Roxana Maracineanu, succède à Laura Flessel et le sport au féminin sur Franceinfo

Premier rendez-vous sur l’antenne de France Info avec Emmanuelle Daviet, nouvelle médiatrice des antenne de RadioFrance Aujourd’hui on parle sport et politique avec la démission de Laura Flessel, la nomination de Roxana Maracineanu, et la place du sport féminin à l’antenne. Erik Kervellec directeur de la rédaction de franceinfo est au micro de la médiatrice… Lire la suite

Pourquoi une grille d’été ? Trop de sports ? Des infos scientifiques validées

Pour son dernier rendez-vous sur Franceinfo et en tant que Médiateur des antennes, Bruno Denaes a invité Vincent Giret, le directeur de la chaîne, pour un bilan des questions des auditeurs en cette fin de saison.   Pourquoi une grille d’été sur une chaîne d’information ? Certains auditeurs, comme Yves, se demandent pourquoi une chaîne… Lire la suite

franceinfo junior : l’importance de l’éducation aux médias

Pour lutter contre les fausses informations, certains semblent découvrir l’importance de l’éducation aux médias. Les plus jeunes peuvent être les plus influençables. Franceinfo a créé il y a déjà de nombreuses années franceinfo junior, diffusé l’après-midi. Comment une chaine d’info continue peut-elle s’intéresser à l’éducation aux médias ? Réponse avec Estelle Faure, qui prépare chaque jour… Lire la suite

D’où viennent et qui sont les journalistes de Radio France ?

Nous, journalistes, serions-nous tous formés dans le même moule ? Serions-nous tous issus des mêmes milieux ? Certains auditeurs le pensent et l’écrivent au médiateur. Réponse et explications avec Jean-François Maison, secrétaire général aux rédactions de Radio France, en charge des ressources humaines des journalistes…

 

« Vous faites la part belle au libéralisme, au mondialisme en oubliant de défendre le monde ouvrier, nous écrit Jean. Mais finalement, vous êtes tous issus des mêmes écoles et des mêmes moules ». Tous les journalistes à Radio France sont-ils des clones ?
Comment les journalistes sont-ils recrutés à Radio France ? 

Le recrutement s’effectue parmi une sélection de 80 journalistes qui, durant quelques années, ont peaufiné leur formation à travers différents contrats de remplacement au sein des rédactions de Radio France. Et ce après avoir réussi un concours pour accéder à cette espèce de centre de formation interne. Ils ont tous suivi un parcours classique (stages, piges…), mais viennent d’univers fondamentalement différents : 80% d’entre eux sont issus d’écoles de journalisme, indispensables pour acquérir les fondamentaux et les techniques de la profession.

Depuis plusieurs années, Radio France a fortement développé l’alternance pour les étudiants en journalisme.

Ceci est mis en place depuis 2006. Cela permet à une population d’étudiants qui n’a pas eu un accès « naturel » aux écoles, d’y parvenir. Varier les profils évite les journalistes clonés. Chaque année, Radio France recrute 12 alternants  d’écoles de journalisme, boursiers, ou issus de quartiers défavorisés, ou étant en situation de handicap.

Aujourd’hui, 23 étudiants issus de cette alternance ont un CDI.

Il y avait un autre élément dans la remarque de Jean, auquel il faut également répondre, c’est quand il dit : « Vous faites la part belle au libéralisme, au mondialisme en oubliant de défendre le monde ouvrier ».

Les journalistes de Radio France  ne sont pas recrutés sur des critères politiques ?

Ils sont recrutés sur des critères professionnels. Le concours qui est passé pour faire partie des 80 sélectionnés ne fait référence qu’à des critères professionnels : écriture, voix, curiosité, culture générale…

Les candidats sont toujours nombreux à souhaiter intégrer une rédaction de Radio France. Et quand on participe aux entretiens de sélection, on constate que l’aspect « service public » attire beaucoup de jeunes journalistes. Pourquoi ?

Le service public représente une indépendance par rapport au monde politique et économique. Radio France a véritablement cette marque là et elle attire de jeunes journalistes.

À ce propos, il faut répondre à Hugues qui écrit : « Vous êtes des fonctionnaires payés par l’État. Comment pouvez-vous parler d’indépendance de vos informations ? ».

Parce que nous ne sommes pas ni une radio d’Etat ni des fonctionnaires. Radio France est une société anonyme de droit privé. Nous sommes complètement indépendants du gouvernement.

Sinon, nous n’aurions jamais sorti une affaire comme celle de François Bayrou avec les conséquences que nous connaissons.

 

Les journalistes trop complaisants à l’égard de Mélina Boughedir, femme de terroriste ?

Les médias français – et franceinfo – ont–ils été trop complaisants à l’égard de Mélina Boughedir, condamnée dimanche dernier à 20 ans de prison par le tribunal de Bagdad ? Avec mari et enfants, cette Française avait rejoint Daesh et a été arrêtée lors de la chute de Mossoul, en Irak. Pour répondre aux auditeurs, Delphine… Lire la suite

Trop de sport ? Mais pas assez de sport féminin sur Franceinfo ?

Le sport est un sujet ô combien clivant qui suscite toujours autant de réactions des auditeurs. Elles pourraient d’ailleurs augmenter d’ici peu avec la Coupe du monde de football qui débute dans deux semaines. Pour en parler,  Thierry Terret, historien et sociologue du sport. (historien et sociologue du sport, par ailleurs délégué ministériel aux JO 2024 de Paris.)

 

 

De nombreuses réactions d’auditeurs notamment lorsque de grands événements sportifs occupent l’antenne. Ça été le cas lors des spéciales de franceinfo le jour de la finale de la Ligue Europa de football, OM-Atlético de Madrid.

« Pourquoi autant de place pour le sport, et principalement le foot, nous écrit Julien, alors que nous voulons de vraies informations sur l’actualité ? ». Le foot, devenu spectacle, ne serait plus de l’information ?

La relation entre sport et média est bien réelle. Le développement du sport à la fin du 19ème/début 20 ème, est en partie dû aux initiatives de la presse qui crée le spectacle sportif. Cela ne s’est pas démenti depuis. Le sport est un phénomène de société. Le football, le premier des sports pratiqués, est omniprésent à la télé et à la radio, cela relève de l’actualité sportive mais aussi parfois de l’actualité politique, économique ou pénale ou relevant des faits divers. Des succès médiatiques liés à l’attente des résultats d’un match et les mécanismes d’identification des téléspectateurs ou auditeurs aux joueurs ou aux équipes.

Sur les antennes, le football représente un vrai clivage entre les passionnés et ceux qui n’apprécient pas.
Et ce sont toujours les passionnés qui gagnent… C’est une question d’audience ?

 

 

Les audiences et les financements qui vont avec sont extrêmement importants comme le confirme la guerre commerciale récurrente qui oppose les médias à chaque renégociation des droits de retransmission. Mais il ne faut réduire le sport à cela, le spectacle sportif génère de l’émotion individuelle ou collective.

Pour des auditeurs, le sport-spectacle, comme le foot, c’est la vieille notion romaine « Du pain et des jeux » pour le défoulement des masses. Qu’en dit l’historien du sport ?

La capacité du spectacle sportif à focaliser l’attention, à être un opium du peuple a été théorisé en sociologie.

Le langage guerrier des journalistes sportifs
Beaucoup d’auditeurs se plaignent du langage guerrier des journalistes sportifs, alors que, nous écrit Adèle : « Le sport devrait véhiculer d’autres types de valeurs ».

Le langage des journalistes épouse souvent les modalités des différents sports qu’ils commentent : plus poétique pour le patinage artistique, davantage portée sur la souffrance physique pour le cyclisme sur route, focalisé sur la rivalité dans les sports collectifs. Les auditeurs ont raison sur un point : les vertus éducatives du sport, à combiner excellence, amitié et respect. Tout cela est singulièrement absent des commentaires.

 

Le sport féminin.
Le service des sports de Radio France s’énerve quand on lance le débat. Mais beaucoup d’auditeurs – et pas que des auditrices – estiment qu’il est peu présent sur nos antennes, malgré de beaux parcours des équipes de France féminines de foot et de rugby. Ce message d’un enseignant m’a beaucoup marqué : « Pas étonnant que des élèves de 6ème, dans le cadre d’une séance sur l’égalité filles-garçons, me disent que le sport, c’est pour les garçons ! Entendre cela au XXIème siècle ! ». Et il conclut : « Faites quelque chose pour le sport au féminin ! ». De fait, en France, les médias sont loin de la parité dans le traitement du sport…

Toutes les études convergents les mêmes conclusions : la place des sportives dans les médias est plus faible que celle des sportifs. Elles sont moins interviewées et font davantage l’objet de commentaires sur leur physique. La situation cependant s’améliore, en 2012 selon le CSA la présence des femmes dans les retransmissions sportives était de 7 % et aujourd’hui de 16 à 20 %. La coupe du monde féminine France/Allemagne en 2015 regardée par plus de 4 millions de téléspectateurs.

L’histoire du football en Europe est une histoire masculine contrairement à l’Amérique du Nord.

 

Radio France soutient « Sport féminin toujours »

Sport féminin toujours les 10 et 11 février 2018 sur les antennes de Radio France
Sport féminin toujours les 10 et 11 février 2018 sur les antennes de Radio France

 

Le mariage de Meghan et Harry, sans intérêt ?

Samedi 19 mai, Meghan et le prince Harry s’unissaient à Londres devant les caméras et les micros du monde entier. Franceinfo a proposé une journée spéciale pour ce mariage. Des auditeurs ont trouvé que les médias en avaient fait beaucoup trop autour d’un événement « people ». Pour leur répondre, Erik Kervellec, directeur de la Rédaction de… Lire la suite

La « Fête à Macron », les Black Blocks, les cheminots ; les auditeurs nous interpellent

La « Fête à Macron » des Insoumis, les casseurs du 1er mai, les grévistes de la SNCF, une actualité très sociale qui suscite beaucoup de réactions et de questions des auditeurs. Pour leur répondre, Erik Kervellec, directeur de la Rédaction de franceinfo, est au micro du Médiateur.

 

La « Fête à Macron »

Il y a une semaine, c’était « la Fête à Macron », organisée par le député Insoumis François Ruffin. Plusieurs auditeurs, comme Mario, disent ne pas comprendre que « franceinfo, dans les jours qui ont précédé, fasse une telle publicité pour ce rassemblement politique ». Quant à Justine, elle s’étonne que « vous ayez autant parlé de cette manifestation qui n’a rassemblé que 40 000 personnes ».

38 900 personnes, ce n’est pas rien ! La dernière grève des cheminots n’avait rassemblé que 15 000 personnes. Quant à faire la publicité pour Jean-Luc Mélenchon et ses alliés politiques, cela pourrait être comique si ce n’était pas si tendu entre la presse et lui. En tout cas, généralement, on nous fait plutôt la critique inverse de « rouler » pour le gouvernement… quel que soit le gouvernement en place. Ce qui, évidemment, est faux…

Et Yves vous trouve « bien peu rancunier alors qu’une voiture de reportage de franceinfo, écrit-il, a été détruite par les manifestants et que Jean-Luc Mélenchon ne cesse de prôner la haine des médias »…

« Bien peu rancunier « , ça veut dire quoi ? qu’il aurait fallu boycotter le traitement de cette actualité parce que des excités s’en prennent à nos reporters et techniciens sur place ? Nous sommes au-dessus de ça. Nous assurons notre mission d’informer, quelles que soient les circonstances, les intimidations. Pour autant, je ne minimise pas ce qu’il s’est passé place de la Bastille. C’est un signe important lorsqu’on s’en prend à la presse dans une démocratie. Notre technicienne a eu la présence d’esprit de s’éloigner de la voiture, mais nous sommes convaincus qu’ils auraient mis le feu avec notre collaboratrice à l’intérieur du véhicule.

 

Les violences du 1er mai : les choix de la rédaction

Autre manifestation,  celle du 1er mai avec ses centaines de casseurs. Plusieurs auditeurs contestent l’interview d’un « Black Block » que vous avez diffusée. Pour Rémi : « C’est scandaleux, une vraie apologie de la violence sans aucun recul. C’est de la propagande ! ». Et Pierre ajoute : « Vous ne condamnez pas les destructions ; pire, vous donnez la parole à ceux qui en ont été les acteurs ».

On est là pour donner à comprendre pourquoi des gens arrivent à faire de la violence leur moyen principal pour s’exprimer dans la société: qui sont-ils ? d’où viennent-ils ? Nous sommes allés à leur rencontre pour comprendre cela. Ces 2 témoignages ont été diffusés en contextualisant les interviews.

La grève des cheminots : Pourquoi laissez-vous se propager de fausses informations ? ». 

Toujours dans le domaine social, la grève des cheminots suscite beaucoup de réactions d’auditeurs et des reproches de parti pris. « Vous ne donnez la parole quasiment qu’aux grévistes ou à ceux qui les soutiennent », nous écrit Dominique. Et pour Brigitte : « Seuls les arguments anti-réforme sont répétés, des arguments souvent faux, comme la fermeture des petites lignes.

Nous mettons un point d’honneur à laisser s’exprimer tous les points de vue. Les cheminots qui sont pour la réforme ont du mal à faire entendre leur voix, ils se font discrets, mais on a pu tout de même les entendre sur l’antenne de franceinfo.
Quant à la fermeture des petites lignes : nos journalistes ont répété que ce n’est pas le sujet de la réforme. Si à l’antenne, on entend ce genre de propos, cela vient de militants qui mélangent tout.

Le comptage des manifestants : Pourquoi continuer à transmettre des chiffres faux ?

Enfin, des auditeurs, comme Sylvie, s’étonnent : « Vous continuez de donner les chiffres exagérément gonflés des organisateurs de manifestations, en même temps que les chiffres – a priori, fiables – comptabilisés par les médias ».

Nous donnons le chiffre de la police ou des organisateurs, jusqu’au moment où nous sommes en mesure de donner notre propre chiffre. Paris n’est pas la France ; lorsque des manifestations se déroulent ailleurs en France, nous n’avons pas les moyens de mettre des capteurs partout dans la foule. Nous ne savons pas pour l’instant produire un chiffre global sur tout le territoire.

Pour aller plus loin >>> A lire

La fin des chiffres fantaisistes des manifestations

La machine imaginée par la société Occurrence pour compter les manifestants © Radio France / Laurent Kramer
La machine imaginée par la société Occurrence pour compter les manifestants © Radio France / Laurent Kramer
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Les assistants vocaux, avenir de la radio ?

Les assistants vocaux sont-ils une forme d’avenir de la radio ? Ces petites enceintes intelligentes qui obéissent à la voix connaissent un énorme succès aux États-Unis. Radio France s’est emparée de cette innovation, et franceinfo est déjà présente sur les premiers appareils. Mais beaucoup d’auditeurs s’interrogent sur leur intérêt. Pour leur répondre et leur expliquer : Ari De Sousa, directeur adjoint de la Direction du Numérique de Radio France.

 

Plusieurs auditeurs, comme Sébastien, nous écrivent : « J’ai lu dans la presse, comme une innovation révolutionnaire, que franceinfo était présente sur l’assistant vocal Google Home. Je ne vois pas la différence avec le fait d’écouter franceinfo sur son smartphone ». Y a-t-il une véritable différence ?

Par rapport à la radio, oui c’est différent. Un exemple : lorsqu’on dit « OK google : quelles sont les dernières actualités », on peut écouter alors le dernier flash de franceinfo à tout moment. En revanche, l’auditeur a raison, le smartphone est très proche de l’assistant vocal, car la technologie d’assistant vocal y est  intégrée. Ce qui diffère, ce sont les usages : mobilité versus domicile avec enceintes.

Quels sont les services que franceinfo peut par exemple offrir en plus de sa simple écoute ?

Premièrement : la réécoute. Ensuite il répond à des questions qui relèvent de l’actualité. On peut encore imaginer de nouvelles formes narratives et d’interactions spécifiques à des interfaces vocales. Nous n’en sommes qu’au début et beaucoup de choses sont encore à écrire : dans le domaine des médias, de l’info trafic, les sorties près de chez soi, des domaines dans e-commerce ou dans l’éducation. L’important dans l’Intelligence artificielle, c’est qu’on puisse nous répondre. On parle d’IA lorsque l’on ne se rend plus compte que c’est une machine. On attend déjà de l’assistant vocal qu’il nous réponde correctement.

La Direction du Numérique est très en pointe dans ce domaine. Vous faites des tests avec franceinfo sur une voiture hyperconnectée. Qu’est-ce que cela va offrir de plus qu’un autoradio ?

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La voiture va et est devenue un « auditorium roulant » avec une grande qualité de son.  Grâce au développement des réseaux 4G et bientôt 5G et aux voitures connectées avec des puces intégrées (16 % en 2021), nos auditeurs pourront écouter franceinfo partout, cela viendra compléter le réseau FM. Avec la voiture semi-autonome puis autonome, la voiture va devenir un lieu de divertissement où la place des écrans sera plus grande. Si vous avez un modèle de voiture récent, vous pourrez bientôt, avec l’application Radio France, et les système Androïd auto ou car play, écouter à la demande tous les programmes de Radio France dans votre voiture.

La radio doit donc repenser ses activités ?

La radio doit surtout les ajuster aux nouveaux usages. Dans le domaine du vocal, la radio part avec une longueur d’avance, ce qui n’a pas toujours été le cas dans le domaine du numérique. On va interagir avec la voix.

Ces assistants vocaux vont permettre une plus grande personnalisation dans l’interaction avec les auditeurs.

 

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Macron-Trump : les coulisses d’un voyage officiel

Alors qu’Emmanuel Macron et Donald Trump s’opposent sur de nombreux dossiers, leur rencontre amicale a été l’un des événements importants de cette semaine. Un événement que les auditeurs ont pu suivre sur franceinfo grâce aux envoyés spéciaux de la radio et, notamment, au correspondant permanent aux États-Unis, Grégory Philipps. Comment les journalistes suivent-ils ce type de… Lire la suite