ondes gravitationnelles = les vulgarisateur en prennent pour leur grade

GABRIEL TURKIEH 28/02/2016 16:50 France Culture

Cher Monsieur le mediateur, 

J'ecoute l'émission "sciences populaires" au sujet des ondes gravitationnelles et je suis attéré par le degré d'improvisation des intervenants pour tenter d'expliquer ce phénomène. Certes le propos est ardu, et justement tellement ardu qu'un minimum de précautions dans l'utilisation des mots et des concepts aurait été nécessaire;  il aurait peut-êttre fallu mieux préparer ce qui allait être dit en guise d'explication. Je me permer cette remarque parce que mon métier est de vulgariser les sciences via le film documentaire et je sais aujourd'hui reconnaitre une explication ad-hoc d'une véritable médiation scientifique, ou chaque mot compte et ou on s'assure que le message autant que possible de la "digestibilité" de l'explication... Dans le cas de cette émission, je pense que nombre d'auditeurs n'auront rien compris, et d'ailleurs malgré ma formation scientifique, je n'ai rien compris. Je ne pense pas que ce soit la responsabilité de M. Alberganti mais surtout du manque de formation des intervenants scientifiques (eh oui même les chercheurs peuvent avoir des zones d'incompétences...)  et je crains que ce soit un problème récurrent en France. Les scientifiques rechignent à être formés pour communiquer , or ils en ont bien besoin.

J'espère que mon propos ne heurtera pas (trop) mes correspondants. Et pour ne pas être en reste je suis pret à assister M. Alberganti (casting des intervenants donc... )  pour une nouvelle emission sur les ondes gravitationnelles. je n'y comprend toujours rien mais c'est plutot un argument favorable. 

bien cordialement 

gabriel Turkieh 

Voici la réponse du producteur de l’émission, Michel Alberganti :

"Je regrette que cette émission ne vous ai pas plus éclairé sur les
ondes gravitationnelles. Je ne doute pas de votre talent pour former les
scientifiques à plus de pédagogie dans la vulgarisation. Nous cherchons, de
notre coté, à favoriser cette vulgarisation le plus possible. Contrairement à
un documentaire pour lequel il est possible de préparer les tournages et de
refaire les scènes, cette émission ne dure qu’une heure et se passe en direct.
D’où ses limites. Nous ne cherchons pas à apporter une connaissance complète
mais à susciter une curiosité que les auditeurs peuvent satisfaire ensuite en
lisant des ouvrages ou en cherchant des réponses sur Internet.
En vous remerciant pour votre message et pour l’intérêt que vous nous portez,
Bien cordialement
Michel Alberganti"

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