Réaction après votre article sur « Qui perd le lus après un divorce »

Emmanuel GILBERT 16/12/2015 6:48 France Inter

Bonjour, je réagis oui, car certes l'étude de l'Insee doit être faite très sérieusement mais présentée tel quel, vous faite une généralité de ce qui ne l'est pas. Et rien dans vos commentaires ne le laisse penser. Toutes les femmes ne perdent pas comme tous les hommes ne gagnent pas : c'est l'homme qui verse une pension alimentaire et les contraintes pour l'obliger à la verser sont bien plus efficaces que celles qui lui permettent de la faire baisser quand il ne peut plus payer (je suis en procédure d'appel depuis juin 2014 pour faire baisser une pension alimentaire qui représente plus de 45 % de mon salaire). Des procédures judiciaires bien trop longues quand il suffit à la femme de demander à un huissier (ou à la CAF... et là c'est l'Etat qui paie !!!) de faire le nécessaire avec au besoin le recours à la saisie sur salaire. Dans le cas d'une garde de 1 we sur 2, c'est la femme qui a tous les avantages fiscaux et les aides de la CAF et l'homme n'a rien (l'impact de la déduction fiscale de la pension alimentaire est bien inférieur) et ces aides ne rentrent pas en ligne de compte dans le calcul du revenu d'où impact sur les impots et la pension. Résultat : mon ex-femme n'est pas imposable quand je paie comme un célibataire. Alors, s'il vous plait : faite un vrai travail de journaliste, qui prend ses dépêches auprès de l'AFP mais qui doit aussi pondérer certains points de vues. Car personne ne prend en compte le vécu des pères. Et la parité est un leure, car dans ce cas il devrait exister un ministère aux droits de l'homme comme il existe un ministère aux droits de la femme). Cordialement (et je compte bien que ma réaction passera le filtre des modérateurs)

Voici la réponse de la journaliste : 
"Le reportage mettait en lumière
un constat de l’étude de l’INSEE publié ce matin. 

Tous revenus confondus, les
femmes, selon l’INSEE, perdent 20% de niveau de vie dans l’année qui suit une
séparation et un divorce, les hommes 3%. Il s’agit bien évidemment d’une
moyenne nationale, donc d’une vérité générale, qui ne tient forcément pas
compte de cas particulier comme le vôtre. Il est bien évident que certains
divorcés peuvent vivre un véritable « naufrage financier » et
certaines divorcées connaitre une amélioration de leur niveau de vie… 

 Merci en tous les cas de votre
écoute attentive.

 Cordialement

 Delphine Simon  "

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