question à propos du Billet politique de ce jeudi matin sur France Culture

Sylvie BRISSON 17/11/2017 8:36 France Culture

Bonjour, j'écoute avec intérêt les billets politiques de Frédéric Says, mais ce matin , je m'interroge. Pourquoi ce titre "Questions identitaires" et cet amalgame entre l'intervention de M. Habib et la sortie des députés FI d'une part, et ll'intervention de G. Collard sur les prières de rues d'autre part ?
La question de l'empêchement de pénétrer sur le territoire israélien d'une représentation parlementaire française est une question de politique internationale et de relations diplomatiques, pas une question identitaire.
En faisant le jeu du discours de M. Habib (que j'ai réécouté soigneusement) et en le mêlant au discours haineux du député frontiste, M. Says contribue à brouiller les pistes et à faire ce qui est souvent reproché aux jeunes de banlieue : exporter le conflit israélo-palestinien. C'est regrettable de la part d'un journaliste du service public. Sachez que de nombreux auditeurs comme moi le déplorent et ne s'y laissent pas prendre. J'ai 66 ans et persisterai tant que je vivrai à réfuter tout amalgame entre soutien au peuple palestinien et antisémitisme.

Frédéric Says vous répond :

Bonjour Madame Brisson,

Merci pour votre message et votre intérêt. Il n’était bien sûr pas question de mettre une équivalence entre les deux questions ; elles ne concernent ni les mêmes enjeux diplomatiques et sociétaux, et ne revêtent en aucun cas la même symbolique. Il s’agissait davantage d’évoquer l’ambiance tendue dans l’hémicycle, en raison de ces deux questions qui – on le déplore – ont tendance à façonner des « clans ». Et à faire monter ainsi, souvent artificiellement, la fièvre identitaire qui favorise des réponses univoques et souvent caricaturales.

Peut-être que le temps ramassé de la chronique, ou la manière dont je l’ai exprimée, ne détaillait pas cette nuance.

Je vous remercie en tout cas pour l’intérêt que vous portez au Billet politique de 8h16 et suis ravi d’avoir pu échanger avec vous.

Bien cordialement,

Frédéric Says

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