“SI TU ÉCOUTES, J’ANNULE TOUT”, diffusée le vendredi 17 juin dernier à compter de 17h

jean pierre Cros 29/06/2017 9:07 France Inter

Propos inadmissibles tenus dans sa chanson, dite humoristique, du pantin Frédéric Fromet. Comment peut on diffuser sur une radio nationale de telles paroles à l'encontre d'un homme, mort tragiquement en réalisant sa passion, fut elle incompatible à un petit cerveau de deuxième zone. J'y vois là une raison concertée de votre chaine à faire passer un message par vos gens qui ne connaissent pas grand chose à la vie. Nous savons qu'une propagande peut faire aboutir au chaos. Vous avez tous les moyens pour le faire, nous auditeurs n'avons pas ce pouvoir, qui de toutes façons ne compte pas parmi nos désirs. Nous laissons cela à de petites gens, qui font ou on leur dit de faire.

Vous pouvez réécouter l’intervention de Laurence Bloch, directrice de France Inter, au micro du médiateur : http://mediateur.radiofrance.fr/chaines/france-inter/mort-dun-torero-nouveautes-de-rentree/ « Madame, Monsieur, J’ai pris connaissance du courriel dans lequel vous vous indignez de la chanson de Frédéric Fromet sur la mort du toréro Iván Fandiño. Je comprends tout à fait l’émotion qu’elle a pu susciter et je voudrais vous assurer qu’il ne s’agit pas dans cette chronique de se réjouir de la mort d’un homme. En effet cette chronique s’intègre dans une émission satirique dont l’humour noir est le ressort principal. Elle est par nature caricaturale, parodique, outrancière et c’est la loi du genre. Cette liberté de ton est une protection traditionnellement offerte à l’expression humoristique. Dans sa chanson Frédéric Fromet prend en effet clairement le parti des antis corridas mais le caractère clivant de son propos reflète aussi la fracture immense au sein de la société française que provoque la tauromachie. Par ailleurs je tiens à contester qu’il y ait eu un quelconque appel à la violence ou à la discrimination en la circonstance, précisément en raison du caractère dénué de sérieux de cette « chanson ». Par ce courriel je voudrais aussi exprimer toute ma compassion à l’égard de la famille d’Iván Fandiño, sa femme, sa fille, ses parents. Laurence Bloch. Directrice de France Inter « 

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