#42 Covid-19 : Le couvre-feu

Radio France - Noémie Bonnin

Réactions d’auditeurs : une sélection à retrouver ci-dessous

Auditrice de Radio France depuis de nombreuses années, notamment de France Inter et Franceinfo, je suis de plus en plus souvent étonnée et déçue par le contenu des journaux d’information. 
Dernière déception en date : depuis l’annonce de la prise de parole du président de la République prévue ce mercredi 14 octobre, les journaux sont composés de supputations ; supputations qui m’apparaissent stériles et dangereuses. 
Trois remarques : 
– Vous augmentez fortement le climat anxiogène : pendant 3 jours, on anticipe sur le mal à venir, les frustrations, les privations alors qu’elles ne sont qu’hypothèses. Pendant ces trois jours, nous gagnerions en sérénité si l’accent n’était pas mis sur des incertitudes. 
– S’interroger sur l’acceptation future de la population, c’est prendre pour acquis qu’il y aura du refus et encourager (involontairement, je n’en doute pas) la non-acceptation des mesures supposées, idée dont les contestataires « de métier » vont s’emparer sans modération sur les ondes, plateaux et réseaux sociaux. 
– Attendre 3 jours pour savoir ce qui sera dit n’est pas insurmontable ; vous participez au besoin d’immédiateté, à une forme d’impatience qui est une des marques de l’époque actuelle, d’ailleurs souvent regrettée par vos invités. 
D’un point de vue journalistique, ce sujet masque les autres nouvelles, les autres faits. Un journal d’information devrait se focaliser sur les faits et non sur les possibles. Les journaux sont définis comme des rendez-vous d’information mais supputer n’est pas informer.  
Autres questions :  
–  Pourquoi personne ne réagit-il jamais à la remarque selon laquelle « il est improbable qu’une personne de 80 ans se soit contaminée dans un bar après 22 h » ? Remarque ironique, méprisante, déplacée mais surtout stupide puisqu’on sait que les aînés sont en partie contaminés par les jeunes qui fréquentent les bars. 
–  Pourquoi parle-t-on si peu du nombre grandissant de moins de 40 ans qui sont à leur tour gravement contaminés ? Informer, n’est-ce pas tout dire, être le plus exact possible ?  
Être exact, et aussi proportionné. La place donnée à la parole contestataire est disproportionnée ; des sondages montrent que la majorité des Français est favorable à des mesures strictes, et les respecte. L’image donnée par ce focus sur les réfractaires leur donne un « pouvoir » (pensez à tous les moutons de Panurge) qui met en danger la protection contre la pandémie et abîme la cohésion sociale. 
Pour moi auditrice, m’informer auprès de vous c’est être incitée à une réflexion mûrie, adulte, citoyenne et responsable. 
Radio France cèderait-elle à la concurrence des médias populistes ? Ce serait dommage, elle devrait avoir plus confiance en elle et en nous, qui vous écoutons justement pour échapper aux dérives de vos concurrents. 
Les journalistes d’information, en dépit de leur talent, de leur sérieux, se rendent-ils compte du mal qu’ils font ?  

Je suis offusquée par les commentaires négatifs (tout le temps) des journalistes sur les dernières mesures prises par le gouvernement. C’est insupportable : Quant aux vacances de la Toussaint combien de français peuvent partir ? Vos journalistes se plaignent du manque de confiance des français vis à vis des politiques, mais eux-mêmes contribuent à propager la défiance. Un peu plus de déontologie ne ferait pas de mal

Déprimant nos élus, nos politiques qui nous expliquent en permanence que nous manquons de moyens, (de personnels soignants, d’enseignants, de forces de l’ordre, de gardiens de prisons, de juges…) Ils pleurent, râlent à n’en plus finir, Déprimant, nous journalistes qui donnent, à longueur de journaux, la parole à ceux qui pleurnichent, ceux qui râlent. On sait maintenant que les restaurants, les bars, les casinos…sont en difficultés. Je vous en supplie donnez la parole, posez des questions à ceux qui ont quelques choses à dire, à proposer, à expliquer… Aidez-nous, pendant deux heures, encouragez les « proposeurs(ses), ceux qui construisent, ceux qui créent des emplois ou de belles choses…

Gaël Perdriau critique mais ne propose rien. 
Je ne suis pas pro-gouvernement, mais les politiques qui passent critiquent, critiquent mais ne proposent rien en échange.  
La critique non constructive ne fait qu’enflammer la polémique. Comment voulez-vous que les citoyens comprennent quelque chose ? Cela fait enfler la grogne telle cette mauvaise ambiance qui règne dans les banlieues et ailleurs.  
S’il y avait un peu plus d’entente des politiques face à ce virus, il y aurait un meilleur suivi des citoyens. 

Pourquoi cet acharnement à ne donner la parole qu’aux opposants à la politique du gouvernement en particulier en matière de santé publique comme ce fut encore le cas ce matin en diffusant les propos du maire d’Alfortville et de celui de Saint-Étienne, évidemment avec toute la complaisance du journaliste de service. France Inter est-elle encore une radio de service public ? 

J’ai écouté le président évoquer les nouvelles mesures, notamment au sujet de la fermeture des restaurants à 21h car lieux importants de contamination semble-t-il et suis atterrée d’avoir de nouveau été témoin du silence assourdissant de Monsieur Macron ainsi que des journalistes au sujet des cantines scolaires, lieux hautement sensibles (thème qui ne fait l’objet d’aucune réflexion politique depuis la rentrée) puisqu’aucune mesure particulière n’a été prise à ce sujet depuis le 11 Mai dernier. Je suis enseignante dans un grand ensemble scolaire et vois chaque midi un réfectoire plein d’élèves déjeunant sans distanciation particulière. Il est difficile de proposer plusieurs services entre 11h30 et 13h30 à plusieurs centaines d’élèves, j’en conviens, mais ne rien proposer du tout et continuer à chanter sur les toits que « l’école, c’est important » me semble tout à fait grotesque dans le sens où étant moi-même enseignante et passionnée par ce métier depuis 25 ans, la question qui se pose n’est évidemment pas celle de l’importance de l’école mais celle du fait de s’y sentir en sécurité (sanitaire en l’occurrence !!!) Merci de poser cette question pour moi à toute personne susceptible de bien vouloir l’entendre et y répondre.

Je suis une infirmière à la retraite de 71ans, j’ai travaillé 40 ans de 20 à 60ans en milieu hospitalier je me classais dans la catégorie- France inter et Télérama.- France Inter que j’ai quitté depuis 10 ans en arrivant à la retraite pour passer sur France Culture qui me donne satisfaction. SAUF QUE ! les infos diffusées depuis ce- C0VID- sont à charge en permanence sur toutes les actions du gouvernement les- pseudos experts et intellectuels – qui ont une opinion sur tout sans jamais être sortis de leurs bureaux sont exaspérantes et malhonnêtes ce matin encore un certain -Salmon- chez Guillaume Erner chez Emmanuel Laurentin le temps du débat mardi 13/10 .. et j’en passe . il sont sur quelle planète? ce n’est certainement pas avec ces- personnalités – que l’on sortira de cette crise . . bref j’arrête mes récriminations, un peu de bons sens SVP. et vu mon expérience de vie je ne suis pas de droite.  

Est-ce l’âge des décideurs, ou leur affolement électoraliste qui explique leur incapacité à se projeter dans le temps ? Un confinement de 4 semaines en mars (renouvelé une fois), un couvre-feu de quelques semaines, un soutien aux entreprises en difficulté et aux chômeurs partiels actuels mais peut-on réfléchir deux minutes à la situation que nous aurons dans 6 mois, 18…??? On attend un vaccin qui ne protégera pas 100% de la population et qu’on n’arrivera pas à administrer à 100% de la population et dont la majorité de la population n’a pas besoin car aucun risque de complication si elle contracte le covid. Qu’elle sera la situation dans 6-18 mois ? lorsque des pans entiers de l’économie seront détruits, lorsque les finances publiques seront exsangues, réduisant la capacité de l’État de financer le secteur public dont la santé ? Peut-on demander à vos invités de nous parler de leur vision à 6-18 mois ?

J’ai l’impression que nous nous dirigeons doucement mais surement vers le monde dystopique décrit pas Orwell ! Pourquoi l’Etat n’utiliserait pas les milliards qu’il compte injecter dans une économie (qui ne se relèvera pas) pour armer pour de bon le monde de la santé dignement par un vrai plan hospitalier, hôpitaux connectés, modernisés, équipés et agrandis pour faire face aux défis qui attende les générations futures (vieillissement des populations, bouleversement climatique, pandémies futures etc) ?
Je vois que personne ne réagit sur ce point alors que ça semble être la clef du problème actuel.  
Laissez les gens vivre leur vie, et injectez des milliards dans la santé! 

Les journalistes semblent avoir décidé de ne faire appel qu’aux critiques dans cette affaire de couvre-feu, et de ne choisir que les adversaires déclarés du gouvernement : est-ce le rôle du « service public » ? 
Le service public est-il l’organisateur des seules mauvaises nouvelles…qui concerne moins d’un tiers des Français ?  
Les 2 autres tiers des Français auront-ils droit à la parole ? 

Au dernier flash info vous disiez que le couvre-feu concerne Paris et petite couronne et autres métropoles mais si je ne me trompe pas, il s’agit bien de toute l’île de France.  

L’interview de ce matin. Après les commentaires de non-sens d’Eric Ciotti et J-L Mélenchon, ceux d’un intellectuel qui nie la pertinence du port du masque contre la contamination par Sars-Cov 2 quand personne ne puisse contester le port du masque par un chirurgien lors de toute intervention. Quel refus des réalités ! Il nous est parlé de la disparition des émotions ! Christian Salmon rappelle le slogan « Metro, boulot, dodo ». Que de sottises ! « La tyrannie des bouffons ». Non les politiques ne se comportent pas en bouffon lors de cette pandémie Covid. Ils prennent en compte les contraintes qu’impose cette pandémie exceptionnelle. Invitation d’un ignorant. Ce type d’intervention ne fait que contribuer à un chaos dévastateur quand de telles mesures sont prises dans l’ensemble des pays européens. L’Hôpital ne s’est pas adapté a-t-il été souligné, mais former un soignant exige actuellement 5 ans d’études post-bac et tant de remarques non-sens. A désespérer.

Je suis enseignante dans un collège parisien et tous les cas de covid déclarés se sont multipliés par le biais de la cantine. Alors que des mesures avaient été prises et que les élèves portent des masques en dehors du réfectoire. Ça n’a pas de sens de croire que dans les restaurants on risque la contamination et pas dans les établissements scolaires alors que les contaminations vont bon train depuis la rentrée septembre. 

On limite à 6 le nombre de personnes à table, je suis enseignant en lycée, on reprend les élèves toute la journée dans les couloirs et salles de classes, les gestes barrières sont illusoires, à la cantine aucune mesure, tout le monde mange côté à côté !  
Ma femme prof des écoles est toute la journée en contact avec des élèves sans masque !!  
Que faut-il penser ? On projette des publicités hyper culpabilisatrices mais on fait comme si le virus n’entrait pas dans les établissements scolaires !  
De qui se moque-t-on ?? 

Le couvre-feu limité aux grandes villes peut-il être efficace ? A une semaine des vacances de la Toussaint les parisiens (contaminés…. Peut-être) iront en Bretagne, les grenoblois à la montagne… Quelle leçon a été tirée du confinement du printemps ?

Je ne suis pas dans une région concernée, si les moyens supplémentaires promis pour l’hôpital avaient été respectés nous n’en serions pas là aujourd’hui et que dire du coût de ce couvre-feu et des centaines de millions déjà distribué aux entreprises à perte tout cela aurait coûté bien moins cher de donner les moyens d’embaucher et d’ouvrir des lits à l’hôpital… une aberration de plus.

Je suis effaré, qu’au cours de l’intervention du président Macron, ni le celui-ci, ni les journalistes n’ont évoqué l’état de la recherche en France sur les traitements et les vaccins contre la Covid. Le couvre-feu peut se comprendre, mais dans 4 semaines, le virus sera toujours là avec un relâchement prévisible pour Noël et une probable 3ème vague avant le printemps ?

Malgré le couvre-feu, Emmanuel Macron ne restreint pas la circulation entre les régions. Je peux donc partir en week-end comme prévu mais quid de mon retour en tgv avec une arrivée prévue à 23h : mon train va-t-il être annulé ? S’il circule, vais-je trouver un métro pour rentrer à mon domicile et cela sans amende ? 

Ne peut-on pas imposer la protection aux personnes à risque aux seniors et laisser les jeunes et les personnes qui semblent moins sujet à des risques graves s auto immuniser pour arriver petit à petit au seuil des 60%. Je suis une personne à risque et près à faire cet effort mais laisser nos jeunes vivre. N’est-ce pas à nous, plus anciens, de montrer l’exemple en nous sacrifiant quelque part pour la solidarité de tous.

On n’hésite pas à faire un couvre-feu, mesure aux relents guerriers liberticides les plus nauséabonds, on ferme bars et restaurants et on reconfine, avec les conséquences économiques désastreuses que l’on voit, mais on a fermé des lits de réanimation cet été ? Mais il n ‘y a QUE 1200 lits de réanimation pour toute l’île de France ????? Pour combien d’habitants ? Et pourquoi le gouvernement, au lieu de nous museler au propre comme au figuré n’ouvre pas de lits en réanimation ??? On vient de me trouver un cancer du sein …cela veut dire qu’il va falloir que j’attende pour pouvoir être opérée ? Je ne mourrai peut-être pas du Covid, mais peut-être du cancer parce qu’on ne crée pas de lits ?? Comparons le comparable, le nombre de lits national en réanimation en France (5000 pour 67MM. D’hab) et en Allemagne (25000 pour 83MM)… Donc, se défaire d’une politique volontairement destructrice de l’hôpital non. Mais la coercition oui…qu’on se le dise…

Contrairement à ce que semble croire votre invité et comme l’a fait remarquer Carine Bécard, habitant en région Bretagne, je ne comprends pas qu’avec toutes les mesures abusives mises en place pour lutter contre la maladie, on autorise toujours les déplacements de population pour les vacances. Les régions « touristiques » ne sont pas équipées pour accueillir un afflux de personnes contaminées ou contagieuses. Notre région est surbookée pour la toussaint, et nous risquons donc, « grâce » aux touristes, de subir une dégradation de nos libertés publiques après leur passage, car comme cet été, le taux d’incidence augmentera pendant leur présence, puis redescendra avec leur départ… 

J’ai écouté votre intervenant sur l’intervention présidentielle. J’ai trouvé Ce commentaire très décalé, parlant du vocabulaire de couvre-feu….. Pour moi, ce ne sont pas les sujets de ce matin : 1/ réduire l’épidémie, 2/ penser à ceux qui ne pourront travailler 3/penser aux soignants.,4/se demander comment chacun pourrait mieux contribuer, plutôt que de se demander s’il faut plus de policiers Alors j’ai switché sur une autre chaine, ce qui m’arrive rarement. Alors de grâce, choisissez des invités plus pertinents à des moments clés de l’actualité. Ps: un sujet que j’aimerais voir traiter : la réflexion, dans un contexte où très peu de politiques locaux ont eu le courage de réclamer des mesures pour reduire la propagation du virus, comment favoriser des comportements locaux qui pourraient éviter les décisions de restriction présidentielles. Au moment où le pouvoir avait commencé à consulter les maires pour l’applicabilité des mesures, qu’est ce qui empêche les maires et les citoyens de faire plus ? Merci encore de m’avoir lu. 

Pourriez-vous dire que le couvre-feu s’applique à toute l’Ile de France et non uniquement à « Paris et sa petite couronne » comme ils s’obstinent à le répéter ?

S’il fut un temps où j’écoutais Franceinfo tous les matins, aujourd’hui hui je ne vous écoute que sporadiquement et juste pour avoir l’essentiel . Je trouve que les infos transmises sont toujours évoquées sur le ton de la critique et pas dans le sens de la mobilisation. Comme si les médias étaient capables de mieux faire que les autorités. Mais faites donc plutôt que d’ironiser et ceci quel que soit le sujet mais c’est dingue. Vous rendez vous compte que vous vous faite complice du virus et donc de l’accroissement des contagions ?

Étrange, on parle du taux d’incidence et de contamination et pas du nombre de morts. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’il y a beaucoup moins de morts qu’au printemps, et le nombre faible de morts ne justifie absolument pas les mesures prises par le gouvernement. Si le gouvernement pense que le couvre-feu va être respecté par la jeunesse, qui est stigmatisée, ils se foutent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate.

Nous avons deux journalistes aguerris au 7-9. Comment se fait-il qu’à une question simple (comment faire pour que des tests Covid soient accessibles en Vendée) la réponse se fasse sur l’IdF et qu’aucun des journalistes de relance ? Cette absence de réaction des journalistes est devenue systématique. On écoute les réponses, mais jamais on ne refait le lien avec la question ! 

Rappelez donc à ce monsieur que l’Île de France n’est pas la France beaucoup de ses phrases commencent ou se terminent par “Île de France » 

Dans un métro chargé, le risque de contamination est bien moindre quand les fenêtres sont ouvertes. Mais les métros ont dans l’ensemble les fenêtres fermées, ce qui en fait de bons clusters. Aucune initiative n’est prise pour ouvrir toutes les fenêtres dès le départ, et passer des messages fréquents pour inviter les voyageurs à les garder ouvertes. 

Fidèle auditeur de France Inter, je suis toujours surpris par le parisianisme de ma radio préférée. Il y a des jours comme aujourd’hui ou le 7/9 est réservé aux parisiens. Invité fréquent le directeur de l’APHP, aujourd’hui le directeur de l’ARS paris. Il y a d’autres métropoles Françaises avec des responsables de santé… 

2 remarques : 1 – comment faire respecter le couvre feu dans les cités, des rondes de policiers qui n’y vont déjà plus ? Une charge supplémentaire pour les policiers. 2 – Train : aucune distanciation, on est collé à son voisin, idem pour le métro et les RER.

Vous m’avez inspiré un profond dégoût en demandant aux maires de Saint-Etienne combien il lui manquait de policier pour faire appliquer le couvre-feu et en insistant sur cette question. En être à pousser à l’embauche de policier pour mettre en place des couvres feu alors qu’il manque des infirmières et du personnel dans les hôpitaux !!! Il faut arrêter d’accompagner la mise en place de cette démocrature ! Quand allez-vous prendre du recul ? !! Pourquoi ne pas présenter le rapport d’expert sur la gestion de la crise dans les hôpitaux ? Pourquoi ne pas insister sur les vrais responsables des problèmes ?