Censurer une parole est contraire à l’essence du journalisme.

Bernard Albert 16/01/2017 15:50 France Inter

Au médiateur et à madame ADLER
Je viens d’apprendre que Laure Adler a tout fait pour dissuader Mai Masri de ne pas présenter son œuvre « 3000 nuits » dans son émission « l’heure bleue ». Censure ! Une de plus ! Discrédit d’une parole parce qu’elle serait palestinienne. Faut-il revenir à Albert Londres pour rappeler l’essence du journalisme dont tout citoyen responsable attend la mise en œuvre pour se faire une opinion sur les faits, les seuls faits, dans leur crudité ? Est-ce bien tenir compte de la confiance des auditeurs de France-Inter que d’associer une émission à une censure qui ne dit pas son nom car il s’agit d’Israël. Je sais désormais que votre chaîne de radio a pris partie dans la « guerre médiatique » chère aux autorités israéliennes. Inquiétant !

Voici la réponse de Laure Adler :

« Je comprends vos interrogations. Non je n’ai  pas voulu désinviter Maï Masmari. C’est elle qui a choisi trois heures avant le direct de ne venir qu’à condition que je désinvite la cinéaste israélienne ! Je refuse ce genre de pression et je n’explique guère son geste car depuis des semaines j’avais fait savoir à son attachée de presse que j’inviterai dans le même plateau un ou une artiste israélienne du mouvement de la paix.
Pour examiner avec Maï Masmari et elle ou lui la situation des détenues palestiniennes aujourd’hui. Maï en avait accepté le principe. De mauvaises critiques sur son film auraient semble-t-il justifie sa volte face. Je ne sais pas car je n’ai jamais pu lui parler ! J’ai renouvelé l’invitation auprès de son attachée de presse lors de son prochain séjour à Paris et j’espère vivement qu’on entendra ses promos dans l’Heure Bleue. Avec mes amitiés, Laure « 

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