Neutralité les jours de vote

aldo Crescini 30/01/2017 13:54 France Inter

Bonjour.
Une remarque concernant l'émission Questions politiques de ce jour ,avec F de Rugy.
Je pensais que les jours d'election (vote primaire de gauche par exemple) il était interdit de faire parler les tenants d'un courant ou d'un autre.....Or Mr De Rugy (Contre qui je n'ai rien ) n'est néanmoins pas neutre par rapport aux 2 candidats en lice....Je suis très surpris (voire interloqué )par votre choix d'invité aujourd'hui , à moins de prendre le risque d'être ressenti comme voulant influencer les possibles votants du jour.....Surtout lorsqu'il lui est a plusieurs reprises demandé par N.D,pour qui il a voté pour ces primaires.C'est du grand n'importe quoi.
Cordialement

Bonjour, voici la réponse transmise par la rédaction de France Inter :

« S’il s’agit de répondre à la question : avez-vous légalement et règlementairement le droit d’inviter un candidat du 1er tour le jour du vote du second tour ? la réponse est : oui. Car la primaire n’est pas une élection au sens constitutionnel et légal du terme. Et le seul impératif posé par le CSA fut de respecter l’équité entre les candidats pendant les campagnes des primaires (à droite et à gauche).

(L’équité, pas l’égalité. Rappel de la définition de l’équité : le poids relatif de chaque candidat dans le paysage en fonction du résultat des scrutins précédents, de l’animation de la campagne, des sondages…) Or la durée très courte de la campagne de la primaire de la gauche vs la durée longue de la campagne de la primaire de droite a fait que nous accusions début janvier un fort déséquilibre au profit de l’opposition. La seule solution pour revenir à l’équilibre avant le deadline de fin janvier (après, le 1er février, le décompte officiel commence) était d’inviter quelqu’un de la majorité ce 28 janvier dans Questions Politiques

F de Rugy n’appelait pas à voter Valls. Certes il appelait à ne pas voter Hamon. Mais il n’appelait pas à voter Valls.

Quand bien même on considérerait que c’était un soutien implicite à Valls, nous accusions sur Inter un déficit de temps d’antenne au profit de Hamon sur la campagne de la primaire, et au détriment de Valls. Cette invitation garantissait donc une meilleure équité sur le décompte global. »

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