Partialité de l’information

Valéry Deniau 25/11/2016 14:45 France Culture

Bonjour à vous,

J'entendais le médiateur de Radio France au journal de la mi-journée de France Culture, ce jour du jeudi 24 novembre 2016 et je me disais qu'il devrait réécouter ou plutôt Ludovic Piedtenu, le chef du service politique de France Culture, devrait-il réécouter attentivement le papier politique de Stéphane Robert qui s'exprimait quarante minutes auparavant. Cela pourrait l'aider à comprendre comment les journalistes peuvent se tromper, se payer de mots et sans le vouloir nous tromper en s'engouffrant dans la brèche du moment, se laissant porter par le courant. Un temps le courant disait "Juppé/Sarkozy"; un temps il disait "Clinton présidente", etc. Il se trouve que ces jours-ci le courant est favorable à Monsieur Fillon. Ainsi le traitement de l'actualité est-il malgré lui partial. Pourquoi Stéphane Robert dit-il "Juppé a péniblement atteint 28%" à la primaire de la droite et du centre, pour les 28,6% de ce candidat. Et tout à l'avenant : "..on voit mal ce qui pourrait inverser la tendance..." qui dénote un parti pris, et l'air de rien un point de vue que chaque mot et expression vont s'efforcer de souligner. Au moins sur France Culture, je m'attendrais dans les journaux d'information à être informer plutôt que convaincu.
Je vous remercie pour votre travail de médiateur et j'espère que mon commentaire pourra être profitable aux personnes concernées.

Valéry Deniau

Autant des erreurs ont en effet été commises à l’approche du premier tour de la Primaire, autant je ne vois pas ce qui peut être choquant de dire qu’Alain Juppé a atteint péniblement les 28%. Tout le monde s’attendait à des chiffres plus importants. Enfin, « on voit mal ce qui pourrait inverser la tendance » est le commentaire objectif d’un journaliste politique qui analyse une situation et qui en déduit une conclusion. Ce n’est nullement du parti pris.

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