Lettre #15

Vous trouverez ci-dessous une sélection de messages correspondant aux dominantes de la Lettre #15 de la médiatrice :

Le Grand Débat
Le Brexit
Les Européennes
Olivier Faure dans Questions Politiques
Le Rwanda
Coup de coeur

 


 

LE GRAND DÉBAT

Est-ce les journalistes peuvent quitter une attitude systématiquement négative vis à vis de leur interlocuteur et de ce qu’il dit, pour contribuer et nous faire contribuer à une vision positive et constructive de ce que des français ont exprimé lors du grand débat ?

Nous sommes en crise profonde à tout niveau (social, écologique, économique…). Dans ces situation, les trajectoires civilisationnelles doivent diverger des chemins antérieurs. Le Grand Débat ne va-t-il pas seulement favoriser l’affirmation de la pensée « main stream » au détriment des pensées disruptives, sans doute plus pertinentes pour nous indiquer des voies possibles pour l’avenir ?

J’ai toujours été un fidèle auditeur de votre station et ceci depuis ma tendre enfance puisque mes parents l’étaient aussi. Votre liberté de parole et votre indépendance ont aujourd’hui sombré corps et âme dans la relation sans aucun recul ni esprit un tant soit peu critique de la communication gouvernementale, tant sur la couverture des mouvements sociaux de ces derniers mois que sur le « grand débat », et en recevant quasiment tous les jours sur votre antenne un ou une ministre, ou tout autre représentant-e du pouvoir qui peut déverser sans la moindre contradiction étayée ses « éléments de langage ». Je suis infiniment triste de cette situation car j’ai, ou plutôt j’avais un attachement profond a France Inter et a toutes ces voix qui m’ont bercées depuis toutes ces années, et aujourd’hui je suis perdu, je ne sais plus a quelle radio généraliste me raccrocher, vos concurrents n’étant pas, loin s’en faut, mieux loti. En attendant et espérant un sursaut de lucidité de votre part, je vais me rabattre sur la station musicale de votre « grande » maison, Fip.  un (ex) auditeur désolé


BREXIT

En tant que britannique qui habite en France depuis 2002 et avant pendant 15 ans en Allemagne j’ai honte de voir ce spectacle désolante. Quand est-ce que les députés de l’R-U auront -ils le courage d’admettre l’erreur du référendum, et de prendre la responsabilité de faire marche arrière dans l’intérêt du pays? Ou est-ce qu’ils vont rester coller à leurs sièges, peureux d’être abandonné par leur électeurs ?

Vous discutez du fond mais je trouve que les Britanniques nous donnent une leçon de démocratie parlementaire, par rapport à nous où le pouvoir exécutif a bien trop de pouvoir par rapport au Parlement

Vous parlez ce soir des conséquences, prévisibles ou pas, du Brexit. Il faut rappeler que, dès la fin 1959, les britanniques, pour torpiller la CEE naissante, prirent l’initiative de la création de l’AELE, qui regroupa lors de la signature ce traité, 6 autres états européens, non adhérents pour diverses raisons à la CEE. Pour cette raison Ch de Gaulle s’opposa en 1961 à l’adhésion du Royaume Uni à la CEE, qui ne peut intervenir qu’en 1973. Le R.U ayant quitté au préalable l’AELE ( en 1972 ).  Lors de la création de l’EEE, l’AELE y fut intégrée, à l’exception de la Suisse ( échec du référendum populaire sur son adhésion ). L’AELE, dont le siège est en Suisse, a une représentation permanente auprès de l’UE à Bruxelles. Rien juridiquement ne semble empêcher le R.U de revenir dans l’AELE ( dont elle assura la présidence de 1960 à 1972 ), et ainsi  de revenir dans le giron du commerce européen et mondial, puisque l’AELE continue de passer de multiples accords de libre-échange, au nom de l’UE, avec de très nombreux pays. Sans doute cela explique-t-il, au moins pour partie, le comportement des parlementaires britanniques, plus particulièrement anglais.

Quelques mots pour vous dire combien j’ai été surpris de votre choix de mettre David Lowe comme intervenant à l’émission de ce soir. Auditeur attentif et quotidien de votre émission, je voulais vous dire ma peine d’entendre une personne présentée comme représentative du peuple britannique pérorer à l’antenne publique française contre le Président de la République, qu’il n’appelle -à la différence du Premier Ministre britannique mais comme le Commissaire Michel Barnier- que par son nom de famille et présente comme un empêcheur de tourner en rond, se moquer de l’armée française en prétendant préférer être défendu par l’armée britannique comme si nous étions encore en 1940, et rappeler combien les gilets jaunes français sont violents quand les britanniques peuvent défiler en bon ordre… Le tout avant de rappeler combien il lui coûterait de prendre un passeport français alors que cela fait 30 ans qu’il réside en France et qu’il est payé par ma redevance. Je travaille tous les jours avec un britannique dans une organisation internationale, qui est authentiquement francophile, pro-Europe, et qui ne saurait être assimilé à cet énergumène. Il en va de même pour le peuple britannique de mon point de vue, et j’en arriverai presque à croire que le rôle de cet animateur insultant à tout bout de chant la France, les français, leur armée, et leur président, était de convaincre votre audience du caractère indécrottable des anglais en France… Le sérieux de la situation, ainsi que celui attendu de votre station et de votre émission en l’occurrence, auraient mérités mieux. D’où ma question : comment diable avez vous sélectionné ce… Sujet, dont je me souviens à présent pour l’avoir entendu, il y a trois ans de cela, pérorer -déjà- sur le caractère provincial de Paris par rapport à Londres…


LES EUROPÉENNES

Je viens de lire l’article : « comprendre en 2 minutes le scrutin des Européennes », et plus généralement, je suis à l’écoute et attentif aux programmes portant sur ce sujet.
Or, je constate que deux informations essentielles ne figurent même pas dans cet l’article, à savoir:
– Le scrutin est proportionnel à 100%.
– Il y a un minimum de 5% pour qu’une liste soit représentée, en deçà, les voix sont perdues.
Il est d’ailleurs rarissime que les journalistes mentionnent ces règles à leurs auditeurs. J’ai dû chercher par moi même pour recueillir ces informations fondamentales sur le mode de scrutin et ce n’est pas France Inter qui m’ a apporté la réponse. Or, le mode de scrutin et le minimum de 5% ne sont pas du tout des détails et seront déterminants dans la composition du parlement européen, plus encore que le fait de voter en circonscription nationale unique. Je déplore que jamais les journalistes ne les rappellent dans leurs émissions, alors qu’ils consacrent légitimement du temps à analyser les rapports de forces et les dynamiques politiques en cours.
Merci à France-inter de prendre le temps d’expliquer clairement, à tous, quelles seront les règles du jeu. (France Inter)

L’origine du lien qu’on tente clairement de faire exister entre « le grand débat national », supposé représenter l’écoute de la volonté citoyenne d’exprimer ses doléances, et « le grand débat » de ce soir, pour la campagne des européennes, n’est pas évidente, mais ce lien est omniprésent dans l’arrosage médiatique. Qu’il y ait des solutions européennes à des problèmes français ou même que ces solutions ne puissent être qu’européennes n’est pas la question. La question – habituelle et inusable – en est la récupération anticipée et détournée ainsi que la récupération a posteriori planifiée : s’il n’y a pas de solution de continuité entre les deux « grands débats », alors toutes les interventions régionales scénarisées et produites par E. Macron jusqu’à ce jour ont bel et bien constitué une gigantesque pré-campagne irréfutable, avec des temps de communication absolument disproportionnés au bénéfice de LREM (France Inter)

Je suis étonné du traitement de la rédaction de France Culture concernant le projet européen mis en avant par Emmanuel Macron avant les élections européennes. Les journalistes de France Culture nous expliquent que c’est un coup de com’ (on interviewe un prof de science-po qui sera là pour justifier le point de vue de la rédaction), que le président est en campagne etc. Depuis quand est-ce absurde pour un président de faire campagne avant les européennes ? Tous les autres leaders européens le font. Depuis quand est-ce absurde pour un président de publier une tribune avant le scrutin? Les autres leaders le font. Cette pose permanente de la contestation est vraiment délétère, sélective et trompeuse. La profession souffre d’un grave manque de crédibilité et quand j’écoute l’info sur France Culture, je comprends pourquoi. Il faudrait expliquer aux journalistes qu’il faut que leurs opinions ne doivent pas passer la porte du studio. Heureusement que nous pouvons croiser les sources pour trouver la vérité. Mais je me désole de cette pose perpétuellement contestataire qui fait partie de la « culture » des journalistes de France Culture. C’est trompeur et particulièrement lassant. (France Culture)

La France rurale fout le camp et ses services publics avec ! TITRE DE FRANCE CULTURE « Comment réussir à faire perdre des millions d’euros d’aides européennes aux agriculteurs ! La France devra rendre à l’Europe plusieurs centaines de millions d’euros d’aides au développement rural, faute de les avoir utilisés à temps. La faute à qui ? C’est un drôle de ratage, un bug de l’administration dont la France a le secret !


QUESTIONS POLITIQUES

Ayant écouté votre émission « Questions Politiques » sur France Inter ce dimanche 7 avril, j’ai été profondément déçu et choqué par la façon dont elle a été conduite par l’équipe de journalistes qui interviewaient Olivier FAURE. Je tiens à préciser que je n’ai jamais été membre du PS et que les remarques qui suivent ne sont pas liées à son interview d’aujourd’hui, puisque ma réaction négative s’est construite au fur et à mesure de nombreuses sessions de ce genre, parfois lors de la matinale.
J’ai noté que, sur une durée totale d’interview de 54 Minutes, ce n’est qu’après plus de 33 minutes que vous avez posé la première question sur le programme du Rassemblement PS-Place publique-Nouvelle Donne (en oubliant d’ailleurs de mentionner ND qui compte pourtant à peu près deux fois plus d’adhérents que Place Publique, mais dont le leader n’a pas revendiqué la tête de liste, seule figure qui semble vous intéresser). Presque les deux tiers de votre interview a été consacrée à des questions sur la personne de Raphaël GLUCKSMANN, sa personnalité, sa difficulté à adopter les codes du discours politique (du pugilat, en ce qui concerne le débat du 5 avril), puis sur les raisons pour lesquelles le PS n’a pas pris la tête de liste (que vous supposez et parfois affirmez a priori liées à sa faiblesse), a relégué les représentants de certains courants du PS en milieu ou en fin de liste ou sur des problèmes de tactique politicienne centrés sur le microcosme des appareils de partis et des notables, problèmes dont nous, simples citoyens en attente de résultats concrets, n’avons que faire.
Sur le premier point, je me demande de quel droit vous vous autorisez à juger (oui, « juger », car les rafales de questions tournant autour du même sujet, quitte à harceler l’interviewé en lui coupant la parole avant la fin de ses réponses, donnent vraiment l’impression à l’auditeur que vous remettez en cause la capacité de cette personne à être la tête de liste) qui a le droit d’être leader ou représentant d’un parti, d’un mouvement ou d’une coalition. Je vois bien que, pour accroître votre audience, vous cherchez plutôt les petites phrases assassines, des prises de position scandaleuses ou polémiques, mais vous avez oublié que ce que nous voulons, nous les citoyens aujourd’hui, ce sont de vraies idées pour le changement et pas ce théâtre de marionnettes que vous encouragez, avec des bonimenteurs (dans ce mot, il y a menteur et capteur de boni) de foire, des grandes gueules, des pseudo sauveurs qui nous promettent monts et merveilles pour ensuite céder aux pressions des lobbies et puissants.
Que le PS ait choisi de ne pas se réserver la tête de liste est peut-être la première bonne nouvelle de son histoire de grand parti de gouvernement. Ce « vieux » parti de gauche a tellement souvent dans le passé prouvé sa tendance hégémonique et son comportement de « mante religieuse » qui, après avoir accédé au pouvoir, dévorait son partenaire électoral au point de le faire quasiment disparaître de la scène politique, que nous étions nombreux, depuis longtemps à résister à l’attrait de l’efficacité politique qu’il offrait pour défendre notre indépendance et la liberté de faire d’autres propositions que celles qu’imposait sa discipline de courant dominant. Mais, aujourd’hui, peut-être, oui, parce que les multiples trahisons subies à l’occasion des présidentielles de 2017 l’ont fait exploser en divers fragments divergents, aujourd’hui, son nouveau secrétaire général propose un autre comportement, plus humble (souhaitons que ce soit sincère et durable de la part de ses soutiens) et moins politicard.
Il adhère à notre volonté de voir la politique se détourner de cette personnalisation outrancière qui désigne des sauveurs et des messies d’un côté et des salauds ou des incapables de l’autre. Il accorde à ce Rassemblement la possibilité de mettre en avant une tête de liste qui précisément ne se présente pas comme sauveur de l’humanité, mais comme simple porte-drapeau d’une autre façon de faire de la politique et d’un réveil de l’esprit progressiste historique du mouvement social. Et, même s’il ne paraît pas forcément le plus performant dans l’alignement des chiffres, l’énumération et la justification des propositions communes, et encore moins gladiateur tueur de l’arène politique, ou peut-être justement parce que je ne le sens pas impérial dans le rôle de tribun populaire, je le trouve bien adapté à notre souhait de privilégier le programme sur les personnalités, dans le souci d’assurer la mise en place des mesures urgentes nécessaires au changement de modèle plutôt que d’assurer la carrière de représentants emblématiques ou l’avenir de partis monopolistiques.
Mais, plutôt que de questionner votre invité sur le côté positif de ses choix, sur la possible petite révolution du discours et de la pratique politique que cela peut laisser espérer, vous avez imposé la suprématie des codes habituels de la politique politicienne, voire « politicarde ». Acceptez-vous de vous interroger sur votre légitimité à imposer le maintien des codes déjà existants de l’action et de la communication politique et sur les conséquences de cette façon d’interroger les personnalités ?
Certains d’entre vous verrouillent l’entretien par des questions fermées, voire des exposés ou des affirmations auxquelles l’invité est censé donner son approbation, faute de quoi il sera soumis à des interruptions fréquentes dans sa tentative de vous convaincre du contraire. Croyez-vous vraiment ainsi favoriser une information complète et impartiale des auditeurs ? Ne craigniez-vous pas d’être perçus comme les zélateurs d’une politique spectacle qui esquive les vrais débats et les vrais sujets qu’il vous est peut-être trop difficile d’approfondir pour poser les bonnes questions et comprendre les réponses, parfois chargées de nuances et de complexités ne permettant pas de faire le « buzz » ? Vous rendez-vous compte que vous êtes à mille lieues des attentes de renouveau de la politique et de ses acteurs qu’expriment la révolte colérique des gilets jaunes et le rejet croissant par tous du monde politique vieillot que vous consolidez par votre culte des héros, sauveurs, leaders et notables. En tous cas, sachez que, pour ma part, je n’apprécie pas ce genre d’interview et évite généralement de les écouter. Etant présent au meeting d’hier (mon premier, car je suis réticent à ces évènements à grand spectacle ou l’on applaudit parfois des personnages avant même qu’ils ne se soient exprimés et parfois après une intervention sans contenu et sans intérêt autre que de susciter l’enthousiasme, au détriment de tout esprit critique et surtout de tout véritable échange de points de vue), je n’ai pas du tout retrouvé dans votre émission une relation représentative de ce que j’y ai vu et entendu.  Car, de questions sur les propositions qui rassemblent ces trois organisations, il n’y en a pas eu dans votre groupe de journalistes. Tout au plus avez-vous sollicité Olivier FAURE sur certains sujets, ceux qui vous intéressent, et essentiellement sur son seul point de vue, occultant la négociation pourtant intéressante qui a lieu entre les partenaires sur une plateforme de propositions communes. Lui seul a mentionné Claire NOUVIAN et Pierre LAROUTUROU. Aucun de vous n’a daigné mentionner une seule fois leurs noms et encore moins faire allusion à leurs interventions, pourtant brillantes et porteuses d’un contenu dense de propositions capitales pour l’avenir, alors même que vous relayez tous les jours sur vos antennes et dans vos pages (sans y croire ?) la nature urgente d’une action déterminée vers plus de justice sociale, fiscale et vers une véritable transition énergétique et écologique.J’écoute tous les jours France Inter parce que j’y crois les informations traitées plus complètement et sérieusement que sur la plupart des autres antennes radio (mais pas toutes). J’y ai mes habitudes, mais regrette de plus en plus que les journalistes politiques aient si peu de capacité d’innovation, de critique et d’ouverture, se contentant trop souvent de commenter la superficie des évènements et les prestations des leaders, en laissant si peu d’espace au débat sur les propositions. Pourtant, sans même attendre les résultats détaillés des contributions des citoyens lors de l’opération « Grand Débat National », leur nombre et leur volume devrait vous faire comprendre enfin que ni les élus, ni les experts, ni les journalistes spécialisés n’ont à eux seuls la volonté et la capacité de traiter des problèmes de fond, mais que la demande des citoyens est d’y participer et d’en être mieux informés. Nous attendons de vous que vous accompagniez le changement de façon de faire de la politique au lieu de renforcer et consolider l’étouffement du dialogue citoyen au profit de la politique spectacle.Etes-vous prêts à relever ce défi ?

On se fout royalement de savoir ou gluscksmann va siéger !!!! Peut on connaitre le programme politique de cette liste ? Peut on parler de l’essentiel ? Le PS est sonne debout, Ok donc la suite ? Quel programme quelle vision de notre société ?

Fidèle auditeur de France Inter , je suis scandalisé par les interventions des journalistes politiques de l’émission de ce jour de 12 à 13 h.Au lieu de parler de liste aux élections, de places éligibles, d’accords sur les personnes, vous feriez bien de parles des programmes des partis et des candidats aux élections. Les Français s’intéressent de moins en moins aux élections, votre approche du domaine politique encourage le manque de motivation des électeurs.

Que des questions sur l’événementiel actuel qui sont superficielles par rapport à l’enjeu des Européennes, que des questions sur le passé politique connu des colistiers, que des questions d’ordre tactique sur leur hypothétique futur qui ne dépend du % obtenu par la liste, mais, par contre, pratiquement aucun questionnement sur l’essentiel qu’est le fond du programme que présente la liste du candidat !


GÉNOCIDE AU RWANDA

A l’occasion du 25 ème anniversaire du début des événements tragiques du Rwanda , France Culture développe des programmes spécifiques .L’intitulé figure sur votre site et en pleine page de publicité dans le numéro de Courrier International cette semaine avec le titre qui me fait réagir et vous écrire : »25 éme anniversaire du génocide des Tutsis au Rwanda » Vous n’êtes pas sans savoir que cette présentation d’un massacre ‘à sens unique’ est fortement contestée , fait l’objet d’intenses débats sauf de la part des autorités du pays qui s’efforcent depuis leur installation au pouvoir de présenter cette version qui leur permet de s’exonérer de leurs crimes. Puisque vous avez choisi le support de cet hebdomadaire , je vous conseille de lire la double page 16/17 qu’ils consacrent au Rwanda: Ainsi P.17 : le petit encart « Macron absent » qui mentionne  » les Hutus modérés exterminés « . Egalement la référence P.17 au livre canadien de Judi Rever dont je vous laisse découvrir le résumé :http://www.france-turquoise.com/wp-content/uploads/2018/04/Note-de-lecture-Judi-Rever-In-praise-of-blood-180413-2-1.pdf
Le débat existe sur cette question d’une immense gravité et je trouve extrêmement choquant que vous preniez position , participant ainsi à l’écriture faussée de cette histoire tragique
Ignorance? Parti pris ? Main stream? Paresse intellectuelle ? Sans polémique , je suis particulièrement dans l’attente de votre réponse à l’interrogation qui doit certainement être partagée par d’autres personnes. Avec mes remerciements et cordialement de la part d’un auditeur fidèle et critique (France Culture)

Tout le monde parle maintenant du génocide contre les Tutsis. Je tiens à rappeler qu’à l’époque, en avril 1994 et les mois suivants, le premier combat a été de faire admettre qu’il s’agissait bien d’un génocide. Tout au long des mois de celui-ci les gouvernements, dont la France et l’ONU ne parlaient « que » de massacres ou conflits inter-ethniques car si un génocide est avéré, je pense ne pas me tromper, l’ONU et les forces internationales ont une obligation légale d’intervenir, hors ni l’ONU, dont des soldats étaient sur place, ni des pays étrangers n’étaient d’accord pour intervenir, pour diverses raisons. Durant les semaines du génocide ce terme n’était jamais prononcé par les médias. Je pense que vous pouvez vérifier mes dires dans les archives de Radio France. Merci. Une retraitée. (France Inter)

Je me permets de vous alerter sur la nature et la qualité de certaines de vos introductions: dans le cas du Rwanda (le 26 mars), vous semblez ne pas maîtriser  le sujet, sans parler d’un ton guilleret tout à fait inapproprié en début d’émission. Heureusement votre premier interlocuteur a rapidement recadré le débat. Il me semble qu’en fonction des sujets traités, un minimum de solennité (et de travail en amont) est nécessaire.

Je vous ai trouvé bien léger ce matin dans votre évocation de cette commémoration alors qu’un respect s’imposait. L’histoire, ancienne ou contemporaine, demande la même rigueur. Deux sources importantes: Scholastique Mukasonga « Notre-Dame du Nil » pour l’origine de l’antagonisme des Hutus pour les Tutsis, livre dont un film est en cours de réalisation et les reportages d’époque évoqués par Le Monde ce w-e. (France Culture)

Le présentateur du bulletin d’information a, fait allusion au fait que le Président Macron avait été invité par le Président tutsi du Ruanda aux commémorations du génocide contre la minorité Tutsi (…) J’ose imaginer que cette qualification ethnique du président rwandais est plus à ranger au catalogue des maladresses sémantiques qu’une qualification assumée de la part de votre journaliste. Néanmoins, je vous remercie, ces flash étant écouté par de nombreuses personnes, de bien vouloir veiller à ce que de tels qualificatifs fassent l’objet d’une observation auprès du présentateur.  M. Kagame est le président du Ruanda. « Ethniciser » ainsi le Président est un très mauvais service rendu à tous ceux qui veulent croire aux progrès de sociétés humaines dans lesquelles l’ethnicité ne sera plus un avatar du pouvoir ou / et de ses opposants. Avec mes remerciements pour votre attention et mes salutations depuis l’île de Mayotte où j’écoute toujours avec fidélité France Inter.  (France Inter)


Frédéric Pommier et son quart d’heure de célébrité

 

Merci infiniment pour cette magnifique information sur le coiffeur au grand cœur. Ceci est rassurant pour l’espèce humaine qui peut , finalement, oublier l’argent, la rentabilité, le mérite (etc) pour faire place à la bienveillance, la solidarité, bref….l’amour !!!!! Continuez comme ça, ne changez rien, prenez soin de nous…. Belle journée à toute l’équipe.

Kévin Ortega, 29 ans, coiffeur à Aubagne. Il propose gratuitement ses services aux personnes sans-abri. Plusieurs réactions d’auditeurs : Merci infiniment pour cette magnifique chronique sur le coiffeur au grand cœur. C’est rassurant pour l’espèce humaine qui peut , finalement, oublier l’argent, la rentabilité, le mérite  et faire place à la bienveillance, la solidarité et l’amour !!!!!»