France Inter : Le Téléphone Sonne, l’humour et l’environnement

C’est le dernier rendez-vous de la médiatrice de la saison. 160 000 messages reçus depuis le mois de septembre au service de la médiation de Radio France. Tous vos messages sont lus et dans la mesure du possible nous tentons d’apporter des réponses à vos questions qu’il s’agisse de la ligne éditoriale de l’antenne, du… Lire la suite

Secrets d’info : Les comptes de campagne de Macron/Doctolib

Retour sur deux enquêtes de l’émission « Secrets d’info » et les questions des auditeurs : pour leur répondre au micro d’Emmanuelle Daviet, Jacques Monin Campagne Macron : les vrais chiffres d’une levée de fonds hors norme ► Une enquête de Sylvain Tronchet avec Julie Guesdon Vous avez retracé l’histoire de cette levée de fonds sans précédent et des auditeurs s’étonnent :… Lire la suite

Le cas Vincent Lambert : le traitement éditorial et le traitement sociétal

Vous avez très nombreux à réagir sur le cas Vincent Lambert et ses revirements. Voici une sélection de vos messages et témoignages sur le traitement éditoriale et sur le traitement sociétal : Le traitement éditorial  Cela a commencé samedi avec P. Weil, et cela continue cette semaine, à savoir une invitation des leaders politiques pour… Lire la suite

Les élections européennes, Vincent Lambert, Frédéric Fromet, l’environnement sur France Inter

Comme chaque dernier vendredi du mois, nous décryptons la ligne éditoriale de France Inter et le traitement médiatique de l’actualité. Ce mois de mai a été intense, les auditeurs nous ont beaucoup écrit. Au menu : les élections européennes, l’affaire Vincent Lambert, la chanson de Frédéric Fromet sur Notre-Dame de Paris, la publicité Air France… Lire la suite

France Inter toujours plus proche de ses auditeurs

Les auditeurs de France Inter ont des exigences et le font savoir quotidiennement à travers les messages qu’ils adressent à la médiatrice. Pour vous auditeurs la radio, votre radio,  doit représenter la diversité des Français, qu’il s’agisse de culture, d’opinions, d’origine sociale et géographique. La diversité des invités en studio, la pluralité des points de vue,… Lire la suite

Secrets d’info : La menace d’une ingérence russe plane-t-elle sur les élections européennes ?

Campagne des européennes : les craintes d’une nouvelle cyberattaque russe

Jacques Monin répond aux questions des auditeurs, au micro de la médiatrice des antennes, Emmanuelle Daviet.

 

Une enquête de Philippe Reltien, cellule investigation de Radio France

La menace d’une ingérence russe plane-t-elle sur les élections européennes ?

Vous êtes suspecté de relayer ce que des auditeurs apparentent à de la propagande gouvernementale

«  Je trouve les émissions de France Inter majoritairement très intéressantes et bien réalisées mais elles ont tendance parfois comme les chaines de télévision nationale à propager des informations orientées en faveur du gouvernement » écrit Maximilien

C’est exactement l’inverse. Nous avons relayé le discours dominant qui consiste à dire que la désinformation vient majoritairement de la Russie et qu’à l’approche des élections européennes on s’attend à des intrusions massives, un développement de fausses nouvelles via les réseaux sociaux. En enquêtant, on a appris que la désinformation en provenance de la Russie, cela existe. « La fameuse ferme à trolls » de Saint Petersbourg très active pendant la campagne des présidentielles aux Etats Unis, existe bien. C’est documenté par des universitaires, par exemple FrançoisBernard Huyghe directeur de recherche à l’IRIS, spécialisé sur la communication, la cyberstratégie et l’intelligence économique…
Si vous avez écouté la suite de l’enquête, rien de permet de dire que cette ferme a été active en France, ce qu’on a identifié c’est plutôt une « russosphère », une nébuleuse dans laquelle il est extrêmement difficile de qualifier les choses. Rien ne permet de dire que les russes sont à l’action. 200 comptes alimentés par cette russosphère ont été actifs pendant la crise des Gilets jaunes. Mais jusque-là, cela n’a eu aucun effet sur les résultats d’une élection ou d’un référendum (exemple pour l’élection de Donald Trump).
On ne relaie pas la propagande gouvernementale et on relative l’influence russe en documentant tout cela.

L’influence russe

« Je suis désespéré que la Russie soit accusée de tout et de n’importe quoi. La Russie n’a aucun intérêt à influencer les élections européennes. Et de toute façon Vladimir Poutine cherche le dialogue avec l’union européenne et à avoir de bons rapports malgré les sanctions. Beaucoup de personnes sont naïves et croient vraiment n’importe quoi. » écrit Lucien

Il ne faut pas nier la réalité de l’existence des blocs : l’Europe d’un côté, la Russie de l’autre. Plus l’Europe sera faible, plus la Russie sera forte. Les Etats-Unis font le même constat : le Brexit intéresse Donald Trump parce qu’il affaiblit l’Union Européenne. C’est le jeu des équilibres.
Non, on n’est pas tous sur le dos de la Russie ! Les reproches qu’on peut faire à la Russie, il faut aussi les reporter sur les pratiques des Etats-Unis (exemple avec Snowden).
La fake new on la retrouve partout, notamment dans l’affaire Wavai. Pourquoi les Etats-Unis ont intérêt à véhiculer l’idée que nous serions espionnés par Wavai, parce que cette société a beaucoup d’avance sur eux. Et on en revient à la géopolitique. La désinformation fait partie aussi d’une forme de stratégie à laquelle tout le monde se livre.

Les Gilets Jaunes

Dans cet ordre d’idée un auditeur, Enki, écrit : « Comme si les gilets jaunes existaient et continuaient par ordre de Moscou »

On s’est aperçu que durant la création des Gilets jaunes, il y a eu la création de ces 200 faux comptes sur lesquels on s’est interrogé. A aucun moment, il n’a été dit que ces 200 faux comptes avaient générés les Gilets jaunes, c’est plutôt l’inverse. C’est un contresens d’attribuer le mouvement des Gilets jaunes à la « russosphère ». On a fait le même contresens avec l’affaire Benalla. Des personnalités particulièrement réceptives au message russe à travers les médias russes ont trouvé un intérêt à commenter cette affaire.

Léa Salamé, Elections européennes et Environnement

 Au menu de ce rendez-vous : Léa Salamé, élections européennes et environnement/ planète Avant d’être un canevas politique, l’Europe c’est un mythe. L’histoire d’une princesse de Phénicie, le Liban actuel. Et dans l’histoire de cette déesse se mêlent une rencontre, l’amour et la disparition momentanée. Autant d’ingrédients qui font écho à une voix de la matinale. Une journaliste car /dans… Lire la suite

Secrets d’info : Gilets Jaunes et RN, et Implant Files : les réactions des auditeurs

Les critiques des auditeurs ce mois-ci portent principalement sur l’enquête : « Derrière les « gilets jaunes », l’extrême droite en embuscade » et sur l’enquête « Implant Files »

 

On commence avec les remarques de Quentin : « En écoutant ce reportage, écrit Quentin, je me demande dans quelle mesure les opinions politiques du journaliste influencent l’angle du reportage. En effet, je ne vois pas en quoi aller sur le terrain à la rencontre des Français et de leurs revendications est taxé de récupération. N’est-ce justement pas le rôle des élus que de prendre en compte les avis des citoyens et de s’appuyer dessus pour mener une politique en adéquation avec l’intérêt général ? »

Le rôle des politiques s’est effectivement d’aller sur le terrain et d’écouter ce que dit la population, mais le rôle du journaliste d’investigation, c’est de voir ce qu’il y a derrière les apparences. Il y a un discours qui consiste à dire que ce mouvement est apolitique. A la base, il l’est. C’est un mouvement qui rejette toute forme de représentation. Mais derrière ça il y a des politiques qui essaient de se positionner pour tirer profit ou pas de ce mouvement, certains le font mieux que d’autres. On l’a constaté, le Rassemblement National était présent sur le terrain, il avait même théorisé la manière dont il devait être présent sur le terrain pour accompagner ce mouvement sans se faire rejeter. (Etre présent, sans afficher ses opinions politiques). Il y a aussi un certain nombre de thématiques que les élus sur le terrain, mettent volontairement de côté. Par exemple, on ne parle pas d’immigration, thématique qui fait partie de la rhétorique du Front National), mais on le fait via d’autres canaux par exemple sur les réseaux sociaux. C’est notre rôle de décrypter la manière dont cela se passe.

Un autre auditeur se montre également critique et ironique : « Voilà une belle pub pour le Rassemblement Nationale !! Je ne comprends pas que vous n’ayez pas encore compris que plus vous matraquez le RN, plus il en sort renforcé, surtout venant de journalistes de France Inter qui soupirent en appuyant sur des reportages à charge… Bref, vous faites l’inverse de ce pourquoi vous pensiez faire ce reportage… »

Dans cette émission, on ne matraque pas, on expose les faits et la pluralité des points de vue.  Notre travail est d’informer pas de nous taire.

Sur le sujet on termine avec la réaction de cet auditeur qui s’interroge : « Est ce bien honnête d’avoir cité dans votre introduction l’extrême gauche et l’extrême droite » et de ne développer que l’extrême droite ou est ce simplement votre obsession de dézinguer encore Jean-Luc Mélenchon et les gens de son parti ? » « Sans arrêt on entend « les extrêmes » , comme si Marine LePen et Jean-Luc Mélenchon c’était même combat »

On n’a pas cité l’extrême droite et l’extrême gauche en les mettant sur un pied d’égalité. On a entendu un élu de terrain d’extrême droite qui a senti la montée des Gilets Jaunes. Alors qu’au départ les autres sont passés à côté. Le mouvement des Gilets Jaunes est un mouvement pluriel (cela a été dit dans le reportage). On enquête sur tout le monde, on n’a pas d’obsession particulière.

 

Nous avons reçu le témoignage d’une auditrice porteuse d’une prothèse texturée plusieurs fois changée depuis une reconstruction mammaire après une mammectomie pour soigner un cancer découvert à l’age de 35 ans. Voici ce qu’elle nous écrit : « Je suis en colère d’entendre sur France inter un témoignage certainement poignant mais tout particulier. Le problème des prothèses texturée dont on parle en ce moment n’a pas  à voir avec le risque d’une prothèse qui se rompt et qui diffuse du silicone dans le corps. Ce sont des problèmes différents. Avez vous conscience de la bombe que vous lancée pour les 500 000 porteuses d’implants mammaires ? Allez vous leur proposer après vous avoir entendu de se rendre immédiatement chez leur chirurgien pour se faire retirer leur prothèse ? L’information que vous avez diffusée à l’antenne est partielle et inutilement anxiogène »

La question de la rupture de la prothèse, est-elle la cause du lymphome, non.  Le lymphome de cette auditrice est dû à un choc qui a provoqué la rupture de sa prothèse, le silicone s’est répandu dans son corps ce qui a provoqué le cancer qui touche 59 personnes en France. Mais il y a une forte suspicion que ce soit dû à la texture de la prothèse mammaire. Fallait-il en parler ? cela fait 10 ans que l’on parle de ce lymphome anaplasique. Les autorités sanitaires n’ont pas pris la décision d’interdire ces implants pendant 10 ans, donc il fallait en parler. Il faut absolument se faire surveiller tous les ans.  Qui a tort ? Celui qui révèle ou celui qui n’a pas informé ?