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Bilan d’une année : qu’a fait le médiateur ?

2016-2017 : une année riche à l’écoute des auditeurs   Depuis la rentrée de septembre 2016, c’est évidemment la politique qui a dominé le gros de l’actualité. D’abord, la politique internationale avec l’élection de Donald Trump. Un certain nombre d’auditeurs ont reproché tout au long de l’année aux rédactions de critiquer en permanence le nouveau président américain ;… Lire la suite

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Les coulisses du Tour de France

Le traditionnel grand spectacle de l’été a débuté ce 1er juillet ; pendant trois semaines, il sillonne les routes de France, après un départ d’Allemagne, il est passé par la Belgique et le Luxembourg. Le Tour de France attire toujours autant les foules et les auditeurs de franceinfo. Des auditeurs qui aimeraient visiter les coulisses de ce grand cirque. Sur la route du Tour, Benoit Gégout, le chargé de production de l’événement est au micro du Médiateur.

 

Sur le Tour de France, les auditeurs connaissent les journalistes, les motards, les techniciens, mais pas le chargé de production de Radio France. Il est pourtant le grand ordonnateur de ces trois semaines folles d’émissions en direct.
Comment se prépare le Tour de France pour toutes les radios de Radio France ? Rappelons que depuis 4 ans, franceinfo et France Bleu sont les radios officielles du Tour.

Fanny Lechevestrier et Marcos Darras / © Alain Faucher
Fanny Lechevestrier et Marcos Darras / © Alain Faucher

Combien de temps de préparation ?
La préparation et les repérages se font plusieurs mois à l’avance, dès le mois d’octobre, au moment où le parcours est rendu officiel.

Combien de personnes sur place ? Combien de véhicules ?
25 personnes sur place, 2 régies techniques, 2 motos, 1 voiture de maintenance et 7 véhicules qui transportent les personnes d’étape en étape.

Comment se passe la journée de l’équipe Radio France ?
Les journées sur le Tour sont très longues de 8h à 21h environ.
A chaque étape, un studio est installé pour les directs et les interviews des coureurs.

Au cœur du peloton
Comment cela fonctionne-t-il pour les motos et les voitures des journalistes ?
Les techniciens/motards reçoivent une formation spécifique de la gendarmerie puisque les conditions de circulation sont très réglementées et dangereuses.

Quelles sont les plus grandes difficultés lors d’un Tour de France ?
Le côté itinérant peut représenter une contrainte au niveau technique, notamment pour les liaisons radio. Et il faut tous les jours démonter et remonter.

Stéphane Giuranna, l'avocat de Marcel Jacob, au palais de justice de Dijon (Côte-d'Or), le 16 juin 2017. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Faut-il reparler de l’affaire Grégory ?

Fallait-il ressortir l’affaire Grégory ? Comment travaille-t-on sur l’actualité de ce petit garçon assassiné il y a près de 33 ans ? Les auditeurs sont nombreux à poser ces questions au médiateur. Pour y répondre, Grégoire Lecalot, grand reporteur au service Reportages de franceinfo.

 

Pourquoi revient-on aujourd’hui sur cette très vieille affaire non élucidée ?

« Tout simplement parce qu’il y a du nouveau, et que c’est notre rôle d’informer. Notamment, il y a des actes d’enquête très forts. Il est donc normal de parler des derniers événements : des interpellations, mises en examen… Ce sont des faits très graves ; les enquêteurs le disent, ces personnes auraient participé à la mort de Grégory »

En termes d’actualité, en quoi cette affaire est-elle intéressante ?
Pour plusieurs auditeurs, comme Brigitte – qui le dit dans un langage très direct -, « cette affaire excite les journalistes, mais, nous, on s’en fout ». Ou Patrice : « En ressortant cette affaire, vous ne cherchez qu’à faire de l’audience ».

« On ne peut pas dire « on s’en fout »; il en serait de même alors pour toute l’actualité, entre ceux qui n’aiment pas la politique, le foot, etc. On est au-delà d’un fait divers « classique »… « un déroulement des faits hors normes, des erreurs judiciaires devenues des cas d’école »


C’est un assassinat avec dérives judiciaires, policières, journalistiques…

Le ressenti sur place
Cette affaire « plombe » depuis 33 ans la vie et les relations entre les habitants dans cette vallée des Vosges où l’assassinat a été commis.

« Il y a une véritable lassitude des habitants de ce petit village de la « Vologne » qui ne compte que 450 habitants. Toutefois, ils ont envie de savoir pour en finir avec cette affaire. Il y règne actuellement une ambiance de tension à cause de la présence de tous ces reporteurs, de toutes ces caméras… »

Les coulisses du reportage

« Dans une telle ambiance, il est difficile d’obtenir des témoignages. Pour faire leur métier, les journalistes sur place ont besoin de parler aux habitants du village, mais il faut le faire avec tact. Et il faut saluer leur patience »

 

 

 

François Bayrou au téléphone le 14 mai 2017 à Paris.  (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Les journalistes face aux pressions politiques

Un sujet agite beaucoup les rédactions et les auditeurs depuis quelques semaines : ce sont les pressions que le nouveau gouvernement semble vouloir effectuer sur les journalistes. Il y a d’abord eu le choix par l’Elysée des reporteurs habilités à suivre Emmanuel Macron au Mali, la plainte à la suite d’informations publiées par Libération et, enfin, le coup de fil de François Bayrou au directeur des Enquêtes et de l’Investigation de Radio France. Pour en parler, Patrick Eveno, président de l’Observatoire de Déontologie de l’Information et historien des médias, est au micro du médiateur.

 

Le coup de fil

Comment interpréter ce coup de fil du Garde des Sceaux à un journaliste, Jacques Monin, chef du service des enquêtes de Radio France ?

Ce sont des pratiques d’un autre âge. François Bayrou a véritablement exercé une pression sur le service d’enquête avec des menaces de poursuite. 

N’est-il pas risqué pour un homme politique de tenter de faire pression sur un journaliste ?

C’est très risqué puisque ça se sait tout de suite, ça ternit l’image de l’homme politique, de son parti et de son action. Il y aura toujours des gens qui essaieront d’influer dans un sens ou un autre. Le principal est que la rédaction n’y réponde pas et qu’elle fasse savoir quand il y a une menace. 

Retour dans les années 60-70

À cette époque, il est sûr que le directeur des Enquêtes et de l’Investigation aurait été « viré » immédiatement.

Il n’y aurait même pas eu d’enquête. À l’époque, la télévision et la radio étaient nationalisées et appartenaient à l’État. Le ministre de l’information écoutait les journaux, le téléphone à la main, et ordonnait la démission du journaliste. Il s’invitait même à la radio après chaque conseil des ministres pour faire le compte-rendu. 

Les enquêtes : une preuve d’indépendance des médias ?

Des auditeurs ont reproché les enquêtes sur François Fillon, les révélations sur Richard Ferrand, les mises en cause du MODEM ou du Front National; mais tout cela ne devrait-il pas plutôt rassurer les auditeurs ?

C’est l’éternel problème. Tout le monde est pour la transparence, mais moins quand cela touche le candidat qu’on soutient… 

 

 

Le logo Sanofi sur la façade d'un immeuble du groupe, à Paris, en 2014. (IMAGE POINT FR / BSIP / AFP)

Sanofi : Les coulisses d’une enquête complexe

Samedi 9 juin, franceinfo a diffusé une grande enquête d’investigations sur les pratiques sociales du puissant laboratoire pharmaceutique SANOFI. Cette enquête a provoqué de nombreuses réactions. Laetitia Saavedra journaliste enquêtrice à la direction des Enquêtes et de l’Investigation de Radio France et auteure de cette enquête, répond aux auditeurs.

De quoi s’agit-il ?

« Nous avons découvert après plusieurs mois de travail, qu’il existerait chez Sanofi un système de notation dévoyé. De nombreux managers ont affirmé avoir reçu des consignes de leur hiérarchie pour sous-noter des quotas de « mauvais salariés », en 2015 et en 2016.

Résultat : les managers ont dû parfois déclasser des bons éléments pour atteindre ces quotas. L’objectif serait de mieux les licencier. De faire un plan social qui ne dit pas son nom… »

Comment être sûr de ces informations ?

« Parmi les nombreux cadres supérieurs de Sanofi que j’ai interviewé, pas un, pas deux, ni trois, mais je dis bien de nombreux, parmi ces cadres, aucun n’est syndiqué. Ce sont des personnes qui ne s’expriment jamais sur leur entreprise, parce qu’elles y sont très attachées. Si elles ont accepté de témoigner, c’est parce qu’elles vivent très mal ce qu’on leur demande de faire. »

Comment cette enquête a-t-elle été menée ?

« La difficulté dans ce genre d’affaire, c’est de prouver, non pas que le classement des salariés dans des catégories de bons et de moins bons existe, parce que ça c’est légal… mais de prouver qu’il y a des quotas de « mauvais éléments » à respecter, parce ça c’est illicite depuis un arrêt de la cour de cassation en 2013.

Nous avons donc tenu à nous procurer deux types de preuves : d’abord, des témoignages de cadres supérieurs qui disent avoir sous-noté des salariés. Et puis 2ème type de preuves : des traces écrites. Elles sont rares car le plus souvent, les consignes sont données oralement ou alors par écrit mais à une liste très restreinte de la hiérarchie. »

Cette enquête a délié les langues à propos de cette pratique illégale ?

« Nous avons reçu énormément de tweets et de mails de salariés, de managers. Ils disent que ça ne se passe pas que chez SANOFI.
Et puis aussi beaucoup de mails de salariés de Sanofi comme par exemple  ce cadre qui nous écrit :

« Je suis salarié chez Sanofi et c’est exactement ce que vous décrivez. J’ai des collègues qui font partie des 10 à 15% de mauvais éléments demandés alors que ce sont d’excellents collaborateurs. »

Un autre manager, travaillant avec des agents de maîtrise, confirme qu’un système de sous-notation existerait bien chez Sanofi

« Je travaille depuis 33 ans chez sanofi et je peux vous assurer que tout ce que vous dîtes est vrai, y compris pour les agents de maîtrise. Le manager d’une équipe de 10 personnes n’a d’autre choix que d’en placer 2 voir plus en « en dessous du niveaux d’exigence attendu » et ce, quelque soit le niveau des collaborateurs. C’est un stress inadmissible qui conduit de nombreux salariés au « burn out »

Enfin, une cadre affirme que des collègues seraient victimes de la sous-notation forcée

« Merci pour votre émission ,je suis salariée chez Sanofi et j’ai des collègues qui ont été mal notés et c’est exactement ce que vous décrivez. Ils font partie des 10 à 15% demandés alors que ce sont d’excellents collaborateurs. Le DRH ment ».

 

Des officiers de police et des secouristes près du London Bridge après l'attaque, le 3 juin 2017, à Londres (Royaume-Uni). (DANIEL SORABJI / AFP)

La couverture des attentats

Attentat à Londres, à Manchester, à Kaboul, en Egypte… Ces derniers jours, plusieurs attentats islamistes ont frappé différents pays. Une actualité dramatique qui suscite systématiquement un grand nombre de réactions et de questions. Pour y répondre, Grégory Philipps, directeur-adjoint de la rédaction de franceinfo, au micro du médiateur des antennes

 


Ces attentats ont forcément ému les auditeurs qui apprécient la couverture de ces événements par franceinfo.
Mais pourquoi avoir donné plus d’importance aux attentats de Manchester et Londres, plutôt qu’à celui de Kaboul qui a fait 150 morts la semaine dernière : « Les morts d’où qu’ils soient n’ont-ils pas la même valeur ? » comme le remarque Christian.

Tous les attentats ont été couverts par la rédaction, mais effectivement, il y a eu une plus grande couverture pour ceux de Londres et de Manchester, car de nombreux Français vivent en Grande Bretagne; il existe un sentiment fort de proximité. Mais il faut préciser également que Kaboul est une ville dangereuse pour la sécurité des journalistes et qu’il est plus facile d’envoyer beaucoup de reporteurs à Londres.

Les coulisses d’une rédaction
Que se passe-t-il quand les journalistes apprennent qu’un attentat s’est produit ? « Nous sommes samedi dernier. Comment êtes-vous alertés ?  »

La première alerte est donnée par les réseaux sociaux ; on vérifie ces informations grâce au correspondant sur place avant de les donner à l’antenne. Ensuite, on enclenche le processus d’envoi des équipes  et de lancement des éditions spéciales.

Quels moyens techniques ?

La rédaction envoie plusieurs équipes composées d’un journaliste et d’un ou deux techniciens. Ils utilisent les liaisons satellite et 4G.

Les informations proviennent forcément de plusieurs sources.
Comment harmonisez-vous tout cela ?

L’agence interne de franceinfo joue un rôle essentiel : elle est composée de 15 personnes qui passent leur temps à vérifier les informations ; une fois validées, elles sont transmises à tous les présentateurs de la chaîne.

Enfin, une question revient systématiquement une fois les terroristes identifiés : « Pourquoi mettez-vous leur photo sur votre site ? Ce sont des terroristes qui n’ont pas à être glorifiés », écrit Alain. Il faut expliquer que les rédactions de Radio France, comme la plupart des médias français, ont adopté une position précise à propos du nom et des photos de terroriste…

Pas d’anonymisation pour éviter de tomber dans le piège de la théorie du complot… Les terroristes ont un nom; il faut le donner. Pour les illustrations, on utilise de simples photos d’identité et non des images de propagande.

 

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30 ans d’information continue

Jeudi 1er juin, franceinfo a soufflé ses 30 bougies,  30 ans d’information continue… Mais est-elle encore une « simple » radio ? Pour y répondre, et répondre aux auditeurs, Laurent Guimier ; il vient de quitter la direction de franceinfo pour prendre la tête de l’ensemble des antennes et des contenus de Radio France.


Franceinfo « média global », une réponse aux nouveaux besoins d’informations ?

Les auditeurs sont très vigilants et nombreux à faire part de leurs remarques au médiateur. Mais parmi toutes les remarques reçues, très peu sur le nouveau format de franceinfo, devenu « média global » en septembre dernier.

Le média global doit apporter le service là où le public se trouve : pour franceinfo, il s’agit donc de la télévision, la radio et internet. Les avis transmis par les auditeurs et les résultats d’audiences sont positifs. Les publics consomment de plus en plus d’information sur différents supports? mais les attentes restent les mêmes.


Quel succès pour franceinfo télé ? 

En revanche, soyons honnêtes, franceinfo télé, ça ne marche pas vraiment bien. Peu de présence sur le terrain, peu de reportages… Et une réactivité plus faible que la radio…

Le format choisi pour la chaîne du canal 27 est différent de celui de BFM, par exemple, qui est plus concentré sur les « breaking news ». La radio est plus réactive en cas d’édition spéciale, le but n’était pas de refaire la même rédaction à la télé mais d’avoir la possibilité de faire passer la radio à la télévision quand c’est nécessaire.


Les débuts d’une radio d’information continue

Petit retour il y a 30 ans. A l’époque, peu de monde, même au sein de Radio France, croyait à la réussite d’une radio d’information continue. Elle a pourtant rejoint le peloton de tête des radios nationales.

Rien n’a changé. La radio a toujours le même format : des journaux d’environ 7 mn et les différents rappels de titres qui permettent à l’auditeur de connaître l’actualité à n’importe quel moment.


Radio France : toutes les chaînes vers des médias globaux ?

Désormais à la tête de toutes les antennes de Radio France, vous souhaitez que toutes les chaines deviennent des médias globaux. Ce sera sur le même principe que franceinfo ?

Toutes les chaînes de Radio France sont différentes, elles n’ont pas le même public. Le principe d’un média global est d’aller trouver le public là où il se trouve, nous allons donc réfléchir à d’autres supports qui correspondent à chaque chaîne.

 

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Franceinfo a 30 ans !

Le 1er juin 1987, la radio franceinfo inventait le premier media tout-info d’Europe et s’inscrivait dès sa création comme la référence de l’information en France. En 2017, franceinfo s’écoute à la radio, se lit sur les écrans numériques et se regarde à la télévision, toujours concentrée sur un objectif : une information fiable produite 24h/24… Lire la suite

Jean-Christophe Bourdillat/Radio France

L’équité, et non l’égalité, des temps de parole pour les législatives

Tous les candidats aux élections législatives sont désormais connus. Une nouvelle campagne s’est ouverte ce 22 mai avec, à nouveau, des règles très strictes pour la radio et la télévision. Des règles fondées sur la loi et précisées par le CSA, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Des auditeurs s’interrogent sur la gestion des temps de parole…. Lire la suite

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Pourquoi ne pas laisser parler les invités politiques ?

Avec cette campagne électorale atypique – les partis politiques malmenés, des candidats pas vraiment attendus et des programmes différents -, on a senti un véritable intérêt des auditeurs pour les invités politiques.  Sur franceinfo, le grand rendez-vous est le « 8h30 Aphatie », dirigé par Jean-Michel Aphatie. Un rendez-vous très suivi, mais qui suscite un grand nombre de réactions d’auditeurs. Pour leur répondre, Jean-Michel Apathie au micro du Médiateur des antennes, Bruno Denaes.

 

 

Le Médiateur a reçu des milliers de messages à propos de la campagne électorale. La grande attente des auditeurs était d’en savoir plus sur les projets, les propositions, les combats, les certitudes ou les incertitudes des candidats.  A l’image de Jérôme, qui écrit : « Pouvez-vous arrêter de chercher à tout prix le « buzz » et la petite phrase en demandant systématiquement à vos invités de commenter le commentaire répondant lui-même à un autre commentaire ? On n’en finit pas et on n’apprend strictement rien »

Ce qui fonde les questions, c’est le débat politique; l’intervieweur cherche à comprendre et à faire progresser le débat et non à faire le « buzz ». Il s’agit de renseigner et d’informer l’auditeur, non de chercher à obtenir à tout prix la reprise d’une petite phrase par une dépêche AFP, explique Jean-Michel Aphatie.

Globalement, et on le voit avec les résultats électoraux, les auditeurs sont très en attente de concret et beaucoup moins de politique politicienne. «  A 8h30, vos journalistes ne s’intéressent qu’à des querelles, des débats sans intérêt, nous écrit Andréa. C’est vrai qu’il est plus facile de faire réagir un invité à une déclaration plutôt que d’approfondir une question économique ou une proposition fiscale ou sociale ».

De nombreux sujets ont été abordés, dont la Syrie, les fonctionnaires, le déficit budgétaire… Une question en apparence plus politicienne peut faire « disparaître » les autres questions dans l’esprit d’un auditeur qui n’apprécie pas ce type de sujet. 

Pourquoi ne pas laisser l’invité s’exprimer complètement ?
Une des plus nombreuses remarques reçues concerne les réponses. Selon Pierre : « Les intervieweurs semblent attacher plus d’importance à leurs questions qu’aux réponses. Systématiquement, les réponses sont coupées, avant que l’invité n’ait pu développer ses arguments. C’est insupportable et frustrant ».

L’interruption est certes inconfortable ; mais dans le cas d’une interview, le temps est compté, et lorsqu’un invité se lance dans une réponse qui ne va pas tout de suite au sujet ou qu’il tente d’éluder la question, il est normal que nous essayons de « recadrer » pour obtenir une réponse informative. Le but n’est pas d’interrompre l’invité…

Les auditeurs ont souvent une impression de « cacophonie ».
« Deux ou trois des quatre intervieweurs interviennent en même temps, alors que l’invité est en train de répondre. On n’y comprend plus rien », écrit Catherine.

« C’est vrai que nous devrions faire un effort pour éviter parfois de tous parler en même temps. »