Matinale de franceinfo, traitement de l’itinérance de Macron et populisme

Le choix des informations traitées, la place accordée au déplacement d’Emmanuel Macron et le choix des invités de la matinale de franceinfo : tels sont les sujets sur lesquels la médiatrice a été interpellée cette semaine.  Pour répondre aux auditeurs, Erik Kervellec, directeur de la rédaction est au micro d’Emmanuelle Daviet. Michel Édouard Leclerc, invité… Lire la suite

L’appli franceinfo junior, un outil pédagogique

Depuis plus de dix ans, franceinfo fait de l’éducation aux médias avec les plus jeunes. Il y a les ateliers franceinfo, également une émission quotidienne, et aujourd’hui l’application franceinfo junior. Pour mieux la connaître, Emmanuelle Daviet reçoit Julien Moch, rédacteur en chef à franceinfo, un des concepteurs. Pourquoi avoir conçu cette application ?  On a engagé… Lire la suite

franceinfo et les comptes de campagne de Mélenchon

Retour sur l’enquête menée par la Cellule Investigation de Radio France sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Enquête qui a suscité la colère du dirigeant de la France insoumise, et de très nombreuses réactions des auditeurs. Pour leur répondre, Emmanuelle Daviet, la Médiatrice, reçoit le directeur adjoint de la rédaction de franceinfo Richard Place,… Lire la suite

Jean-François Achilli et Les Informés de franceinfo

Les Informés de franceinfo c’est à 20 h chaque soir à la radio et sur le canal 27 de la TNT. Le principe ? Aborder différents débats d’actualité sur lesquels quatre invités développent leurs points de vue. Chaque semaine, les auditeurs sont nombreux à nous écrire pour commenter cette émission. La médiatrice reçoit Jean-François Achilli pour répondre aux auditeurs.

Quelle finalité ?

C’est la cinquième saison des Informés cette année. Une émission de débat qui a été portée très haut par Jean-Mathieu Pernin. Il y a chaque jour deux partenaires qui appartiennent au monde des médias, accompagnés par des experts et nous décortiquons ensemble l’actualité.

Les thèmes abordés

Le thème de vos émissions s’impose facilement ?

Très facilement. On a même chaque jour un trop plein de sujets à traiter.

Le choix des sujets se fait de manière collégiale ou bien vous décidez seul ?

C’est moi qui décide. Mais les Informés, c’est aussi une équipe : un rédacteur en chef, une journaliste, une bookeuse… J’ajuste les sujets à l’actu.

Les invités et l’information traitée

C’est une émission vivante, animée, qui présente le mérite d’aborder les sujets sensibles du jour. Cependant des griefs sont formulés sur la forme, Jean-Luc écrit : « les intervenants ont dégainé leurs sempiternelles : « A la fois », « En-même temps » pour bien souligner, snobisme exige, qu’ils font partie de l’entre soi de l’élite» Nouveau Monde «-»progressiste » !  Puis, sur le fond, on a eu droit au discours moralisateur des « sachants » qui nous expliquent, à nous petits Français, comment nous devons penser (car à les entendre, on pense mal !). »

On ne peut pas plaire à tout le monde. De ce que j’entends sur le plateau, il y a des débats, des avis tranchés, il y a sans doute des « sachants » mais il y a surtout des experts qui donnent un avis qui me semble utile et intéressant. Si un auditeur n’y trouve pas son compte, c’est le libre arbitre et c’est tant mieux.

 

Michel, un autre auditeur est sévère « Je suis navré que franceinfo radio participe au bruit de fond permanent sans recul portant sur les informations du moment. Apres l’affaire Benalla, maintenant le remaniement depuis plusieurs jours: chaque intervenant donne son avis à l’emporte-pièce. Ils se contredisent d’un jour à l’autre. On a l’a parfois l’impression d’entendre une chaîne d’info continue où il faut meubler ! Chaque « spécialiste » donne son avis ..! ça n’apporte pas grand-chose à la compréhension des sujets abordés je trouve ça dommage pour une radio qui est plutôt de qualité en général. »  Jugement sévère non ?

Je ne suis pas d’accord du tout. Si vous ne traitez pas l’affaire Benalla ou le remaniement au moment où ça se produit, je peux vous garantir que celles et ceux qui consomment les chaînes d’informations iront ailleurs.

De ce que j’entends des intervenants sur le plateau, les témoignages sont plutôt nouveaux et inédits. Et puis il y a des jours où l’on est moins bons que d’autres, ça s’appelle l’information en continu et il faut en être fier !

 

Laurent écrit : « Je ne regarde plus les informés, pas à cause de l’animateur qui est au top mais à cause d’un invité que je ne supporte plus François d’Orcival. Quand on voit ce qu’il se passe sur la planète un peu partout du point de vue du climat ce type se permet de sourire, de contester le Giec et de nous parler de technologie pour contrer le dérèglement climatique. »

Veillez-vous scrupuleusement à respecter le pluralisme lorsque vous composez vos plateaux ?

François d’Orcival, éditorialiste à Valeurs Actuelles, c’est tous les lundis. Et je suis fier d’inviter cet hebdomadaire dans les Informés de franceinfo. Pourquoi ? Il représente tout un pan de l’électorat français. Je comprends l’aversion de cet auditeur. Mais si nous n’invitons que des personnalités du même bord, ça ne sert à rien.

 

Lorsque vous composez vos plateaux, êtes-vous sensible au respect de la parité ? 

Je me fais fort d’avoir des plateaux à 50/50. Il faut féminiser à fond les plateaux, c’est un éclairage différent.

 

Retrouvez les Informés de franceinfo, tous les jours de 20h à 21h diffusée simultanément sur l’antenne radio et à la télévision sur le canal 27 de la TNT.

 

 

Ma Radio Demain : La consultation citoyenne de franceinfo

Vous êtes tous conviés à nous dire quelle serait pour vous la « radio idéale ». C’est l’opération « ma radio demain » qui a été lancée cette semaine par l’audiovisuel public. Pour en  parler, la Médiatrice des antennes, Emmanuelle Daviet reçoit Serge Schick directeur de la stratégie des publics et du développement.   Cette consultation citoyenne permet à… Lire la suite

Affaire Benalla : fallait-il en faire une édition spéciale sur franceinfo ?

Les éditions spéciales n’ont pas manqué dernièrement sur l’antenne : audition d’Alexandre Benalla au Sénat, disparition et hommage national à Charles Aznavour, passation de pouvoir entre Gérard Collomb et Edouard Philippe… Les éditions spéciales se succèdent évidemment cela n’échappe pas aux auditeurs qui s’interrogent. En particulier au sujet de la Spéciale Benalla au Sénat. Jean nous… Lire la suite

La Réinformation, complosphère, théorie du complot : comment cela fonctionne ?

Emmanuelle Daviet la Médiatrice des antennes reçoit le journaliste Thomas Huchon de Spicee.


A quel moment est apparue la notion de « Réinformation » ?

c’est une notion qui est apparue dans les années 2000 et popularisée notamment par l’Extrême Droite afin de qualifier une opération qui voudrait ré informer les citoyens. Cela part du postulat que les médias professionnels mentent à la population. La réinformation est ce qu’on appelle aujourd’hui « la fake news », la théorie du complot.

Ces sites de réinformation font-ils partie de la « complosphère » ?

La complosphère est l’agrégation de tous les sites qui prétendent ré informer les gens, et qui vont diffuser les théories du complot. Ils sont très liés à l’extrême droite. Ce sont des personnalités qui estimaient ne pas pouvoir s’exprimer suffisamment dans les médias qui ont créé leur propre média et des espaces où ils vont pouvoir tenir des propos beaucoup plus libres. La complosphère représente à peu près 400 à 600 sites internet, très liés à une idéologie d’extrême droite ou à des courants de pensées qui s’en approchent.

Qui sont actuellement les représentants de la ré information dans les médias en France ?

on peut citer Eric Zemmour ou Charlotte d’Ornellas qui nous a récemment démontré par l’absurde les limites de la ré information. On est fasse à un phénomène sérieux. Utiliser des mensonges pour arriver à ses fins est une forme de manipulation.

Ces représentants de la réinformation bénéficient-ils d’une audience importante ?

les principaux sites de la complosphère trouvent une audience importante ; exemple le site d’Alain Soral qui voit passer plusieurs millions de visiteurs par mois.

Quels dangers pour la démocratie ?

Il est impossible de ne pas voir un lien entre la montée des populismes en Europe et l’augmentation de l’audience de tous ces sites d’information. Il ne faut pas considérer cela comme un combat loyal, on est face à des menteurs qui cherchent à manipuler des populations pour attaquer la démocratie.
Il va falloir s’attaquer à ces propos et convaincre les indécis.

 

Radio France Partenaire historique de la fête de l’humanité : pourquoi ?

La fête de l’Huma c’était le week-end du 15 septembre : 60 concerts, 80 pays représentés, 450 stands. Plus d’un demi-million de visiteurs et un partenaire de poids : Radio France. Plusieurs antennes du groupe sont très visibles pendant cet évènement. Ce partenariat surprend des auditeurs : pour leur répondre Guy Lagache,  directeur des antennes et de la stratégie éditoriale de Radio… Lire la suite

Politique et vêtements : peut-on tout dire à la radio ?

Le vêtement est tout sauf anecdotique dans cet univers et pourtant il semblerait que certains auditeurs n’apprécient pas du tout que l’on détaille, même en quelques mots, la tenue d’une ministre. Pour répondre aux auditeurs Erik Kervellec le directeur de la rédaction de franceinfo et Cécilia Arbona, journaliste au service des sports de Radio France sont au micro de la Médiatrice des antennes, Emmanuelle Daviet

 

Lundi 10 septembre la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a été reçue à Matignon par Edouard Philippe le Premier ministre, pour s’expliquer sur son budget, et notamment  la suppression de 1600 postes dans son ministère. A l’issue de cet entretien la ministre était attendue par les journalistes. Cécilia Arbona y était.

Cette description a fait réagir des auditeurs et auditrices. Quel est le but recherché à travers cette description ?

« Pourquoi la journaliste éprouve-t-elle le besoin de nous indiquer la tenue vestimentaire de la ministre ? », « Nous dit-on si la coupe d’un ministre est sage ou fofolle ? », « la description est choquante et déplacée »

Le but est de décrire ce que je vois ; je suis les yeux des auditeurs. C’est ce qu’on apprend dans les écoles de journalisme : quand on arrive sur le terrain, c’est de décrire ce qu’on voit. C’est un message : je n’oublie pas le fond : la Ministre annonce qu’elle va sauver les 1600 postes qui étaient supprimés la veille. Sa tenue « sage de bonne élève » renvoie aussi à « je rentre dans le rang ». Elle est passée dans le bureau du Premier ministre et elle dit : « je suis ce gouvernement ».

Très touchée par ces remarques, mais je n’ai pas voulu choquer les auditeurs. Je me dis qu’une époque a changé. On n’écrit plus comme il y a dix ans. Il faut aujourd’hui être attentif au vocabulaire utilisé. Quand mes confrères décrivent des prévenus dans un tribunal, ils les décrivent par leur tenue vestimentaire. Cela a du sens la façon dont on s’habille, selon l’endroit où on est.

Est-ce sexiste de décrire la tenue d’une femme politique ?  Cela devient-il un jeu d’équilibriste ?


Selon Erik Kervellec, il faut continuer à faire cet effort de description au physique comme l’a fait Cécilia Arbona. La tenue de quelqu’un est un élément d’information qui vient pour l’auditeur aider à la compréhension d’un fait d’actualité.

Lorsqu’une auditrice écrit «  veuillez faire des efforts de neutralité et d’équité » pensez-vous que l’on bascule vers un propos aseptisé, dans un politiquement correct qui va peu à peu assécher la vision que l’on donne du monde ?

Si on doit gommer ces éléments de précision, comme une description physique dans un papier de radio, (tous les détails comptent car on n’a pas le support de l’image) on donnera une photo de  plus en plus floue des faits d’actualité que nous devons relater. Si cette description aide à comprendre les choses, si la réponse est oui, alors il faut se garder du politiquement correct qui nous empêche de remplir correctement notre mission : « informer le plus précisément possible »

 

Dans les sphères du pouvoir, le vêtement n’est –il pas au contraire éminemment politique ?

«  c’est la 2ème fois en moins d’une semaine que vos journalistes commencent son sujet sur une personnalité politique en détaillant sa tenue vestimentaire. Comme si décrire ses vêtements tenait lieu d’analyse politique.»

Il est peut –être utile de rappeler que les hommes politiques ne sont pas dispensés des descriptions, je pense aux chemises à col Mao de Jack Lang, ou encore la lavallière et l’araignée accrochée  à la veste du mathématicien et homme politique Cédric Villani…
«  ce genre de propos seraient parfaitement inconcevables s’il s’agissait d’un homme »

 

 

 

Roxana Maracineanu, succède à Laura Flessel et le sport au féminin sur Franceinfo

Premier rendez-vous sur l’antenne de France Info avec Emmanuelle Daviet, nouvelle médiatrice des antenne de RadioFrance Aujourd’hui on parle sport et politique avec la démission de Laura Flessel, la nomination de Roxana Maracineanu, et la place du sport féminin à l’antenne. Erik Kervellec directeur de la rédaction de franceinfo est au micro de la médiatrice… Lire la suite