Méfiance envers les médias

Michel HARTMANN 11/02/2016 8:52 Toutes les radios

Bonjour . Cela fait une quarantaine d'année que j'écoute les chaînes publiques, France-Info pour les infos générales sans pub, France-Musique pour la musique et France-Culture pour les infos internationales . Je ne vous ai jamais écrit car je me suis rendu compte que la corporation des journalistes n'accepte quasiment jamais d'être remise en cause, c'était donc inutile d'émettre quelle que critique que ce soit . Deux faits récents me font pourtant réagir . Dans un  sondage, il apparaît que les médias font partie des institutions auxquelles les français accordent le moins de confiance ; par ailleurs sur France-info était fait état d'une autre étude indiquant qu'une grande majorité des français mettaient en doute l'indépendance des journalistes . Une des journalistes présente s'étonnait de ce doute . Je pense pour ma part qu'il y a une équivoque sur le sens de cette notion d'indépendance, elle n'a peut-être pas le même sens pour cette journaliste et pour les auditeurs . Il est dit partout que 80% des journalistes sont de gauche , sur les chaînes publiques que j'écoute ce taux me semble encore supérieur, sur France-Culture cette orientation est parfois caricaturale . Les auditeurs savent cela et le prennent en compte mais il est évident que votre objectivité ( votre indépendance ?) est mise en doute et que la confiance accordée n' est pas très grande . Un invité récent de France-Culture donnait un exemple concret . Sur l'accueil des réfugiés, les français étaient partagés 50/50 . Or, disait ce monsieur, les médias français étaient favorable à 90% à l'accueil des réfugiés . Il y a donc un décalage  entre l'opinion publique et vous . Alors ....Je constate que cette orientation systématique de l'information n'empêche pas le succès croissant et catastrophique du Front National . Je pose la question malgré vous ou ...à cause de vous ?

Bien cordialement à vous,

Michel HARTMANN

 

 

 

En effet, une forme de défiance existe à l’égard des journalistes. Je le regrette d’autant plus que j’ai toujours estimé que les journalistes étaient les garants de la démocratie et de la liberté. Là où la liberté de la presse n’existe pas, la dictature s’impose. Il est vrai qu’internet et les réseaux sociaux, avec leurs informations non vérifiées ou de propagande, font beaucoup de torts au journalisme, à cause d’un mélange des genres. 

Pour le reste, il est vrai que les journalistes sont souvent animés par une forme d’humanisme, d’ouverture sur les autres et de progressisme. Dans le cas des réfugiés, ils ne se contentent pas de se dire "ils viennent manger le pain des Français", mais ils réfléchissent à la situation de ces familles bombardées, menacées et en danger de mort, qui affrontent des situations terribles afin de survivre. Et si la presse peut permettre une réflexion, une évolution des mentalités, c’est un point positif.

Repensons au "J’accuse" de Zola dans l’Aurore (affaire Dreyfus) ou à Albert Londres permettant la fin des bagnes grâce à ses articles… 

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