Yémen : les forces séparatistes ont pris le contrôle de la quasi-totalité d'Aden, deuxième ville du pays

Reportage au Yémen : les risques de couvrir cette guerre ignorée

Beaucoup d’auditeurs ont dû être particulièrement satisfaits cette semaine en écoutant les reportages d’Omar Ouahmane, l’envoyé spécial de Radio France au Yémen. Le médiateur avait en effet reçu de nombreux messages reprochant à franceinfo de ne pas envoyer de journalistes sur place pour évoquer cette guerre très meurtrière. Omar Ouahmane est en ligne de Beyrouth avec Bruno Denaes.

Omar Ouahmane a passé une semaine au Yémen : récit …

Le Yémen est un pays coupé en deux  : le Nord contrôlé par les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, qui détiennent la capitale Sanaa, et le Sud où on trouve un embryon d’Etat : une coalition menée par l’Arabie Saoudite. Cette partie du pays est gangrenée par le terrorisme avec des poches djihadistes (Daech et Al Qaida ont pris racine dans ce pays). D’où l’extrême danger pour les journalistes, notamment.

Des auditeurs accusent régulièrement les journalistes de ne pas se rendre sur place et de peu évoquer cette guerre, parce que la France, disent-ils, est alliée de l’Arabie saoudite et qu’elle vend des armes.

Ceci est évidemment faux, les journalistes sont totalement indépendants. Ce qui est vrai, c’est que pour obtenir des informations fiables, il faut se rendre sur le terrain. En se rendant à Aden, j’ai pu recueillir des informations selon lesquelles les bombardements de cette coalition menée par l’Arabie Saoudite, sont à l’origine de la mort de nombreux civils… J’étais le seul journaliste occidental. Ce pays est devenu le trou noir de l’information.

Ce conflit, sans images et sans reporteurs, mais avec plus de 10.000 morts, semble ignoré

10 000 depuis plus d’un an seulement. C’est un conflit ignoré des médias, car le Yémen est un pays difficile d’accès. Tous les jours des reporteurs cherchent à s’y rendre pour couvrir cette guerre qui est à l’origine de la pire crise humanitaire jamais enregistrée.

Comment s’y rendre ?

J’ai demandé un visa, il y a un an, dans un premier temps sans réponse. 6 mois plus tard une nouvelle tentative, et en janvier, le visa était prêt juste pour se rendre à Aden…

Ce n’était pas prévu, mais le journaliste s’est retrouvé au cœur de la guerre à Aden, la grande ville du sud envahie par les séparatistes…

Justement, durant 48 heures, Aden a été le théâtre de violents combats à l’arme lourde : le Yémen du Sud veut définitivement couper les ponts avec le Yémen du Nord. D’où les difficultés pour quitter le pays, car les combats ont provoqué la fermeture de l’aéroport et du port. J’ai dû faire appel à l’ONU qui m’a fait une petite place dans un de ses avions chargés de l’évacuation. Retour par Djibouti à une centaine de kilomètres d’Aden.

 

Portrait et interview d’Omar Ouahmane par Denis Baudier

 

omar

 

 

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Le PC mobilités de Radio France : l’importance des infos-trafic

Quelle similitude entre les inondations, les chutes de neige et les vacances de février qui débutent dans une semaine pour la zone A ? Tout simplement, la question : comment vais-je circuler ? Y aura-t-il des bouchons, des routes fermées, des transports saturés, des voies de chemin de fer sous l’eau ? Les auditeurs sont parfois sévères avec ces informations …

Michel Polacco, secrétaire général de l’Information et responsable du PC mobilité de Radio France, répond au micro du médiateur.

 

 

 Rosny-sous-Bois, ça n’existe plus ?

En tant que poste de commandement (PC), Rosny-sous-Bois n’existe plus. Il a commencé dans les années 60. Les ministères de l’équipement, la police, la gendarmerie qui s’étaient rassemblés à Rosny-sous-Bois ont décidé d’utiliser les nouveaux moyens techniques de communication.

Le PC mobilités, la réponse de Radio France ?

A Radio France, nous l’avons anticipé en imaginant ce nouveau PC Mobilités qui centralise pour toutes nos chaînes les informations et les sources concernant les moyens de déplacements (circulation routière, point de recharge des voitures électrique, avion, bus, train …). Nous avons centralisé toutes ces données sur une interface informatique accessible à nos journalistes – essentiellement sur franceinfo, France Inter, France Bleu.

Des informations trop parisiennes?

Les 44 radios locales du réseau France Bleu possèdent des informations sur les difficultés dans leur région. Les radios nationales, elles, évoquent évidemment la circulation en Ile-de-France et à Paris, et les points difficiles importants ponctuellement en régions.

L’avenir des infos-trafic

Il est vrai que nous y avons pensé. Ces informations sont disponibles sur smartphone et dans les voitures. Nous les centralisons et les donnons en sachant qu’il y a une certaine déperdition. Il est probable que ces services soient reportés sur des applications dont nous serons peut-être les auteurs dans les années à venir.

Dimitri s’étonne que, sur les applications des chaînes de Radio France, on ne puisse pas trouver tous les renseignements « trafic ». « Comme ce serait pratique, dit-il, de tout avoir au même endroit ». 

En effet, nous l’avons étudié, mais chacun est propriétaire de ses données et chacun a ses applications, donc rassembler toutes ces données n’est pas aisé. Il y a des questions de droits et des questions d’argent. Or le financement du service public ne peut pas utiliser les mêmes rouages que celui des applications privées.

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Reportage au Kurdistan syrien, les coulisses

Jérôme Jadot, grand reporteur de franceinfo, est de retour du Kurdistan syrien. Il y a réalisé plusieurs reportages dans ce territoire sans existence officielle. Or, des auditeurs regrettent le manque de reportages dans certaines zones de conflits. Certains auditeurs ignorent peut-être les risques encourus par les médias à envoyer ses journalistes et techniciens (risques d’enlèvement ou… Lire la suite

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L’agence franceinfo et la vérification des faits

Emmanuel Macron l’a annoncé : il y aura une loi pour bloquer les fausses informations, principalement pendant les campagnes électorales. Les auditeurs font le lien entre journalistes et « fake-news »; or, le principe de ce métier est justement de vérifier une information avant de la donner. Pour en parler, Estelle Cognacq, directrice de l’Agence franceinfo, au micro du Médiateur.

Les fausses informations sont-elles propagées par des groupes idéologiques tel que Trump, Daesh ou les anti-vaccins ? La faute aux réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux ont amplifié ce phénomène. Selon l’étude IFOP (commandée par Conspiracy Watch et la Fondation Jean-Jaurès) , 79% des Français croient à au moins une théorie du complot. Auparavant, elles circulaient dans le cercle familial ou au « Café du commerce », les réseaux sociaux leur donne une ampleur considérable. Et ce phénomène est deux fois plus important chez les jeunes. On retrouve les mêmes thématiques dans les « fake-news ».

L’Agence franceinfo est au cœur de la vérification de l’information. Vous ne faites confiance à personne ?

Nous faisons confiance à tout l’univers Radio France et France Télévisions. Nous partageons un même document qui qualifie notre rapport aux autres médias et aux sources d’informations, en fonction de la crédibilité à accorder. Nous assumons des erreurs possibles (cela peut arriver), mais les nôtres uniquement. Nous revérifions systématiquement les informations lorsque les sources ne sont pas clairement identifiées.

Franceinfo se doit d’être exemplaire. Comment fonctionne cette agence interne ?

Elle est organisée comme une chaîne d’information en continu : 7 jours sur 7 et quasiment 24 heures sur 24 avec des gens qui font de la veille concurrentielle, qui réceptionnent les informations des journalistes de Radio France. L’info est vérifiée, puis l’agence écrit une dépêche adressée à tout franceinfo, ainsi qu’aux autres rédactions du groupe, à celle de franceinfo télévision et aux équipes web.

En deux ans d’expérience, l’agence a-t-elle permis d’éviter des erreurs ? Et a-t-elle changé certains réflexes professionnels ?

Nous avons repéré des erreurs ou défauts d’informations qui nous ont permis d’éviter de relayer des informations fausses.
Les réflexes ont également changé: nous sommes prêts à retarder la diffusion d’une information, même si elle est déjà transmise par la concurrence; nous voulons être sûrs de ne pas nous tromper. Mais il est parfois difficile pour les journalistes d’attendre avant de publier ou de diffuser une nouvelle information. Cependant, certains journalistes se sentent rassurés par cette vérification. De plus, nos informations sont harmonisées sur l’ensemble de nos chaînes.

 

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Les nouvelles règles du temps de parole politique

Selon certains auditeurs le gouvernement et certains partis politiques s’expriment plus que d’autres sur franceinfo ? Erik Kervellec, directeur de la rédaction de la chaîne, revient sur le traitement du temps de parole dont les règles ont changé depuis le 1er janvier. Un temps de parole différent selon les partis Beaucoup d’auditeurs interpellent l’antenne à propos… Lire la suite

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday descend les Champs-Elysées à Paris, le 9 décembre 2017. (GONZALO FUENTES / REUTERS)

Quand Johnny efface tous les autres événements

Franceinfo continue de gagner de nombreux auditeurs friands d’informations rapides et fiables; mais certains d’entre eux ne comprennent pas lorsque les journalistes se focalisent sur une seule information. Comme, par exemple, lors d’événements importants ou de catastrophes. Le directeur de franceinfo, Vincent Giret, est au micro du Médiateur. Pourquoi uniquement du Johnny Hallyday à l’antenne ? Le Médiateur… Lire la suite

Des ambulances après l'attaque contre la mosquée dans le nord Sinaï egyptien, le 24 novembre 2017. (- / AFP)

Pourquoi les médias parlent-ils plus d’un attentat à New York qu’en Egypte ?

Pourquoi les attentats sont-ils traités de manières différentes ? Plusieurs auditeurs s’interrogent après l’attentat du 24 novembre dernier en Égypte qui a fait plus de 300 morts. Réponse avec Isabelle Labeyrie, chef du service Monde de franceinfo.   Y aurait-il donc deux traitements différents ? Des auditeurs ont eu l’impression qu’entre des attentats ou des tueries aux… Lire la suite

Paradise Papers/ ICIJ

Les révélations des Paradise Papers sont-elles utiles ?

L’affaire des Paradise Papers, révélée notamment sur franceinfo grâce au service Enquêtes-Investigations de Radio France, suscite de nombreuses réactions d’auditeurs. Il y a les pour, il y a les contre. Jacques Monin, le directeur de ce service qui a longuement enquêté, répond aux auditeurs.

 

 

A quoi vont servir ces révélations ?

De nombreux auditeurs félicitent l’équipe pour ces révélations à propos des usagers – on va les appeler comme ça – des paradis fiscaux, de l’évasion et de l’optimisation fiscales. Comme le dit Alain : « Vous montrez bien que lorsqu’on est déjà très riche, on fait tout pour l’être encore plus ». Mais d’autres, fatalistes, estiment que tout cela ne sert à rien : « Tous les présidents de la République qui se succèdent, écrit Cédric, annoncent la fin des paradis fiscaux, une législation plus sérieuse, mais rien ne change vraiment ». Ou Elise : « Vous dénoncez des personnalités. Mais qu’est-ce qui va changer ? ».

« Ces révélations ont déjà servi à quelque chose. Quelques exemples : une enquête du fisc lituanien, la justice indonésienne a elle aussi lancé une enquête sur les enfants de l’ancien dictateur Suharto, 4 personnes ont été incarcérées en Argentine, la Commission Européenne va lancer une enquête sur l’île de Man, les Pays Bas aussi… Le parquet financier français a lancé une investigation qui a débouché sur 25 cibles et une personne a été jugée et condamnée.
On peut rappeler que beaucoup de ces pratiques sont légales. Il y a trois niveaux de pratiques légales et illégales : la fraude fiscale, l’abus de droit (exemple la TVA), et l’exemple de Total qui rapatrie de l’argent et c’est totalement légal. Le questionnement se situe aujourd’hui sur le niveau de légalité. »

Le rôle du consortium de journalistes ICIJ 

Plusieurs auditeurs estiment que vous avez beaucoup parlé des étrangers, mais peu des Français. Pour Jean-Noël, par exemple, « Pour éviter de parler des Français, on parle de la Reine d’Angleterre, d’un proche de Justin Trudeau, de sportifs étrangers, mais peu de noms d’exilés fiscaux français sont sortis ».

« C’est un faux procès d’intention; quand on enquête, on enquête sur tout.  Cette investigation a été coordonnée pas l’ICIJ, un consortium de journalistes International (Consortium of Investigative Journalists) et basé à Washington. Nous avons évoqué les situations du  réalisateur Jean-Jacques Annaud (il a régularisé sa situation à la suite de nos révélations),  Philippe Starck, Total, Engie. Toutes ces fuites viennent d’un cabinet Appleby , anglo-saxon basé aux Bermudes »

Pour d’autres auditeurs, vous avez dénoncé des personnalités. Mais comme le dit Gilles : « Pourquoi n’avoir pas braqué les projecteurs sur ces cabinets d’avocats spécialisés qui vendent ce genre d’arrangements ? Pensez-vous vraiment qu’un sportif comme Lewis Hamilton soit au courant de toutes les opérations qui touchent sa fortune ? ».

 » Ces fuites sont parties d’un cabinet d’avocat Appleby ; la commission européenne prépare par ailleurs une directive qui imposera à ces intermédiaires de déclarer leur montage. Les avocats d’Hamilton ont dû le conseiller, mais c’est tout de même quelqu’un qui cherche à échapper à l’impôt. »

Ces révélations sont le fruit d’une collaboration journalistique mondiale

Est-ce le seul moyen aujourd’hui de pouvoir révéler des scandales financiers ou fiscaux de cette importance ? Oui, car cette évasion fiscale se fait à l’échelle mondiale, donc nécessité d’une enquête mondiale. Ces multinationales ont des moyens énormes. Par conséquent, il est plus difficile d’attaquer 96 médias qu’un seul. C’est ce qui fait la force de cette enquête.

 

Retrouvez toutes les sujets autour des Paradise Papers sur franceinfo

 

 

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Education aux médias et fausses informations

Combien d’informations vérifiées, sérieuses, données par franceinfo sont mises en doute par certains auditeurs ? Comment expliquer cela ? Pour y répondre, Virginie Sassoon, docteur en sciences de l’information et spécialiste de l’éducation aux médias, est au micro du Médiateur.

 

Comment expliquer cette défiance à l’égard d’informations vérifiées et cette attirance de certains pour les informations fausses ou manipulées ?

« Le registre émotionnel a pris le pas aujourd’hui sur les informations vérifiées, amplifié par la circulation d’informations sur les réseaux sociaux; il s’agit de l’ère de la post-vérité. Depuis son élection, Donald Trump a largement contribué à cette situation qui remet en cause les informations vérifiées et diffusées par les médias.

Exemple autour de la défiance vis à vis des vaccins, défiance qui a toujours existé  (à laquelle a été confronté le Médiateur). En réalité en France, il n’y a que 5 % de la population opposée à la vaccination, mais les  « anti » ont une survisibilité sur internet . Les informations qui remontent dans les moteurs de recherches ne sont pas forcément les informations les plus fiables; c’est pour cela qu’il faut une réelle éducation aux algorithmes, à leur complexité et à leurs résultats ».

 

Le démenti moins percutant que la calomnie
Des spécialistes disent que les émissions qui démontent les fausses informations avec des preuves irréfutables – comme le Vrai du Fake sur franceinfo – ne parviennent pas vraiment à convaincre. Ceux qui, par exemple, ont vu sur Twitter qu’Anne Hidalgo avait été arrêtée à 120 km/h sur le périphérique parisien resteront persuadés qu’on leur cache la vérité, même quand on leur dit que c’était un poisson d’avril  du journal Le Parisien il y a deux ans.

« La déconstruction du mensonge prend plus de temps que la propagation de la rumeur. Il faut éduquer aux médias: vérifier la source, former les citoyens à la crédibilité d’une information, créer du lien entre les médias et l’école.  La Semaine de la presse et des médias dans l’école en est un bon exemple ».

 

L’attirance pour les fausses informations

« Selon le sociologue, Gérald Bronner, « le biais de confirmation », on a une tendance naturelle à vouloir confirmer les idées dans lesquelles on croit, on va chercher une information qui confirme nos convictions. Les réseaux sociaux ont tendance à nous enfermer dans une bulle de confort intellectuel où, dans notre flux d’actualité, les informations confirment nos idées. Les médias traditionnels vont au contraire donner une information, large, plurielle, vérifiée ».

 

 

 

 

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Météo : le temps est-il si « beau » ?

La météo devient un sujet très sensible
« Demain, il fera encore très beau, avec des températures bien au-dessus des normales de saison ». Ce genre d’annonce sur un ton enjoué provoque de plus en plus de réactions d’auditeurs.  Sophie Bria, présentatrice météo, et Elodie Callac, ingénieur à Météo France et prévisionniste sur franceinfo, répondent aux auditeurs.


Les auditeurs supportent de moins en moins le « beau temps » ou, plus exactement, la façon de l’annoncer
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Comme Philippe : « Le temps magnifique annoncé sur vos antennes parisiennes est une catastrophe pour de nombreuses régions confrontées à la sécheresse ». Et Ghislaine ajoute : « Comment pouvez-vous annoncer avec bonne humeur « un beau soleil dans le sud », quand arbres et arbustes sèchent à une vitesse incroyable ? Pas de vraies pluies depuis 5 mois ». C’est vrai qu’il est plus agréable d’annoncer du soleil, mais ce soleil peut finir par devenir catastrophique…

« On manque d’eau effectivement, mais il faut rester positif dans l’utilisation des mots en météo, sans exagérer.  Le soleil, la lumière, amènent au sourire, au bien-être. Lorsque les conditions météos sont sources de grandes difficultés, elles sont traitées dans le sujet d’actualité (exemples récents: la sécheresse dans le sud, les ouragans aux Antilles en septembre)

Comment expliquer cette douceur automnale et cette pénurie de pluie ?

« Les anticyclones nous ont souvent protégé des perturbations atlantiques en les rejetant vers le Nord de l’Europe et ils ont favorisé des remontées d’air chaud en provenance d’Afrique, donc des températures élevées pour la saison ».

Plusieurs auditeurs, comme Mélanie, vous reprochent de « ne pas dire clairement qu’il s’agit des conséquences du dérèglement climatique »

« Le climat se réchauffe depuis des décennies. Il est difficile de relier directement un événement isolé au réchauffement climatique. Mais il est vrai que les cyclones ne seront pas plus nombreux mais plus intenses ».

Sur quoi se fondent ces « normales saisonnières » ?
D’autres auditeurs, comme Jean-Louis, estiment qu’à propos des températures, on ne devrait pas parler de « normales saisonnières », mais plutôt de « moyennes », car des automnes peuvent être très frais, et d’autres plus doux.

« Normales » est un abus de langage, il faut plutôt parler en effet de « moyennes ».

Comment construit-on un bulletin météo ?

« Il faut tenir compte des contraintes de temps d’antenne imparti à la météo : parfois parler de l’hexagone en quelques secondes ! Il faut alors choisir les priorités ».

La Bretagne et la pluie
Enfin, des auditeurs – un peu chauvins, dirons-nous – reprochent d’annoncer l’arrivée des perturbations par la Bretagne. Or, personne n’y peut rien ; c’est une réalité météorologique.

« Il s’agit de la région la plus à l’Ouest, mais c’est par là également que reviennent les éclaircies ».