La 5G

Le débat que suscite le tournant de la 5G pour la France…une sélection de messages d’auditeurs à ce sujet
Et des éléments de réponse : ce samedi 19 septembre sur franceinfo : « Quel traitement éditorial pour la 5G ? ».  Emmanuelle Daviet reçoit Anne-Laure Barral, spécialiste environnement de franceinfo à 11h51.

Je ne suis pas étonné que le débat de votre émission consacrée à la 5G se finisse par un satisfecit global sur l’apport de la 5G légèrement contre-balancé par une critique totalement superficielle, dépourvue de toute portée subversive.
Un lobbyiste des télécoms, un maire d’un parti « écologiste » consensuel qui aime le business autant que la nature sinon plus… et un journaliste spécialisé high-tech donc fort peu suspect d’esprit très critique vis- à vis de l’objet du débat, un soupçon bien normal de technophilie béate quant au journaliste maison, peut aussi poindre chez l’auditeur pas disposé à n’entendre que le robinet d’eau tiède que l’on vient d’écouter couler dans cette émission.
Si je devais résumer en deux phrases la conclusion logique que je retiens de ce débat, il y a :
D’une part le moment où le lobbyiste dit « qu’on le veuille ou non… » qui résume très bien ce monde fabriqué et imposé par certains, réduit là à la seule pauvre pensée qui permet toutes les impostures et nuisances « c’est comme ça et pas autrement ! » il ne sert à rien de débattre tout est déjà décidé.
Ensuite je me permets de citer cette phrase de « L’encyclopédie des nuisances » qui pose ceci à propos des prétendus débat autour de la tyrannie techno-industrielle : « Voulons-nous gérer les nuisances ou les supprimer ? » La réponse à cette question est donnée à la fin de ce débat, et ce n’est pas la deuxième option qui est implicitement choisie.
Bref j’en ai assez d’écouter des débats où tout le monde est d’accord pour ne rien affirmer qui puisse fâcher qui que ce soit. Un résumé plus simple du débat : « ptêt ben que oui, ptêt ben que non… » on est bien avancé…

Les anti-5G…encore une nouvelle communauté. Pourquoi ne parle-t-on pas de personnes favorables à la baisse des tensions énergétiques, à la consommation raisonnée ? Non. Il faut les qualifier « d’anti-quelque chose ». Quant aux contres arguments présentés lors de l’émission qui légitimeraient le déploiement de la 5G, ils ne tiennent absolument pas compte des contraintes environnementales qui s’imposent à nous tous. Le sujet est traité uniquement d’un point de vue simplement économique et pas d’un point de vue plus global. J’ai vraiment le sentiment ici que le monde économique prend encore de haut les sujets environnementaux (oui l’économie à un impact sur l’environnement). Dommage de ne pas ouvrir l’angle de la réflexion.

Une remarque à propos de la 5G à faire remonter à vos invités politiques ou industriels … Plutôt que se préoccuper de la mise en place de la 5G en France, ils feraient mieux de se poser la question : comment faire en sorte que l’ensemble du territoire soit couvert par la 4G, voire la 3G et dispose d’un réseau de communication de données à haut débit. Peut-être ce point a déjà été abordé …

Dépense énergétique de la 5G
La 5G est cœur de l’actualité et bien souvent le débat tourne autour de la santé. Mais il serait intéressant d’aborder le débat sous l’angle de la dépense énergétique. Pour information : – 1 antenne couvre 120° donc il faut 3 antennes par opérateur pour couvrir 360°, soit 12 antennes pour les 4 opérateurs ; – les antennes 4G diffusent également la 2G et 3G, mais il faudra installer de nouvelles antennes pour la 5G (on double donc à minima le nombre d’antennes, étant donné que la 5G diffuse des ondes courtes et qu’il faudra plus de relais) ; – les antennes 5G émettront 2000W chacune (estimation basse). Il y aura en plus pour chaque antenne 7 modules radios (donc 3*7 = 27 modules radios pour 1 opérateur) chacun émettant 900W. Donc pour 1 opérateur : 2000 x 3 + 900 x 27 = 30 300W. La température des villes équipées de ces antennes va considérablement augmenter. Les toits vont devenir de véritables fours… Est-ce raisonnable de s’équiper d’une technologie aussi énergivore, sous prétexte d’être un enjeu stratégique majeur, tout en souhaitant lutter contre le réchauffement climatique ?

L’argument selon lequel la 5G pourrait faciliter la télémédecine dans les zones rurales où l’accès à un médecin est très compliqué n’est-il pas hypocrite sachant que les zones blanches sont encore nombreuses ? A qui la 5G va t-elle réellement bénéficier ?

Pourquoi ne pas finir de déployer la 4g et la fibre optique dans les zones non couvertes avant de se relance dans une nouvelle technologie qui sera déployée en priorité là où sont déjà présentes la 4g et la fibre.
(Chez moi à 20km de Besançon il n’y a ni 3g ni 4g ni fibre. Cette dernière étant prévue dans 2ans au mieux.)
La 5g est-elle nécessaire partout et ne peut-on pas utiliser en priorité la fibre !

Je viens d’entendre la chronique de D. Seux, je suis assez surprise du parti pris pour la 5G et surtout de l’argument disant que l’électricité sera bientôt décarbonée. Ah bon ? Et comment compte-t-il s’y prendre ?? Entendre ça sur inter en 2020 de la part d’un journaliste, c’est surprenant et décevant.
Belle journée à tous et merci pour vos émissions.

Je viens d’entendre la chronique de Dominique Seux sur la 5 G.… quel journaliste peut parler de ce sujet surtout dans une chronique économique sans parler du danger de remettre cette nouvelle technologie au chinois Huawai…. Autant dire offrir sur un plateau nos données au gouvernement chinois.
Il est important d’en parler … c’est la mission des journalistes… INFORMER !!!!! C’est un sujet grave !!!

5G et télétravail: Dominique Seux est à côté de la plaque
Dominique Seux semple penser que la 5G est nécessaire pour développer le télétravail et limiter les voyages en avion. Comment croit-il que font tous les gens qui comme moi, font du télétravail régulièrement (et n’ont pas fait un seul voyage en avion depuis des années) ? Par ailleurs, son pitch final invitant les anti-5G à éteindre le wifi et la data de leur portable est à côté de la plaque. Ces technologies existent et sont utilisées : il est difficile de revenir en arrière. La 5G n’est pas encore adoptée : il est donc encore temps de ne pas devenir dépendants aux usages qu’elle créera si elle est mise en place. Après tout, on vivait très bien avant d’avoir des téléphones portables. Si on n’avait pas développé tous les usages basés sur l’existence des téléphones portables, on ne serait pas malheureux d’en être privés.

J’aime bien écouter le 7/9 et pas que le 7/9 sur France Inter, merci pour vos émissions. Ingénieur informatique je cherche à être convaincu par la 5G. Mais votre édito de ce matin a été pour moi contreproductif à ce niveau. En particulier sur la consommation d’énergie et le télétravail.
J’ai été télétravailleur avant la covid, pendant et vais le redevenir, mais pour moi j’attends surtout la fibre qui sera là dans quelques mois dans mon cas malgré que je sois dans une commune rurale. Il me semble que la 5G intéressera plus les nomades que les télétravailleurs. Sans compter que même quand c’est possible les employeurs en sont souvent peu adeptes.
La fibre me permettra de télétravailler en économisant la surconsommation de la 5G, consommation supplémentaire qui s’ajoute à celle de la voiture électrique voir de l’intelligence artificiel. C’est un autre challenge que de décarboné l’électricité, le bas carbone est plus réaliste. Et puis avec le télétravail l’employé tends à se loger plus loin de son lieu de rattachement : un cout carbone plus élevé pour les jours de travail en présentiel.
Dans des moments comme celui-ci je me pose la question de la profondeur de recherche de votre travail de journaliste ou de porte-parole de l’état (j’y vais un peu fort je sais). Pas facile en 2 minutes d’être un avocat de la 5G mais n’utiliser pas non plus des argumentaires fumeux.
Et puis habitant les Hautes-Alpes je constate aujourd’hui la difficulté de déploiement de la 4G, le département a passé un accord avec SFR pour la fibre: nous devrions avoir de la fibre partout bien avant la 5G.
Quel sera l’utilité concrète de la 5G alors ?

La 5G expliquée… par un sociologue !
Guillaume Erner, votre fascination pour les sciences sociales vous amène à chercher le biais de confirmation par tous les moyens : personnellement, pour m’expliquer la 5G et ses éventuels problèmes, j’aurais aimé avoir les lumières de quelqu’un qui connait le sujet – un physicien, par exemple ! Qu’est-ce qu’un sociologue peut bien nous apporter pour nous éclairer sur la question ? Rien, sinon de vagues rumeurs complotistes. Pourquoi ne lui avez-vous pas demandé son avis sur les opérations à cœur ouvert ? La 5G relève de la science dite « dure » – la vraie science, la seule. Les sciences « molles », celles qui prétendent connaître la réponse à la question qu’ils n’ont pas encore posée, n’y entendent rien.

Il faudrait que tout le monde ait d’abord la 4G, pour parler de la 5G, tout comme la fibre… J’attends depuis juin qu’on me connecte à la fibre, nous sommes très, très en retard.

Plusieurs remarques concernant la chronique sur la 5G :
La France serait « en retard » : mais pas obligés de faire la course aux emballements pseudo-« modernes »qui accroissent la fracture numérique (beaucoup de régions ignorent encore la 4G), le gaspillage ( on va jeter tous nos outils 4G !) et sont obsédés par les « nouveaux usages » (pour que faire d’utile et de pas uniquement « tendance » , autrement dit, questionner le but et pas seulement le moyen).
Encore le mot « décarboné » ! Donc « renouvelable », utilisons les mots précis, occupons-nous de la source de l’énergie et pas seulement du pot d’échappement ! Parce que, si Dominique Seux en est encore à promouvoir le nucléaire, c’est qu’il n’est pas au courant de la faillite technologique et financière de cette filière que la France (exception mondiale) soutient à bout de bras et qui « pédale pour ne pas tomber », comme l’a avoué son PDG !
On retrouve dans cette chronique les vieux épouvantails du XXème siècle : « pédaler » (encore !), « punitif », « contraignant », tout pour la bagnole individuelle ( quid du multimodal ? des transports en commun, entre autres ? ). Vraiment, si le « monde d’après » se résume à la 5G (et qu’on piétine les recommandations d’une assemblée citoyenne qu’on a fait semblant de consulter), pas envie d’écouter la chronique de Dominique Seux et de rester coincée dans cette vision passéiste : il y a tant de gens qui fourmillent d’analyses et d’initiatives novatrices !

Des études sérieuses montrent que les ondes de la 5G sont fortement perturbées par les feuillages. Les opérateurs ne vont-ils pas exiger de couper ou mutiler tous les arbres bordant les rues et les routes pour faciliter des applications aussi inutiles que les véhicules autonomes ? Ce point fait-il partie des études d’impacts qui doivent accompagner chaque texte de loi ?

La 5G a un avantage majeur pour les entreprises et agriculteurs. Peut-on envisager son développement sans en offrir l’accès à un usage de consommation commun
Madame, monsieur bonjour,
Je réagis suite à votre étude au sujet de la 5G…
Il semblerait que n’avez pas pris en compte le rapport ANSES sur les ondes électromagnétiques et les enfants. ..
J’avais fait remarquer que le DAS corps, dépassaient les normes en vigueur (près du double), mes commentaires et mes mesures certifiées avaient été prises en comptes, ce qui a obligé les fabricants à abaisser la distance des mesures…
Au sujet de la 5G, les études de l’ANSES ne peuvent apporter de conclusions quant aux méfaits ou non de la 5G. ..
Le décret de monsieur Valls de 2017 oblige néanmoins les entreprises à protéger les employés et les informer des méfaits des ondes électromagnétiques. ..
Je vous écoute très souvent et vous remercie pour la pertinence de vos informations mais là. ..
J’avoue être un peu déçu quant à la légèreté de votre enquête. ..
Restant à votre disposition pour vous apporter plus de précisions sur le sujet. ..

Monsieur Larcher qui prône le plus grand bien de la 5G n’est même pas capable d’expliquer en quoi cette technologie (qu’il ose élever directement au rang de science) sera autant nécessaire et impérieuse à nos vies connectées au quotidien.
En ce sens la 4G et la 3G (encore par endroits) satisfont pourtant largement nos besoins. Ou bien la 5G n’a d’intérêt que pour supporter le poids et la puissance de l’intelligence artificiel qui réclamera nécessairement une part encore plus importante du numérique dans la pollution climatique qui nous grignote ?
Cette même pollution numérique que Monsieur Larcher vient de pointer du doigt comme étant le prochain enjeu principal du réchauffement climatique maintenant que nous comprenons qu’il faut nous débarrasser de nos vieilles pollution (transports, avions, carburant, élevage animaux intensifs, déforestation etc. etc).
Question :
M. Larcher, ne pensez-vous pas qu’il faudrait d’abord gérer et abandonner nos vieilles pollutions avant d’en créer de nouvelles, et qui seront plus titanesque encore à rationaliser, surtout quand on sait la dimension invasive du numérique dans nos vies, et dans tous les domaines socio-économiques ?

1 – Depuis la 1 ou 2G je devrai avoir le cerveau brulé par un micro-onde avec lequel je téléphone … et j’en passe de tous les autres malheurs (quasi tous des fantasmes non prouvés scientifiquement dont nous aurions dû être victime).
Quelle est la nouvelle catastrophe qui nous attend d’ici-là 6G ?
2 – Avec la pandémie nous avons vérifié l’utilité du télétravail (qui évite à beaucoup de prendre leurs polluants véhicules) mais aussi les limites de la 4G en matière de visio-conférence. Que proposez comme solution alternative pour le télétravail
Cordialement
PS : Je suis un écolo convaincu et très déçu par le cirque interne auquel se prête trop de responsable écologique

Monsieur le député est convaincu que l’efficience de la 5g va, à l’octet transité, dégager moins de co2 que la 4g. Quid du fait qu’une augmentation de l’efficience d’une ressource, nous en consommions simplement plus, de sorte que jamais une nouvelle technologie n’a permis d’économie ? où est la pluralité d’opinion?

Encore une fois, une émission à charge, pour l’écologie . Sur un débat sur la 5G (de 13h30 à 13h45 ce jour), la totalité des auditeurs qui passent à l’antenne (4 à 5) sont tous opposés à la 5G. Vous devriez dénommer votre radio France Inter, la 1ère radio écolo de France. Auditeur de F.I. de longue date, je suis attristé de voir la tournure politique prise, surtout quand on voit que l’écologie a des tendances fascisantes

Votre invité, Monsieur le député présente une diminution des émissions de CO2 grâce à l’efficience de la 5g. Mais quid de la réalité de l’augmentation de la consommation contre-productive (ici énergétique) quand l’efficience ou le prix de la ressource diminue.