Saint-Mathieu à l’antenne

Frédéric PETIT 13/02/2017 15:31 France Info

Bonjour.
J'ai eu le plaisir d'entendre à l'antenne de France-Info (ce dimanche 12 février vers 12h15) un prêtre lire une partie (entre 20 et 30 secondes ce qui est assez long pour un passage à l'antenne) de l'évangile de Saint-Mathieu.
Le propos de la journaliste n'était pas religieux, mais plutôt politique puisque dans son commentaire la journaliste a cherché à faire un lien entre le texte de Saint-Mathieu et l'affaire Pénéloppe Fillon, c'est à dire entre un homme coupable aux yeux de Dieu, et un autre homme coupable aux yeux d'une partie de l'opinion publique et de la presse. Au passage je me suis demandé si elle faisait bien la différence entre la lecture et le sermon, c'est à dire entre le texte et l'interprétation qu'en fait le Prêtre, puisque dans son commentaire elle fait allusion au sermon, alors qu'on a seulement entendu la lecture, et qu'en matière d'interprétation, à l'antenne, nous n'avons eu, même si ça n'était que par allusion, que celle de cette journaliste !
L'analyse de cet exemple, modeste, mais symbolique à propos d'une affaire dans laquelle la presse évoque en permanence "une faute morale", me conduit à vous poser trois questions :
1°) avec le recul on peut très bien penser qu'il ne faut pas accorder trop d'importance à ce genre de "reportage" qui ne serait qu'une touche d'ironie, voir "satirique", mais alors est-ce sérieux de prendre du temps d'antenne d'information pour ça ?
2°) interpréter un texte religieux pour émettre une opinion "à charge" sur un homme politique, est-ce objectif pour une grande chaîne d'information publique comme France-info ?
3°) utiliser un texte catholique de cette façon pour émettre une opinion journalistique contre un candidat à la Présidentielle qui se dit lui-même Chrétien, est-ce éthique ?
Je vous remercie de me donner la possibilité de pouvoir émettre ce type d'avis, et aussi pour l'usage objectif que vous saurez en faire.

Il ne s’agissait pas d’émettre une quelconque opinion, mais reconnaissez que l’analogisme entre l’évangile et la situation de François Fillon était cocasse. Il était logique que les journalistes le soulignent, comme ils l’ont fait.

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