Les syndicats n’ont pas attendus Mme Magri pour dénoncer l’état des écoles marseillaises

Léonard Penrose 21/09/2016 15:21 France Culture

Monsieur,

je cherche désespérément comment introduire un commentaire sur le site de France Culture dans le cadre de l'émission Rue des écoles. Si vous en avez la possibilité, je vous remercie de bien vouloir m'indiquer la voie à suivre.
Dans le cas où cette possibilité n'est pas permise, je vous envoie mon commentaire concernant l'émission relative au lien:
http://www.franceculture.fr/emissions/rue-des-ecoles/reformer-le-college
en espérant que vous pourrez le transmettre à la responsable de l'émission, Mme Touret.

Je suis très étonnée d'entendre l'intervention de Mme Magri, enseignante/chanteuse, dans le cadre des conditions indignes dans lesquelles les élèves du primaire sont accueillis dans les écoles marseillaises.
Certains syndicats n'ont pas attendu Mme Magri pour le signaler et cette ex-enseignante semble apparaître comme une lanceuse d'alerte ce qui est proprement scandaleux au regard du travail que certains syndicats mènent sur le terrain depuis de nombreuses années. Un livre - dont la légitimité reste à questionner au regard de l'ancienneté de cette personne dans l'enseignement -, des interviews dans lesquels ses "élèves ne mouftent pas en classe" interrogent sur le goût à la lumière, à la scène de cette personne et interpellent quant à ses tentatives de négation du travail de terrain et de longue haleine mené par d'autres bien avant elle...
Je trouve cette intervention très irrespectueuse au regard de ce qui est dénoncé sur le terrain par des acteurs qui luttent contre ces conditions. De plus, dans son propos, Mme Magri ne fait qu'asséner des faits déjà dénoncés par d'autres. Ca sent le buzz plus qu'autre chose. Elle veut clairement vendre un livre. Il ne me semble pas que Mme Magri soit particulièrement militante sur le terrain à Marseille. Elle n'a lancé qu'une pétition...
Est-ce du militantisme de terrain cela ?
Il me semble qu'il serait plus opportun d'inviter dans ce type d'émission des militants qui œuvrent sur le terrain.

Bien à vous,
Léonard Penrose

Voici la réponse de Louise Tourret :

Cher Monsieur,

Tout d’abord je tiens à vous remercier pour votre écoute attentive de Rue des écoles. Certes nous avons donné la parole à Charlotte Magri et il est exact de dire qu’elle n’a pas été enseignante pendant aussi longtemps que vous mais le récit de son expérience et sa façon de la raconter m’ont intéressée. Je suis désolée si cette interview ne vous a pas convaincu.

Concernant la tribune de Charlotte Magri (peut-être pour des raisons que vous pouvez trouver injustes) il faut constater qu’elle a été très médiatisée l’année passée, a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et permis de parler davantage d’une situation que vous dénoncez depuis longtemps. Cette médiatisation a peut-être été suivie de conséquences relativement positives, qu’en pensez-vous? Je précise qu’il n’a pas été une seule seconde pendant l’émission d’une absence de réaction des syndicats sur le plan local à Marseille pour dénoncer l’état des écoles.

Enfin, je me permets de vous précisez que nous invitons régulièrement, et avec plaisir, des enseignants militants dans Rue des écoles, tout comme des auteurs de livre (c’est le cas de Charlotte Magri), des chercheurs etc. Depuis sept ans, j’essaie de respecter une grande diversité parmi les intervenants de cette émissions.

J’espère de tout coeur, que vous aurez intérêt à écouter les prochains numéros de Rue des écoles, avec des militants ou non.

Bien cordialement,

Louise Tourret

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