La pub et le traitement des attentats sur France Inter

La pub et le traitement des attentats sur France inter

le Médiateur répond à vos questions dans l’Instant M chez Sonia Devillers

La publicité à Radio France
Les auditeurs sont inquiets sur ce qu’ils ont pu lire dans la presse
Aujourd’hui, il est difficile de donner des précisions. Le CSA a fait des recommandations, mais le décret modifiant le cahier des charges n’a pas encore été publié par le ministère de la Culture et de la Communication. Et nous ne connaissons évidemment pas sa teneur. Ce que nous pouvons simplement dire, ce qui est sûr, et qui rassurera les auditeurs, c’est que les ondes de France Inter ne seront pas envahies par la publicité.
Le Médiateur répondra aux questions des auditeurs après la publication du décret.

Les attentats de Bruxelles
Pour répondre aux questions des auditeurs Jean-Marc Four, directeur de la Rédaction de France Inter, et Yann Gallic, du service Reportages, qui était à Bruxelles au moment des attentats.
« Comment expliquez-vous le délai entre les attentats et leur annonce à l’antenne ? Plus de 30 mn ? » 30mn c’est très peu
La première explosion s’est produite un peu avant 8h : un gros travail de vérification et de renseignements s’est mis en place, car les informations trouvées à ce moment-là sur les réseaux sociaux ne sont pas fiables.
Yann Gallic, reporteur présent à Bruxelles depuis l’arrestation de Salah Abdeslam. s’est rendu immédiatement vers l’aéroport de Bruxelles.

La responsabilité des journalistes
De nombreux auditeurs ont toujours l’impression que les journalistes nuisent au travail des policiers.
« Vous en dites trop », « Vous annoncez les opérations de police ». Pour Jacques : « Comment vos journalistes peuvent-ils se croire supérieurs aux victimes des attentats pour s’étonner dans le journal de 13 h que la Justice belge demande de la discrétion sur des infos qui peuvent gêner les enquêteurs ? »
Il faut soupeser chaque information ; il faut bien sûr retenir certaines informations pour ne pas nuire à l’enquête, mais c’est le travail des journalistes et du service Police-justice de France Inter de mesurer ce qui peut être annoncé et ce qu’il faut réserver quelque temps. Les spécialistes de la rédaction sont en contact avec les enquêteurs qui peuvent demander un délai avant de dévoiler une information.