Le traitement de la Coupe du monde féminine de football sur Franceinfo

Radio France accompagne tous les grands événements sportifs avec une attention toute particulière pour le sport au féminin. Franceinfo et France Bleu proposent de suivre cet événement du 7 juin au 7 juillet. Les auditeurs réagissent à cette couverture. Pour leur répondre, Emmanuelle Daviet reçoit Vincent Rodriguez, directeur des Sports de Radio France. Coupe du… Lire la suite

Procès des djihadistes français en Irak : le traitement sur franceinfo

Les condamnations à mort des djihadistes français jugés en Irak : pour en parler Delphine Gotchaux,  journaliste au service justice de franceinfo est au micro d’Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes.

 

Ces auditeurs reprochent un manque d’équilibre dans le traitement de ce dossier, que leur répondez-vous ?

Jean, un auditeur écrit : Franceinfo fait passer en direct Marie Dosé avocate qui défend le retour en France des djihadistes d’Irak. Il aurait été intéressant de donner aussi la parole à quelqu’un défendant la thèse contraire à celle de cette avocate. Mais quand France Info veut faire passer un message, cette possibilité est facilement oubliée .
Toujours au sujet des djihadistes français condamnées en Irak, René un autre auditeur estime, je cite, que « la couverture , le traitement de l’affaire un peu trop en faveur des djihadistes ».

Nous traitons l’actualité sans parti pris, sans éditorialiser. Effectivement nous avons beaucoup parlé de ces procès de djihadistes français en Irak, pour un raison évidente, c’est la première fois depuis la chute de l’Etat islamique que des ressortissants français sont condamnés à mort. (11 en moins de 15 jours). Au-delà de ce que chacun peut penser, cela soulève de nombreuses questions, non seulement sur la justice irakienne, qui juge ces hommes en quelques minutes seulement sans véritable droit de la défense, mais aussi sur les valeurs que défend la France depuis l’abolition de la peine de mort en 1981. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a redit à l’Assemblée Nationale, la semaine dernière l’opposition de la France à la peine de mort, tout en assurant que ces procès étaient équitables. Mais il faut sans doute écouter la parole des familles des victimes du terrorisme en France, qui réclament le respect des droits fondamentaux pour ces djihadistes, quelque soit la nature des actes commis.
Il s’agit donc d’un débat de société et, sur Franceinfo nous avons aussi fait entendre les voix, notamment des hommes politiques qui ne souhaitent pas le retour de ces Français sur le territoire national.

Vous avez évoqué ces procès, quelle est la difficulté pour les couvrir ?

Ces procès se déroulent en quelques minutes seulement. Il faut déjà obtenir un visa. L’an dernier j’ai pu m’y rendre pour suivre le procès de Mélina Boughedir, Française djihadiste, jugée en Irak, condamnée à une peine de vingt ans de prison. En France nous ne sommes pas habitués à ce type de procès, ce dernier a duré environ 40 mn. En quelques mois seulement ces dossiers sont instruits. Il y a également la question de la défense, ce sont des avocats commis d’office qui n’ont pas le droit d’aller voir leurs clients en prison, qui découvrent le dossier à l’audience. Chaque procès est une sorte de chambre d’enregistrement de l’acte d’accusation. Le juge ne se retire pas pour délibérer, il fait sortir le prisonnier, et après cinq minutes, le condamne à mort.

Entre l’acte d’accusation et l’acte d’exécution, il s’écoule combien de temps ?

Pour le moment l’Irak n’a pas mis à exécution ses condamnations à mort de djihadistes étrangers en Irak.

Dans ce contexte, comment donnez-vous la parole aux familles de victimes ?

Ce sont souvent ces familles qui nous sollicitent par voie de communiqués de presse. L’association française des victimes de terrorisme, notamment a été très claire sur le sujet : il faut que les droits fondamentaux soient respectés même pour ces djihadistes français. Ces associations disent leur espoir que ces terroristes puissent être jugés un jour en France. Pour certains d’entres-eux, ils détiennent des pièces du puzzle qui pourraient expliquer comment des Français sont partis combattre en zone irako-syrienne, et ont aussi planifiés des attentas sur le territoire national.

 

L’équilibre politique sur Franceinfo

Les auditeurs sont toujours très attentifs à l’équilibre éditorial sur les antennes de Radio France. Pour leur répondre, Emmanuelle Daviet reçoit Jean-François Achilli, éditorialiste politique. Informations à deux vitesses Un message de Jules : « Les journalistes semblent prendre un grand plaisir à commenter la défaite des Républicaines. Mais jamais un mot sur les résultats catastrophiques… Lire la suite

Les élections européennes : des sondages ratés ?

L’actualité politique de ces dernières semaines a été très importante. Beaucoup d’auditeurs s’interrogent justement sur le poids des sondages dans le traitement de cette actualité. Pour leur répondre, Emmanuelle Daviet reçoit Jean-Jérome Bertolus, chef du service politique de franceinfo. Les différences entre les sondages et les résultats des élections Percée des écologistes, effondrement des républicains, participation… Lire la suite

L’Europe intéresse-t-elle vos journalistes politiques ?

Les élections Européennes si elles n’intéressent pas beaucoup les Français, elles intéressent en revanche nos auditeurs , le cas de Vincent Lambert et le débat sur la fin de vie également. Pour en parler au micro de la médiatrice Emmanuelle Daviet, Renaud dély éditorialiste et  journaliste politique, et Jean-Philippe Baille directeur de la rédaction de… Lire la suite

Pourquoi n’arrive-t-on pas à savoir si le glyphosate est cancérogène ?

Alors que des  marches contre la firme Bayer-Monsanto et  pour un autre modèle agricole, sont organisées dans une trentaine de villes de France ce samedi, on reparle aujourd’hui  du glyphosate et du fichage de certains journalistes et politiques par Monsanto… A la suite à cette affaire, des auditeurs se posent beaucoup de questions et pointent du… Lire la suite

Traitement par franceinfo, des événements du 1er mai à l’Hôpital Pitié Salpêtrière

Beaucoup de messages d’auditeurs sur la séquence de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière le 1er mai dernier. Retour sur ces événements Pour en parler au micro de la médiatrice, Richard Place, directeur adjoint de la rédaction de franceinfo


« Fidèle auditeur de France Info je suis aujourd’hui profondément choqué et scandalisé par le traitement  des événements du 1er mai à l’Hôpital Pitié Salpêtrière, présentés comme une « attaque ». Il est clair maintenant, qu’il ne s’agissait pas d’une « attaque », mais d’un mouvement de repli de manifestant face aux forces de l’ordre. Doit-on en conclure que vous diffusez des informations sans aucune vérification  ou, pire, que vous êtes un simple relais d’une communication du gouvernement. Ce dernier postulat vous réduirait alors à un simple organe de propagande. Quelque soit la réponse (incompétence ou organe de presse gouvernemental) c’est réellement inquiétant. Fin du message. »

Que répondre à cet auditeur  ? Que s’est-il passé ce 1er mai ?

A l’instant où cela s’est produit nous n’avions pas de journaliste sur place. Il faut donc remonter le fil, comprendre ce qu’il s’est passé. A 20h Christophe Castaner prend la parole, nous diffusons sa déclaration en précisant bien qu’il s’agit du ministre de l’Intérieur. Ce n’est pas franceinfo qui le dit mais bien le ministre. Le lendemain Martin Hirsch, le patron des Hôpitaux de Paris,  invité de franceinfo, qui parle d’une situation dramatique qui a été évitée de justesse. Mais nous diffusons aussi des interviews qui donnent le début d’une autre version. Nous continuons à enquêter sur la journée du 2 mai en étayant nos informations qui vont nous permettre de raconter une autre histoire. Un journaliste de franceinfo refait donc le film de ce qui s’est réellement passé minute par minute des événements de la Pitié Salpêtrière. Ce qui montre bien que les propos de Christophe Castaner et de Martin Hirsch ne sont pas exacts.

Des internautes pensent qu’il  y a là une volonté d’orienter l’information. Qu’en est-il exactement ? Comment justifier le choix d’une telle photo sans lien  ?

Les auditeurs et internautes ont été également très nombreux à interpeller la médiatrice en dénonçant une manipulation de l’information notamment sur le site de Franceinfo avec la publication d’une photo sans lien avec les faits de la Pitié Salpêtrière. Sur la photo une épaisse fumée blanche, une grille noire, trois individus, l’un avec un gilet jaune, deux autres cagoulés habillés en noir, l’un d’entre eux tenant  une barre de fer en direction  de la grille.

Le choix d’une telle photo est une erreur, mais pas de volonté de désinformation. Il y a un mea culpa. La photo a été changée très rapidement. Les faits montrés sur cette photo se produisent un peu plus tôt à peu près au même endroit.

Comment avez-vous débriefé cette séquence au sein de la rédaction ?

On refait le film, on essaie d’enquêter pour savoir quel processus a mené à cette erreur. L’encadrement n’a pas joué son rôle.

Est-ce que c’est susceptible d’entrainer des changements particuliers de vos méthodes de travail ?

Sincèrement nous nous remettons en question quotidiennement, grâce aux conférences de rédaction, où l’on parle des sujets et de la manière de les traiter. On n’est jamais totalement content de se que l’on produit.

Le Grand Débat sur franceinfo

Les messages des auditeurs sont très nombreux autour du Grand débat : Jean-Jérôme Bertolus chef du service politique leur répond au micro d’Emmanuelle Daviet

 

La rédaction a-t-elle été à la hauteur de l’enjeu dans le traitement  journalistique du Grand Débat ?

« Dans ce débat tout est verrouillé ; les questions sont fermées et encadrées Autour de moi je ne connais que deux personnes qui y ont participé à cette farce alors qui ce débat représente –t il ? » écrit Thierry  « On ne s’attend à rien, on devrait être servi »

On a l’impression en lisant les messages que les auditeurs ne sont pas dupes et que les journalistes déroulent le factuel du grand débat sans interroger la méthode…
C’est un exercice inédit en France, dans la forme et dans son ampleur rien que par le nombre de réunions organisées localement. Les journalistes de la rédaction ont été mobilisés localement en faisant remonter chaque jour des thématiques (les services publics, la fiscalité…). Le choix de suivre telle ou telle réunion était un choix de franceinfo, personne ne nous a dicté ce choix.

Est-ce que franceinfo n’a eu qu’un traitement factuel sans s’interroger sur la méthode du Grand Débat : c’est exactement l’inverse. Après l’appel d’offre lancé par le gouvernement, dès que les entreprises ont été sélectionnées, nous nous sommes attachés à sélectionner la méthode de remontée des informations….

 

On poursuit avec ce message  de Marie-Jo : « Je m’étonne d’entendre que les participants au grand débat ne sont pas représentatifs de la société française ! Les gilets jaunes, bien moins nombreux l’étaient plus à vos yeux …c’étonnant. »

Nous n’avons jamais opposé la représentativité des Français s’exprimant dans le Grand Débat à une éventuelle représentativité  des Gilets jaunes. Grâce à notre partenaire Odoxa, le soutien massif du mouvement au départ du mouvement puis son effritement régulier pour devenir largement minoritaire. Nous sommes attachés à rendre compte de cette mobilisation hebdomadaire tout en restant très prudent sur l’expression à l’antenne de tel leader autoproclamé.

 

« Pourquoi ne parlez-vous pas du Vrai débat sur votre antenne ?
Une plateforme équivalente à celle du grand débat a été mise en place pour les Gilets jaunes par la société qui a mis en place celle du grand débat pour le gouvernement. La différence entre ces 2 plateformes ? Celle du gouvernement ne laisse pas de place à certaines propositions car elle se présente sous forme que questions alors que la plateforme du vrai débat, elle, était « ouvert » et toutes les propositions y étaient possibles. BREF, c’est un vrai bon outil pour une vraie consultation
. »

Oui on en a parlé au service politique dès son lancement et en interrogeant l’entreprise qui a mis en ligne cette plateforme.

« Le gouvernement et les médias aux ordres manipule l’opinion. Le peuple pourra dire exactement ce qu’il pense lors des élections européennes. »

Franceinfo n’est aux ordres de personnes, ni du gouvernement, ni d’aucun groupe de pression

Comment couvrir les manifestations des Gilets jaunes ?

Matthieu Mondoloni a couvert 8 manifestations de Gilets jaunes, lors des mobilisations qui ont lieu chaque samedi depuis le 17 novembre. Quelle est la spécificité des manifestations des Gilets jaunes ? Et comment est traitée cette actualité sur le terrain, semaine après semaine     Ce sont des manifestations assez imprévisibles,pour la plupart il n’y… Lire la suite

Gilets jaunes et marche pour le climat : le traitement journalistique sur franceinfo

Le traitement des Gilets jaunes sur franceinfo a encore interpellé les auditeurs cette semaine. Pour leur répondre aux côtés de la médiatrice, Franck Weil-Rabaud, rédacteur en chef et Matthieu Mondoloni, grand reporter.   Quel est l’intérêt journalistique de diffuser un témoignage d’individu qui justifie les violences commises par les Gilets jaunes ? « Vous avez diffusé… Lire la suite