Gilets Jaunes : les médias en font-ils trop ?

© JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

« La couverture médiatique du mouvement des Gilets jaunes est d’une ampleur extravagante. » Ce propos d’une auditrice résume à lui seul les centaines mails reçus à ce sujet. De nombreux auditeurs estiment que les rédactions sont trop complaisantes avec ce mouvement, d’autres constatent qu’il n’y a aucun débat de fond et que la majorité silencieuse le reste tristement, même sur nos antennes. L’attachement au principe du contradictoire motive la publication de vos réactions et de vos points de vue.

Question à tous les journalistes de Radio France et de France Inter et France Info en particulier : pourquoi cette absence de distance critique face au mouvement des « Gilets jaunes »? Je trouve les reportages un peu trop moutonniers comme toute la presse radio TV en général. Quand des gilets jaunes  forcent à porter ou montrer un gilet pour passer, tambourinent sur votre véhicule,  ce n’est pas du  libre usage de la démocratie. c’est de la contrainte. cette fois-ci pas d’usager « pris en otage ». Pourquoi cette complaisance ? J’attends de mes radios préférées un regard juste et critique. Enfin, je suis pour les taxes, car elles sont pour les services communs à tous (armées, Police, hôpitaux, pompiers, écoles, etc.). Les impôts sont indispensables. Il faut aussi en faire la pédagogie ! Et enfin, l’Etat, c’est nous !

Je suis une fidèle auditrice de vos émissions que ce soit sur France info ou France inter, j’apprécie la manière dont vous traitez l’information. Je tiens à vous faire part de ma déception dans le traitement de votre info sur les gilets jaunes, vous ne donnez la parole qu’à 300000 personnes sur une population de 60 millions de français. j’ai l’impression en écoutant la radio d’être face à une conversation de bistrot et j’en suis désolée. Demandez leur quelles sont leurs solutions pour protéger l’environnement ? Faites parler ceux qui ne se prononcent pas, qui veulent juste aller travailler sereinement ou qui sont favorables à ces dispositions car nous devons avancer et protéger notre planète, nous devons tous nous y mettre. Parlez du nombre de personnes qui souffrent de maladies ou décèdent à cause de la pollution. En résumé, faites votre travail de journaliste que vous savez si bien faire en temps normal, ne cédez pas au populisme. Merci à vous, bon courage, cordialement

Ma radio est-elle, officiellement, partenaire de l’opération Gilets jaunes ?
Car, ce matin, pas un sujet sans la mention « Gilets jaunes »…

J’écoute en ce moment France Info via internet […] le journaliste a appelé à la prudence en demandant aux auditeurs de ne pas monter sur les ronds points. Il a ajouté qu’il fallait que tout se passe calmement. Ce genre de propos relève-t-il du journalisme ? Pourquoi ne pas encourager les gilets jaunes à respecter ceux qui veulent aller travailler ? Pourquoi ne pas souligner la façon dont des blocages illégaux mettent en danger les automobilistes ? Pourquoi ne pas inviter les gilets jaunes à faire preuve de civisme en laissant passer les automobilistes qui souhaitent circuler ? Pourquoi faire uniquement la morale à ceux qui sont contre les gilets jaunes ? La partialité du journaliste à l’antenne est évidente, et je la regrette sur une radio publique. Ce genre d’attitude nourrit la défiance des citoyens vis-à-vis des médias traditionnels. Un auditeur perplexe.

Vous ne rapportez plus de l’information, vous la créez. Si les gilets jaunes sont dans la rue c’est parce que vous en parlez, portez des jugements sur ce mouvement.  Faites votre travail de journalistes, arrêter de créer l’événement.

Nous sommes des petits salariés du bas de la classe moyenne. Nous devrions être de gauche mais impossible depuis des décennies de voter socialiste, au regard de l’irresponsabilité des dirigeants de ce parti et de leurs alliés syndicalistes ( CGT, SUD et FO), tous destructeurs de l’économie française. Nous votions donc pour la droite républicaine avant de voter pour LREM. Nous sommes aujourd’hui scandalisés de voir cette droite républicaine descendre dans les bas-fonds populistes et se mélanger aux extrêmes de gauche et de droite. Emmanuel MACRON et Edouard PHILIPPE, avec leurs équipes, nous démontrent quotidiennement leur volonté de remettre le pays debout face à la tourmente mondiale. Il y a longtemps que la France n’avait pas eu de grands Hommes d’Etat de ce niveau. Les gilets jaunes se trompent de cible. Une fois de plus nos enfants paieront cette manifestation d’ultra-minorités très médiatisées, sans réponse possible de la majorité silencieuse.

J’aurais souhaité que les journaux de France Culture et surtout France Inter partagent de manière équilibrée les interviews des « gilets jaunes  » et de ceux qui pensent que ces gens n’ont rien compris au fonctionnement d’une démocratie représentative et le respectent pas … Il me semble important que les radios publiques ne cherchent pas le buzz en privilégiant la facilité, la démagogie, le sensationnel … Mais je vous aime quand même, bien sûr … Bien respectueusement.

Le compte à rebours du samedi 17 a commencé, il y a environ 3 semaines. Bravo pour la publicité !
A part, un entretien au journal de 13h avec Pascal Camphin, et le Téléphone Sonne de vendredi 16, il n’y a eu aucune émission de débat de fond sur les mobilités et le diesel.
Il est bien dommage qu’une chaîne publique n’alimente pas la réflexion des citoyens sur des problèmes cruciaux. Les manifestations réussies sur le climat ont été à peine évoquées et uniquement la veille et le jour même. […]

Pas beaucoup de place laissée à la majorité silencieuse qui pense qu’il y a question de manipulation par une opposition systématique. Mais où va-t-on ??? Jamais on arrive à réformer ce pays ??

Vous allez consacrer beaucoup de temps aux 200 000 manifestants gilets jaunes ? Allez-vous donner un peu la parole aux 67 millions qui n’ont pas bougés ? Parmi ces français, certains comme moi, sont opposés au mouvement mais ne sont pas sortis pour ne pas créer d’incident. N’allez-vous donner la parole qu’à cette infime minorité qui a cassé et privé de liberté de se déplacer les français ? Pourquoi ?

On n’en peut plus d’entendre parler des Gilets Jaunes, une bande de blaireaux à qui vous offrez une tribune. Leur colère est incohérente, populiste et parfois nauséabonde. Vous ne parlez que de cela, c’est insupportable. Votre parti pris est incroyable.

Traitement de l’information ( journal et point info trafic) sans neutralité, ouvertement favorable au mouvement des gilets jaunes, ne mentionnant pas les propos homophobes, racistes, sexistes ainsi que les menaces envers les personnes ne partageant pas les opinions de ces milices . (un auditeur de France Bleu)

Bonjour, je suis étonné du peu de recul ces jours-ci de la ligne éditoriale de France Inter et de tous les médias en général sur la question de la « colère des français ». Tous les invités (95% ?) et le temps d’antenne (99% ?) sont plus ou moins pro-gilets jaunes. Quand ferez-vous de la pédagogie et non du sensationnel pour expliquer que si on ne fait rien en terme de coût de la tonne de Carbone, on se crashera dans le mur ? France Inter a pourtant le cœur sur la main et présente souvent des programmes intelligents, mais ces jours-ci, où est le contrepoint ? Quand interrogera-t-on des personnes du GIEC, des Hulot, Larroutturou, Jancovici, Aberkane… plutôt que d’entendre les inepties répétées des Wauqiez, Le Pen, et j’en passe ? On croirait presque du second degré… mais trop c’est trop. D’habitude j’écoute FI plusieurs heures par semaine, mais cette semaine je coupe le son car ça me fatigue que vous soyez tombés dans la nasse, aussi bas et à aussi courte vue. En attendant des jours meilleurs…

Au journal de 13h ce 19 novembre, la rédaction de FI s’est montrée nettement favorable à l’action des Gilets Jaunes, allant jusqu’à offrir une tribune à un auto-proclamé porte-parole de ce mouvement. Par contre, on entend peu les citoyens opposés à ces actions illégales, aux entraves à la circulation, aux dégradations et aux blocages des commerces.
La montée en puissance de ce mouvement est largement la conséquence de la caisse de résonance qu’ont offerte les médias à ses initiateurs, dont les motivations n’étaient pas toujours très claires. La fameuse vidéo virale vue des millions de fois n’est devenue virale que parce que toutes les télés et toutes les radios en ont parlé en boucle pendant plusieurs jours, allant jusqu’à inviter cette dame à venir s’exprimer librement sur leurs antennes.
Une autre critique : attention au travers des journalistes de FI qui aiment bien faire leur petit commentaire personnel (souvent critique ou ironique) avant même de donner l’information: s’il vous plait, respectez l’auditeur, il est capable de se faire son propre avis.
Ces petites critiques émises, je remercie FI pour la qualité de ses émissions.