Mise en cause de la CGT dans les violences lors de la manifestation du 14 juin

Christine BAUDINO 17/06/2016 13:39 France Culture

Bonjour,
J'étais à la manifestation nationale d'hier, mardi 14 juin, contre le projet de loi travail du gouvernement. Je suis outrée par la couverture médiatique de l'évènement qui vient en troisième position après l'attentat d'Orlando et l'horrible assassinat d'un policier et de son épouse. Même sur France Culture!!!
La priorité et la hiérarchie arbitraires que vous établissez entre les faits montre tout le cas que vous faites de l'intérêt général, lorsque la politique du gouvernement est attaquée.

J'étais donc à la manifestation, dans la première partie du cortège. Je ne suis pas du tout violente et les slogans du type "personne n'aime la police", ou bien "gestapo" (ce dernier scandé hier par certains manifestants en passant devant les CRS) m'horripilent, je les trouve puérils, sans intérêt, inutiles et fallacieux.

Mais oser accuser la CGT d'ambiguité, c'est le comble! Et c'est ce que j'entends à 12h30 au journal... de France Culture, pas de France Inter.

Le service d'ordre de la manifestation était très bien organisé, très visible, nombreux, il a protégé le cortège, c'est son rôle.

Ce qui nous a surpris en revanche, c'est que les CRS n'interceptent pas le groupe des "casseurs" car ceux-ci étaient clairement identifiables en tant que groupe, plusieurs mètres devant la manifestation; ils n'étaient pas mêlés aux manifestants, ne bordaient pas le cortège, non: ils étaient regroupés devant et auraient pu être circonscrits sans risque pour les manifestants.

Alors relayer les accusations de M. Valls sans avoir enquêter au préalable, est ce bien professionnel de votre part?

Une auditrice fidèle mais de plus en plus critique et agacée par la voix de son maître diffusée désormais dans nombre de vos émissions qu'elle écoutait autrefois avec plaisir

CB

Arrêtez, s’il vous plait, de parler de « voix de son maître »; c’est très méprisant pour des journalistes qui n’accepteraient jamais de recevoir d’ordres de quelques pouvoirs que ce soit. Et désolé de vous le dire, un journaliste n’est pas un militant. Quel journaliste « normal » aurait ouvert mardi ses journaux sur les manifestations à venir, alors qu’un couple de policiers venait d’être victime d’une tuerie terroriste. Entre une 10ème journée de manifestations et un acte abominable qui s’est produit dans la nuit, je crois qu’il est aisé de comprendre le choix d’une rédaction; c’est ce que l’on appelle la hiérarchie de l’information. Enfin, évoquer l' »ambiguïté » de certains manifestants cégétistes visiblement proches des casseurs, c’est un fait prouvé par des photos et des vidéos. Cela peut vous déplaire, mais l’information ne doit pas être militante; elle doit être exacte.

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