#39 Les nouvelles mesures face au Covid-19

Eliot Blondet AFP

Je trouve lamentable l’attitude des personnes qui ne veulent pas respecter les mesures mises ne place pour limiter la contamination. Je travaille dans un hôpital et je n’ai pas oublié tout ce qu’il a fallu mettre en place et faire pour essayer de sauver des vies, je suis arrivée épuisée à la fin du mois de mai, et n’ai aucune envie de recommencer. Pour le plaisir de quelques noctambules et fêtards invétérés, il faudrait recommencer et peut-être encore faire plus. Je trouve inadmissible que pendant une période probablement un peu longue, ces personnes ne soient pas capables de modifier leur habitude pour aider à sauver indirectement des vies, permettre à d’autres d’être soignés dans de bonnes conditions et ne pas obliger les professionnels de santé à travailler dans des conditions à limite du possible. Merci à eux de réfléchir et de ne pas penser qu’à leur petite personne.

J’ai 51 ans, et il me semble que le point de vue de la jeunesse, des adolescents aux jeunes adultes n’est pas suffisamment évoqué. Je peux témoigner que dans mon entourage ils souffrent du manque d’interaction tactile, pour les étudiants des restrictions concernant la poursuite des études à l’étranger, des cours à moitié en ligne avec donc un enseignant qui prête attention aux présents mais oublie les autres, aux salles de sport fermées qui les empêchent de pratiquer leur sport, aux jeunes employés nombreux à avoir été licenciés car ils sont arrivés les derniers, etc, etc. Une génération est sacrifiée.

Comment expliquer que les mesures se durcissent partout, sauf dans les écoles, où il faut maintenant 3 cas pour fermer une classe, et les conditions pour être déclaré « à risque », pour les personnels, sont très limitées.

Faut arrêter de vous focaliser sur les jeunes… Ils sont dans la grande majorité hyper responsables.. Facs surchargées, les jeunes maîtrisent les distanciations. J’habite Lyon et je peux vous dire que nombre de séniors ne portent pas le masque. Des investissements énormes ont été faits par les restaurateurs et depuis application masques pour tous, explosion des cas, car masques mal portés ou réutilisés plusieurs fois. Que dire de la maltraitance de nos jeunes en collège ou lycée.. Les séniors ne demandent rien. Nous sommes responsables, nous ne sommes pas des enfants…

Comment se fait-il qu’aucune nouvelle consigne de télétravail ne soit strictement appliquée dans les milieux professionnels où cela est possible. Les français peuvent aller travailler entassés dans les transports en commun mais n’ont plus le droit de se distraire dans les endroits où les structures ont été mises en place pour le respect de la santé des citoyens. Toutes ces mesures sanitaires ont coûté beaucoup pour chaque entreprise indépendante ou autre et voilà le résultat… Beaucoup de sacrifices pour rien ? Alors pourquoi nous en demander encore de nouvelles ?

Votre invitée vient de donner les principales sources de clusters du COVID, et l’école n’en fait pas partie. Il me semble avoir lu dans une revue scientifique que les cas de COVID dans les écoles ne dépassaient pas 5%.  
Pourquoi donc obliger les enfants à porter le masque toute la journée ? Mes enfants sont au collège et portent le masque de 8h à 17h30. Ils ne le retirent que pour manger 20 mn.  
Ils ont des maux de tête et l’impression d’avoir du mal à respirer le soir.  

Juste un mail pour réagir à la refermeture des bars et restaurants à Marseille et à son probable reconfinement. Je ne vois vraiment pas comment les marseillais peuvent se plaindre. Tout ça nous pendait au nez. Dans la ville, les distanciations sociales et gestes barrières sont loin d’être respectés. Je me rends quasiment quotidiennement dans le centre-ville, des personnes continuent à ne pas porter pas le masque dans les rues, ni même dans le métro. Je ne sais même pas s’il y a des contrôles, les forces de l’ordre sont quasi invisibles. Et, comble de la chose, j’ai assisté à un mariage à la mairie du 6-8è samedi dernier où c’était tout simplement n’importe quoi. Pour la sortie des deux mariages qui ont précédé le nôtre, plus de 250 personnes étaient présentent et il était possible de compter sur les doigts d’une main celles qui portaient un masque.

Je m’étonne que les élus locaux montent aux barricades contre les nouvelles mesures. J’habite à Grenoble et vers la piscine municipale il y a 3 bars/brasseries. Ils sont bondés tous les soirs et depuis des semaines, en passant, on ne voit aucun masque et aucun geste de barrière. En plus la municipalité leurs a accordé d’élargir les terrasses sur des parking payants dans la rue. Les tenants de ces bistros sont irresponsables et personne (municipalité, police municipale) n’est apparemment intervenue. Je ne connais pas vos invités de ce soir mais éventuellement vous pouvez exposer le problème.

Je réagis aux propos entendus sur franceinfo. Marseille paye avant tout la surfréquentation de l’été !!! C’est aussi simple que cela ! Cela ne pouvait pas ne pas avoir de retombés et là encore on peut se poser des questions sur la lucidité des pouvoirs publiques qui n’arrivent pas à trouver un juste milieu dans toutes les mesures de protection. Non les marseillais ne sont pas à stigmatiser : c’est rapide, injuste et une analyse qui manque de simple bon sens.

Nous voyons de plus en plus des mesures imposées par les préfets sans aucun accord avec les élus. Pourrait -on savoir de la part de ces préfets combien de lits de réanimations et d’équipement ont été mis en place en plus depuis le mois de mars ? Le vrai problème est la véritable indigence du système sanitaire français donc de l’état et non des comportements des français.

Cela devient insupportable, une gestion par la peur et l’information qui ne se saisit que de ce qui semble négatif. La goutte qui a fait déborder le vase pour moi, c’est le port de masque dans l’espace public même là où la densité est faible (Strasbourg). C’est absurde, anxiogène et contre-productif et en plus on prend les citoyens pour des idiots qui ne sont pas en mesure de distinguer entre situations éventuellement à risque ou pas.

En pleine crise du COVID deux visions s’affrontent dans le corps médical, ceux qui annoncent une deuxième vague grave justifiant le durcissement des mesures, les autres s’insurgeant sur l’aberration de ces propos arguant que toutes les épidémies suivent le même processus et qu’il n’y aura pas de deuxième vague. Une tribune a même été faite dans une revue médicale. Importante expliquant que le port du masque est dangereux. Et nous citoyens sommes pris en otage de ces deux écoles.

Quelles sont les personnes âgées en réanimation et comment ont-elles été contaminées ? Ont-elles bien respecté les gestes barrières ? Et c’est incroyable que l’on dise que ces sont-elles qui sont à risque puisqu’elles le sont pour tout ! Nous avons 71 et 74 ans et faisons hyper attention comme on nous le conseille. Alors pourquoi punir les restaurateurs qui jouent le jeu des règles sanitaires alors que cet été les plages étaient bondées ?

Je trouve lamentable, voire scandaleux la réaction de l’auditeur qui dit que les « vieux » ont vécu leur vie et qu’ils n’ont qu’à se débrouiller pour se protéger… C’est grave de prendre le problème du Covid de manière aussi peu solidaire et d’un point de vue aussi restrictif… Il serait déjà important de penser à tous les soignants qui n’en peuvent plus et qui eux ont été au cœur de la bataille, sans compter ceux qui ont laissé leur vie… Que sont devenus les applaudissements de 20h pendant le confinement? Ne peut-on pas faire confiance aux médecins qui nous alertent? Ne sont-ils pas les mieux placés pour le faire d’ailleurs? Je pense à tous ces soignants qui ont vécu des moments tellement difficiles et qui doivent être abasourdis d’entendre ces arguments sur ces restrictions liberticides… Je ne pense pas que ces soignants aient eu beaucoup le temps d’aller aux bars et au restaurant d’ailleurs (même si je comprends très bien le désarroi économique de ces professionnels qui pâtissent des restrictions…

Merci à VOUS intervenants de reposer les choses calmement, j’ai tellement honte en entendant certaines interventions disant qu’on peut bien laisser mourir les gens « qui ont bien vécu, »… Pour préserver notre LIBERTE d’aller boire un verre en terrasse ! Merci de parler de société et de solidarité et gros bisous à la grand-mère de ce monsieur.  

Je viens d’entendre Thimothée qui pense qu’il ne faut pas prendre spécialement de mesures, et que les personnes qui meurent ont déjà eu une longue vie. On lui a répondu que le risque est la surcharge du système hospitalier. Sans doute pense-t-il qu’il ne faut pas hospitaliser ces personnes, qui mourront ainsi chez elles sans encombrer les hôpitaux ?

On vient d’entendre Thimothé (je ne sais pas comment cela s’écrit) dire que les gens qui meurent de la Covid ont majoritairement « vécu leur vie » ! Mais comment peut-on laisser passer cela ? Où est l’humanité, le respect des fragiles, le respect de l’humain ? C’est proprement dégueulasse…  ps : je n’ai que 52 ans… mais peut-être Thimothé me considère-t-il comme une vieille chose et juge-t-il que je peux mourir ? On va où là ? 

Quel est le rôle de l’information ? J’ai l’impression d ‘une overdose d’infos anxiogènes et fortement incohérentes. Vous criez à la catastrophe en Inde qui compte 90 000 décès pour une population de 1.4 M9, vous parlez de cluster à l’école centrale Lyon avec 250 cas asymptomatiques ! Il n ‘y a pas de cohérence dans votre information, je suis dans la quarantaine et je suis entouré de personnes, famille, collègues de travail qui ne comprennent plus ce qui se passe. J’en viens à rejoindre la pensée de Nicolas Bedos. Pourquoi n’adopte-t-on pas la stratégie suédoise tout en protégeant les personnes à risques. J’ai souvenir d’avoir entendu sur votre antenne qu’à 60% de personnes touchées, le virus disparaît naturellement ! Connait-on actuellement le pourcentage de la population déjà touchée ?

Je suis moi-même impacté par les mesures sanitaires coercitive porté par le gouvernement mais je suis choqué d’entendre les personnes de plus de 65 ans qui râle quand je vois que mes deux ados de 12 et 15 ans respectent scrupuleusement et sans se plaindre les mesures qui s’imposent toute la journée et je me demande si cette personne est prête à prendre le risque de mourir du Covid parce que si tel était le cas puisque la mort fait partie de la vie alors ok pour ne pas respecter les choses et je me plie aux règles avec beaucoup de contraintes parce que moi je travaille et que bientôt je n’aurai plus que le droit de travailler.

Pourquoi, alors que le nombre de personnes qui exigent qu’on tienne compte de leur avis, le gouvernement ne cesse de décider de règles sans en parler auparavant avec les élus concernés. Cela éviterait que des excités fassent des déclarations qui nous ramènent à des époques déshumanisées.

Pourquoi ne parle-t-on pas de restrictions dans les transports ? Les centres commerciaux ?

Je suis professeur des écoles, la reprise se fait presque comme si de rien n’était si ce n’est que les adultes portent le masque. 
Masques en tissu donnés par l’éducation nationale non conforme. 
Réunion de 10, 15, 20 personnes maintenues, notamment les réunions de parents de rentrée. 
Enfants non masqués avec lesquels nous passons 6h dans un endroit clos. 
En maternelle, entrées et sorties des parents venant déposer et chercher leurs enfants. 
Bref, et les bars et restaurants seraient plus dangereux ? 
Les parcs aussi, non ? 

Si les hôpitaux et services de soins n’avaient pas été privés de moyens et de personnels ces 30 dernières années, ils seraient en mesure de faire face à une épidémie de ce type. A-t-on entendu que l’équivalent des 100 milliards pour sauver l’économie et l’industrie automobile allaient être mis rapidement en œuvre pour la Santé ? Y a-t-il assez de test et de réactifs ? Pourquoi les labos vétérinaires ne sont-ils pas sollicités ? Ne se moque-t-on pas de nous en nous renvoyant à notre seule responsabilité individuelle ?

Pourquoi le gouvernement n’a pas augmenté notre capacité d’accueil dans les hôpitaux entre Janvier et Octobre ? Alors que notre gouvernement va investir des milliards dans des entreprises privées. On aurait aujourd’hui plus de marge de manœuvres quant aux libertés individuelles

Pourquoi imposer des mesures qui nous orientent de plus en plus vers un confinement et son coût économique et ne pas se poser la question du financement de l’hôpital : nombre de lits, place en réanimation embauche de soignants, médecins et d’infirmières? Quand les cliniques privées seront elles mises à contribution ou réquisitionnées ?

Je suis surprise qu’on veuille condamner les populations dans leurs comportements alors qu’on sait très bien que le problème est lié aux décisions prises il y a quelques années quant à la suppression des hôpitaux des lits et ressources humaines. 
Ce que nous vivons en Guadeloupe était prévisible et des médecins l’ont dénoncé à l’époque quand nous avons eu l’incendie du CHU.  
Il y a un moment où il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles.  
Il serait temps que tous ces gouvernements successifs acceptent de dire qu’ils ont merdé  
Aujourd’hui c’est notre économie guadeloupéenne qui va en prendre un coup sérieux. Mais ça le système régalien s’en fout !  

Cette situation des restrictions oui non, allez-y, non annulez est paralysante pour la société. 
Puis ce Covid 19 ne sera pas le dernier. Si on croit que le vaccin va être miraculeux on peut se tromper.  Tant que l’on ne fait pas le lien entre l’écologie et la santé. 
On sait que l’on va avoir de plus en plus de virus lié à la perte de la biodiversité.  
Puis la peur de submerger les hôpitaux fait ressortir le manque de moyens dans les hôpitaux.  Si on investissait plus on serait moins submergé comme en Allemagne. 

On nous sépare, on nous isole les uns des autres à un point tel que l’idée même de relations humaines est remis en cause ; on nous prive de culture, de fête, de joie. C’est cela le véritable ensauvagement. Tout cela parce que, comme le disait l’un des invités de France Inter ce matin, l’hôpital public est à l’os à cause d’années passées à le détruire. Est-ce pour dissimuler cela que l’on cherche à nous inculquer la peur de tous et de tout ?

Pourrait-on parler du sport qui semble depuis le début du covid le bouc émissaire de façon unilatérale (et venant du min. De la santé, c’est un comble) sans un mot du ministère des sports ! Il y aurait à dire et surtout à expliquer les raisons scientifiques jamais évoquées

Oui nous sommes prêts à suivre les directives du gouvernement
Nous nous rencontrons en famille à 4,6,8, masqués distants etc…
Merci à France Inter de changer un peu de sujet, car Il y a aussi dans la vie des évènements, des sujets agréables.
Par ailleurs ce qui nous attend en matière d’environnement et d’écologie est autrement plus préoccupant que la pandémie
Bonne émission que nous écoutons