Les morts célèbres et la hierarchie de l’information

Les morts célèbres et la hierarchie de l'info

Michel Delpech, Pierre Boulez, Michel Galabru, David Bowie,  André Courrèges, André Turcat, Ettore Scola, Edmonde Charles Roux, etc, etc, nous ne sommes pas loin d’une quinzaine de « morts célèbres » depuis le 5 janvier. Avec, à chaque fois, des hommages plus ou moins importants à l’antenne.
Plusieurs réactions d’auditeurs à ce sujet :
« STOP, on en a assez de tous ces hommages. Et que devient le reste de l’actualité ?  »

Pour répondre à ces questions, Gregory Phillips, directeur adjoint de la rédaction de France Info, au micro du Médiateur des antennes, Bruno Denaes ce 23 janvier
Evidemment, la rédaction de France Info n’est pas responsable du nombre de personnalités décédées, et elle ne peut pas ne pas les évoquer. Et cela ne s’est pas fait au détriment des autres informations.

C’est surtout l’hommage à David Bowie qui a focalisé le plus grand nombre de réactions. Marc nous écrit : « Je respecte le chanteur qui a marqué toute une époque, mais trouve absolument excessif le temps d’antenne qui lui a été consacré ». Et Christophe ajoute : « Etait-ce si important que l’on bouscule toute l’antenne pour ne parler que de Bowie ? ».
Bowie était un artiste complet qui a accompagné et qui a évolué avec la société britannique et occidentale. Quant à Michel Delpech qui a raconté les années 70 dans ses chansons, il était très présent dans la vie des Français.

il y a les auditeurs qui estiment que l’on en a fait trop pour Michel Delpech, David Bowie ou Michel Galabru, et pas assez pour Pierre Boulez.
Y a-t-il une « hiérarchie » ?
Boulez était certes moins populaire, mais Jean-Michel Dhuez, le spécialiste musique classique de France Info, en a beaucoup parlé sur l’antenne en expliquant Boulez et son oeuvre.

Comment cela se passe-t-il dans une rédaction, quand on apprend la mort d’une célébrité ?
Exemple pour David Bowie : l’information apparaît sur les réseaux sociaux, tout d’abord sur le compte officiel Facebook de l’artiste. Ensuite, la rédaction doit impérativement vérifier (les fausses infos sont nombreuses sur les réseaux sociaux): l’attaché de presse confirme l’information auprès de la BBC. France Info annonce alors le décès de l’artiste.

A peine annoncée, la mort d’une personnalité fait rapidement l’objet d’un reportage ou d’un sujet à l’antenne.
Dans le jargon journalistique, des nécrologies sont déjà prêtes au « marbre » pour être diffusées dès l’annonce de la mort d’une personnalité. Le Monde, par exemple, en compte 300 déjà prêtes. A France Info, beaucoup moins, mais la radio est un média plus facilement réactif.

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