Telephone sonne réforme des collèges

Elisabeth Loubet 17/09/2015 17:26 France Inter

Les invitées, très très bien. Pourquoi les questions toutes orientées contre? Sélection? Pourquoi ne pas avoir demandé à cette jeune fille ce que faisaient ses parents? Enseignants peut-être? Les enseignants qui sont intervenus contre ont donné une image de l'enseignement conforme avec notre classement international, cad triste triste. Hélas les enseignants contre n'ont même pas conscience  de l'image catastrophique qu'ils donnent d'eux même. Mais qu'ils voyagent, qu'ils voient du pays, qu'ils voient le monde et pas le bout de leur nez.Et surtout qu'ils voient  que le monde bouge, qu'il n'est pas figé... contrairement à eux, Hélas, nous qui avons 8 petits enfants, sommes bien soucieux.

PS: je n'ai pas trouvé le n° de tel sur le site de l'émission et je ne donne pas dans les réseaux sociaux.

voici la réponse de Nicolas Demorand :

Monsieur,

Merci
d’abord pour votre mail. Les questions hier soir étaient à 95% contre la
réforme. Nous avons essayé de donner la parole aux très rares auditeurs qui la
soutenaient. Une enseignante (de Nancy si je ne m’abuse) a ainsi pu longuement
s’exprimer, je l’ai relancée pour en savoir plus et lui donner plus d’espace. Sur
la jeune collégienne, vous avez raison: j’aurais dû demander ce que faisaient
ses parents, j’y ai pensé… en regardant la pendule, les temps de parole des
invitées,  mes deux écrans d’ordinateur, en préparant la question de
l’auditeur suivant, en jetant un œil au fil AFP pour regarder les urgents sur
l’Afrique, en checkant les tweets et en lisant les mails des auditeurs (même
tonalité qu’au standard, voire plus dure encore). J’y ai pensé, donc, puis je
suis passé à autre chose. Mea culpa.

BREF:
ce petit aperçu des cuisines de l’émission pour vous dire deux choses. 1) Nous
essayons de donner la parole aux maximum d’auditeurs; 2) nous ne cherchons pas
à dessiner une "ligne" à travers des questions poussées en avant et
d’autres mises sous le tapis. Mais certains soirs le standard est
"monocolore" (ce qui, sur ce dossier et même si l’échantillon n’est
pas représentatif, me laisse penser que la contestation ne va pas faiblir ou
que l’application de la réforme se fera dans un climat dégradé).

Mille
excuses d’être si long,

Cordialement,  Nicolas
Demorand

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