France Inter : « Radio Macron » ?

« Vous n’interrogez que le pouvoir en place au risque de passer de radio publique à radio d’État » : les messages sur la couverture de l’actualité politique sont nombreux. Pour répondre aux auditeurs, la médiatrice reçoit Thomas Legrand, journaliste et éditorialiste, et Yaël Goosz, chef du service politique. Lorsque vous m’écrivez il apparaît clairement… Lire la suite

Secrets d’info : Les dérives du coaching au cœur des questions des auditeurs

Les dérives du coaching ► Une enquête de Marjolaine Koch, cellule investigation de Radio France À travers ce reportage, en évoquant une minorité de coach c’est toute une profession qui se sent mise en cause :  l’essentiel des mails reçus proviennent de personnes exerçant cette activité. Martine nous écrit: « L’intention positive de dénoncer les abus et… Lire la suite

Réactions des auditeurs à la lettre d’amour de Frédéric Pommier

Ce vendredi 16 novembre, Frédéric Pommier a déclaré son amour aux auditeurs de France Inter. Les auditeurs ont réagi… Les chroniques de Frédéric Pommier sont toujours si vraies, touchantes et ne me laissent jamais indifférente. Ce matin il  m’a ému – Merci à lui !  Et à vous tous évidemment. Pour moi aussi, vous faites partie… Lire la suite

Secrets d’info : retour sur l’affaire Jean-Luc Mélenchon / Abus sexuels dans l’Église : la fabrique du silence

La diffusion de l’enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon et la société Mediascop dirigée par Sophia Chikirou a provoqué de vives critiques : des contestations sur le sujet même de l’enquête et des suspicions d’entente entre le pouvoir et Radio France. Vous avez été très nombreux à m’interpeller, à m’écrire. Nous avons déjà… Lire la suite

Mélenchon : décryptage d’une enquête

Une émission intégralement consacrée au travail de la cellule d’investigation de Radio France et en particulier son enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, suite à la diffusion de l’émission Secrets d’Info samedi 20 octobre, vous avez été très nombreux à écrire. Dans vos messages : des critiques sur ce travail journalistique, des… Lire la suite

Secrets d’info : Les contradictions du paysan Pierre Rabhi/Jeunes avec Macron

Les contradictions du paysan Pierre Rabhi

Ce mois de septembre, Pierre Rahbi c’est LE sujet qui fait beaucoup réagir les auditeurs. Le 15 septembre dernier, vous avez invité le journaliste Jean-Baptiste Malet à venir s’exprimer dans Secrets d’Info au sujet des contradictions de Pierre Rahbi. Interview très critiquée par de nombreux auditeurs qui n’ont pas compris pourquoi vous aviez choisi de traiter ce sujet, Jacques Monin

 

 

Jean-Baptiste Malet a écrit un article « le système Pierre Rahbi » dans le Monde Diplomatique   qu’il semblait intéressant d’analyser. Pierre Rahbi a une certaine vision de la société, qui propose une alternative au monde productiviste dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il a une grosse « surface » médiatique, il donne 35 conférences par an, des entrées dans de nombreux médias en France. A ce titre-là pourquoi ne pas faire l’examen critique du discours de Pierre Rahbi ?

François nous écrit : « Je croyais que le métier de journaliste consistait à confronter ses sources. Il y a là une investigation trop à charge».
Avez-vous vérifié les propos de Jean-Baptiste Mallet ?

Dans l’émission « secrets d’info », il y a deux parties : une partie « enquêtes » menées par la cellule investigation de Radio France et une deuxième partie, qui est une partie « invités ». Des invités légitimes qui abordent des sujets d’intérêt général. Jean-Baptiste Malet est une référence qui s’intéresse aux problématiques alimentaires.  Il a enquêté auprès de Pierre Rahbi.

 

Boris nous demande : « Depuis quand gagner de l’argent est un délit ? Depuis quand ne pas reverser tous ses biens en est un aussi ? »
Léo renchérit : « Il ne vole rien à personne » et un autre auditeur constate : « ce n’est pas croyable de vivre dans un pays où l’on cherche toujours à discréditer le succès ».

Jean-Baptiste Malet a bien précisé que ce n’est pas le fait de gagner de l’argent qui est remis en cause, mais plutôt la contradiction dans le discours de sobriété et la réalité de ses revenus.

Géraldine, une auditrice, estime que s’intéresser à Pierre Rahbi c’est négliger d’autres sujets. Je la cite : « N’auriez-vous rien de mieux à faire (…) ? En qualité de journalistes il y a des sujets prioritaires à traiter : le train de vie de l’état, les lois mises en place sur les routes françaises, la répression ambiante, les retraités ponctionnés, les problèmes climatiques et écologiques. »
Stéphan, un auditeur, est sur la même ligne : je vous lis un extrait de son mail : «  Pendant ce temps, le journalisme, qui est censé être le 5ème pouvoir, laissent les politiques bien tranquilles quand ces crapouilles donnent le droit à des multinationales de nous empoisonner (vote Monsanto) et s’il n’y avait que ca encore ! ». Jacques Monin que répondez-vous à Géraldine et à Stéphan ?

J’invite Géraldine à écouter les différents sujets traités dans « Secrets d’info »  : sur la pollution, sur les lobbys, sur les paradises papers et l’évasion fiscale… Cette critique n’a aucun sens.

Ce qui est tout à fait notable dans le flot des mails reçus c’est le caractère injurieux des contenus, ce qui constitue en soi une forme d’évaluation du degré de mécontentement des auditeurs mais une telle inflation d’insultes c’est aussi un objet d’interrogation.

Il y a en effet une contradiction. Si ces personnes prônent le partage, l’ouverture, la bienveillance, là il y a une incohérence. Dans un environnement anxiogène, on a peur de ce que va devenir notre monde. Dans ce contexte là, les discours de Pierre Rahbi apparaissent comme une lueur d’espoir. Quand on touche à cette lueur on donne l’impression d’affaiblir ce combat.

 

Dernière question sur une toute autre enquête diffusée le 15 septembre dernier : « Jeunes avec Macron : histoire d’un hold-up politique ».
► Une enquête de Sylvain Tronchet

Christophe, un auditeur, nous écrit : « Reportage et investigation très intéressants. Je ne suis pas particulièrement macroniste mais côté vocabulaire (…) je trouve l’usage de « hold-up » complètement déplacé. Un holdup est un braquage. Qui ont donc menacé ces gens ? Qu’ont-ils volé ? On peut ne pas apprécier la méthode mais par ce terme c’est insinuer la délinquance ».

Un point de vue largement partagé par d’autres auditeurs.

Pourquoi avoir fait le choix d’un tel titre ?

Il y avait un évident second degré. C’est une expression utilisée en milieu sportif. Cela semblait qualifier ces jeunes. L’élection d’Emmanuel Macron a d’ailleurs été qualifiée de holdup. Lui-même dit qu’il a été élu par effraction.

 

Pro ou anti-Macron ? Des journalistes agressifs ou constructifs ?

Bilan de l’activité du Médiateur, Bruno Denaes présentait sa dernière Séquence du médiateur sur France Inter. Pourquoi écrire au Médiateur des antennes et à quoi ça sert ? A améliorer la qualité de nos antennes ; exemple sur les questions liées à la diversité.  L’édito politique de Thomas Legrand le matin à 7h45. Un rendez-vous… Lire la suite

La SNCF au Téléphone sonne et le mariage de Meghan et de Harry

Deux sujets au programme du rendez-vous mensuel du Médiateur : un conflit et un mariage.
Le conflit à la SNCF : pour certains auditeurs, l’émission « Le téléphone sonne » aurait fait preuve de parti pris.
Le mariage, c’est évidemment celui de Meghan et du prince Harry. Selon certains auditeurs, France Inter en aurait trop parlé.

 

 

Les coulisses du Téléphone sonne avec Fabienne Sintès 

Elle dirige tous les soirs du lundi au jeudi le 18/20 et le fameux Téléphone sonne. Selon les sujets abordés, l’émission me vaut plus ou moins de réactions. Celle consacrée à la réforme de la SNCF a suscité un nombre important de messages. Des auditeurs, comme Julien, estiment que « tout dans cette émission était à charge contre la réforme de la SNCF : les deux invités et les auditeurs intervenants, sauf le dernier ». Et pour Aurore : « Seules des positions anti-réforme ou syndicales ont été exprimées, sans aucune contradiction ».

Le principe du « Téléphone Sonne » : ce sont les auditeurs qui appellent, qui passent à l’antenne. Ce jour-là, les appels étaient plutôt anti-réforme. Il faut se remettre dans le contexte. L’émission a été diffusée le 7 mai veille du 8 mai, il y a beaucoup moins de gens qui appellent durant ce type de week-end. Il y a eu ce jour-là 176 appels. En moyenne sur d’autres émissions, il y a 2 fois plus d’appels. La matière avec laquelle on travaille, ce sont les gens qui appellent.

 

 

Le choix des invités : l’équipe avait sollicité le porte-parole de la SNCF qui n’a pas pu ou voulu venir face à un syndicaliste. Il a donc été remplacé par un analyste (journaliste spécialisé dans la mobilité des transports), mais les deux invités ont plutôt répondu aux nombreuses questions générales sur la politique du gouvernement.*

 

Certains invités refusent-ils de venir pour ne pas être face à des opposants ?

Non, pas vraiment, il y a parfois des conflits de calendrier. Certains ont un peu peur des questions des auditeurs, car tout cela est un peu sans filtre. Le Téléphone Sonne n’est pas forcément un débat, c’est aussi un échange d’idées.

Comment sont sélectionnés les auditeurs qui interviennent à l’antenne. Anthony nous écrit : « Certains soirs, on a l’impression que tous les auditeurs ont la même opinion ».

Il y a beaucoup de fantasme autour de cela, mais c’est une émission comme les autres, il y a aussi beaucoup d’artisanat, il y a de l’humain, on se trompe, on anticipe mal les questions qui vont arriver.

 

Le choix des sujets et des invités 
Sur un autre sujet récent et peu abordé, la transidentité et la transphobie, plusieurs auditeurs ont écrit pour vous remercier. « Merci pour le sujet sur les personnes transgenres, nous écrit Jennifer, sujet enfin abordé auquel il est urgent de donner une visibilité. Bravo pour cette émission ! ».

J’aime les sujets sociétaux, qui sont le reflet de l’époque. Si le Téléphone Sonne rate le reflet de l’époque, c’est une émission ratée.

 

Le traitement du mariage princier

Beaucoup de réactions sur un sujet d’un tout autre type : le mariage princier de samedi dernier. Tous ceux qui nous ont écrit, comme Samuel, nous demandent « pourquoi France Inter, comme tous les médias, en a-t-elle fait autant sur un mariage qui n’a aucune importance et dont tout le monde se moque ? ». Pour y répondre, Angélique Bouin, directrice-adjointe de la rédaction de France Inter :

Il y a un principe à France Inter, on ne se moque pas de l’actualité, tout ce qui est populaire n’est pas vulgaire. Ce mariage était un événement planétaire. 7,5 millions de personnes ont regardé leur télévision en France et 3 milliards de téléspectateurs dans le monde. C’est un fait. Ensuite c’est la mesure et le traitement qui en est fait. Pourquoi France Inter n’en aurait pas parlé ? Comment en parler ? la rédaction a décidé d’envoyer un seul envoyé spécial. Quelle couverture ? Pas de diffusion en intégral (diffusion dans les journaux et dans les flashs). Récit en direct avec des angles différentiés.

 

On connait tous des proches qui n’en avaient soi-disant rien à faire du mariage, mais qui ont quand même écouté la radio, regardé la télé ou les réseaux sociaux. Un moment de honte vite oublié ?

Ce n’est pas un moment de honte. On nous accuse souvent de ne parler que de ce qui va mal, les guerres, les grèves… Là, on a une jolie histoire d’amour.

Sur le plan informatif, le mariage de Meghan et de Harry est-il « proche de zéro », comme nous l’écrit Germain ?

C’est un fait que les Britanniques sont très attachés à leur monarchie. Cela se raconte. Sociologiquement, c’était très intéressant.

Secrets d’info : Projet Daphne / la salmonelle / Carlos Ghosn

Le Médiateur de Radio France reçoit les remarques des auditeurs de « Secrets d’Info »: une fois par mois, les journalistes de la cellule Investigations de Radio France répondent aux interrogations et aux critiques.   Projet Daphne : après les révélations, quelles réactions ? ► par  Benoît Collombat 18 médias internationaux, dont Radio France et son équipe Investigations,… Lire la suite