Des vérités sur Jean Lassalle SVP !

P P 01/01/2016 12:24 France Inter

Bonjour, merci de transmettre à Claire Servajean. C'est avec plaisir que j'attends une réponse autant de vous même (médiateur) que de Mme Servajean :

France Inter, je suis en colère après vous : en ce 1er janvier (journal de 13h France Interà, vous nous imposez le député Jean Lassalle, un invité qui représente à lui seul bien des causes graves de ce qui ne va pas dans ce pays.
Comment pouvez vous vous faire berner par cet élu et nous l'imposer pour démarrer l'année ?

Il suffit donc de marcher 5000 km pour se faire absudre de toutes ses casseroles, un peu comme les catholiques se faisaient pardonner de tous leurs pêchés en achetant des indulgences ? Pourquoi France Inter se fait-il le complice de ce blanchiment éhonté ?

Jean Lassalle dans sa vallée manipule le clanisme et le clientèlisme depuis des décennies. A chaque élection, il perd d'ailleurs des voix localement et ne serait plus élu sans les voix des grandes villes de sa circonscription, c'est à dire sans les voix de ceux qui le connaissent le moins, lui et son système.Ceux qui le subissent localement sont écoeurés :

Dans les années 90, un commando de valléens a mis le feu, de nuit, à l'annexe du gîte écologiste "La Goutte d'eau", l'un des QG de la lutte contre le tunnel routier du Somport (dont Lassalle était LE promoteur local). Qu'a dit Jean Lassalle lors de leur procès sur les marches du Palais de justice de Pau ? En chef clanique, il a osé s'exclamer devant les médias : "Ce sont tous des hommes d'honneur" !  Il parlait bien d'incendiaires qui, de nuit, ont mis le feu à un lieu d'hébergement au risque de créer des victimes humaines...

Jean Lassalle est en effet responsable localement de saccages écologiques irrémédiables et c'est important d'en parler à l'heure où certains s'aperçoivent enfin de la gravite de la double crise écologique : crise climatique et d'extinction des espèces.
Sur les deux tableaux, Jean Lassalle est localement  reponsable et coupable. Il a contribué à empoisonner les poumons des habitants de la vallée d'Aspe en se faisant le promoteur zélé du tunnel ROUTIER du Somport là où une voie ferrée à remettre en fonction aurait permis des solutions écologiques douces et acceptables par tous. A la place, des milliers de camions sillonnent désormais la vallée et les villages de montagne (sauf le sien bien entendu, resté à l'écart du traffic !). Et ce n'est qu'un début : Jean Lassalle continuer d'appeler au recalibrage de l'ensemble de la route pour toujours davantage de camions, donc de bruit, de paysage saccagé, de diesel dans l'air... et de CO2 dans l'atmosphère bien entendu.
Nous sommes fatigués de ces modèles d'un autre temps, modèles que votre interview valorise indirectement en évitant d'eun parler.
Vieux politiques, vieilles solutions archaïques pourvoyeuses de crises, de malheurs et même de maladies pour ceux qui subissent les camions dans la vallée. toujours au profit des mêmes et au détriment de tous.
Comment ne pas comprendre alors la défiance des la population envers les politiques ET les journalistes que vous êtes ?

En effet, côté biodiversité, Jean Lassalle n'a cessé d'oeuvrer contre Natura 2000 et tout particulièrement contre l'ours brun des Pyrénées. Ses tractations et manipulations ont été tellement graves qu'on peut affirmer qu'il est l'un des principaux fossoyeurs de l'ours dans les Pyrénées occidentales, refusant systématiquement tout renforcement de la population d'ours brun, tout en laissant entendre le contraire. Il a obtenu de l'Etat, après une politique de la terreur de certains de ses alliés, la création d'une structure en 1994, l'IPHB, qui a capté des millions d'euros ayant grandement servi à entretenir sa clientèle électorale idéologiquement proche de CPNT, sans jamais servir réellement l'ours brun. Au point que son "système" est maintenant présenté dans les grandes écoles françaises comme un modèle de ce qu'il ne faut pas faire, qui berne tout le monde et qui ne protège en rien la nature :

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&ved=0ahUKEwjr9p-w1ojKAhUD7xQKHS6CAMcQFggsMAI&url=http%3A%2F%2Flaurent-mermet.fr%2F%3Fwpdmact%3Dprocess%26did%3DNzYuaG90bGluaw%3D%3D&usg=AFQjCNEwB6XR-1VF5yd8lJZjvv6BNpVZVQ&cad=rja

Une thèse de géographie fait aussi état des tractations systématiques de Jena Lassalle contre la protection de la nature à des fins électoralistes :
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/breves/2006/popup/TheseBenham.pdf

Concernant "son" IPHB? Jean Lassalle ne s'était pas trompé, annonçant aux chasseurs de la vallées (ceux qui ont tué la dernière ours pyrénéennne en 2004 !) à la création de cette structure grassement financée par l'Etat :  "On se sert d'abord, on discute ensuite !" (Propos de Jean Lassalle dénoncés par le journal de la vallée "Aspyrène" n°15 de 1998 citant une lettre au président de l'ADEM publiée dans "La gazette de la chasse")

Voilà une rétrospective longue mais réelle de la politique archaïque et réactionnaire de Jean Lassalle vis à vis des nécessités écologiques de notre époque sur lesquelles il n'a jamais cessé de s'essuyer les pieds :

http://www.la-ciotat-coeur-de-parc.org/2010/05/tribune-1.html

Et pour ceux qui veulent comprendre encore un peu mieux qui est vraiment Jean Lassalle, un autre article lucide :

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20081206/110358/fr/Jean-Lassalle-ou-lindignation-hemiplegique

Enfin, Jean Lassalle a beau évoquer la xénophobie qui monte dans la société, lui et son IPHB s'y sont livrés à travers l'ours interposé (contre l'ours), refusant les ours "étrangers" (d'origine slovène) comme certains se sont servis des plombiers polonais pour donner de l'importance à leurs arguments xénophobes. Alors qu'un ours né dans les Pyrénées mais d'origine slovène s'était enfin installé dans les Pyrénées occidentales, faisant le lien entre la population d'ours originelle mais moribonde et les ours relâchés dans les Pyrénées centrale, voilà comment la structure sensée assurer l'avenir de l'ours dans les vallées du député Lassalle (structure qu'il présidait) a réagi :

"Nous demandons donc le retrait de Néré." (Didier Hervé, directeur de l'IPHB dans Pyrénées magazine n° 84 de décembre 2002 dans l'article : "Le Béarn ne veut que des ours français.").
Vous avez bien lu : non seulement l'IPHB de Jean Lassalle utilisait l'argent de l'ours pour détruire son habitat, non seulement il s'opposait (et s'oppose toujours) à tout lâcher de femelles sur son territoire, non seulement il s'oppose à d'autres lâchers d'ours dans les Pyrénées Centrales mais en plus, lorsque l'un de ces ours vient enfin laisser espérer que le brassage génétique va avoir lieu puisqu'il est parvenu à rejoindre les ours pyrénéens malades de consanguinité, l'IPHB demande que l'on capture cet ours pour le retirer du Haut-Béarn !

Dorénavant, merci à France Inter de ne pas livrer seulement le "story telling" fabriqué par Jean Lassalle lui même. Faites SEULEMENT votre métier de journaliste, creusez un peu plus que la surface dorée d'un vernis pourtant bien écaillé !

Vous êtes très fort de m'avoir mis en colère le 1er jour de l'année, je vous en veux pour cette absence de professionnalisme et pour cette naïveté coupable qui fait de vous des alliées des désastres de Jean Lassalle, obligé de multiplier les coups médiatiques (sans parler de l'arnaque du motif de sa grève de la faim bien expliquée en note de bas de page dans l'article cité ci-dessus du site La Ciotat Coeur de Parc) pour continuer d'exister...
Ceux qui le connaissent sont écoeurés, je sais que je ne suis pas le seul.

Quand donc les pouvoirs de ce pays (y compris médiatiques) cesseront d'appuyer les responsables des crises actuelles ?

La colère est énorme, la tristesse aussi. Tant pis : on va continuer, sans vous.

Claire Servajean vous répond :

"Bonjour

Désolée
de vous avoir mis en colère le 1er janvier.
Vous avez bien des griefs contre Jean Lassalle et c’est votre droit le plus
strict.
Remarquez qu’il n’a pas été question du tout de son action localement, mais de
son tour de France dont il a fait le récit dans un ouvrage qui, j’en reste
persuadée est tout à fait intéressant.
Pour le reste, je vais lire tout ce que vous venez de m’envoyer car tout
m’intéresse. Alors merci à vous et à bientôt sur les ondes, j’espère.

Claire Servajean"

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