Yannick Choirat et Hervé Pierre lors de l'enregistrement de la troisième saison de "57, rue de Varenne" -  
Crédits : Emilie Couet - Radio France

57 rue de Varenne: le succès d’une fiction politique

« C’est criminel de terminer par un « à suivre » ». « Une merveille… A quand la suite ? ». « De la haute qualité et drôle, bravo François ! ». Ces louanges ont été adressées à François Pérache, auteur de la fiction politique « 57 rue de Varenne », dont la 3ème saison s’est achevée vendredi 31 mars. Pour évoquer ce succès auprès des auditeurs,… Lire la suite

RFI

Faut-il parler anglais pour comprendre la radio ?

« Faut-il parler anglais pour comprendre la radio ? »

De nombreux auditeurs interpellent souvent le Médiateur à propos de l’usage parfois inconsidéré des anglicismes. C’est d’ailleurs un des thèmes de cette Semaine de la langue française. Bruno Denaes a interrogé Bernard Cerquiglini, linguiste, professeur d’université et, entre autres, ancien Délégué général à la langue française.


« Comment une radio comme France Culture peut-elle nous infliger sur son site internet le terme « ransomware », alors que le mot français existe ? », écrit Franck.
On peut dire en effet « logiciel de rançon » ou « rançongiciel ». Le mot logiciel existe en français depuis longtemps. On dit par exemple progiciel et didacticiel.

Les anglicismes liés aux nouvelles technologies

« Ils correspondent souvent à un effet de mode ; mais « la mode c’est ce qui se démode », disait Cocteau.

« Suivez-nous en streaming », « Likez nos posts», « A retrouver sur la homepage ». Remplacer « streaming » et « likez » semble toutefois mission impossible… Mais ce n’est pas l’avis de Bernard Cerquiglini.
Denis écrit : « J’ai entendu avec plaisir Jean-Noël Jeanneney faire part de ses réticences à utiliser le verbe « podcaster », mais il l’a quand même utilisé. Pourtant, il y a quelques années, France Culture nous parlait de « balladodiffuser ». En fait, ce mot n’a pas été vraiment adopté par les Français, contrairement aux Québécois. « Effectivement « podcast » est ambigu: c’est une diffusion en différé ou un téléchargement ».

L’arrivée de nouveaux mots

Cette Semaine de la Langue française essaie de promouvoir de nouveaux mots français. Le Médiateur a découvert le joli mot « Télésnober » ; que signifie-t-il et a-t-il une chance d’être réellement adopté ?

« C’est un mot-valise : on préfère le virtuel au réel. En fait, comme « ballodiffuser », « télésnober » nous vient du Québec où on semble beaucoup plus respectueux de notre langue que les Français… Le Québec a su réagir ; le français aussi a su réagir, il possède ses Institutions (La délégation générale à la langue française et aux langues de France).

Certains journalistes à qui le Médiateur fait des remarques sur l’usage d’anglicismes lui rétorquent : « Une langue, ça vit et ça évolue. Il y a toujours eu des emprunts à l’étranger ». Ce n’est pas faux historiquement. Le lexicologue Jean Pruvost vient de publier un livre au titre quelque peu provocateur : « Nos ancêtres les Arabes ». On y découvre, par exemple, que « algorithme » venait de l’arabe. L’arabe est la troisième langue à avoir fourni des mots au français.

 

pour aller plus loin >>>La langue française : une des missions principales du Médiateur

France Culture - L'atelier du pouvoir

France Culture a-t-elle cédé au Front National ?

Les réseaux sociaux se sont quelque peu enflammés après l’émission « L’Atelier du pouvoir ». Vincent Martigny et Thomas Wieder (les producteurs) ont reçu ce 11 mars Jean-Lin Lacapelle, secrétaire général adjoint du Front National. Pour répondre aux auditeurs, Sandrine Treiner au micro du Médiateur.

 

 

Plusieurs auditeurs ont interpellé le médiateur : « J’apprends avec colère que « L’Atelier du pouvoir » a déprogrammé l’invitation d’une journaliste de Médiapart, pour répondre au souhait de l’invité FN ».
La question est en fait : comment accueillir cette parole ? Comment produire une émission équilibrée, structurée et pugnace? On entre alors dans les coulisses de la radio ; c’est le travail quotidien de France Culture d’organiser un débat où les gens puissent se parler dans un studio radio, autour d’une table ; si le débat est impossible, aucun intérêt pour l’auditeur.

Que s’est-il passé ? 

« Pourquoi avoir répondu aux exigences du Front National qui a pris l’habitude de sélectionner les journalistes ? »
L’invitation de la journaliste de Mediapart aurait-elle pu être maintenue en refusant les exigences de Jean-Lin Lacapelle ? On ne répond évidemment pas aux exigences du FN, mais à une exigence de plateau ; la problématique n’est pas la même en presse écrite qui n’a pas à constituer un plateau d’invités prêts à débattre…

« Le Front National impose-t-il des noms de journalistes ? »

Bien sûr que non; ce serait inacceptable. L’émission a-t-elle été pour autant complaisante avec le secrétaire général adjoint du Front National ? Evidemment non; il avait en face de lui des spécialistes de ce parti d’extrême-droite, très pugnaces.

Trop de Front National à l’antenne ?

Beaucoup d’auditeurs écrivent – à propos de France Culture, mais aussi de toutes les radios – que le Front National est trop présent à l’antenne, que cela contribue à sa notoriété… Qu’en est-il exactement ? Le débat, ce n’est pas le Front National ; le sujet, c’est le temps de parole contrôlé par le CSA.

Plusieurs auditeurs se posent des questions à propos de l’émission « Les pieds sur terre », consacrée à la justice et au tribunal de Marseille. Pourquoi France Culture a-t-elle été interdite de reportage ? L’émission n’a pas été censurée, elle est en ligne sur le site de France Culture. En revanche, la convention qui autorisait d’effectuer des reportages au sein des audiences a été rompue avec le tribunal; celui-ci n’a pas apprécié la diffusion du reportage d’une audience menée de manière très « étonnante ».

Jean-Louis Bourlanges © Maxppp / Claude STEFAN

Pour tenter de clore la polémique autour de Jean-Louis Bourlanges

Des messages d’auditeurs continuent de parvenir au médiateur des antennes à propos du retrait temporaire de Jean-Louis Bourlanges de l’émission « L’Esprit public ». Je suis étonné qu’autant de personnes puissent se laisser manipuler par de fausses informations. Le complotisme reste malheureusement une valeur « sûre » en cette période politique incertaine. Je souhaiterais vraiment clore cette polémique étonnante et… Lire la suite

L'esprit public - France Culture

Jean-Louis Bourlanges et le temps de parole

« Je ne comprends pas que vous retiriez la parole à Jean-Louis Bourlanges, excellent intervenant dans « L’Esprit public », tous les dimanches sur France Culture » « Pourquoi un tel acte de censure ? ». Des questions, des réactions parfois virulentes, le médiateur en a reçu beaucoup depuis l’annonce, dans l’émission dimanche dernier, du retrait de Jean-Louis Bourlanges, le temps de la campagne électorale.


Rappel des règles de la campagne électorale avec Michel Polacco, le Secrétaire général de l’information de Radio France, qui veille au respect des temps de parole politique sur toutes les antennes:

CSA

 

Rien ne prescrit le retrait de l’antenne d’un intervenant; en revanche, chaque antenne doit équilibrer à la seconde près les temps de parole des candidats (et de leurs soutiens)… Et c’est excessivement complexe pour une antenne composée principalement d’émissions: il faudrait équilibrer la parole de Jean-Louis Bourlanges, soutien d’Emmanuel Macron, par d’autres collaborateurs d’émission qui devraient être soutiens de Fillon, soutiens de Hamon, soutiens de Mélenchon, etc, etc. Impossible…

Les règles sont strictes (contrôle du CSA)

Jusqu’au 19 mars: équité.
A compter du 20 mars: équité et exposition comparable (dans les mêmes créneaux horaires)
A compter du 10 avril: égalité, exactement le même temps pour tous les candidats et tous leurs soutiens, dans les mêmes créneaux horaires.

Toutes les radios et télévisions sont soumises aux mêmes règles…
Sur Europe 1, par exemple, Daniel Cohn-Bendit, soutien d’Emmanuel Macron, va cesser ses interventions à compter du 10 avril, la période la plus complexe, la période d’égalité.
C’est la période d’équité qu’a choisie Jean-Louis Bourlanges, lui-même, pour se retirer de France Culture. Une question de règles à respecter, mais aussi d’éthique.

Si les équilibres ne sont pas respectés, quels sont les risques pour une chaîne ?
Les risques ne sont pas négligeables : les sanctions peuvent aller jusqu’à de lourdes amendes, la perte du droit de diffusion, et même, le risque d’annulation des élections sur décision de justice.

Radio France, groupe de service public, se doit évidemment d’être exemplaire.

Le maintien de l'ordre peut-il se passer de violence ?• Crédits : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK - AFP

La police trop violente ?

« Le maintien de l’ordre légitime-t-il certaines violences ? », s’interrogeait l’émission « Du grain à moudre » le 17 février dernier. Des auditeurs ont réagi; pour leur répondre, Hervé Gardette, le producteur de l’émission, au micro du Médiateur des antennes.


« C’était une émission à charge contre la police, estiment des auditeurs. Vous avez mis en avant des bavures – condamnables, mais rares -, et vous avez oublié les violences de plus en plus graves auxquelles sont confrontés les policiers et la société ».
Il s’agissait d’évoquer les mouvements de haine « anti-flics »

Objectif de cette émission ?

Selon Hervé Gardette : Effectivement on a assisté à un débat clivé entre les invités. Le « CLUB des idées » a lieu le vendredi avec différents éditorialistes autour de ces questions : Qu’est-ce qu’une police ? Peut-elle utiliser la force ? On est là dans une émission de science politique qui permet de prendre de la distance.

Une auditrice, Jeanne, résume bien plusieurs messages reçus. Elle écrit : « « Je savais bien que ce serait tendu par moments », conclut Hervé Gardette. Je me demande bien pourquoi, dans ce cas, il invite une « chercheuse », comme Ludivine Bantigny, militante d’extrême-gauche, dont les interventions et l’agressivité, à l’abri de son badge scientifique, sont sans surprise ».

Cela participe de cette diversité au sein des débatteurs.

La confiance des Français en la police
Des auditeurs, comme Benji, ont noté que, sur 4 invités, les trois universitaires ne relevaient que les aspects négatifs de la police, face à un Brice Couturier, journaliste, bien seul pour rappeler que 75% des Français avaient confiance dans leur police.

Des chercheurs loin du terrain et de ses réalités
Un autre auditeur, Thomas, s’amuse d’un aveu de Sylvain Kahn, professeur à Sciences Po, qui « dit connaître la banlieue en lisant des articles et en regardant le film de Jacques Audiard, Dheepan ». C’était de l’auto-dérision de sa part.
Enfin, plusieurs auditeurs ont noté qu’aucun intervenant n’avait évoqué ces banlieues de plus en plus rongées, voire pourries, par le commerce de la drogue. Commerce qui induit une violence extrême pour les habitants et pour les policiers… Cela fera l’objet d’une prochaine émission, nous dit Hervé Gardette.

 

De son côté, Ludivine Bantigny, historienne, maître de conférences à l’Université de Rouen, a souhaité répondre aux auditeurs l’ayant mis en cause :

« Je regrette que, parmi les nombreux messages reçus, seuls soient retenus dans ce billet les réactions à charge contre Sylvain Kahn et moi. Mais dont acte : je souhaite répondre à Jeanne. Vous entendez, Jeanne, mettre en cause ce que je suis, une chercheuse en sciences sociales et une historienne, au nom du fait que je tiens des propos engagés. Il me semble cependant que toute contribution, qu’elle émane de journalistes, d’éditorialistes, de chercheurs, de vous-même comme auditrice, est toujours engagée, toujours politique. Peut-être le percevez-vous davantage dans mes positions parce qu’elles sont moins souvent entendues dans les médias, malheureusement. Pour autant, je pense n’être ni agressive ni extrémiste : j’ai foi en une société plus juste, plus humaine et plus démocratique. C’est aussi pour permettre à cette sensibilité de s’exprimer qu’Hervé Gardette m’a conviée au « club » du Grain à moudre. J’essaie de le faire en mobilisant le fruit de ma formation et de mes travaux. Je ne crois pas beaucoup en la « neutralité » du savoir ; en revanche, je crois en l’intégrité de la démarche scientifique, comme dans la nécessité de l’articuler, posément et honnêtement, avec un engagement social, pratique et politique ».

 

 

 

 

 

"Autorise a poursuivre" - poursuites contre la presse : un representant de l'autorite, baton en main, frappe un journal (journaliste) qui s'enfuit .• Crédits : LEEMAGE - AFP

Le Pénélopegate ou l’Affaire Fillon

L’affaire a fait réagir de nombreux auditeurs. Pour leur répondre, Ludovic Piedtenu, chef du service politique de France Culture au micro de Bruno Denaes   Peut-on parler d’acharnement médiatique ? Il y a d’abord celles des auditeurs qui félicitent les journalistes pour la présentation et l’explication des faits. Mais il y a aussi tous ces auditeurs… Lire la suite

Le président syrien Bachar Al-Assad interrogé par l'envoyée spéciale de franceinfo à Damas, le 9 janvier 2017. (GILLES GALLINARO / RADIO FRANCE)

Fallait-il ou non diffuser l’interview de Bachar Al-Assad ?

Plusieurs auditeurs se sont étonnés que France Culture ait diffusé l’interview de Bachar Al-Assad, réalisée par Alice Serrano. « Je suis triste pour les victimes syriennes que vous diffusiez leur assassin », écrit Daniel. Et Magalie ajoute : « En son temps, auriez-vous diffusé une interview d’Hitler ? ». Frédéric Barreyre, directeur de la rédaction de France Culture, répond aux auditeurs… Lire la suite

Dessin du procès de Tony Meilhon en octobre 2015• Crédits : Benoît Peyrucq - AFP

Les faits divers ont-ils leur place sur France Culture ?

Des auditeurs interpellent régulièrement le Médiateur à propos de faits divers qui, disent-ils, n’ont pas leur place sur France Culture, que ce soit dans les journaux ou dans les émissions. « Les faits divers ne sont pas dignes de votre radio », lance Jean. Et François ajoute : « Préservez la trilogie à laquelle je tiens : ni pub, ni… Lire la suite

Marie Richeux / Christophe Abramowitz

Les Nouvelles Vagues : parole aux adolescents

« Les nouvelles vagues », l’émission produite et animée par Marie Richeux a donné la parole à des lycéens cette semaine du 28 novembre. Série atypique qui a suscité des réactions d’auditeurs. Pour en parler, Marie Richeux elle-même au micro de Bruno Denaes.   Qui étaient ces adolescents ? Dans cette série, le thème de la séduction a été… Lire la suite