Bonjour,
Mon intention initiale en vous écrivant était de vous faire part de mes doutes concernant cette impartialité que l'on attend de tout journaliste d'une manière générale et de Madame Sintes en particulier. Et puis j'ai commencé à lire les messages récents des autres auditeurs et les réponses apportées par le médiateur de Radio France. Et là je constate que le rôle de M. Denaes consiste non pas à faire la part des choses, mais à prendre systématiquement et uniquement la défense de ses confrères et consoeurs. Jamais il ne reconnaît une faute, une erreur du monde journalistique qui d'après lui fait toujours son travail à merveille, sans jamais prendre parti d'aucune manière que ce soit. Alors à quoi bon écrire au médiateur qui n'est en réalité que l'avocat des journalistes !
Je ne peux m'empêcher de conclure en vous rappelant le crédo du métier de journaliste : curiosité, vérité, intégrité et doute méthodique.
Bien cordialement.

La Médiatrice Radio France vous répond
14/02/2017 - 15:33

Je pense que vous avez bien mal consulté mes réponses; en regardant objectivement, vous en trouverez également qui donnent raison à des remarques d’auditeurs. Mon rôle de médiateur est de faire la part des choses. Chaque semaine, je rédige une lettre hebdomadaire destinée aux responsables de Radio France, des antennes et des rédactions, qui reprend toutes les remarques pertinentes des auditeurs, qu’ils s’agissent d’erreurs, d’approximations ou de sujets mal traités par un journaliste, un producteur ou un animateur. Je fais part aussi des tendances qui peuvent se dégager à partir de remarques nombreuses d’auditeurs sur un point précis. Par ailleurs, des réactions, des critiques  peuvent être aussi générées par une méconnaissance tout à fait compréhensible de notre travail. C’est mon rôle de médiateur d’expliquer pourquoi nous avons fait ainsi, pourquoi nous réagissons de cette manière, comment nous travaillons. Ainsi ai-je expliqué à plusieurs d’entre vous pourquoi nous nous étions intéressés aux pratiques de François Fillon, que cela serait pareil pour n’importe quel autre candidat de droite ou de gauche, que notre travail de journaliste consistait à informer que cela soit favorable ou défavorable à quiconque dans le respect de la vérité, etc. J’essaie simplement de faire mon travail le plus honnêtement possible et avec un maximum de pédagogie; le seul souci avec certains d’entre vous, c’est que si je ne vais pas dans votre sens (souvent très engagé), je ne suis pas digne de ma fonction. Comme dans la vie, tout le monde n’a ni toujours raison, ni toujours tort…