Une nouvelle campagne électorale a débuté, celle des législatives. Nous allons certainement repartir dans les déclarations tonitruantes, les promesses irréalistes, les  approximations, voire les mensonges, comme lors de la campagne présidentielle. Pour en parler au micro du Médiateur des antennes,  Antoine Krempf ; il  livre tous les jours une vérification des faits dans le Vrai du Faux sur franceinfo


Lors de cette campagne, Antoine Krempf n’a pas manqué d’activités pour rétablir la vérité des faits et des chiffres, parfois bien malmenés par les candidats. Or, des auditeurs ont estimé que son travail était une forme de parti pris contre LEUR candidat

« C’est une critique récurrente »… Mais tous les jours Antoine Krempf réécoute  les débats, les meetings, les déclarations des politiques ; ce qui lui semble « bizarre », il en recherche la source »

Une pratique journalistique de vérification des faits trop récente pour réussir à s’imposer ?
On l’avait déjà vu lors de l’élection de Donald Trump et lors du Brexit ; beaucoup de militants n’acceptent pas que les journalistes signalent et rectifient les erreurs ou les mensonges des hommes politiques…

« Cette pratique journalistique existe depuis dix ans en France… Un exemple : lorsque Marine Le Pen affirme que les logements sociaux sont tous occupés par les immigrés : c’est Faux ; mais les militants ne veulent pas l’admettre »

Bilan de la campagne présidentielle.
Les « fake news », ou, en bon français, les fausses informations, ont-elles été nombreuses ? Et qui en détient la palme ?

« De nombreuses rumeurs ont été partagées sur les réseaux sociaux, notamment à l’encontre d’Emmanuel Macron et toutes se sont révélées fausses »

Retour sur le « Macron Leaks »
A quelques heures de la fin de la campagne, le Front National, assisté de sites russes, a tenté de déstabiliser Emmanuel Macron avec la divulgation de mails d’En Marche, piratés et modifiés.. Plusieurs auditeurs ont reproché de ne pas évoquer dans le détail cette affaire. Or, tout cela était de la manipulation…

« Les rédactions soumis au droit de réserve n’ont pas pu en parler et de toutes façons cela aurait eu peu d’impact sur le résultat des élections »

Les électeurs acceptent-ils plus les mensonges que la vérité rétablie par les journalistes ?
Un économiste, Emeric Henry, a mené une étude sur le « Fact Checking ». Sa conclusion est alarmante : la vérification des faits n’a aucun impact sur les intentions de vote.
Certains se demandent si la vérification des faits ne devrait pas aller plus loin et ne pas se contenter de simplement rectifier un chiffre ou un mensonge…

« La mission de l’émission « le vrai du faux » est justement de rétablir la vérité, les faits » ; Antoine Krempf s’adresse surtout aux indécis (la majorité silencieuse) ; le fact-checking peut les éclairer dans leur choix. Mais c’est un problème général qui concerne la défiance envers les journalistes »