@franceinfo

Présidentielle : bilan d’une campagne électorale

Dimanche 23 avril, les Français connaîtront les deux finalistes en lice pour la présidence de la République.
Ce 21 avril, a pris fin la campagne électorale de ce 1er tour. Une campagne assortie de règles très strictes pour les radios et télévisions, règles contrôlées minutieusement par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, le CSA. Erik Kervellec, le directeur de la rédaction, est au micro du Médiateur des antennes, pour tirer le bilan de cette campagne.

Ces dernières semaines, les militants de tous bords se sont acharnés sur les journalistes. Bruno Denaes a reçu de nombreux messages d’auditeurs accusant franceinfo, mais aussi les autres chaines, d’oublier systématiquement de citer leur candidat préféré et de ne parler, bien sûr, que des autres, de ceux qu’ils ne soutiennent pas…
Chaque camp a envoyé ce même type de remarques. En définitive, ces protestations montrent évidemment que franceinfo a donné la parole à tous les candidats.

Finalement, le système très contraignant du temps de parole contrôlé par le CSA n’est-il pas un moyen de prouver le parfait respect des équilibres ?
Les comptes ont été tenus et transmis au CSA ; c’est cela qui fait foi.

Les principales difficultés rencontrées ?
La prise en compte du temps de parole mais, en plus, depuis cette élection, la prise en compte du temps d’antenne : une comptabilité des interventions politiques des journalistes, des experts… De plus, il a fallu également composer avec l’actualité (exemple avec l’attentat du 20 avril au soir sur les Champs Elysées : franceinfo est passée en édition spéciale)
► comprendre la complexité du temps de parole 

A l’ère du numérique et des réseaux sociaux, seul l’audiovisuel continue de subir des contraintes. N’est-ce pas anachronique ?
C’est incongru : la presse écrite et les sites internet y ont échappé.

N’est-ce pas un peu pareil demain avec l’interdiction de donner toute estimation des résultats avant 20 heures ?
Or, les journalistes des pays voisins les diffusent souvent bien sur internet ; et de la France, n’importe qui peut les trouver.
C’est vrai – on peut parler d’hypocrisie -, mais c’est légitime que cela soit interdit en France jusqu’à la fermeture des bureaux de vote. Il ne faut pas influencer le choix des électeurs.

Le dispositif de la soirée électorale sur franceinfo
Il y a eu un investissement très important de toute la rédaction durant cette période électorale et il faut le saluer. Et ce n’est pas fini, puisque la rédaction sera mobilisée toute la soirée et toute la nuit. Et encore après…
Le résultat positif de cette campagne électorale est le nombre d’auditeurs gagnés par franceinfo : 225 00 de plus en un an. Une belle récompense pour toute l’équipe.

Les règles précises du CSA concernant le net
Ces règles s’appliqueront de la même façon pour le 2ème tour de scrutin, les 6 et 7 mai prochains.
Dès dimanche 20h, vous retrouverez toute liberté pour commenter plus librement les résultats sur cette page.

 

 

Jean-Marie Charon @JulietteFayollet

Les auditeurs, les journalistes et la campagne présidentielle

Le 23 avril, ce sera le premier tour de l’élection présidentielle. La campagne électorale est intense, passionnée et passionnelle. Ce côté passionnel se ressent dans les nombreux messages reçus. Pour évoquer cette campagne, Bruno Denaes reçoit Jean-Marie Charon, sociologue, spécialiste des médias. 

 

Des candidats « préférés » ? 

Commençons par un reproche récurrent : « Vous ne parlez que de Macron, le chouchou des médias ». D’où vient ce ressenti, alors que Radio France n’a aucun lien avec qui que ce soit et que la parole est donnée à tous ?

En fait, pour certains auditeurs, mais aussi pour les autres candidats, Emmanuel Macron, qui n’est pas un élu, qui n’a pas de parti, n’était pas attendu en haut des sondages. D’où cette crispation et cette impression de trop en parler… Sans compter que, vu justement ce qu’il représente d’inédit, il est logique que la presse s’intéresse particulièrement à lui.

Trop  pour le Front National ? 

A propos du Front National, une réaction intéressante de plusieurs auditeurs : beaucoup d’intervieweurs – volontairement ou involontairement – interrogent leurs invités non FN sur des thèmes typiquement FN (immigration, frontières, insécurité, peur, voile, etc) au risque de donner l’impression que ces thèmes sont majeurs dans la campagne. L’avez-vous ressenti ?

Ce qui est exact, c’est que les thèmes chers au Front National sont pas mal repris par d’autres hommes politiques. 

Sous la surveillance de certains candidats ? 

Dans les dossiers des messages reçus par le médiateur à propos des candidats, le plus gros concerne évidemment François Fillon et ses affaires, puis on trouve celui de François Asselineau qui a demandé à ses militants – nous en avons la preuve – de nous inonder de mails. Puis il y a celui de  Jean-Luc Mélenchon. Dossier intéressant, car le candidat a vraisemblablement demandé à ses militants de surveiller de près les journalistes. Tous les jours, nous recevons des messages accusant de ne pas avoir parlé de Jean-Luc Mélenchon dans tel journal, d’avoir diffusé un reportage sur tel meeting, mais pas celui de Mélenchon… Or, nous n’avons peut-être pas parlé de lui dans le journal de 7h, mais bien dans celui de 8h… Que dire de cette attitude très suspicieuse à l’égard de la presse ?

Cela ramène à la défiance entretenue par certains contre les médias. Cette défiance mène à une forme d’exaspération au moment d’événements importants et clivants. Certains militants ne voudraient entendre que leurs propres opinions et n’acceptent pas d’entendre d’autres points de vue. Quelques exemples: la « faute » de la presse en 2002 si Jean-Marie Le Pen arrive au second tour, la « manière » dont la presse a traité le mouvement Nuit debout…

Pour terminer, comment le sociologue juge-t-il le traitement par les médias de cette campagne assez singulière ?

Pour les médias, cette campagne a été très complexe: des candidats parfois inattendus, une réglementation du CSA pas très bien adaptée pour un traitement de fond et puis des rebondissements dans tous les sens… Et dans tout cela, cette volonté de faire au mieux.

Cuve de l'EPR de Flamanville © Maxppp / PQR Ouest France/Gilles Collas

Une enquête anti-nucléaire ?

L’enquête sur les défauts de la cuve de l’EPR de Flamanville dans Samedi-Investigation a fait réagir de nombreux auditeurs: y avait-il une prise de position contre le nucléaire ? Certains le pensent et l’ont écrit après la diffusion. Sylvain Tronchet, reporteur à la Direction Enquêtes-Investigation de Radio France, et auteur de cette enquête, est interrogé par Bruno… Lire la suite

secret-dinfo-franceinfo

Le cabinet noir et l’investigation

Cabinet noir, violation du secret de l’instruction, enquêtes sélectives, révélations dangereuses… Les réactions des auditeurs sont nombreuses, avec, également, un peu de curiosité à propos de l’investigation journalistique. Jacques Monin, directeur des Enquêtes et de l’Investigation à Radio France, est au micro du Médiateur.


L’histoire du « cabinet noir », cher à François Fillon, suscite de nombreux fantasmes chez certains auditeurs
, après la publication du livre « Bienvenue Place Beauvau ».

Ce genre d’officine existe-t-il pour, notamment, manipuler les journalistes et faire sortir des informations ? Un auditeur, Joseph, nous écrit par exemple : « Jamais je n’ai entendu un journaliste s’interroger sur les officines qui distillent les révélations : qui détient ce type d’informations ? ».

« Il faut revenir aux faits : François Fillon exhibe un livre et évoque un supposé cabinet qui agit contre lui (mais impossible de le prouver) … En réalité, les gens qui nous informent règlent parfois des comptes. Mais pour nous, journalistes, et pour les auditeurs, la seule vraie question à se poser: l’information est-elle vraie ou fausse ? Est-elle d’intérêt public ? Le rôle des journalistes est de la fournir après l’avoir vérifiée »

Des révélations qui faussent la campagne ?
Un autre auditeur, Jean-Philippe, s’insurge contre des révélations « pas neutres », dit-il, « qui faussent la campagne électorale et vous y contribuez ». N’est-on pas un peu dans la théorie du complot ?

« En fait, on ne fausse pas la campagne, mais on l’éclaire afin que les électeurs votent en connaissance de cause.
Aujourd’hui, sur l’affaire Fillon, certains faits sont avérés ». 

Comment les journalistes obtiennent-ils leurs informations ?
Comment les journalistes mènent-ils leurs investigations?

« Les sources sont multiples, mais les journalistes tiennent à préserver leurs sources ».

Ce 25 mars dans « Samedi investigation », Elodie Gueguen a enquêté sur la sécurité dans les aéroports et sur les failles. Des auditeurs, comme Josette, se sont étonnés de certaines informations : « Comment pouvez-vous donner les façons d’agir aux terroristes… Vous leur avez fourni une sorte de mode d’emploi ». Signaler des failles peut-il donner de mauvaises idées ?

« Les terroristes n’ont pas besoin de cela ; ils ont parfois une longueur d’avance par rapport à ce qu’on peut imaginer ; en réalité, c’est plutôt l’inverse. Nous montrons que les points faibles sont connus et que les autorités travaillent à combler les failles ».
« Et puis, il est légitime d’informer les auditeurs sur le coût engagé dans la sûreté des aéroports « 

Retrouvez toutes les enquêtes de secrets d’info

France Info diffuse chaque semaine « Samedi Investigation » : une enquête exclusive menée par des journalistes de Radio France, des reporteurs spécialisés dans ce domaine.

 

RFI

« Le pitch en live » de Bernard Cerquiglini

La semaine de la langue française s’achève ce 26 mars ; Radio France y est associé

A ce propos, le médiateur est régulièrement interpellé par des auditeurs très vigilants concernant notre vocabulaire. Bernard Cerquiglini, linguiste, professeur d’université et, entre autres, ancien Délégué général à la langue française est au micro du Médiateur

 

Des équivalents français aux anglicismes ?
L’un des thèmes de cette Semaine de la Langue française est l’emploi – ou le mauvais emploi – des anglicismes.
Plusieurs auditeurs n’ont pas apprécié des chroniques politiques évoquant des responsables servant de « go between » ou revenant « in the game », quand on ne leur conseillait pas d’inscrire leur projet sur leur « to do list »… Toutes ces expressions ont pourtant leur équivalent français ?

« Tous ont leur équivalent : to do list : sa liste de course, go between : un truchement …  ce sont des phénomènes de mode et la mode c’est ce qui se démode »

 

Le rôle des nouvelles technologies
Beaucoup d’anglicismes employés sur nos antennes sont souvent liés aux nouvelles technologies ou à l’informatique. « Nous attendons vos SMS et n’oubliez pas de liker ou d’envoyer un post sur la homepage. Retrouvez-nous en streaming et en live. Enfin, abonnez-vous à notre newsletter, sans craindre le big data ». C’est un peu la rançon du progrès

« Ce sont des inventions technologiques qui viennent avec le mot anglais ; exemple avec la « home page » page d’accueil
Peut-on inverser cette tendance ? « Il faut mettre en circulation des termes transparents et le français réagit très bien »

Cette Semaine de la Langue française essaie de promouvoir des mots français, comme « Canular » plutôt que « Hoax », « Nuage » plutôt que « Cloud ». J’ai aussi découvert un joli mot « Télésnober » ; que signifie-t-il et a-t-il une chance d’être réellement adopté ?

« Adoption prochaine de ce mot qui signifie consulter son téléphone quand on est face à quelqu’un : c’est vraiment d’actualité ! »

 

Le pluriel des mots étrangers devenus français. Damien nous écrit : « Certains de vos journalistes s’obstinent à parler de « scenarii ». Or, le pluriel français est « des scénarios », avec un s ». Damien a-t-il raison ? Un média, des médias / Un bravo, des bravos

Pour allez plus loin >>> Bernard Cerquiglini, linguiste et auteur du livre : « Enrichissez-vous : parlez francophone », édité chez Larousse.

Jean-Christophe Bourdillat/Radio France

Trop de Macron, trop de FN ?

C’est une campagne électorale bien particulière à laquelle nous assistons. Et les auditeurs attendent beaucoup des journalistes pour mieux comprendre les projets qui s’affrontent. Ils restent parfois sur leur faim. Pour leur répondre, Erik Kervellec, directeur de la rédaction de franceinfo.


Les interviews politiques

Les auditeurs font preuve d’un énorme intérêt pour mieux connaitre les candidats, leur programme et leurs projets de réformes. Et, dans ce sens, ils sont nombreux à trouver que les interviews politiques, notamment à 8h30, sont « superficielles, politiciennes », tournées vers le « buzz » et non le fond. « Vous coupez en permanence vos invités, ils ne peuvent développer leurs idées, nous dit Arnaud. C’est une cacophonie permanente ». Peut-on espérer plus de sérénité ?

« A 8h30, il y a beaucoup de monde dans le studio (4 journalistes), mais c’est un choix éditorial : un politique face à la rédaction. C’est vrai que cela vire parfois à la cacophonie; nous réfléchissons à améliorer l’émission. Toutefois, l’émission évite la « langue de bois ». Et puis, pour développer le fond des programmes, il y a un autre rendez-vous  « Dossier de candidatures » qui analyse les projets de chaque candidat à tour de rôle ».

Les petits candidats
Toujours dans leur quête de faire le bon choix le 23 avril, beaucoup d’auditeurs se demandent pourquoi ceux que l’on appelle les « petits candidats », comme François Asselineau, Philippe Poutou, Rama Yade ou Charlotte Marchandise, par exemple, ne passent pas sur les antennes…

« Ils passent, mais beaucoup moins ; il s’agit du respect de l’équité imposé par le CSA. Ces candidats sont exposés à la hauteur de leur poids électoral ».

Franceinfo fait-elle la campagne de Macron ?

« …Et pourtant le CSA a fait remarqué à France Info qu’on ne l’entend pas assez ; il s’agit surtout d’un élément de langage utilisé par les autres candidats ».

Cela dit, beaucoup d’auditeurs, comme Julie, trouvent que l’on entend trop le Front National et Marine Le Pen. Le CSA, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, a, lui, un autre avis…

 » Franceinfo  n’a pas assez donné la parole au Front National, estime le CSA. Explications: les leaders du FN ont d’abord massivement refusé les invitations de franceinfo et puis, ils sont moins nombreux que dans les autres partis, donc peu d’interlocuteurs à solliciter. D’où, aussi, cette impression de trop les entendre… »

 

Radio France
Radio France

Mais tous les candidat(e)s à l’élection présidentielle 2017 seront mercredi sur franceinfo
à l’occasion du Rassemblement républicain des maires de France, à la Maison de la radio

A l’occasion du Rassemblement des maires et des présidents d’intercommunalités organisé par l’Association des Maires de France à la Maison de la radio, franceinfo, partenaire de l’événement, recevra en direct et en simultané sur ses antennes radio et télé, tous les candidat(e)s à l’élection présidentielle ayant recueilli les 500 signatures nécessaires.
Tout au long de la journée, après avoir été invités à se prononcer et s’engager sur un Manifeste pour des communes fortes et vivantes au service des citoyens, les candidats se succéderont en direct au micro de Jean-François Achilli sur toutes les antennes de franceinfo.

 

@RadioFrance/Mathieu Grenon

Où sont les invitées femmes ?

La place des femmes sur les antennes du groupe Radio France… Ce 8 mars, la traditionnelle Journée internationale des droits des femmes a été l’occasion de rappeler que les médias avaient encore des progrès à faire. Anne Sérode, directrice de la radio FIP, mais aussi présidente du Comité diversité de Radio France, est au micro du médiateur des antennes.


Priorité aux hommes ?

En cette période électorale, les invités politiques ou les spécialistes se succèdent sur franceinfo. Mais plusieurs auditeurs font cette remarque – pas que des auditrices d’ailleurs – : « Vous invitez beaucoup plus d’hommes que de femmes ». En février, Evelyne avait écrit à propos du rendez-vous quotidien « Moi président » : « On n’entend que des hommes : 31 sur 38 invités, si j’ai bien compté ».

« On sait aujourd’hui, répond Anne Sérode, que 64% des gens qui prennent la parole sur nos antennes sont des hommes.  Et on ne parle pas que de France Info, mais de France Inter, France Culture, Mouv, France Musique et Fip.  Ce chiffre inclut les journalistes, chroniqueurs, animateurs, de même que les invités que ce soit à titre d’experts ou d’invités d’actualité, culturels, politiques, etc.

En France, les leaders politiques hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes

C’est le cœur du débat : la radio peut-elle aller plus vite que la société ?  Quand on sait que 16% des femmes sont maires . Nette progression chez les conseillères notamment en raison des lois qui ont imposé la présence des femmes, mais elles sont encore très minoritaires dans les postes de direction, de présidente.  Et à l’Assemblée nationale et au Sénat, nous sommes encore autour de 25-27 pour cent.  Donc difficile pour une radio d’avoir une parité d’invités politiques à l’antenne dans ces conditions.

Côté expertes, la plupart des politologues qu’on entend le plus souvent sont également des hommes. Pourquoi ?

Quand Radio France fait appel à une expertise, peu importe le domaine, on constate que les hommes monopolisent encore le débat… seules 28% des invités experts sont des femmes….
Le problème des femmes n’est pas tant le fait qu’elles doutent, c’est sain de douter, mais c’est qu’elles doutent à voix haute et de fait, font douter leur interlocuteur.

Les engagements pris par Radio France ?

Le président de Radio France, Mathieu Gallet, a pris un engagement important cette semaine : nous nous engageons à augmenter de 5 % par année le nombre de femmes expertes à l’antenne et le nombre de femmes présentes globalement sur nos antennes.  Ce qui veut dire que, dans trois ans, 40% des gens que vous entendrez sur nos antennes seront des femmes et le tiers des experts seront des expertes.

Pour faire avancer les choses, Radio France et France Télévisions ont lancé un Guide des expertes.

C’est un site dans lequel Radio France a investi financièrement aux côtés de France TV avec le groupe Egaé afin de donner un outil supplémentaire aux équipes.  Ce site est accessible au grand public ».

https://expertes.fr/

Le machisme est-il encore dominant dans les médias, par exemple par rapport au Canada ?
Interpellation des auditeurs également à propos de chroniqueurs politiques qui évoquent Ségolène, Hillary, Najat, en omettant leur nom. Ce qu’on ne fait pas avec François, Donald ou Manuel…

« C’est une familiarité qui laisse sous-entendre que les femmes en politique, c’est moins sérieux, on y donne moins d’importance et on y accorde moins de respect.  Les auditeurs sont précieux dans ce combat, car leurs commentaires sont lus et relayés… »

 

sondages

Peut-on se passer des sondages ?

Pourquoi continuer de donner les résultats de sondages ? « Ils se sont tous trompés sur les récentes élections« . Les auditeurs sont nombreux à envoyer ce genre de réaction. Bruno Denaes reçoit Brice Teinturier, directeur général de l’Institut IPSOS.   La confiance dans les sondages « Après le Brexit, l’élection de Trump, la Primaire à droite, comment peut-on… Lire la suite

franceinfo

Précisions sur une note mal comprise

Une phrase mal formulée par une journaliste et des auditeurs s’empressent de le signaler au médiateur. C’est normal, mais certains interprètent et imaginent un parti pris. Lundi soir, le « Débrief politique » sur franceinfo s’achève comme à l’accoutumée par « La note du débrief ». « Celle-ci, donnée par la rédaction, juge la forme d’une stratégie politique, jamais le… Lire la suite

MAXPPP

Questions autour de l’affaire Théo

Les journalistes ont-ils fait de Théo un héros ? Ou, au contraire, ne parlent-ils pas assez des violences policières ?

Le Médiateur a reçu de nombreux messages d’auditeurs à propos de l’interpellation très violente de ce jeune homme d’Aulnay-sous-Bois. Pour répondre aux auditeurs, Stéphane Pair, du service Police/Justice de franceinfo.

 

Le sens des mots
selon leurs opinions, les auditeurs n’entendent pas forcément les informations de la même manière. Ainsi, Didier s’étonne que l’on dise souvent « viol présumé » ou « soupçon de viol », « alors que le viol de Théo avec une matraque est avéré. Pourquoi développer ce doute et ce soutien, volontaire ou involontaire, à la police ? »

« Dans cette affaire, franceinfo ne soutient pas la police et n’a pas de compte à rendre au Ministère. Nous avons relaté les faits ; une procédure est en cours pour viol aggravé. Ce que dit le droit : tant qu’une affaire est en cours, il y a présomption d’innocence.

Pourquoi Théo n’a-t-il pas de nom de famille ?
On parle de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré, mais c’est Théo tout court…

« Aucune volonté de la part des journalistes de taire le nom de famille de Théo et la famille n’a donné aucune consigne »

Les journalistes ont-ils fait de Théo un héros ?
alors qu’il s’était opposé à un contrôle d’identité. Pour Elise, par exemple, « vous avez diffusé un reportage sur des jeunes qui trouvent que la police les harcèle et qu’elle est raciste. Mais vous n’avez pas mis en perspective le fait que la police vient perturber le lucratif commerce de la drogue de ces jeunes ».

« Dans un reportage, il est difficile de donner la parole à tous. Mais franceinfo rend compte également du travail difficile des policiers dans ces quartiers. »

Amalgames entre tous les policiers
Evidemment, tout cela n’excuse en aucune manière ce qu’a subi Théo. Mais des auditeurs trouvent qu’il y a « beaucoup d’amalgames entre tous les policiers – plébiscités au moment des attentats – et cette patrouille aux actes inqualifiables ». « Les policiers, nous dit Benoit, font face à des violences de plus en plus importantes, comme avec les casseurs des manifestations ou les dealers qui incendient les voitures de police ».