Hollande la fabrique de l’Histoire

Sportello Doc 26/05/2016 9:42 France Culture

Bonjour,
inviter un Président à 14% d'opinion favorable, qui envoie les CRS briser les grèves, emprisonner et frapper ses électeurs qui exercent leur droits de manifester contre une loi antisociale, on voit bien à quelle Histoire Hollande fait référence, nul besoin d'une émission pour ça...
Participer à cette propagande inique dans une période comme celle que nous traversons relève carrément de la provocation et le propagande de la part d'un service public qui nous fait de plus en plus penser à l'ORTF. Là encore on voit bien à quelle Histoire on fait référence...
Dégoûtement vôtre,
un résident

Nous vous livrons ici la réponse d’Emmanuel Laurentin : vous pouvez également l’écouter au micro du Médiateur en cliquant ici http://mediateur.radiofrance.fr/rendez-vous/francois-hollande-fabrique-de-lhistoire/

Chères auditrices, chers auditeurs,

Vous le savez peut-être, hommes et femmes de radio, nous sommes très sensibles à l’avis des auditeurs ou auditrices de noqs émissions.

J’ai bien pris connaissance de votre message et voici ce que je peux vous répondre.

Je ne crois pas qu’après seize années de travail dans cette émission, dont plus de dix passées à travailler autour des usages politiques, culturels et sociaux de l’histoire ( c’est le thème de l’émission depuis 2004 ), on puisse dire simplement que cette émission servait des calculs politiciens.

J’ai proposé cet entretien au Président de la République après avoir réalisé ce type de rencontre à Alain Juppé, Marisol Touraine, Jean-Louis Debré, Vincent Peillon et bien avant Olivier Besancenot, Marie-Georges Buffet, Jean-Marie Le Pen, José Bové, Jean-Luc Mélenchon ou récemment Michaëlle Jean, ancienne gouverneur du Canada et secrétaire générale de la Francophonie.

Cette émission, comme les autres, s’inscrit dans un projet, que vous pouvez contester, mais qui est le mien: penser que l’histoire forge des individus singuliers et qu’elle leur sert à vivre en lien avec des événements du passé.

Questionner le Président de la République sur son rapport à l’histoire, ce n’est pas une prise de position politique. C’est une démarche journalistique qui s’inscrit dans un projet éditorial réfléchi.

C’est ce que j’ai voulu faire. Ca n’est pas ce que vous avez entendu.

Croyez bien que j’en suis désolé.

Merci, quoi qu’il en soit, pour votre écoute fidèle et attentive.

Emmanuel Laurentin

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