne 35 conférences par an, des entrées dans de nombreux médias en France. A ce titre-là pourquoi ne pas faire l’examen critique du discours de Pierre Rahbi ?

François nous écrit : « Je croyais que le métier de journaliste consistait à confronter ses sources. Il y a là une investigation trop à charge».
Avez-vous vérifié les propos de Jean-Baptiste Mallet ?

Dans l’émission « secrets d’info », il y a deux parties : une partie « enquêtes » menées par la cellule investigation de Radio France et une deuxième partie, qui est une partie « invités ». Des invités légitimes qui abordent des sujets d’intérêt général. Jean-Baptiste Malet est une référence qui s’intéresse aux problématiques alimentaires.  Il a enquêté auprès de Pierre Rahbi.

 

Boris nous demande : « Depuis quand gagner de l’argent est un délit ? Depuis quand ne pas reverser tous ses biens en est un aussi ? »
Léo renchérit : « Il ne vole rien à personne » et un autre auditeur constate : « ce n’est pas croyable de vivre dans un pays où l’on cherche toujours à discréditer le succès ».

Jean-Baptiste Malet a bien précisé que ce n’est pas le fait de gagner de l’argent qui est remis en cause, mais plutôt la contradiction dans le discours de sobriété et la réalité de ses revenus.

Géraldine, une auditrice, estime que s’intéresser à Pierre Rahbi c’est négliger d’autres sujets. Je la cite : « N’auriez-vous rien de mieux à faire (…) ? En qualité de journalistes il y a des sujets prioritaires à traiter : le train de vie de l’état, les lois mises en place sur les routes françaises, la répression ambiante, les retraités ponctionnés, les problèmes climatiques et écologiques. »
Stéphan, un auditeur, est sur la même ligne : je vous lis un extrait de son mail : «  Pendant ce temps, le journalisme, qui est censé être le 5ème pouvoir, laissent les politiques bien tranquilles quand ces crapouilles donnent le droit à des multinationales de nous empoisonner (vote Monsanto) et s’il n’y avait que ca encore ! ». Jacques Monin que répondez-vous à Géraldine et à Stéphan ?

J’invite Géraldine à écouter les différents sujets traités dans « Secrets d’info »  : sur la pollution, sur les lobbys, sur les paradises papers et l’évasion fiscale… Cette critique n’a aucun sens.

Ce qui est tout à fait notable dans le flot des mails reçus c’est le caractère injurieux des contenus, ce qui constitue en soi une forme d’évaluation du degré de mécontentement des auditeurs mais une telle inflation d’insultes c’est aussi un objet d’interrogation.

Il y a en effet une contradiction. Si ces personnes prônent le partage, l’ouverture, la bienveillance, là il y a une incohérence. Dans un environnement anxiogène, on a peur de ce que va devenir notre monde. Dans ce contexte là, les discours de Pierre Rahbi apparaissent comme une lueur d’espoir. Quand on touche à cette lueur on donne l’impression d’affaiblir ce combat.

 

Dernière question sur une toute autre enquête diffusée le 15 septembre dernier : « Jeunes avec Macron : histoire d’un hold-up politique ».
► Une enquête de Sylvain Tronchet

Christophe, un auditeur, nous écrit : « Reportage et investigation très intéressants. Je ne suis pas particulièrement macroniste mais côté vocabulaire (…) je trouve l’usage de « hold-up » complètement déplacé. Un holdup est un braquage. Qui ont donc menacé ces gens ? Qu’ont-ils volé ? On peut ne pas apprécier la méthode mais par ce terme c’est insinuer la délinquance ».

Un point de vue largement partagé par d’autres auditeurs.

Pourquoi avoir fait le choix d’un tel titre ?

Il y avait un évident second degré. C’est une expression utilisée en milieu sportif. Cela semblait qualifier ces jeunes. L’élection d’Emmanuel Macron a d’ailleurs été qualifiée de holdup. Lui-même dit qu’il a été élu par effraction.

 

La Réinformation, complosphère, théorie du complot : comment cela fonctionne ?

Emmanuelle Daviet la Médiatrice des antennes reçoit le journaliste Thomas Huchon de Spicee.


A quel moment est apparue la notion de « Réinformation » ?

c’est une notion qui est apparue dans les années 2000 et popularisée notamment par l’Extrême Droite afin de qualifier une opération qui voudrait ré informer les citoyens. Cela part du postulat que les médias professionnels mentent à la population. La réinformation est ce qu’on appelle aujourd’hui « la fake news », la théorie du complot.

Ces sites de réinformation font-ils partie de la « complosphère » ?

La complosphère est l’agrégation de tous les sites qui prétendent ré informer les gens, et qui vont diffuser les théories du complot. Ils sont très liés à l’extrême droite. Ce sont des personnalités qui estimaient ne pas pouvoir s’exprimer suffisamment dans les médias qui ont créé leur propre média et des espaces où ils vont pouvoir tenir des propos beaucoup plus libres. La complosphère représente à peu près 400 à 600 sites internet, très liés à une idéologie d’extrême droite ou à des courants de pensées qui s’en approchent.

Qui sont actuellement les représentants de la ré information dans les médias en France ?

on peut citer Eric Zemmour ou Charlotte d’Ornellas qui nous a récemment démontré par l’absurde les limites de la ré information. On est fasse à un phénomène sérieux. Utiliser des mensonges pour arriver à ses fins est une forme de manipulation.

Ces représentants de la réinformation bénéficient-ils d’une audience importante ?

les principaux sites de la complosphère trouvent une audience importante ; exemple le site d’Alain Soral qui voit passer plusieurs millions de visiteurs par mois.

Quels dangers pour la démocratie ?

Il est impossible de ne pas voir un lien entre la montée des populismes en Europe et l’augmentation de l’audience de tous ces sites d’information. Il ne faut pas considérer cela comme un combat loyal, on est face à des menteurs qui cherchent à manipuler des populations pour attaquer la démocratie.
Il va falloir s’attaquer à ces propos et convaincre les indécis.

 

L’homélie et le choix des invités sur France Culture

Au menu ce jeudi le sermon de l’archevêque d’Avignon, La marque Carrefour dans « Les bonnes choses » et la présence de la journaliste Charlotte d’Ornellas dans la Fabrique médiatique Retour sur l’homélie de l’archevêque d’Avignon diffusée en direct le 15 juillet dernier sur France Culture  Le service du Médiateur avait alors reçu énormément de courriers d’auditeurs… Lire la suite

Radio France Partenaire historique de la fête de l’humanité : pourquoi ?

La fête de l’Huma c’était le week-end du 15 septembre : 60 concerts, 80 pays représentés, 450 stands. Plus d’un demi-million de visiteurs et un partenaire de poids : Radio France. Plusieurs antennes du groupe sont très visibles pendant cet évènement. Ce partenariat surprend des auditeurs : pour leur répondre Guy Lagache,  directeur des antennes et de la stratégie éditoriale de Radio… Lire la suite