Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes de Radio France

Christophe Abramowitz

Emmanuelle Daviet est nommée au poste de Médiateur des antennes à compter du 3 septembre 2018. Elle était précédemment déléguée à l’Education aux Médias, à la Diversité et à l’Egalité des chances pour France Inter. Elle est responsable du programme citoyen d’éducation aux médias « InterClass’ » depuis sa création en 2015.

Première femme nommée au poste de médiateur des antennes à Radio France, Emmanuelle Daviet poursuivra le travail accompli, depuis 2015 par Bruno Denaes, son prédécesseur. Elle contribuera à renforcer la confiance des publics en intensifiant le dialogue entre les rédactions et leurs auditeurs. Elle travaillera en étroite collaboration avec l’ensemble des chaînes de Radio France et initiera de nouvelles occasions de rencontres avec les auditeurs, à Paris et en régions.

Pour mener à bien sa mission, Emmanuelle Daviet s’appuiera notamment sur son expérience de journaliste et sur le savoir-faire qu’elle a développé dans le cadre du dispositif « InterClass’ » pour faire découvrir aux jeunes publics les coulisses de l’information et la lutte contre les fake news.

Emmanuelle Daviet débute sa carrière de journaliste en presse écrite à Centre Presse en 1996, avant de se lancer en radio en 1997 en tant que reporter, présentatrice de journaux et de magazines à Poitiers. Correspondante de Radio France dans la Vienne, elle rejoint France Info en 2000 comme chroniqueuse consommation et société. Elle intègre, en 2004, la rédaction en chef des chroniques.

En 2007, Emmanuelle Daviet poursuit sa carrière à France Inter comme journaliste spécialiste consommation puis journaliste spécialiste éducation au service des informations générales puis au service société. Elle devient chef du service société de la rédaction en 2012.

Après les attentats de janvier 2015, à la demande de Laurence Bloch, directrice de France Inter, elle conçoit et pilote InterClass’, dispositif inédit d’éducation aux médias, couronné par le 1er Prix d’Education aux Médias et à l’Information aux Assises du journalisme en 2016 et par le 1er Prix CB News 2016 dans la catégorie meilleure déclinaison de marque média.

 InterClass’ est un dispositif unique dans l’audiovisuel français. Sa vocation : faire  découvrir à des élèves d’établissements classés REP (réseau d’éducation prioritaire) le monde des médias en immersion totale pendant une année. Méthodes de travail d’une grande rédaction, décryptage des mécanismes de l’information, développement de l’esprit critique, lutte contre les fake news, initiation au reportage, fabrication d’émissions diffusées sur l’antenne. 

Lancé en septembre 2015, ce programme a impliqué plus de 800 personnes (élèves, professeurs, journalistes) en l’espace de trois saisons avec les partenaires d’Interclass : la Fondation de France, le Fonds du 11 Janvier, le Clémi, l’IPJ Paris-Dauphine, Nétia. 

 

Emmanuelle Daviet devient déléguée à l’Education aux Médias, à la Diversité et à l’Egalité des chances pour France Inter.

En mars 2018, elle est nommée par le Collège du CSA, membre de l’Observatoire Education et Médias, lieu de réflexion et de préconisations pour le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en matière d’évolution des usages informationnels et des technologies numériques.

Membre du Comité diversité et citoyenneté de Radio France depuis 2015, Emmanuelle Daviet est également membre du Comité pour la diversité de l’Institut de pratique du journalisme Paris-Dauphine.

Emmanuelle Daviet est l’auteur de plusieurs essais :

  • Le plaisir d’apprendre » éditions Autrement, 2014, collectif de Philippe Meirieu avec Boris Cyrulnik, François Dubet, Bernard Stiegler, Marcel Gauchet, …

 « Dans les classes, plus les enseignants s’éloignent des chemins pédagogiques traditionnels, plus les élèves sont heureux. Il n’y a pas de recette magique, il y a ,en revanche, des ingrédients récurrents: l’innovation, la surprise, la bienveillance et les projets de classe »

  • « Qui va sauver l’école ? » ESF Editeur, 2012

 « L’éducation est une question déterminante car autour d’elle s’articule tout projet de société. L’école porte en son sein cette ambivalence: elle est à la fois la matrice et le fruit d’un corps social, son singulier miroir. Se mobiliser pour l’école est donc une priorité. Cette mission implique du courage et un engagement fort qui passe par la bataille de la connaissance, l’aspiration à plus de justice sociale et vise comme idéal républicain le progrès de tous basé sur la réussite de chacun. »

  • « L’argent à tout prix » éditions Flammarion, 2005.

«  L’argent est un compagnon de route que nous croyons connaitre. A son sujet, nous affirmons toutes sortes de pseudo-vérités, sans toujours prendre conscience de l’écart entre nos propos et la réalité de nos actions. En véritable caméléon, il épouse tous nos comportements, du plus rationnel au plus subjectif. C’est pourquoi, penser l’argent ne va pas de soi. Toute prise de distance avec lui se révèle difficile, voire conflictuel. Il n’empêche. Réfléchir sur l’argent, c’est réfléchir sur soi et son rapport au monde. C’est un travail sur le réel impliquant une relation au symbolique. C’est aussi décrypter l’autre, les autres, grâce à une grille de lecture inouïe. »