Monsieur le médiateur,

pour faire suite à votre réponse à monsieur Thierry AUGE au sujet de son commentaire relatif à la prononciation des noms étrangers, je suis au regret de vous contredire un petit peu tous les deux...
En effet, monsieur Denaes, je ne pense pas que "le principe est de prononcer à la française" pour tous les noms étrangers; ce principe s'applique peut-être à la plupart des noms étrangers, à l'exception des noms anglo-saxons où les journalistes rivalisent d'habileté (souvent ridicule, version "anglais SNCF"...) pour tenter de prononcer avec l'accent local, qui le nom de la moindre bourgade du Texas, qui le nom du moindre politicien du New-Amphire...
En revanche, étant moi-même lusophone, j'ai été effectivement consterné durant la coupe du monde de football 2014, d'entendre les "envoyés spéciaux " de Radio France, incapables de prononcer correctement le nom des villes où ils résidaient, massacrant allégrement " SAHAU PEAULAU "' ( Sao Paulo) qui se prononce " San Paolo" avec nasalisation de la première syllabe.
Pire encore, bien souvent, au lieu de prononcenr "à la française", ces journalistes qui doivent avoir deux ou trois ans d'espagnol derrière eux et pensent sans doute que le Portugal n'est qu'une dépendance espagnole, massacrent régulièrement le nom de José Manuel BARROSO en prononcant " Rrrosé Manouel Barrrrrroso" à l'espagnole (entendu encore récemment ), alors que la pronciation du prénom "José" est beaucoup plus proche du français ( "Jousè") et que le " r" n'est pas accentué...
Alors, la prononciation à la française ?... pourquoi pas, mais qu'on s'y tienne pour tous les pays sans exception!...
Cordialement

La Médiatrice Radio France vous répond
21/07/2016 - 14:32

José Manuel Barroso doit en effet se prononcer José Manuel Barroso, sans y mettre un quelconque accent, et encore moins espagnol. En revanche, je ne suis pas d’accord avec vous: Sao Paulo se prononce en français Sao Paulo et non San Paolo. Le nom de cette ville a été francisé. On ne dit pas Berline, mais bien Berlin. Déjà lorsque j’étais rédacteur-en-chef, je rappelais ce principe aux journalistes qui, souvent par snobisme, parlaient de « San Paolo » ou de « Cape Town », alors qu’en français, on dit « Le Cap ».