Secrets d’info : Les dérives du coaching au cœur des questions des auditeurs

Les dérives du coaching ► Une enquête de Marjolaine Koch, cellule investigation de Radio France À travers ce reportage, en évoquant une minorité de coach c’est toute une profession qui se sent mise en cause :  l’essentiel des mails reçus proviennent de personnes exerçant cette activité. Martine nous écrit: « L’intention positive de dénoncer les abus et… Lire la suite

Réactions des auditeurs à la lettre d’amour de Frédéric Pommier

Ce vendredi 16 novembre, Frédéric Pommier a déclaré son amour aux auditeurs de France Inter. Les auditeurs ont réagi… Les chroniques de Frédéric Pommier sont toujours si vraies, touchantes et ne me laissent jamais indifférente. Ce matin il  m’a ému – Merci à lui !  Et à vous tous évidemment. Pour moi aussi, vous faites partie… Lire la suite

Secrets d’info : retour sur l’affaire Jean-Luc Mélenchon / Abus sexuels dans l’Église : la fabrique du silence

La diffusion de l’enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon et la société Mediascop dirigée par Sophia Chikirou a provoqué de vives critiques : des contestations sur le sujet même de l’enquête et des suspicions d’entente entre le pouvoir et Radio France. Vous avez été très nombreux à m’interpeller, à m’écrire. Nous avons déjà… Lire la suite

Mélenchon : décryptage d’une enquête

Une émission intégralement consacrée au travail de la cellule d’investigation de Radio France et en particulier son enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, suite à la diffusion de l’émission Secrets d’Info samedi 20 octobre, vous avez été très nombreux à écrire. Dans vos messages : des critiques sur ce travail journalistique, des… Lire la suite

Secrets d’info : Les contradictions du paysan Pierre Rabhi/Jeunes avec Macron

Les contradictions du paysan Pierre Rabhi

Ce mois de septembre, Pierre Rahbi c’est LE sujet qui fait beaucoup réagir les auditeurs. Le 15 septembre dernier, vous avez invité le journaliste Jean-Baptiste Malet à venir s’exprimer dans Secrets d’Info au sujet des contradictions de Pierre Rahbi. Interview très critiquée par de nombreux auditeurs qui n’ont pas compris pourquoi vous aviez choisi de traiter ce sujet, Jacques Monin

 

 

Jean-Baptiste Malet a écrit un article « le système Pierre Rahbi » dans le Monde Diplomatique   qu’il semblait intéressant d’analyser. Pierre Rahbi a une certaine vision de la société, qui propose une alternative au monde productiviste dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il a une grosse « surface » médiatique, il donne 35 conférences par an, des entrées dans de nombreux médias en France. A ce titre-là pourquoi ne pas faire l’examen critique du discours de Pierre Rahbi ?

François nous écrit : « Je croyais que le métier de journaliste consistait à confronter ses sources. Il y a là une investigation trop à charge».
Avez-vous vérifié les propos de Jean-Baptiste Mallet ?

Dans l’émission « secrets d’info », il y a deux parties : une partie « enquêtes » menées par la cellule investigation de Radio France et une deuxième partie, qui est une partie « invités ». Des invités légitimes qui abordent des sujets d’intérêt général. Jean-Baptiste Malet est une référence qui s’intéresse aux problématiques alimentaires.  Il a enquêté auprès de Pierre Rahbi.

 

Boris nous demande : « Depuis quand gagner de l’argent est un délit ? Depuis quand ne pas reverser tous ses biens en est un aussi ? »
Léo renchérit : « Il ne vole rien à personne » et un autre auditeur constate : « ce n’est pas croyable de vivre dans un pays où l’on cherche toujours à discréditer le succès ».

Jean-Baptiste Malet a bien précisé que ce n’est pas le fait de gagner de l’argent qui est remis en cause, mais plutôt la contradiction dans le discours de sobriété et la réalité de ses revenus.

Géraldine, une auditrice, estime que s’intéresser à Pierre Rahbi c’est négliger d’autres sujets. Je la cite : « N’auriez-vous rien de mieux à faire (…) ? En qualité de journalistes il y a des sujets prioritaires à traiter : le train de vie de l’état, les lois mises en place sur les routes françaises, la répression ambiante, les retraités ponctionnés, les problèmes climatiques et écologiques. »
Stéphan, un auditeur, est sur la même ligne : je vous lis un extrait de son mail : «  Pendant ce temps, le journalisme, qui est censé être le 5ème pouvoir, laissent les politiques bien tranquilles quand ces crapouilles donnent le droit à des multinationales de nous empoisonner (vote Monsanto) et s’il n’y avait que ca encore ! ». Jacques Monin que répondez-vous à Géraldine et à Stéphan ?

J’invite Géraldine à écouter les différents sujets traités dans « Secrets d’info »  : sur la pollution, sur les lobbys, sur les paradises papers et l’évasion fiscale… Cette critique n’a aucun sens.

Ce qui est tout à fait notable dans le flot des mails reçus c’est le caractère injurieux des contenus, ce qui constitue en soi une forme d’évaluation du degré de mécontentement des auditeurs mais une telle inflation d’insultes c’est aussi un objet d’interrogation.

Il y a en effet une contradiction. Si ces personnes prônent le partage, l’ouverture, la bienveillance, là il y a une incohérence. Dans un environnement anxiogène, on a peur de ce que va devenir notre monde. Dans ce contexte là, les discours de Pierre Rahbi apparaissent comme une lueur d’espoir. Quand on touche à cette lueur on donne l’impression d’affaiblir ce combat.

 

Dernière question sur une toute autre enquête diffusée le 15 septembre dernier : « Jeunes avec Macron : histoire d’un hold-up politique ».
► Une enquête de Sylvain Tronchet

Christophe, un auditeur, nous écrit : « Reportage et investigation très intéressants. Je ne suis pas particulièrement macroniste mais côté vocabulaire (…) je trouve l’usage de « hold-up » complètement déplacé. Un holdup est un braquage. Qui ont donc menacé ces gens ? Qu’ont-ils volé ? On peut ne pas apprécier la méthode mais par ce terme c’est insinuer la délinquance ».

Un point de vue largement partagé par d’autres auditeurs.

Pourquoi avoir fait le choix d’un tel titre ?

Il y avait un évident second degré. C’est une expression utilisée en milieu sportif. Cela semblait qualifier ces jeunes. L’élection d’Emmanuel Macron a d’ailleurs été qualifiée de holdup. Lui-même dit qu’il a été élu par effraction.

 

Pro ou anti-Macron ? Des journalistes agressifs ou constructifs ?

Bilan de l’activité du Médiateur, Bruno Denaes présentait sa dernière Séquence du médiateur sur France Inter. Pourquoi écrire au Médiateur des antennes et à quoi ça sert ? A améliorer la qualité de nos antennes ; exemple sur les questions liées à la diversité.  L’édito politique de Thomas Legrand le matin à 7h45. Un rendez-vous… Lire la suite

La SNCF au Téléphone sonne et le mariage de Meghan et de Harry

Deux sujets au programme du rendez-vous mensuel du Médiateur : un conflit et un mariage.
Le conflit à la SNCF : pour certains auditeurs, l’émission « Le téléphone sonne » aurait fait preuve de parti pris.
Le mariage, c’est évidemment celui de Meghan et du prince Harry. Selon certains auditeurs, France Inter en aurait trop parlé.

 

 

Les coulisses du Téléphone sonne avec Fabienne Sintès 

Elle dirige tous les soirs du lundi au jeudi le 18/20 et le fameux Téléphone sonne. Selon les sujets abordés, l’émission me vaut plus ou moins de réactions. Celle consacrée à la réforme de la SNCF a suscité un nombre important de messages. Des auditeurs, comme Julien, estiment que « tout dans cette émission était à charge contre la réforme de la SNCF : les deux invités et les auditeurs intervenants, sauf le dernier ». Et pour Aurore : « Seules des positions anti-réforme ou syndicales ont été exprimées, sans aucune contradiction ».

Le principe du « Téléphone Sonne » : ce sont les auditeurs qui appellent, qui passent à l’antenne. Ce jour-là, les appels étaient plutôt anti-réforme. Il faut se remettre dans le contexte. L’émission a été diffusée le 7 mai veille du 8 mai, il y a beaucoup moins de gens qui appellent durant ce type de week-end. Il y a eu ce jour-là 176 appels. En moyenne sur d’autres émissions, il y a 2 fois plus d’appels. La matière avec laquelle on travaille, ce sont les gens qui appellent.

 

 

Le choix des invités : l’équipe avait sollicité le porte-parole de la SNCF qui n’a pas pu ou voulu venir face à un syndicaliste. Il a donc été remplacé par un analyste (journaliste spécialisé dans la mobilité des transports), mais les deux invités ont plutôt répondu aux nombreuses questions générales sur la politique du gouvernement.*

 

Certains invités refusent-ils de venir pour ne pas être face à des opposants ?

Non, pas vraiment, il y a parfois des conflits de calendrier. Certains ont un peu peur des questions des auditeurs, car tout cela est un peu sans filtre. Le Téléphone Sonne n’est pas forcément un débat, c’est aussi un échange d’idées.

Comment sont sélectionnés les auditeurs qui interviennent à l’antenne. Anthony nous écrit : « Certains soirs, on a l’impression que tous les auditeurs ont la même opinion ».

Il y a beaucoup de fantasme autour de cela, mais c’est une émission comme les autres, il y a aussi beaucoup d’artisanat, il y a de l’humain, on se trompe, on anticipe mal les questions qui vont arriver.

 

Le choix des sujets et des invités 
Sur un autre sujet récent et peu abordé, la transidentité et la transphobie, plusieurs auditeurs ont écrit pour vous remercier. « Merci pour le sujet sur les personnes transgenres, nous écrit Jennifer, sujet enfin abordé auquel il est urgent de donner une visibilité. Bravo pour cette émission ! ».

J’aime les sujets sociétaux, qui sont le reflet de l’époque. Si le Téléphone Sonne rate le reflet de l’époque, c’est une émission ratée.

 

Le traitement du mariage princier

Beaucoup de réactions sur un sujet d’un tout autre type : le mariage princier de samedi dernier. Tous ceux qui nous ont écrit, comme Samuel, nous demandent « pourquoi France Inter, comme tous les médias, en a-t-elle fait autant sur un mariage qui n’a aucune importance et dont tout le monde se moque ? ». Pour y répondre, Angélique Bouin, directrice-adjointe de la rédaction de France Inter :

Il y a un principe à France Inter, on ne se moque pas de l’actualité, tout ce qui est populaire n’est pas vulgaire. Ce mariage était un événement planétaire. 7,5 millions de personnes ont regardé leur télévision en France et 3 milliards de téléspectateurs dans le monde. C’est un fait. Ensuite c’est la mesure et le traitement qui en est fait. Pourquoi France Inter n’en aurait pas parlé ? Comment en parler ? la rédaction a décidé d’envoyer un seul envoyé spécial. Quelle couverture ? Pas de diffusion en intégral (diffusion dans les journaux et dans les flashs). Récit en direct avec des angles différentiés.

 

On connait tous des proches qui n’en avaient soi-disant rien à faire du mariage, mais qui ont quand même écouté la radio, regardé la télé ou les réseaux sociaux. Un moment de honte vite oublié ?

Ce n’est pas un moment de honte. On nous accuse souvent de ne parler que de ce qui va mal, les guerres, les grèves… Là, on a une jolie histoire d’amour.

Sur le plan informatif, le mariage de Meghan et de Harry est-il « proche de zéro », comme nous l’écrit Germain ?

C’est un fait que les Britanniques sont très attachés à leur monarchie. Cela se raconte. Sociologiquement, c’était très intéressant.

Secrets d’info : Projet Daphne / la salmonelle / Carlos Ghosn

Le Médiateur de Radio France reçoit les remarques des auditeurs de « Secrets d’Info »: une fois par mois, les journalistes de la cellule Investigations de Radio France répondent aux interrogations et aux critiques.   Projet Daphne : après les révélations, quelles réactions ? ► par  Benoît Collombat 18 médias internationaux, dont Radio France et son équipe Investigations,… Lire la suite

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Les portraits politiques de Carine Bécard / France Inter, média global ?

Le portrait politique de Carine Bécard

Carine Bécard est journaliste politique et auteure, tous les dimanches, du portrait de l’invité de France Inter et de franceinfo télé. Ce portrait de François Ruffin a suscité un nombre important de réactions.

Je crois que lorsque l’on est journaliste, nous avons un voile émotionnel. Je suis journaliste politique, mon métier consiste à observer quotidiennement la vie politique. Et je suis fascinée de voir comment les politiciens fonctionnent, l’évolution de leurs idées, avec qui ils travaillent, de percevoir leurs ambitions politiques, etc. Cela fait 8 ans que je suis au service politique, j’ai couvert Marine Le Pen, François Fillon, Nicolas Sarkozy, beaucoup la droite. Je ne me suis jamais posé la question si je les aimais ou pas. Je fais simplement mon travail de journaliste.

Tous les dimanches, vous rédigez donc le portrait de l’invité qui sert notamment à faire réagir l’invité. Comment vous y prenez-vous ?

Je mène une enquête. Donc je note des éléments qui m’ont marquée chez la personne. Ensuite, il y a un travail de documentation pour retrouver des interviews et des reportages. Enfin j’appelle les amis et les ennemis politiques de l’invité. D’ailleurs, il est difficile de travailler sur des portraits de politiciens En Marche, par exemple, car ils ne viennent pas de la sphère politique, donc il est dur de mettre de la chair dans leurs portraits.

« Journaliste de studio loin des réalités de terrain, qui juge sans savoir« , nous écrit Sylvie. C’est le cas ?

Au contraire, j’aime profondément mon travail de reporter. Je suis sur le terrain. J’aime observer les détails, j’aime aller dans les meetings, à l’Assemblée Nationale …

Enfin, il faut préciser que vous avez reçu des tweets particulièrement scandaleux, ignobles et sexistes à la suite de ce portrait. L’intolérance et la violence de certains militants ne font pas grandir la politique.

France Inter média global. C’est quoi et à quoi ça sert ?

Un sujet plus consensuel : l’avenir de la radio, avenir déjà bien présent à Radio France et France Inter.
Erwann Gaucher, journaliste et directeur du Numérique de France Inter, répond au questions des auditeurs. Des auditeurs semblent un peu perdus, à l’image de Jacqueline qui se demande : « Qu’est-ce que ce média global dont on ne cesse d’entendre parler ? Qu’est-ce que cela change pour France Inter et la radio ? »

Le média global, c’est la capacité à concevoir des émissions et des reportages qui peuvent être accessibles partout et pour tous. Par exemple, nous voulons que les jeunes qui s’informent sur Facebook trouvent sur la page de France Inter des informations de qualité, sûres et vérifiées. Nous le faisons par exemple avec Augustin Trapenard qui réalise des cartes blanches avec ses invités.

Un exemple concret de « France Inter – média global », c’est la nouveauté du mois prochain : un podcast natif autour de l’élection il y a un an d’Emmanuel Macron.

Les podcasts se développent beaucoup depuis quelques années. Jusqu’ici, c’était toujours de la réécoute d’émissions passées à l’antenne. Maintenant nous essayons de proposer des podcasts originaux qui ne sont pas passés à l’antenne. Le mois prochain, Thomas Legrand va revenir sur l’élection d’Emmanuel Macron un an après, mais dans un style nouveau, avec un podcast qui sera uniquement disponible sur le numérique et également avec une nouvelle écriture journalistique. De plus, tous les épisodes seront disponibles dès le premier jour.

D’autres innovations attendues ?

Il va y avoir des vidéos originales qui prolongent les émissions. Nous allons également continuer les débats qui passionnent les auditeurs sur le numérique avec des intervenants et des journalistes. Nous voulons prolonger le lien entre les auditeurs et les émissions au-delà du temps d’antenne de l’émission.

Plusieurs auditeurs, comme Philippe, nous demandent : « Pourquoi donc faire du média global, alors que vous faites très bien de la radio ? Les derniers chiffres d’audience montrent votre succès ». Pourquoi est-ce utile de s’ouvrir à d’autres horizons ?

Il faut préparer l’avenir. Le rapport des auditeurs à la radio change considérablement. Il y a chaque année un peu moins d’auditeurs qui écoutent la radio sur un poste radio classique. Il y a beaucoup de nouveautés : les ordinateurs, les smartphones et aujourd’hui les assistants vocaux. Nous cherchons à en comprendre l’usage pour adapter France Inter à ces changements.

Les auditeurs changent leurs habitudes d’écoute. France Inter est devenue la première radio la plus écoutée en numérique. Qu’est-ce que cela signifie ?

Aujourd’hui, nous avons 30 millions d’écoute par mois sur le numérique. Nous souhaitons rester la radio la plus écoutée et faire découvrir la richesse des émissions de France Inter .