Une nouvelle médiatrice et une nouvelle grille de rentrée pour France Culture

Pour son premier rendez-vous, Emmanuelle Daviet reçoit la directrice de France Culture, Sandrine Treiner

Le travail d’un médiateur consiste à relayer auprès des journalistes, des producteurs et des directions d’antennes les remarques des auditeurs. Il y a parfois  de la colère, de l’indignation, de l’inquiétude mais aussi , et c’est heureux, de véritables déclarations d’amour. Et c’est avec une déclaration que je souhaite amorcer ce rendez-vous : elle est signé Arnaud : voici ce qu’il écrit

«  France Culture, qu’elle fait du bien cette station. C’est toujours agréable de se coucher moins bête que la veille. Je suis enseignant et j’adore apprendre, découvrir. Je suis fan de cette station. Faites la perdurer. Mais France culture c’est aussi une qualité sonore, l’une de ses forces c’est d’avoir une prise de son qui nous plonge dans Evènement. C’est formidable . Félicitations à toute l’équipe sans distinction ».

Les nouveautés de cette saison

France Culture propose cette rentrée une toute nouvelle approche éditoriale : la culture comme fait de société. Quelle en est la traduction sur l’antenne ?

Après un bel été sur France Culture, la grille de rentrée est sous le signe de la continuité, c’est à dire une certaine conception du temps dévolu aux idées, aux savoirs, à la création, du temps pour déployer des idées. Une grille très fidèle à celle de l’an passé, et un vrai rajeunissement des publics. Mais par ailleurs, de nouveaux rendez-vous tout de même, avec une nouvelle émission dédiée à l’alimentation  « Les bonnes choses », le dimanche à midi présentée par Caroline Broué et une autre émission dédiée à la culture « Signes des temps » par Marc Weitzmann et un podcast natif fait par Mathilde Serrel sur le numérique.

 

La création radiophonique et les papous : 

Deux sujets d’inquiétude chez les auditeurs, comme l’exprime David :

« Je viens de prendre connaissance de la nouvelle grille de France Culture et je voulais vous exprimer ma grande surprise en voyant que l’émission « création on air » a été supprimée ! Je suis vraiment choqué car ces émissions étaient d’une qualité et d’une originalité absolument géniales… J’imagine que cette décision a été prise pour réduire les coûts et en lien avec une faible audience. Je suis extrêmement déçu et j’espère que vous pourrez corriger cette erreur rapidement. Pouvez-vous me tenir informer ? »

« Création on air » a changé d’horaire mais n’a pas disparu de la grille. L’idée est de réinventer l’espace de la création sur la chaîne ; les équipes y travaille avec Aurélie Charon, productrice des émissions de création qui aboutira en janvier avec de nouvelles émissions.
Il en va de même pour les Papous dans la tête, la productrice Françoise Treusard a souhaité faire valoir ses droits à la retraite. On va réinventer une émission dédiée à l’humour et aux jeux littéraires, ce sera en janvier 2019.

 

Papiers n°25 : Où vivons-nous ? Des paysages et des pays

Un numéro tout neuf de la revue Papiers de France Culture sur le joli thème du paysage, une grande exploration de la France à travers ses paysages, variés, riches et insolites. avec des morceaux de LSD la série doc de Perrine Kervran. Idéal pour partir en vacances… Ces paysages qui nous racontent et nous fabriquent. Complétée d’une… Lire la suite

Plaisirs et découvertes pour l’été sur France Culture

Les programmes de l’été suscitent toujours beaucoup de réactions des auditeurs. Les uns sont heureux de faire de belles découvertes, quand d’autres protestent contre les rediffusions. Sandrine Treiner, directrice de France Culture, répond aux questions des auditeurs. Alors, allez-vous rendre les auditeurs de France Culture heureux cet été ? France Culture l’été, c’est France Culture… Lire la suite

Des sujets tabous dans « Questions d’Islam » sur France Culture ?

La religion reste un sujet difficile à aborder. Un sujet qui, pour le médiateur, suscite régulièrement des réactions d’auditeurs. Principalement à propos de la messe diffusée tous les dimanches ou de l’émission « Questions d’Islam ». Son producteur, Ghaleb Bencheikh, répond aux auditeurs.

 

 

La religion peut être un sujet clivant, mais sur France Culture, c’est surtout un sujet de connaissance. Pour cet auditeur, Fabien : « Quelle émission intéressante ! Même pour un néophyte comme moi… J’ai vraiment plaisir à découvrir d’autres pensées ». Et pour Françoise : « L’approche anthropologique et historique des intervenants qui peut se développer grâce à Ghaleb Bencheikh est passionnante pour l’agnostique que je suis ».

L’émission ne se veut pas une « crypto-catéchèse » uniquement destinée aux Musulmans. Elle est destinée à tout auditeur francophone intéressé par le fait religieux et en l’occurrence le fait islamique.

Comment est conçue l’émission ?

Cela couvre toute une gamme, de l’épouvante à la barbarie, la violence sacralisée et cela va crescendo jusqu’à la fine pointe du soufisme et de la spiritualité. Il y a surtout des approches civilisationnelles et culturelles ; jamais ou rarement, les aspects cultuels sont mis en avant.

Les émissions religieuses ne font que du prosélytisme ?
« Dans « Questions d’islam », écrit Jacques, l’intervenant tente de montrer l’avantage déterminant du soufisme sur la chrétienté. La radio n’est pas là pour faire l’apologie des croyances ».

Ce n’est pas une question religieuse que je produis. C’est avant tout, une émission de radio culturelle sous-tendue par le fait islamique dans toutes ses dimensions. Celles-ci couvrent toute une gamme allant depuis les considérations de violence terroriste abjecte jusqu’à la fine pointe de la spiritualité soufie, en effet. Les données théologiques y sont très parcimonieuses. C’est avant tout une émission qui met en exergue les aspects de l’Islam sur les plans civilisationnel et culturel, maintenant et à travers l’histoire. La question dite de « réforme ».

De nombreux invités religieux, dans l’émission ?

Sur 88 émissions déjà diffusées, il y a eu un imam pour venir parler de linguistique et un recteur de mosquée.

Des sujets tabous chez les Musulmans ?
Plusieurs auditeurs se sont étonnés que, dans votre émission consacrée à « La sexualité des musulmans », « rien, comme nous l’écrit Jacques, sur la sexualité féminine, ni sur le tabou de la virginité ». Et Daniel s’étonne que vous n’ayez pas abordé un autre « tabou chez les Musulmans », l’homosexualité.

Aucun sujet n’est tabou, il suffit simplement de trouver les bons intervenants pour l’aborder sérieusement et avec compétence et notamment avec une sexologue (émission à venir)

Une auditrice, Corinne, qualifie Ghaleb Bencheikh de « musulman ouvert », mais s’inquiète de savoir comment il est considéré dans, nous dit-elle, « votre communauté pas toujours très progressiste, notamment avec les femmes »

Ce n’est pas le « musulman » qui s’adresse aux auditeurs profitant de l’antenne pour asséner ses vérités. C’est tout simplement le « médiateur » laïque assurant le lien – par ses questions –  entre les intervenants et les auditeurs. Dans cette affaire, je ne suis pas un clerc ni un religieux qui plaide une cause pro domo et sur le service public de surcroît.
Je n’ai pas d’autres communautés que la communauté française. Je fais partie de la communauté française. Je suis quelqu’un qui explique. Analyser n’est pas excuser.

 

Retrouvez Questions d’Islam tous les dimanches de 7h05 à 8h sur France Culture.

L’économie est-elle Culture ?

Quel rapport entre l’économie et la culture ? Pour certains auditeurs, l’économie n’aurait pas sa place sur une chaîne culturelle. D’autres, en revanche, plébiscitent l’émission lancée en septembre dernier sur France Culture « Entendez-vous l’éco ? » par Maylis Besserie.

Pourquoi l’économie n’aurait-elle pas sa place sur France Culture ?

Pour certains auditeurs, l’économie serait presque un gros mot qui n’aurait pas sa place dans un contexte culturel. Pour Paul, par exemple, « nous ne venons pas pour entendre parler de fric, de crise, de sujets sociétaux ; nous venons entendre de la poésie, de la littérature inconnue, de la philo, de l’Histoire ». Pourquoi l’économie n’aurait-elle pas sa place sur France Culture …

L’économie est aussi une science sociale. En tant que science du savoir elle a sa place sur France Culture. Elle permet aussi de donner des clés pour comprendre l’actualité et le monde : tout dépend de la manière dont on le fait. La particularité d’une émission d’économie sur France Culture, c’est de croiser cette science avec d’autres supports : l’Histoire, la philosophie. C’est regarder l’économie du cinéma, de la littérature : c’est la particularité de la chaîne.

L’économie est-elle culturelle ?

L’économie entre dans une culture générale. C’est aussi se cultiver et en apprendre plus sur le monde.

Cette émission propose une approche pédagogique, explicative pour toucher le plus grand nombre. Comment faites-vous pour rendre des sujets, parfois complexes, abordables par tous ?

Le langage de la science économique est complexe. Il y a donc un travail de décryptage, c’est la mission du service public de rendre accessible la compréhension. Ça n’empêche pas un certain niveau d’exigence. Les invités sont des universitaires, des pointures dans leurs domaines.

Des auditeurs l’ont bien compris, comme Mireille « Merci, écrit-elle, pour cette excellente émission sur l’économie qui invite des spécialistes de niveau universitaire et qui sait établir des liens avec la philosophie, l’Histoire, etc. Je recommande votre émission à mes étudiants». Que pouvez-vous leur apporter ?

Les théories économiques sont des manières de voir le système économique en le reliant à tout. C’est un système global qui permet de convoquer toutes les autres disciplines de la pensée.

Retrouvez Maylis Besserie du lundi au jeudi de 14h à 15h.

Pourquoi tant d’invités pro macron sur France Culture ?

Trop d’invités pro Macron, mais aussi trop de partis pris en faveur des grévistes…
Les auditeurs réagissent beaucoup au traitement de l’information politique et sociale, riche en cette période. Pour les éclairer, Frédéric Barreyre, directeur de la Rédaction de France Culture, est au micro du médiateur.

Rappel des règles du CSA

Il y a évidemment les militants qui voudraient n’entendre que ceux qui pensent comme eux. Mais il y a aussi tous ces auditeurs, attentifs, qui constatent que sur les antennes, les pro Macron s’expriment beaucoup. Martine, par exemple,  écrit cette semaine: « Arrêtez le défilé des invités pro Macron ! ». Ou Jean-Paul : « C’est l’Élysée qui vous impose tous ces macronistes ? »

C’est la loi et en l’occurrence le CSA qui impose l’accès des partis politiques aux médias. Depuis le 1er janvier 2018, nous sommes en période de « pluralisme ». Il n’y a pas d’égalité du temps de parole comme c’est le cas durant une campagne électorale (le temps de parole est comptée à la seconde prêt). Le pluralisme signifie que sur 1 heure de temps de parole accordée aux partis politiques, 1 tiers de ce temps donc 20 mn est donné à l’Exécutif , les 2 tiers restant soient 40 mn sont donnés à l’ensemble des autres formations politiques.
Ce qui peut donner l’impression qu’il y a trop de « pro-macron » mais ce n’est pas le cas, les députés de la République en Marche sont inclus dans le temps de parole réservé aux formations politiques. Cela vient en plus du temps de parole accordé à l’Exécutif.

 

Pour le tiers du temps de parole attribué au gouvernement, les interlocuteurs possibles sont peu nombreux ? 

Cela représente 33 personnes : 31 ministres et secrétaires d’Etat plus le Premier Ministre, plus le Président de la République. Et en face des milliers de personnes susceptibles d’intervenir.

 

Trop de ministres à la radio, conséquence des nouvelles règles imposées par le CSA

Le pluralisme s’applique hors période électorale

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Pourquoi les règles du temps de parole imposées par le CSA aux médias audiovisuels publics, comme privés, ont-elles changé en janvier ?

L’ancien monde du temps de parole politique a volé en éclat en janvier. Abordé à ce même micro et à réécouter >>>Les temps de parole politique : décryptage avec Frédéric Barreyre, directeur de la rédaction
Les partis politiques se sont scindés avec des courants internes et de nouvelles formations sont apparues au PS, au Front National, chez les Républicains…
L’exposition sur les antennes tient compte de plusieurs facteurs : les résultats des dernières élections, le nombre d’élus, l’importance des groupes parlementaires et des sondages.

 

Le parti pris de France Culture ?

Concernant la grève à la SNCF
À côté de ces contraintes auxquelles toutes les radios et toutes les télévisions sont confrontées, il y a aussi ce reproche de parti pris que vous font des auditeurs. Pour Germain, « on a l’impression que vous soutenez les cheminots grévistes. On les entend à longueur de journaux, alors que la majorité des Français sont en faveur de la réforme de la SNCF ». Et Jeanne ajoute : « On entend très peu d’explications sur les avantages de la réforme ».

Les journalistes font très attention à présenter cette réforme de la SNCF. Nous sommes là pour informer en donnant la parole à tout le monde mais pas forcément en même temps. Il faut écouter tous les jours…

D’autres auditeurs, comme Théophile, s’étonnent : « Les syndicalistes répètent sur vos ondes que la réforme va entrainer la fermeture des petites lignes. Or, c’est faux. Pourquoi laissez-vous dire de fausses informations ? ».

On fait part d’une crainte autour de la fermeture de ces petites lignes ferroviaires. Sans doute que les déclarations du Premier Ministre ne sont pas assez claires sur ce point précis.

 

 

 

 

France Culture, média global

France Culture, ce n’est pas que de la radio « linéaire », c’est aussi 23 millions de podcasts téléchargés en mars. France Culture est vraiment entrée dans l’ère du média global. Une notion pas toujours comprise par les auditeurs… Profitons de cette période riche en nouvelles expériences pour vous fournir des explications avec Sandrine Treiner, la directrice de France Culture.

 

Des auditeurs comme Anne écrivent : « On entend de plus en plus parler de média global, mais c’est quoi et qu’est-ce que cela change pour nous auditeurs ? ».
Cette semaine, diffusion d’un podcast original de France Culture : L’incroyable expédition de Corentin Tréguier au Congo

D’une certaine façon, personne ne devrait entendre parler de « média global », l’auditeur qui continuera à écouter la radio, ne sera pas concerné. Nous sommes dans une période de mutation, qui n’implique pas la disparition de la radio, mais au contraire son élargissement. Le numérique permet aux programmes de circuler, de voyager autrement vers les auditeurs ou vers les internautes. Les nouvelles générations ont des manières différentes d’accéder aux contenus, aux programmes (smartphones, ordinateurs, tablettes). Ils se promènent sur les réseaux sociaux. France Culture est en train de diversifier son offre de programmes de sorte d’aller vers tous les citoyens. C’est une mission de service public.

De nombreux auditeurs ont pris l’habitude du podcast. Une autre manière d’avoir accès à la radio.
L’incroyable expédition de Corentin Tréguier au Congo
 fonctionne de la même manière qu’une série, c’est addictif. Une expérience extrêmement créative de raconter des histoires par le biais du son. On innove, on crée grâce à des auteurs et des réalisateurs qui se sont emparés des nouvelles manières de diffuser des programmes. C’est comme ça que nous irons vers de nouvelles générations d’auditeurs de France Culture.

À Radio France, on se complète et, à partir de lundi 30 avril, France Culture s’associe à franceinfo pour coproduire un programme audio et vidéo hebdomadaire qui sera vraiment très informatif et très pédagogique : « Les idées claires ». Quel est le sens de cette démarche ?
France Culture et franceinfo se sont associées pour lancer un programme de certification des savoirs et des connaissances. Nicolas Martin, le producteur de « La méthode scientifique », en est le maître d’œuvre. Il a expliqué ce nouveau concept au micro du Médiateur ce 29 mars dernier

 

En raison de la désinformation et des fausses informations qui circulent notamment sur les réseaux sociaux, France Culture produit beaucoup d’informations sur les savoirs scientifiques, historiques … Avec le directeur de Franceinfo, il a été décidé d’unir nos forces pour produire chaque semaine un podcast et  un module vidéo de 3, 4 minutes porté par Nicolas Martin (un des thèmes sera la théorie créationniste).

Autre exemple de média global, l’impressionnant week-end du 28-29 avril au Centre Pompidou.
Des débats, des interviews, des ateliers, des concerts sur le thème « Imagine 1968-2018 : l’esprit de mai ». C’est aussi l’esprit France Culture et son expertise pour un événement qui ne sera pas uniquement à la radio ?

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C’est la troisième année de partenariat entre France Culture et le centre Pompidou autour de ce festival. Master Class, rencontres, débats…

 

Enfin, une forme de média global innovante et originale : France Culture va proposer un documentaire géolocalisé à travers le Quartier latin de mai 68. De quoi s’agit-il ?

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Documentaire produit par l’équipe de la Fabrique de l’histoire d’Emmanuel Laurentin qui propose un documentaire-promenade dans tout le  quartier latin,  composé d’archives, d’entretiens, d’ambiances… Il suffira de télécharger l’application « izitravel » sur son smartphone.

 

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Le succès de la philosophie sur les ondes de France Culture

La philosophie, ce n’est pas forcément le thème le plus excitant, le plus glamour, ni le plus populaire. Mais à France Culture, Adèle Van Reeth et ses Chemins de la philosophie, chaque jour à 10h, recueillent tous les suffrages. Ses podcasts battent tous les records. Le médiateur reçoit majoritairement des messages positifs et cela fait plaisir. Comment… Lire la suite

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La certification des savoirs et des connaissances

Quand on évoque les théories du complot, les fausses informations, on pense immédiatement à la politique. Or, la politique n’est pas le seul domaine d’information à être gangrené par ces fameuses « fake news » : la science également. France Culture et franceinfo se sont associées pour lancer un programme de certification des savoirs et des connaissances. Nicolas Martin, le producteur de « La méthode scientifique », en est le maître d’œuvre.

Nombre d’auditeurs, après diffusion d’un sujet scientifique, écrivent pour contester ce qui a été dit en s’appuyant sur des arguments puisés sur internet ou les réseaux sociaux…

 

Comment allez-vous vous y prendre pour certifier les informations ?

Sur la forme : grâce à différents formats de diffusion, radiophoniques (10 minutes environ), « podcastables », diffusés ensuite sur la grille d’été de France Culture et sur la grille de franceinfo et via les réseaux sociaux. C’est sur ces réseaux sociaux que circulent le plus les fausses informations. (+ 70% de diffusion des fausses informations sur ces canaux). Une vidéo de 3 ou 4 mn sera diffusée via ces réseaux.

Sur le fond : la question de la vérité en sciences est une vaste question. « La vérité est une erreur rectifiée », disait Bachelard. Il n’y a pas une vérité scientifique. La science permet d’attester un certain nombre de questions. Il faut distinguer les « fake news » des idées reçues, des théories du complot.

NOUVEAUTE ! « Les idées claires » : une démarche engagée

Des exemples …

Le créationnisme, c’est dire qu’il n’y a pas eu de préhistoire, de théorie de l’évolution… Pourquoi parle-t-on de « théorie de l’évolution », car c’est ainsi que Darwin l’a formulée?  En fait, c’est une des théories les plus sûres que la science ait pu produire.

Comment trancher à propos des neurosciences ?

Ce 26 mars, dans la Grande Table, à propos des neurosciences, un psychologue, a été très agacé qu’elles soient « présentées, écrit-il, uniquement comme le fruit d’une idéologie capitaliste, alors qu’il s’agit d’une science poppérienne ». La vision poppérienne préconise le doute scientifique et la recherche des erreurs (la science est réfutable).

La science est vraie jusqu’à la preuve du contraire. On distingue la science de la méthaphysique qui est, elle, indiscutable.
On va se demander par exemple : quel est le consensus scientifique autour des pseudosciences ? Que dit la science à propos des méthodes d’apprentissage ?

 

Sur les sujets clivants, comment certifier les connaissances ?

Quand on voit la virulence des messages reçus d’auditeurs anti-vaccins, persuadés des dangers de la vaccination parce qu’ils ont lu de fausses informations sur internet, il semble difficile de leur conseiller de plutôt lire des informations validées et vérifiées.

La plupart du temps, les producteurs ou journalistes vont donner la parole à des chercheurs qui n’ont pas de conflits d’intérêt avec le privé. Il n’y a pas une vérité, mais des vérités. Il y a toujours un panel de réponses qu’apporte la science pour expliquer le réel.

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La publicité envahit-elle France Culture ?

Un certain nombre d’auditeurs estiment que la publicité a envahi France Culture. Et comble du comble, France Culture ferait de la pub pour Amazon… Qu’en est-il exactement ? Pour répondre : Serge Schick, directeur du marketing stratégique et du développement de Radio France.   Plusieurs auditeurs, comme Mathieu, interpellent le médiateur : « J’ai été désagréablement surpris ce matin… Lire la suite