Le « blackout » belge : un modèle ?

Le blackout belge  un modele

Retour sur le rôle et la responsabilité des journalistes lorsque une enquête est en cours comme c’est le cas pour celle des attentats du 13 novembre dernier.
Pour en parler Laurent Guimier, directeur de France Info au mirco du Médiateur, Bruno Denaes ce 28 novembre
Le blackout opéré par les médias belges ce dimanche 22 novembre et en début de semaine à la demande des autorités : Il s’agissait de ne pas évoquer les opérations de police en cours.
Les journalistes français ont-ils respecté cette consigne ? Complètement respecté en Belgique, même par les Belges eux-mêmes sur les réseaux sociaux (ils envoyaient d’ailleurs des photos de chat)
France Info a fait confiance à Quentin Dickinson son correspond à Bruxelles et par ricochet a respecté un blackout adressé aux médias nationaux.

Un tel blackout de l’information serait-il envisageable en France ? Il y a Adrien, par exemple, qui écrivait au moment des opérations du RAID à Saint-Denis : « Un blackout total et immédiat serait vraiment intelligent ».
Ce type de situation, ne s’est pas encore présenté en France. Mais les Autorités ont demandé aux médias Français de ne pas divulguer d’information.
Les journalistes doivent se conformer à la loi mais ont également le devoir d’informer. Ils entretiennent également des relations avec leurs sources, à ne pas trahir.

Rôle et Contrôle du CSA
Le CSA qui est un peu le « gendarme » de l’audiovisuel a constaté  « avec satisfaction, qu’il n’avait pas relevé de manquement dans l’exercice de la responsabilité éditoriale des radios et des télévisions »
Juste après les attentats, le CSA avait communiqué avec les médias pour qu’ils n’interfèrent pas dans les opérations de police.

Depuis le 13 novembre, la crédibilité des journalistes, en faisant preuve de responsabilité, a augmenté. Les médias ont beaucoup progressé depuis « Charlie »

Le succès des informations est effrayant sur les réseaux sociaux et les sites non professionnels, des infos totalement non vérifiées, parce que lancées par des non-journalistes, voire des extrémistes.
C’est effrayant, si on y croit. France Info est très présent sur les réseaux sociaux mais avec des sources crédibles

Suite aux traitements des attentats, France Info a reçu de très nombreux messages de soutien et de félicitations.

A écouter également : Attentats : dans les coulisses du service Police Justice