De nouveaux formats vidéo pour de nouveaux publics

Aujourd’hui, la radio s’écoute, se lit, se regarde, s’enrichit de contenus spécifiquement conçus pour le web ou les réseaux sociaux. Toucher un public plus large et s’adapter aux nouveaux usages est un axe prioritaire pour Radio France qui développe de nouveaux formats afin d’amplifier la résonance de ses programmes auprès de publics élargis. Parmi ceux-ci,… Lire la suite

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Les assistants vocaux, avenir de la radio ?

Les assistants vocaux sont-ils une forme d’avenir de la radio ? Ces petites enceintes intelligentes qui obéissent à la voix connaissent un énorme succès aux États-Unis. Radio France s’est emparée de cette innovation, et franceinfo est déjà présente sur les premiers appareils. Mais beaucoup d’auditeurs s’interrogent sur leur intérêt. Pour leur répondre et leur expliquer : Ari De Sousa, directeur adjoint de la Direction du Numérique de Radio France.

 

Plusieurs auditeurs, comme Sébastien, nous écrivent : « J’ai lu dans la presse, comme une innovation révolutionnaire, que franceinfo était présente sur l’assistant vocal Google Home. Je ne vois pas la différence avec le fait d’écouter franceinfo sur son smartphone ». Y a-t-il une véritable différence ?

Par rapport à la radio, oui c’est différent. Un exemple : lorsqu’on dit « OK google : quelles sont les dernières actualités », on peut écouter alors le dernier flash de franceinfo à tout moment. En revanche, l’auditeur a raison, le smartphone est très proche de l’assistant vocal, car la technologie d’assistant vocal y est  intégrée. Ce qui diffère, ce sont les usages : mobilité versus domicile avec enceintes.

Quels sont les services que franceinfo peut par exemple offrir en plus de sa simple écoute ?

Premièrement : la réécoute. Ensuite il répond à des questions qui relèvent de l’actualité. On peut encore imaginer de nouvelles formes narratives et d’interactions spécifiques à des interfaces vocales. Nous n’en sommes qu’au début et beaucoup de choses sont encore à écrire : dans le domaine des médias, de l’info trafic, les sorties près de chez soi, des domaines dans e-commerce ou dans l’éducation. L’important dans l’Intelligence artificielle, c’est qu’on puisse nous répondre. On parle d’IA lorsque l’on ne se rend plus compte que c’est une machine. On attend déjà de l’assistant vocal qu’il nous réponde correctement.

La Direction du Numérique est très en pointe dans ce domaine. Vous faites des tests avec franceinfo sur une voiture hyperconnectée. Qu’est-ce que cela va offrir de plus qu’un autoradio ?

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La voiture va et est devenue un « auditorium roulant » avec une grande qualité de son.  Grâce au développement des réseaux 4G et bientôt 5G et aux voitures connectées avec des puces intégrées (16 % en 2021), nos auditeurs pourront écouter franceinfo partout, cela viendra compléter le réseau FM. Avec la voiture semi-autonome puis autonome, la voiture va devenir un lieu de divertissement où la place des écrans sera plus grande. Si vous avez un modèle de voiture récent, vous pourrez bientôt, avec l’application Radio France, et les système Androïd auto ou car play, écouter à la demande tous les programmes de Radio France dans votre voiture.

La radio doit donc repenser ses activités ?

La radio doit surtout les ajuster aux nouveaux usages. Dans le domaine du vocal, la radio part avec une longueur d’avance, ce qui n’a pas toujours été le cas dans le domaine du numérique. On va interagir avec la voix.

Ces assistants vocaux vont permettre une plus grande personnalisation dans l’interaction avec les auditeurs.

 

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Les portraits politiques de Carine Bécard / France Inter, média global ?

Le portrait politique de Carine Bécard

Carine Bécard est journaliste politique et auteure, tous les dimanches, du portrait de l’invité de France Inter et de franceinfo télé. Ce portrait de François Ruffin a suscité un nombre important de réactions.

Je crois que lorsque l’on est journaliste, nous avons un voile émotionnel. Je suis journaliste politique, mon métier consiste à observer quotidiennement la vie politique. Et je suis fascinée de voir comment les politiciens fonctionnent, l’évolution de leurs idées, avec qui ils travaillent, de percevoir leurs ambitions politiques, etc. Cela fait 8 ans que je suis au service politique, j’ai couvert Marine Le Pen, François Fillon, Nicolas Sarkozy, beaucoup la droite. Je ne me suis jamais posé la question si je les aimais ou pas. Je fais simplement mon travail de journaliste.

Tous les dimanches, vous rédigez donc le portrait de l’invité qui sert notamment à faire réagir l’invité. Comment vous y prenez-vous ?

Je mène une enquête. Donc je note des éléments qui m’ont marquée chez la personne. Ensuite, il y a un travail de documentation pour retrouver des interviews et des reportages. Enfin j’appelle les amis et les ennemis politiques de l’invité. D’ailleurs, il est difficile de travailler sur des portraits de politiciens En Marche, par exemple, car ils ne viennent pas de la sphère politique, donc il est dur de mettre de la chair dans leurs portraits.

« Journaliste de studio loin des réalités de terrain, qui juge sans savoir« , nous écrit Sylvie. C’est le cas ?

Au contraire, j’aime profondément mon travail de reporter. Je suis sur le terrain. J’aime observer les détails, j’aime aller dans les meetings, à l’Assemblée Nationale …

Enfin, il faut préciser que vous avez reçu des tweets particulièrement scandaleux, ignobles et sexistes à la suite de ce portrait. L’intolérance et la violence de certains militants ne font pas grandir la politique.

France Inter média global. C’est quoi et à quoi ça sert ?

Un sujet plus consensuel : l’avenir de la radio, avenir déjà bien présent à Radio France et France Inter.
Erwann Gaucher, journaliste et directeur du Numérique de France Inter, répond au questions des auditeurs. Des auditeurs semblent un peu perdus, à l’image de Jacqueline qui se demande : « Qu’est-ce que ce média global dont on ne cesse d’entendre parler ? Qu’est-ce que cela change pour France Inter et la radio ? »

Le média global, c’est la capacité à concevoir des émissions et des reportages qui peuvent être accessibles partout et pour tous. Par exemple, nous voulons que les jeunes qui s’informent sur Facebook trouvent sur la page de France Inter des informations de qualité, sûres et vérifiées. Nous le faisons par exemple avec Augustin Trapenard qui réalise des cartes blanches avec ses invités.

Un exemple concret de « France Inter – média global », c’est la nouveauté du mois prochain : un podcast natif autour de l’élection il y a un an d’Emmanuel Macron.

Les podcasts se développent beaucoup depuis quelques années. Jusqu’ici, c’était toujours de la réécoute d’émissions passées à l’antenne. Maintenant nous essayons de proposer des podcasts originaux qui ne sont pas passés à l’antenne. Le mois prochain, Thomas Legrand va revenir sur l’élection d’Emmanuel Macron un an après, mais dans un style nouveau, avec un podcast qui sera uniquement disponible sur le numérique et également avec une nouvelle écriture journalistique. De plus, tous les épisodes seront disponibles dès le premier jour.

D’autres innovations attendues ?

Il va y avoir des vidéos originales qui prolongent les émissions. Nous allons également continuer les débats qui passionnent les auditeurs sur le numérique avec des intervenants et des journalistes. Nous voulons prolonger le lien entre les auditeurs et les émissions au-delà du temps d’antenne de l’émission.

Plusieurs auditeurs, comme Philippe, nous demandent : « Pourquoi donc faire du média global, alors que vous faites très bien de la radio ? Les derniers chiffres d’audience montrent votre succès ». Pourquoi est-ce utile de s’ouvrir à d’autres horizons ?

Il faut préparer l’avenir. Le rapport des auditeurs à la radio change considérablement. Il y a chaque année un peu moins d’auditeurs qui écoutent la radio sur un poste radio classique. Il y a beaucoup de nouveautés : les ordinateurs, les smartphones et aujourd’hui les assistants vocaux. Nous cherchons à en comprendre l’usage pour adapter France Inter à ces changements.

Les auditeurs changent leurs habitudes d’écoute. France Inter est devenue la première radio la plus écoutée en numérique. Qu’est-ce que cela signifie ?

Aujourd’hui, nous avons 30 millions d’écoute par mois sur le numérique. Nous souhaitons rester la radio la plus écoutée et faire découvrir la richesse des émissions de France Inter .

France Culture, média global

France Culture, ce n’est pas que de la radio « linéaire », c’est aussi 23 millions de podcasts téléchargés en mars. France Culture est vraiment entrée dans l’ère du média global. Une notion pas toujours comprise par les auditeurs… Profitons de cette période riche en nouvelles expériences pour vous fournir des explications avec Sandrine Treiner, la directrice de France Culture.

 

Des auditeurs comme Anne écrivent : « On entend de plus en plus parler de média global, mais c’est quoi et qu’est-ce que cela change pour nous auditeurs ? ».
Cette semaine, diffusion d’un podcast original de France Culture : L’incroyable expédition de Corentin Tréguier au Congo

D’une certaine façon, personne ne devrait entendre parler de « média global », l’auditeur qui continuera à écouter la radio, ne sera pas concerné. Nous sommes dans une période de mutation, qui n’implique pas la disparition de la radio, mais au contraire son élargissement. Le numérique permet aux programmes de circuler, de voyager autrement vers les auditeurs ou vers les internautes. Les nouvelles générations ont des manières différentes d’accéder aux contenus, aux programmes (smartphones, ordinateurs, tablettes). Ils se promènent sur les réseaux sociaux. France Culture est en train de diversifier son offre de programmes de sorte d’aller vers tous les citoyens. C’est une mission de service public.

De nombreux auditeurs ont pris l’habitude du podcast. Une autre manière d’avoir accès à la radio.
L’incroyable expédition de Corentin Tréguier au Congo
 fonctionne de la même manière qu’une série, c’est addictif. Une expérience extrêmement créative de raconter des histoires par le biais du son. On innove, on crée grâce à des auteurs et des réalisateurs qui se sont emparés des nouvelles manières de diffuser des programmes. C’est comme ça que nous irons vers de nouvelles générations d’auditeurs de France Culture.

À Radio France, on se complète et, à partir de lundi 30 avril, France Culture s’associe à franceinfo pour coproduire un programme audio et vidéo hebdomadaire qui sera vraiment très informatif et très pédagogique : « Les idées claires ». Quel est le sens de cette démarche ?
France Culture et franceinfo se sont associées pour lancer un programme de certification des savoirs et des connaissances. Nicolas Martin, le producteur de « La méthode scientifique », en est le maître d’œuvre. Il a expliqué ce nouveau concept au micro du Médiateur ce 29 mars dernier

 

En raison de la désinformation et des fausses informations qui circulent notamment sur les réseaux sociaux, France Culture produit beaucoup d’informations sur les savoirs scientifiques, historiques … Avec le directeur de Franceinfo, il a été décidé d’unir nos forces pour produire chaque semaine un podcast et  un module vidéo de 3, 4 minutes porté par Nicolas Martin (un des thèmes sera la théorie créationniste).

Autre exemple de média global, l’impressionnant week-end du 28-29 avril au Centre Pompidou.
Des débats, des interviews, des ateliers, des concerts sur le thème « Imagine 1968-2018 : l’esprit de mai ». C’est aussi l’esprit France Culture et son expertise pour un événement qui ne sera pas uniquement à la radio ?

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C’est la troisième année de partenariat entre France Culture et le centre Pompidou autour de ce festival. Master Class, rencontres, débats…

 

Enfin, une forme de média global innovante et originale : France Culture va proposer un documentaire géolocalisé à travers le Quartier latin de mai 68. De quoi s’agit-il ?

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Documentaire produit par l’équipe de la Fabrique de l’histoire d’Emmanuel Laurentin qui propose un documentaire-promenade dans tout le  quartier latin,  composé d’archives, d’entretiens, d’ambiances… Il suffira de télécharger l’application « izitravel » sur son smartphone.

 

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France Culture lance sa première fiction en podcast natif

Au moment où France Culture atteint un niveau historique en termes d’audience, la chaîne continue d’innover avec le prochain lancement d’une fiction, uniquement en podcast.  Explications avec Sandrine Treiner, directrice de France Culture.

 


France Culture lance son premier podcast natif de fiction. De quoi s’agit-il ?

Il s’agit d’une nouvelle distribution du son proposée grâce aux podcasts sous des écritures tout à fait différentes pour des auditeurs qui n’écoutent plus la radio de manière linéaire ; en accord avec la SACD (société des auteurs et compositeurs dramatiques) la chaîne va proposer en podcast, des fictions radiophoniques.
L’histoire de ce podcast natif de fiction : il s’agit de « pastafarisme » inventé en 2005 aux Etats Unis(la divinité est un monstre en spaghetti volant), c’est un polar loufoque qui se passe dans le milieu du pastafarisme.

Le 13 février France Culture va proposer 10 fois 12 minutes en une seule fois aux internautes.

Des auditeurs s’étonnent que vous lanciez de nouveaux produits qui semblent « alléchants », comme nous le dit Elise, mais « hors antenne ». « Pourtant, ajoute-t-elle, vous êtes une radio ? ». Quel est l’intérêt ?

Le podcast répond à un usage antenne numérique.

Autre innovation : un son particulièrement soigné pour cette fiction, puisqu’il sera binaural, ce qu’on nomme aussi « son 3D ». Mais cela suppose un équipement spécial ?

Il suffit d’avoir un casque.

En septembre, France Culture a déjà lancé un premier podcast natif d’information, « Superfail ».
Guillaume Erner avait été invité au micro du médiateur à cette occasion.

Proposé uniquement en podcast : pourquoi superfail ? c’est une réflexion menée aux Etats Unis sur la nécessité d’essayer des choses et ne pas avoir peur de les rater ; la culture de l’innovation permet de prendre des risques. Guillaume Erner analyse des échecs (exemple le vélib).

Les derniers chiffres Médiamétrie des audiences radio montrent que France Culture a atteint un record historique : 1.340.000 auditeurs chaque jour, 1000.000 de plus en un an. Beaucoup d’auditeurs écrivent pour dire qu’ils ont découvert une radio « éclectique », « qui apprend beaucoup sur le monde, tout en étant abordable », « qui laisse le temps à ses invités de s’exprimer », « qui s’intéresse autant à la philosophie qu’à l’économie », etc. C’est la recette du succès ?

C’est une radio qui approfondit toujours les sujets qu’elle traite ; l’exigence est la clef du succès.

205.000 auditeurs quotidiens de moins de 35 ans ; la hausse de l’audience se fait auprès des 13-24 ans, sur un public étudiant. Savoir renouveler ses publics, c’est aussi une mission de service public.

 

 

Rendez-vous le 13 février pour découvrir Hasta Dente !, le premier podcast natif de fiction.sans-titre-1

Les podcasts natifs : la nouveauté de France Culture

France Culture, déjà championne des podcasts, vient de lancer les podcasts « natifs ». Plusieurs auditeurs s’interrogent sur cette nouveauté et son intérêt. Pour répondre, Florent Latrive, directeur du Numérique à France Culture, est dans le rendez-vous du médiateur.

Un podcast natif, c’est quoi ?

France Culture, c’est 1 200 000 auditeurs par jour. Mais 14 fois plus de podcasts téléchargés : 17 millions de téléchargements en août. S’y ajoutent maintenant des podcasts « natifs ». En deux mots, c’est quoi ?

« Un podcast natif, c’est un podcast qui naît directement en numérique, sans passer par l’antenne. « 

Julien se questionne : « Quel est l’intérêt de ces podcasts ? Un podcast, c’est normalement un moyen d’écouter ou de réécouter une émission de radio diffusée auparavant ». Pourquoi créer des émissions qui ne sont pas diffusées sur les ondes ?

« Ça nous permet d’adapter le format de l’émission aux endroits où on les diffuse : différents modes d’écoute, d’écriture et aucune contrainte de durée. On essaie de s’adresser à des publics différents. On peut expérimenter des choses très ambitieuses comme le projet de séries de fiction en podcast natif. « 

 Le premier podcast natif : « Superfail »

Le premier podcast « natif » est  une série réalisée par Guillaume Erner, téléchargeable tous les vendredis et intitulée « Superfail ». Pourquoi ce test avec Guillaume Erner, qui n’est pas un débutant ?

« Le numérique n’est pas réservé qu’aux débutants. Guillaume Erner est très intéressé par le numérique et a envie de s’approprier ces nouveaux formats. Il a fallu trouver une écriture spécifique à « Superfail » consacré à l’échec. « 

Le titre de ce podcast natif, « Superfail », a suscité des protestations d’auditeurs, dont, d’ailleurs, plusieurs qui écoutent au Québec. « Pourquoi ne respectez-vous pas votre langue, notre langue, avec ce titre en anglais ? » écrit Édouard. Le mot français existe ?

« Fail » est une expression qui dépasse le mot « échec » lui-même, c’est un concept : ça vient des États-Unis où il y a toute une culture de l’échec comme moyen de rebondir. « 

Le succès des podcasts

Revenons aux podcasts et à leur impressionnant succès : 17 millions de téléchargements par mois. Qu’est-ce qui marche le mieux ? Et pour quels auditeurs ?

« Dans le top, il y a beaucoup d’émissions de savoir : »Les chemins de la philosophie », « la Fabrique de l’Histoire ». Ces formats ont notamment très bien fonctionné cet été. « 

Signalons d’ailleurs que cet été, France Culture – sur les ondes – a battu un nouveau record historique d’audience à 2,4%.

Trop de fautes sur les sites ?

Une remarque qui est adressée très régulièrement : pourquoi trouve-t-on souvent des fautes d’orthographe ou d’accord sur le site de France Culture ? « Tout de même, c’est France Culture ! », s’indigne par exemple Mireille.

« Certes, il y a des fautes. La radio a plus une culture de l’oral que la presse écrite.  On essaie de s’adapter, on met en place chaque mois des retours sur les fautes fréquemment commises et des processus de relecture. C’est intéressant que les internautes nous fassent remarquer les fautes quand il en reste ! « 

France Culture : une rentrée avec des auditeurs toujours plus nombreux

Une nouvelle saison a débuté sur France Culture, avec quelques changements, quelques ajustements  ;  sa directrice Sandrine Treiner répond au médiateur des antennes.

 

 

L’Esprit Public…
Beaucoup d’auditeurs attendaient avec impatience la nouvelle version d’Esprit public, dimanche 3 septembre à 11h, animée par Emilie Aubry. Et grosse déception, pas d’Esprit public, mais une émission religieuse. Que s’est-il passé ? Comme chaque premier dimanche de septembre (c’est inscrit dans le cahier des charges du service public), France Culture diffuse « l’Assemblée du désert », office protestant, après la messe catholique de 10h. Le premier nouveau Esprit public est donc programmé dimanche prochain.
Comment relancer cette émission déjà « ancienne » ? Une nouvelle formule a été pensée avec Emilie Aubry et des nouveaux intervenants ; ce rendez-vous fait partie des rites d’écoute des auditeurs de la chaîne.

Les Papous dans la tête…
Diffusé désormais le samedi. Plusieurs auditeurs ou auditrices, comme Geneviève, disent regretter de « ne plus déjeuner le dimanche avec les Papous » et Jean-Jacques ajoute : « Malgré toute l’estime pour Jean-Christophe Rufin, son émission (qui remplace donc les fameux Papous) est un entretien de plus, avec un Borloo sur la table dominicale : sinistre ! ». Beaucoup d’auditeurs étaient attachés à ces « Papous dans la tête », « drôles, joueurs », écrit Jules.
La grande émission de « divertissement » de la chaîne garde son identité et permettra une soirée du samedi détendue.

Economie et politique…
Des auditeurs trouvent que France Culture fait de plus en plus de place à la politique et à l’économie :
« Entendez-vous l’éco ? » (tous les jours à 14h du lundi au jeudi)  : une émission de savoir et de connaissance autour des sciences économiques avec de grands penseurs.
« Politique ! » (le samedi à midi). Camille nous écrit : « On est envahi d’économie et de politique, sans aucune vision critique, intellectuelle et culturelle. Revenez à vos valeurs « .

Mais pour Mireille: « Merci pour cette excellente émission sur l’économie « Entendez-vous l’éco » qui invite des économistes de niveau universitaire et qui sait , selon le thème, établir des liens avec la philosophie, l’histoire, etc. Je m’étais adressée à vous il y a plus d’un an à cause du passage d’une émission sur l’économie le week-end qui avait été amputée de 30 minutes. Je tiens à vous faire connaître ma satisfaction. L’économie est nouveau bien traitée sur notre cher France Culture ! Je recommanderai à mes élèves et étudiants l’écoute de cette émission en leur fournissant les liens nécessaires« .

Par ailleurs,…
De nombreux messages de félicitations reçus à propos des programmes de cet été, notamment « Les Grandes Traversées » avec Bruce Springsteen, littéralement plébiscité, ou encore « Perdus sur Tromelin ».
Le médiateur a reçu des messages « personnels » d’auditeurs pour souhaiter une excellente rentrée et adresser des félicitations à Sonia Kronlund, Philippe Garbit, Perrine Kervran, Hervé Gardette, Emmanuel Laurentin, Olivia Gesbert, Marie Richeux, et « j’en oublie beaucoup », précise par exemple Julien, qui conclut : « Avant tout, merci à France Culture d’exister ».

 

Découvrez toute la grille des programmes de France Culture 

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