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Brigitte BIOL 06/06/2017 14:05 France Culture

Bonjour Monsieur,
J'écoute ce matin 5 Juin 2017, l'émission les Chemins de la Philosophie qui reçoit M. Luc Ferry et je m'étonne que l'on laisse dire à M. Ferry, au moment où celui-ci traite de la moralité et des hommes politiques, que M. FILLON a été lynché par les médias au motif qu'il aurait employé son épouse et que ceci l'aurait conduit à perdre les élections.
Je rappelle que M. FILLON a été mis en examen au motif du soupçon de l'emploi fictif et non de l'emploi de son épouse. Ce qui fait il me semble une très grande différence....!
La journaliste n'a bien entendu pas relevé et continué à disserter sur les emplois des membres de la famille d'un politique.
Je ne comprends pas que l'on laisse passer ce genre de raccourci qui change effectivement toute l'affaire.
Je vous remercie de le faire savoir à Mme Van Reeth.

Cordialement,
Mme BIOL

Voici la réponse d’Adèle Van Reeth :

« Chère Madame,

Je vous remercie d’avoir pris le temps de m’écrire. Je comprends que les propos de M. Ferry vous ait choquée, vous êtes loin d’être la seule. Permettez-moi cependant de vous faire remarquer que ce vous citez comme étant mes propos sont en réalité ceux de Luc Ferry lui-même. Mon erreur consiste à ne lui avoir pas donné tort, tellement, me semblait-il l’erreur paraissait évidente dans la réponse de mon invité. Par ailleurs, je n’ai pas du tout « continué à disserter sur les emplois des membres de la famille d’un politique », encore une fois, Luc Ferry s’en est lui-même chargé et j’ai choisi de le laisser s’empêtrer lui-même dans ses contradictions, pensant que l’auditeur ferait la différence. Mais j’ai eu tort  J’aurais dû le contredire plus clairement, comme je l’ai fait à de nombreuses reprises au cours de l’entretien. Mais ne commettez pas à votre tour une erreur en m’accusant de connivence avec Luc Ferry, je vous prie, ce serait un comble. J’ai précisément tenue la position inverse en expliquant en quoi l’attitude des journalistes et de l’opinion publique, loin d’être un lynchage injustifié et anti-démocratique, était au contraire le signe d’un bon fonctionnement démocratique où chacun pouvait s’exprimer librement, sans pour autant se substituer à la justice.

Merci encore pour votre retour,
Adèle Van Reeth « 

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