Commentaires sur des propos tenus dans l’émission de Charline VANHOENACKER

ERIC AUBERTOT 26/06/2017 15:18 Radio France

Bonjour
J'ai été choqué par l'intervention chantée de Monsieur FROMET lors de l'émission du 23/06/2017.
J'y ai entendu des propos inadmissibles, indécents et ignobles qui portent attente a la dignité et incite à la haine. Je suis même surpris que l'ensemble des personnes présentes n'aient pas eu d'autres réactions que de ricaner voire rire à de telles ignominies. On peut être contre corrida, on peut le dire... mais la dignité reste nécessaire. l'humour (si on peut appeler cela de l'humour) ne permet pas tout ...
Dans cette intervention chantée, il n'y avait rien .... et malheureusement pour Monsieur FROMENT il lui manque une qualité essentielle, c'est le talent ....
En espérant qu'une mise au point sera faite en direct, ne serait ce que par respect à l'épouse et au jeune fils de ce torero ...
Merci

Vous avez été nombreux à réagir suite à la chanson de Frédéric Fromet.

Voici la réponse de Laurence Bloch, la directrice de France Inter

Madame, Monsieur,

J’ai pris connaissance du courriel dans lequel vous vous indignez de la chanson de Frédéric Fromet sur la mort du toréro Iván Fandiño.

Je comprends tout à fait l’émotion qu’elle a pu susciter et je voudrais vous assurer qu’il ne s’agit pas dans cette chronique de se réjouir de la mort d’un homme.

En effet cette chronique s’intègre dans une émission satirique dont l’humour noir est le ressort principal. Elle est par nature caricaturale, parodique, outrancière et c’est la loi du genre.

Cette liberté de ton est une protection traditionnellement offerte à l’expression humoristique.

Dans sa chanson Frédéric Fromet prend en effet clairement le parti des antis corridas mais le caractère clivant de son propos reflète aussi la fracture immense au sein de la société

française que provoque la tauromachie.

Par ailleurs je tiens à contester qu’il y ait eu un quelconque appel à la violence ou à la discrimination en la circonstance, précisément en raison du caractère dénué de sérieux de cette « chanson ».

Par ce courriel je voudrais aussi exprimer toute ma compassion à l’égard de la famille d’Iván Fandiño, sa femme, son fils, ses parents.

Laurence Bloch.

Directrice de France Inter

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