Trop de sport à l’antenne ?

Trop de sport à l'antenne

Le rendez-vous du Médiateur sur France Info ce 26 septembre avec Erik Kervellec directeur de la rédaction

Les auditeurs s’en prennent à la place du sport sur France Info, notamment, avec le début de la Coupe du monde de rugby
Il y a par exemple Arnaud qui nous écrit : « Faire une émission spéciale pour le lancement de la Coupe du monde, c’était un peu trop ».

L’émission spéciale Coupe du monde de rugby, était-ce vraiment en trop ? Erik Kervellec répond :
Il s’agissait de la première journée de la coupe du monde, avec une journée spéciale à Londres : on ne peut pas parler de « trop »sur un événement majeur. C’était de toutes façons la place de France Info de le couvrir.

On sait que le sport est, comme on dit dans le jargon journalistique, « clivant ». Un autre message : « Je trouve que le niveau général baisse. Vous accordez une place démesurée aux sports, alors que beaucoup de gens s’en fichent. Si on s’y intéresse, on lit l’Equipe ».
France Info ne craint pas de perdre tous ces auditeurs qui se moquent du match Rennes-Troyes  ou, en rubgy, Italie-Canada ?
Une question que se pose souvent la rédaction de France ; ces matchs font l’objet de points réguliers à l’antenne, mais ne sont jamais diffusés dans leur intégralité.
Tous les sports et tous les sujets sont abordés sur la chaîne. 

Alexandra pose aussi en quelque sorte l’éternelle question « du pain et des jeux », notion lancée par les Romains pour que le peuple soit satisfait. Pour simplifier, parler de « cette chose superficielle, dit Alexandra, – courir derrière un ballon –»  évite de parler des sujets qui fâchent.
« C’est un faux procès » rétorque Erik Kervellec ; la rédaction reçoit autant de mails dans ce sens que ceux qui disent le contraire.
Il y a d’autres façons de traiter le sport, par le biais de l’économie, les affaires (exemple avec le scandale survenu au sein de la FIFA.
Tous les sujets sont clivants.

il y a aussi celles et ceux qui aimeraient que l’on parle des « autres » sports. Guislaine, par exemple, se dit « plus qu’étonnée de n’entendre aucune mention, samedi dernier, du match gagné par les footballeuses françaises face aux Brésiliennes »…
La hierarchie du sport déplait.