Primaires à gauche.

dominique wilmart 30/01/2017 13:52 France Inter

Bonjour,
d'une façon générale une bienveillance à l'égard de Manuel Valls de la part des journalistes et chroniqueurs de France Inter sautait aux oreilles pendant toute la semaine entre les deux tours. Le sommet fut atteint à "Questions Politiques" dimanche, pendant le scrutin, où Nicolas Demorand recevait de Rugy. Celui-ci expliquait pourquoi, l'après midi, il ira voter, mais ni blanc ni Hamon ! Pas très sorcier de comprendre la conclusion. Même si aucune disposition réglementaire interdit aux médias de s'exprimer la veille et le jour d'élections primaires, la déontologie et l'honnêteté intellectuelle devraient leur inspirer un minimum de retenue. France Inter en particulier pourrait s'appliquer les règles à respecter les jours de scrutins nationaux.
Meilleures salutations.

Bonjour, voici la réponse transmise par la rédaction de France Inter :

« S’il s’agit de répondre à la question : avez-vous légalement et règlementairement le droit d’inviter un candidat du 1er tour le jour du vote du second tour ? la réponse est : oui. Car la primaire n’est pas une élection au sens constitutionnel et légal du terme. Et le seul impératif posé par le CSA fut de respecter l’équité entre les candidats pendant les campagnes des primaires (à droite et à gauche).

(L’équité, pas l’égalité. Rappel de la définition de l’équité : le poids relatif de chaque candidat dans le paysage en fonction du résultat des scrutins précédents, de l’animation de la campagne, des sondages…) Or la durée très courte de la campagne de la primaire de la gauche vs la durée longue de la campagne de la primaire de droite a fait que nous accusions début janvier un fort déséquilibre au profit de l’opposition. La seule solution pour revenir à l’équilibre avant le deadline de fin janvier (après, le 1er février, le décompte officiel commence) était d’inviter quelqu’un de la majorité ce 28 janvier dans Questions Politiques

F de Rugy n’appelait pas à voter Valls. Certes il appelait à ne pas voter Hamon. Mais il n’appelait pas à voter Valls.

Quand bien même on considérerait que c’était un soutien implicite à Valls, nous accusions sur Inter un déficit de temps d’antenne au profit de Hamon sur la campagne de la primaire, et au détriment de Valls. Cette invitation garantissait donc une meilleure équité sur le décompte global. »

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