La dispute de Arnaud Laporte

14/05/2019 13:16 France Culture

Madame,
Fidèle auditrice de France Culture ( je n'écoute pas d'autre radio ), j'aimerais que vous transmettiez à Arnaud Laporte une remarque sur son émission " la dispute ". Sait-il qu'en province il y a aussi des gens qui sortent au cinéma, à l'opéra, au théâtre, qui lisent et même des gens qui écrivent sans espoir d'être publié un jour parce qu'ils n'ont pas les réseaux. Je fais partie de ces gens. J'écris aussi des romans. Pourquoi ne parle t-il (presque) toujours que de Paris ? Et pourquoi les provinciaux ne peuvent-ils pas gagner des places à certains spectacles dans leur ville ? N'y a t-il pas beaucoup de parisianisme dans tout cela.
Sans rancune, je continuerai malgré tout à écouter France culture, par exemple les cours du Collège de France ou Adèle van Reeth ou la fabrique de l'histoire entre autre...
Je vous remercie et vous adresse toutes mes salutations.
Jacqueline Michel

Arnaud Laporte vous répond :

Chère Madame,

Tout d’abord, sachez que j’ai animé pendant 4 ans l’émission quotidienne « Multipistes » dont l’objet était de parler chaque soir d’un lieu, d’un artiste, d’un spectacle, etc…partout en région, sauf à Paris ! Je sais donc la qualité des productions hors Paris.
J’attache une très grande importance à la vie culturelle partout sur les territoires et c’est pourquoi, concernant les spectacles dont nous parlons, je privilégie les spectacles qui tournent, et je donne toujours toutes les dates et lieux de tournée à l’antenne.

Le problème très concret pour moi est que je suis en direct tous les soirs du lundi au vendredi, et que le week-end, je vois généralement deux spectacles à Paris ou en région parisienne.
J’ai longtemps, dans La Dispute, passé des coups de fils en région pour donner aussi des nouvelles de ce qui s’y passent. Mais la dimension « promotionnelle » était un peu en porte-à-faux avec l’enjeu critique de La Dispute.
J’ai cette année réintroduit les coups de coeur pour qu’un critique ait chaque soir la possibilité de parler d’un sujet potentiellement loin de Paris.

Soyez donc assurée de mon souci que toutes et tous puissent avoir accès à l’art de notre temps, et en entendent parler dans leur poste de radio.
Bien à vous,

Arnaud Laporte

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