Impartialité de la.presse

Marie Francoise Kubiack 13/02/2017 16:13 Radio France

Je réponds à votre argumentaire sur la défense de la liberté de la presse. je ne suis absolument pas Filloniste néanmoins je suis d'accord avec la.personne qui a dit que la presse s'acharnait sur ce candidat. Votre réponse ne me convient pas car la.presse connaissait tous ces emplois bien avant la primaire de la droite et s'est bien gardée d'en faire mention . Celà aurait évité la situation où nous trouvons maintenant et où 4 millions d'électeurs sont pris en otage et où Madame Le Pen a toutes les chances de gagner. Vos cibles semblent en effet très orientées et même si la légalité est respectée vous n'en avez cure et n'avez pas votre pareil pour tuer quelqu'un. Il y a dans toute chose la thèse et l'anti thèse. Seule une partie des choses est présentée dans vos interventions et c'est surtout cela qui est inacceptable. Je crains que les médias aient plus à y perdre dans l'avenir. La démocratie c'est aussi celà : respecter le choix des personnes qui votent et ne pas attendre le moment idéal pour descendre quelqu'un qui ne plaît pas à la "société bien pensante"

J’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer: contrairement à ce que François Fillon essaie d’instiller dans l’opinion publique, il ne s’agit pas d’un complot de la presse. Cet argument ridicule nous est brandi systématiquement dès qu’un politique ou une personnalité se retrouvent au sein d’une affaire ou d’un scandale. Souvenez de DSK, Cahuzac, Baupin, Platini, etc. Comment imaginer que la presse se concerte – avec évidemment l’aide du pouvoir – pour déstabiliser un candidat? Les complotistes adorent cette idée. Mais la réalité est tout autre. Pour la comprendre, il faut simplement connaitre les « réflexes journalistiques ». Le Canard enchainé, qui a révélé les pratiques douteuses et lucratives, s’est intéressé à François Fillon parce qu’il était candidat et qu’il faisait de la probité un de ses arguments de campagne. C’est normal que des journalistes s’intéressent à une personnalité qui a été choisie pour se présenter à la Présidentielle. Si François Fillon n’avait pas été choisi lors de la Primaire, nul doute que la presse n’aurait pas enquêté; du moins, pas en cette période… Même remarque quand François Fillon a évoqué le travail et les compétences de ses enfants; franceinfo a enquêté pour vérifier la véracité des propos et a découvert que, contrairement aux affirmations, les enfants n’avaient pas achevé leurs études et que Marie Fillon n’était pas encore avocate à l’époque des faits. Les journalistes ne font que leur travail; je suis toujours étonné qu’on leur reproche de révéler des affaires (à droite ou à gauche), qui devraient permettre peut-être un jour d’accéder enfin à une République exemplaire.

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