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Macron-Trump : les coulisses d’un voyage officiel

Alors qu’Emmanuel Macron et Donald Trump s’opposent sur de nombreux dossiers, leur rencontre amicale a été l’un des événements importants de cette semaine. Un événement que les auditeurs ont pu suivre sur franceinfo grâce aux envoyés spéciaux de la radio et, notamment, au correspondant permanent aux États-Unis, Grégory Philipps. Comment les journalistes suivent-ils ce type de… Lire la suite

L’audience radio : intérêt ? fiabilité ? prospective ?

Jeudi était un jour très attendu par toutes les radios. Le jour où sont révélées par Médiamétrie les audiences du premier trimestre. Franceinfo sait ainsi qu’elle reste la 4ème radio la plus écoutée avec plus de 4 millions 500 mille auditeurs chaque jour. Mais pourquoi cette excitation tous les trimestres ? A quoi sert ce baromètre ? nous demandent des auditeurs.

Pour leur répondre, Emmanuelle Henry, directrice des études de Radio France, avec le médiateur.

 

 

Pourquoi est-il si important de connaitre l’audience ?

Lors des précédents résultats d’audiences, en janvier, Guillaume, un auditeur se demandait : « Pourquoi nous donnez-vous régulièrement votre audimat, comme si c’était une victoire ? Quelle importance cela peut-il bien avoir ? ».

Juste une précision : l’audimat, c’est à la télévision; en radio, on parle de la « 126 000 » (126 000 interviews par an). C’est surtout utile pour les radios privées: tout leur modèle économique repose sur ces audiences dont dépendent les tarifs de la publicité. C’est très important tout de même pour le service public, puisqu’une des missions de Radio France est de proposer des programmes de qualité au plus grand nombre. Pour les journalistes et producteurs, il est très important de connaître ces audiences et la popularité des émissions.

 

Concernant franceinfo, qu’apprend-on de particulier ?

Franceinfo, c’est plus de 4 millions 500 mille auditeurs chaque jour. Chaque auditeur écoute la chaîne en moyenne 1 heure par jour. Franceinfo se positionne 4ème radio nationale.

 

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En sait-on plus sur l’auditeur-type de franceinfo ?

Ce sont beaucoup d’auditeurs « actifs », beaucoup de personnes en activité professionnelle qui se lèvent tôt le matin: pour franceinfo, le pic d’écoute est à 7 h du matin (8h pour la plupart des radios), ce qui explique le succès de la matinale. L’auditeur de la chaîne a en moyenne 54 ans (plus jeune que la moyenne des radios généralistes qui comptent plus de retraités) et il y a 60 % d’hommes et 40 % de femmes. Ce n’est pas une radio de niche. Elle est proche de la sociologie de la population française.


Comment sont réalisées les études d’audience. Et sont-elles fiables ?

C’est très différent de l’audimat qui concerne la télévision. En  radio, ce sont 126 000 personnes (représentatives de la population de plus de 13 ans) interrogées chaque année par Médiamétrie, soit environ  500 par jour. On leur demande « quelle radio avez-vous écoutée quart d’heure par quart d’heure sur les 24 dernières heures?

 

Au fil des résultats Médiamétrie, se dessine une évolution de l’écoute radio. L’auditeur de franceinfo change-t-il ses habitudes ?

Il y a une stabilité sur l’écoute du matin et l’écoute en voiture. Mais internet bouscule tout. Les audiences des sites et applications sont en très forte progression : 20 millions de personnes vont chaque mois sur le site ou l’application. Franceinfo est ainsi la deuxième marque d’actualité sur le numérique. Il y a également les nouveaux modes d’écoute, avec notamment les enceintes connectées (par exemple Google home).  10 % de l’écoute se fait sur d’autres supports (smartphone par exemple) que la traditionnelle radio.

 

Pour aller plus loin: Comment calcule-t-on l’audience de Radio France ?

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Travail difficile et dangereux pour les journalistes à Notre-Dame des Landes

Les journalistes ont dû affronter cette semaine les violences à Notre-Dame des Landes entre gendarmes et zadistes. Une situation parfois dangereuse et difficile pour réaliser des reportages. Plusieurs auditeurs ont réagi. Grégoire Lecalot, un des envoyés spéciaux de franceinfo, répond au médiateur.

 

 

Des auditeurs vous reprochent de n’avoir interrogé que des zadistes. Pour Jean-Pierre, « vous n’avez donné la parole qu’à des zadistes, présentés comme de pauvres victimes de méchants militaires ». Que dites-vous ?

C’est peut-être le ressenti de certains auditeurs, mais, non, nous n’avons jamais présenté les zadistes comme des victimes; nous avons décrit exactement la situation, précisant que les zadistes étaient équipés de cocktails Molotov, de pierres, etc. Nous avons également diffusé des interviews de la préfète et de la porte-parole de la Gendarmerie. Enfin, nous avons fait un reportage sur le travail agricole des zadistes. Notre rôle n’était pas de prendre parti.

Avec Farida Nouar, autre envoyée spéciale, vous avez travaillé dans des conditions difficiles. Pour beaucoup d’auditeurs, vous avez fait d’excellents reportages dans des conditions dangereuses. Comment avez-vous pu vous rendre sur la ZAD ? On disait que les gendarmes bloquaient tout accès…

C’est vrai que les gendarmes filtraient, mais  nous avons toujours pu passer sans difficultés particulières; parfois en arrivant très tôt sur le terrain.

Côté zadistes, il semblerait que plusieurs d’entre eux s’en prenaient aux journalistes.

« S’en prenaient », non, pas vraiment. Il est vrai que nous avons pu avoir des discussions parfois vives avec eux, mais pas de blocage dans notre travail. Les zadistes, vivant sur place, avaient plutôt une volonté de transparence, en nous montrant notamment leurs réalisations.

Finalement, vous vous êtes souvent retrouvés pris entre les deux lignes de front, donc au milieu des gaz, des cocktails molotov et des jets de pierres. Vous avez même reçu un objet sur le nez… Comment travaille-t-on dans ces conditions ?

Il faut être très vigilant, notamment par rapport aux objets envoyés de part et d’autre. Normalement, nous sommes identifiables par notre matériel, mais, parfois, il vaut mieux se retirer pour ne pas s’exposer inutilement.

 

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Le succès de la philosophie sur les ondes de France Culture

La philosophie, ce n’est pas forcément le thème le plus excitant, le plus glamour, ni le plus populaire. Mais à France Culture, Adèle Van Reeth et ses Chemins de la philosophie, chaque jour à 10h, recueillent tous les suffrages. Ses podcasts battent tous les records. Le médiateur reçoit majoritairement des messages positifs et cela fait plaisir. Comment… Lire la suite

Les journalistes et l’usage de la langue française ?

Si l’on en croit certains auditeurs qui écrivent au médiateur, les journalistes parlent mal le français et utilisent trop d’anglicismes. Profitons de cette Semaine de la langue française et de la francophonie pour faire le point en compagnie de Loïc Depecker, délégué général à la langue française et aux langues de France ()

 

Les messages concernant le mauvais usage du français sont nombreux. Estimez-vous que les journalistes s’expriment mal ?

Dans l’ensemble non, chacun fait son métier excellemment. Dans le flot du dialogue et du direct, on peut avoir la tentation d’aller un peu au-delà des règles du français.

Durant cette semaine de la langue française et de la francophonie, des auditeurs  ont fait quelques remarques :

Un journaliste a dit : « Cela s’est avéré faux ». Faute ?

Ce n’est pas une faute, car on a constaté que c’était faux. On l’a constaté par des faits, par des correspondances entre plusieurs informations. C’est un paradoxe de la pensée. « Cela s’est avéré faux », cela veut dire c’est vrai : c’est vrai que c’est faux !

Un autre a dit : « Les un an de cette société ». Faute ?

Non, ça ne se dit pas. Il vaudrait mieux dire le « premier anniversaire » de cette société.

Un autre a parlé des « scenarii ». Faute ?

C’est une faute, plus forte que les autres. On dit des scénarios, puisque la règle générale du français, c’est d’intégrer les mots étrangers, le plus possible, et également les mots latins (considérés encore comme des mots étrangers). Ce terme a été francisé.

Les anglicismes

Des auditeurs nous reprochent d’utiliser des mots comme « fake news », « bashing », « buzz », « master class », « burn out », « biopic ». Or, il est difficile de changer quand le mot a été adopté par la langue commune.

Ces termes ont été traités par la Délégation Générale à la Langue Française, au Ministère de la Culture. Par exemple pour « master class », la « classe de maître », employé sur France musique récemment. Il y a des radios qui respectent fortement le français. Le  « burn out » a également été traité : l’épuisement au travail qui est beaucoup plus compréhensible pour l’ensemble des auditeurs que « burn out »; « biopic » ne veut rien dire, traduit par « bio film », qui permet de montrer que c’est un film qui fait la biographie d’un personnage important.

Dans ce contexte, à retrouver les vidéos du médiateur « Le sens des mots ». Des mots de l’actualité ou des médias sont expliqués par des linguistes ou des spécialistes.

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La francisation de ces mots donne parfois des expressions étonnantes. Prenons smartphone. Les directives gouvernementales ont suggéré « ordiphone » ; cela n’a pas marché. Aujourd’hui, on nous propose « mobile multifonction ». Qui va utiliser cette expression ?

Les gens diront plutôt « mobile ».

Le « DJ » d’une boite de nuit devrait s’appeler un « platiniste ». Comment ces choix sont-ils effectués?

Le français est plus élégant, c’est pourquoi certains DJ aiment à s’appeler « platinistes »

On parlait de « boîte de nuit ». À une époque, on disait « nightclub ». Cet anglicisme a disparu ?

Cela fait ancien et vieillot. Beaucoup d’anglicismes ont disparu, comme speakerine, brushing. La langue est une question de mode.

Il y a quelques jours, les médiateurs francophones ne sont réunis. Ils sont tous confrontés au bon usage du français. Mais contrairement aux Québécois, par exemple, nous sommes plombés par la lenteur et le peu de réactivité de l’Académie française. Ce qui fait que le mot anglais s’impose rapidement.

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Il s’impose ou il disparaît. Les journalistes québécois sont plus organisés que les journalistes français ou européens, dans la mesure où ils ont des associations qui travaillent ensemble, afin que les nouveaux termes soient diffusés rapidement sur les radios et télévisions.

Loïc Depecker en appelle aux journalistes pour aider la à trouver les bons mots et les bonnes formules.

 

La médiation et ses publics : au Canada, en Belgique, en Suisse et en France

Comment réagissent les auditeurs au Canada, en Belgique ou en Suisse ? Ont-ils les mêmes questions sur le traitement de  l’information ?


Tous les médiateurs des Médias Francophones Publics se sont réunis à Paris pour évoquer leurs préoccupations, leur écoute du public et ce que les auditeurs peuvent amener pour une meilleure qualité de nos antennes.

Nicolas Jacobs (FTV)/Jean-Pierre Constantin (France Médias Monde) /Gora Patel (FTV)/ Guy Gendron (Radio Canada)/ Louise Monaux (RTBF) /Raymonde Richter (RTS)/ Bruno denaes (Radio France)
Nicolas Jacobs (FTV)/Jean-Pierre Constantin (France Médias Monde) /Gora Patel (FTV)/ Guy Gendron (Radio Canada)/ Louise Monaux (RTBF) /Raymonde Richter (RTS)/ Bruno Denaes (Radio France)

La médiation fonctionne-t-elle partout de la même manière ?

C’est en France et en Belgique que nous sommes le plus en contact direct avec les auditeurs, les téléspectateurs et les internautes. En revanche, le médiateur de Radio Canada intervient en seconde instance, lorsque les réponses apportées par les journalistes ou les producteurs ne satisfont pas les auditeurs. Enfin, en Suisse, une particularité : la médiatrice de la RTS n’est pas journaliste, c’est une avocate extérieure à la Radio Télévision Suisse. Elle instruit des plaintes auprès de la rédaction et des programmes, puis organise des réunions de médiation.

Les sujets de protestation sont-ils différents d’un pays à l’autre ?

Pas vraiment. Des auditeurs de franceinfo reprochent régulièrement de trop en faire sur certains événements. Exemple récent : la mort de Johnny Hallyday. Même remarques en Belgique, comme l’explique Louise Monaux, médiatrice de la RTBF.

Le sujet qui exacerbe les réactions dans tous les pays reste la politique…

Tous les médiateurs sont confrontés à des réactions de « militants ». La vérité d’une information ne peut être que celle défendue par leur parti. Et dans ce raisonnement pernicieux, les journalistes « mentent » s’ils donnent une information exacte, vérifiée et sourcées. Raymonde Richter, médiatrice de la RTS, explique la situation en Suisse.

Comme le dit Guy Gendron, le médiateur de Radio Canada, il faut expliquer en permanence qu’un journaliste aux questions insistantes ne fait que son métier. Il veut simplement obtenir de son invité politique une réponse argumentée et non de la langue de bois.

Tous les médiateurs ont un rôle pédagogique important auprès des équipes pour améliorer la qualité des antennes.

Oui, nous considérons tous que l’écoute des auditeurs, des téléspectateurs et des internautes nous offrent une énorme capacité à nous améliorer quotidiennement.

 

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La publicité envahit-elle France Culture ?

Un certain nombre d’auditeurs estiment que la publicité a envahi France Culture. Et comble du comble, France Culture ferait de la pub pour Amazon… Qu’en est-il exactement ? Pour répondre : Serge Schick, directeur du marketing stratégique et du développement de Radio France.   Plusieurs auditeurs, comme Mathieu, interpellent le médiateur : « J’ai été désagréablement surpris ce matin… Lire la suite

Comment franceinfo vous a fait vivre les JO de Corée ?

Les 23èmes Jeux Olympiques d’hiver s’achèvent ce 25 février. Les auditeurs ont pu vivre en direct les exploits de Martin Fourcade et des sportifs français grâce aux envoyés spéciaux de franceinfo, en particulier Fabrice Rigobert, directeur-adjoint des sports de Radio France. Il dévoile l’envers du décor au micro du Médiateur des antennes.

 

 

La couverture de l’événement a fait l’unanimité : les auditeurs n’ont fait aucune remarque négative.
Seul Pierre regrette une espèce de « chauvinisme » : « Vous ne parlez que des champions français, nous écrit-il. Vous semblez ignorer que les autres pays ont également des champions ».

Je m’inscris en faux. Les Français ont remporté de nombreuses médailles, sans oublier qu’à Radio France, nous avons une mission de Service Public. On s’est intéressé notamment au ski alpin et à la performance de l’Autrichien  Marcel Hirscher , ou à la skieuse américaine Mikaela Shiffrin, mais aussi aux deux jeunes Russes de 15 ans qui ont remporté une médaille olympique…

Des auditeurs ont envie d’en savoir plus sur les coulisses. Radio France a déployé de gros moyens pour couvrir ces Jeux Olympiques. « Combien êtes-vous sur place, demande Gilles, et comment fonctionnez-vous ? ».

8 personnes : 5 journalistes, 2 techniciens, 1 chargé de production qui est responsable de la technique, de la logistique, de l’organisation; les journalistes assurent la partie éditoriale. Les reportages sont choisis en fonction des demandes des rédactions et des propositions que nous pouvons faire; le travail est ensuite réparti. Mais ce qui est compliqué, c’est l’éloignement des sites (les distances).

Actuellement, il est 8 heures de plus en Corée. Le décalage horaire n’est-il pas trop pénalisant par rapport à l’antenne ?

C’est pénalisant pour certaines disciplines, pour le patinage artistique ou pour le ski alpin. Pour le patinage artistique, les chaînes américaines qui paient le plus cher les droits de retransmission, ont imposé des horaires afin que les téléspectateurs américains profitent des soirées de patinage. Pour la France, là, c’est la nuit ou dans la matinale. Pour le biathlon, en revanche, le décalage nous était favorable: les épreuves avaient lieu à la mi-journée pour la France avec, donc, une exposition maximale.

Aurore, quant à elle,  demande « si cela coûte cher et si le service public, le plus présent sur place avec Radio France et France Télévisions, est privilégié par les organisateurs »

Les droits de diffusion ont un coût, notamment pour accéder aux « zones mixtes » pour les interviews ou pour les positions « commentateurs ». Radio France a fait le choix de prendre moins de zones « commentateurs » par souci d’économies, mais plus de zones mixtes pour accéder aux champions, en s’assurant de pouvoir commenter les épreuves au pied des pistes. Les « passe-droits » sont réservés aux plus grands détenteurs de droits, comme France Télévisions.

Ce qui peut sembler étonnant est l’engouement des Français pour ces JO d’hiver, alors que la plupart des disciplines ont peu d’adeptes en France. Comment expliquer cela ?

Pour le ski alpin, c’est faux, mais effectivement pour le biathlon, c’est vrai. Grâce à la réussite et au charisme de Martin Fourcade, les gens sont attirés par la discipline.

 

Pour aller plus loin : les dispositifs mis en place sur toutes les antennes du groupe 

 

Reportage au Yémen : les risques de couvrir cette guerre ignorée

Beaucoup d’auditeurs ont dû être particulièrement satisfaits cette semaine en écoutant les reportages d’Omar Ouahmane, l’envoyé spécial de Radio France au Yémen. Le médiateur avait en effet reçu de nombreux messages reprochant à franceinfo de ne pas envoyer de journalistes sur place pour évoquer cette guerre très meurtrière. Omar Ouahmane est en ligne de Beyrouth avec Bruno Denaes.

Omar Ouahmane a passé une semaine au Yémen : récit …

Le Yémen est un pays coupé en deux  : le Nord contrôlé par les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, qui détiennent la capitale Sanaa, et le Sud où on trouve un embryon d’Etat : une coalition menée par l’Arabie Saoudite. Cette partie du pays est gangrenée par le terrorisme avec des poches djihadistes (Daech et Al Qaida ont pris racine dans ce pays). D’où l’extrême danger pour les journalistes, notamment.

Des auditeurs accusent régulièrement les journalistes de ne pas se rendre sur place et de peu évoquer cette guerre, parce que la France, disent-ils, est alliée de l’Arabie saoudite et qu’elle vend des armes.

Ceci est évidemment faux, les journalistes sont totalement indépendants. Ce qui est vrai, c’est que pour obtenir des informations fiables, il faut se rendre sur le terrain. En se rendant à Aden, j’ai pu recueillir des informations selon lesquelles les bombardements de cette coalition menée par l’Arabie Saoudite, sont à l’origine de la mort de nombreux civils… J’étais le seul journaliste occidental. Ce pays est devenu le trou noir de l’information.

Ce conflit, sans images et sans reporteurs, mais avec plus de 10.000 morts, semble ignoré

10 000 depuis plus d’un an seulement. C’est un conflit ignoré des médias, car le Yémen est un pays difficile d’accès. Tous les jours des reporteurs cherchent à s’y rendre pour couvrir cette guerre qui est à l’origine de la pire crise humanitaire jamais enregistrée.

Comment s’y rendre ?

J’ai demandé un visa, il y a un an, dans un premier temps sans réponse. 6 mois plus tard une nouvelle tentative, et en janvier, le visa était prêt juste pour se rendre à Aden…

Ce n’était pas prévu, mais le journaliste s’est retrouvé au cœur de la guerre à Aden, la grande ville du sud envahie par les séparatistes…

Justement, durant 48 heures, Aden a été le théâtre de violents combats à l’arme lourde : le Yémen du Sud veut définitivement couper les ponts avec le Yémen du Nord. D’où les difficultés pour quitter le pays, car les combats ont provoqué la fermeture de l’aéroport et du port. J’ai dû faire appel à l’ONU qui m’a fait une petite place dans un de ses avions chargés de l’évacuation. Retour par Djibouti à une centaine de kilomètres d’Aden.

 

Portrait et interview d’Omar Ouahmane par Denis Baudier

 

omar

 

 

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Le PC mobilités de Radio France : l’importance des infos-trafic

Quelle similitude entre les inondations, les chutes de neige et les vacances de février qui débutent dans une semaine pour la zone A ? Tout simplement, la question : comment vais-je circuler ? Y aura-t-il des bouchons, des routes fermées, des transports saturés, des voies de chemin de fer sous l’eau ? Les auditeurs sont parfois sévères avec ces informations …

Michel Polacco, secrétaire général de l’Information et responsable du PC mobilité de Radio France, répond au micro du médiateur.

 

 

 Rosny-sous-Bois, ça n’existe plus ?

En tant que poste de commandement (PC), Rosny-sous-Bois n’existe plus. Il a commencé dans les années 60. Les ministères de l’équipement, la police, la gendarmerie qui s’étaient rassemblés à Rosny-sous-Bois ont décidé d’utiliser les nouveaux moyens techniques de communication.

Le PC mobilités, la réponse de Radio France ?

A Radio France, nous l’avons anticipé en imaginant ce nouveau PC Mobilités qui centralise pour toutes nos chaînes les informations et les sources concernant les moyens de déplacements (circulation routière, point de recharge des voitures électrique, avion, bus, train …). Nous avons centralisé toutes ces données sur une interface informatique accessible à nos journalistes – essentiellement sur franceinfo, France Inter, France Bleu.

Des informations trop parisiennes?

Les 44 radios locales du réseau France Bleu possèdent des informations sur les difficultés dans leur région. Les radios nationales, elles, évoquent évidemment la circulation en Ile-de-France et à Paris, et les points difficiles importants ponctuellement en régions.

L’avenir des infos-trafic

Il est vrai que nous y avons pensé. Ces informations sont disponibles sur smartphone et dans les voitures. Nous les centralisons et les donnons en sachant qu’il y a une certaine déperdition. Il est probable que ces services soient reportés sur des applications dont nous serons peut-être les auteurs dans les années à venir.

Dimitri s’étonne que, sur les applications des chaînes de Radio France, on ne puisse pas trouver tous les renseignements « trafic ». « Comme ce serait pratique, dit-il, de tout avoir au même endroit ». 

En effet, nous l’avons étudié, mais chacun est propriétaire de ses données et chacun a ses applications, donc rassembler toutes ces données n’est pas aisé. Il y a des questions de droits et des questions d’argent. Or le financement du service public ne peut pas utiliser les mêmes rouages que celui des applications privées.