Débat de l’actu : Emploi, accessibilité, éducation : 15 ans après, quel bilan pour la loi Handicap ?

En matière d'accessibilité, un gros effort a été réalisé pour les bâtiments publics. Mais les petits commerces et les transports en commun représentent encore un gros point noir. © AFP / Nicolas Guyonnet

En matière d'accessibilité, un gros effort a été réalisé pour les bâtiments publics. Mais les petits commerces et les transports en commun représentent encore un gros point noir. © AFP / Nicolas Guyonnet

15 ans après la loi, les handicapés cherchent encore leur place.
Les auditeurs ont réagi et témoignent à la suite des émissions diffusées sur le sujet

Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Personnes handicapées, et Jérémie Boroy, Président du Comité National Consultatif des Personnes Handicapées, étaient
les invités du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20 ce 11 février

Suite à votre sujet sur la conférence nationale du handicap, je vous écrit mon témoignage de parent qui se bat pour faire reconnaître le handicap de mon fils.
Mon fils a toujours eu un retard de langage, suite à cela et des signes au quotidien, je suis allé consulter (en l’espace de 4 ans) : un orthophoniste, un psycho-motricien et une psychologue. Sans résultat, le corps enseignant ne remarquait rien non plus.
A 9 ans, il confondait, notamment, les « que » et les « de » donc retour chez un orthophoniste (en février 2017) mais cette fois j’ai choisi une personne spécialisée dans les troubles du langage. Rapidement, elle a diagnostiqué que mon fils était dysphasique, dysorthographique et dysgraphique… Je pensais qu’on avait fait le plus dur en mettant un mot sur le handicap de mon fils mais non, le combat ne faisait que commencer.
Il a d’abord fallu confirmer le diagnostic au centre référent des troubles du langage. Il a fallu monter le dossier et rajouter un bilan psychometrique. Le dossier a était déposé en août 2017. Le centre a fait passer des tests courant mars-avril 2018 et nous avons eu la confirmation de la dysphasie de mon fils en juillet 2018 mais le courrier de reconnaissance est arrivé en septembre 2018.
L’étape suivante a été le dépôt d’un dossier à la MDPH. Nous y avons rajouter notamment un bilan d’une orthoptiste et d’un ergothérapeute ce qui a augmenter le délai de dépôt du dossier à fin février 2019 (en main propre). En mai 2019, je reçois un courrier indiquant que mon dossier est complet. En novembre 2019, je reçois un courrier me demandant un document supplémentaire auprès de l’école. Ce document est déposé mi-décembre 2019. Aujourd’hui, nous sommes en février 2020, 3 ans après avoir été chez l’orthophoniste de mon fils, son handicap n’est toujours pas reconnu alors qu’il est en 6ème et qu’il a besoin d’une avis et d’une rééducation chez un ergothérapeute.
Toutes ses démarches sont réalisées sans réel accompagnement (hormis de notre orthophoniste). On se sent très seul et pas assez écouté.
Je ne suis au final qu’au début d’une longue démarche pour aider mon fils. Et de ce que je vois les démarches sont longues, demandent du temps et de l’argent. Cela peut décourager les parents et je pense qu’il y a de gros progrès à faire.

J’écoute avec émotion et colère le sujet de ce matin. J’ai un frère de 34ans handicapé psychique (aucun nom n’a été posé sur son handicap); à son époque aucune aide pour les parents. Je confirme ce qu’une auditrice a expliqué par rapport au parcours administratif incompréhensible (mdph..). Notre famille a subi de plein fouet ce handicap (divorce, alcoolisme de ma maman). J’ai pris les devants pour qu’il soit sous curatelle afin de libérer ma maman et moi même. Je suis éloignée géographiquement de ma famille et n’ai plus vraiment de contact car très difficile à vivre. On parle de l’éducation d’enfants handicapées mais quid des adultes handicapés qui n’ont pas eu d’accompagnement?? Sous prétexte qu’ils sont majeurs il n’y a plus d’aide/d’accompagnement possible. Personne pour aider/guider ma maman et moi même je suis épuisée et j’ai abandonné car j’ai ma vie à vivre (41 ans). La vie avec un frère handicapé m’a tellement marqué que je ne souhaite pas avoir d’enfant, par peur de devoir revivre ça en tant que mère….

Administration , c’est déplorable !
Dossier de demande passeport refusée impliquant de refaire entièrement mon dossier.
Raison : yeux fermés sur les photos.
Je suis aveugle et mes yeux sont définitivement fermés…
Il y avait pourtant ma carte de cécité 100% jointe à mon dossier…

Merci d’aborder le sujet du handicap sur le 7/9. au sein de notre famille nous sommes concernés par mon beau frère handicapé à 80% suite à erreur médicale à la naissance et par notre fils, 27 ans épileptique, travaillant en ESAT .
Pour notre fils, nous avons toujours dû nous battre pour essayer de la maintenir dans un système scolaire « normal », ce qui était compliqué. il devait se lever aux aurores pour aller à l’école à 30 km de la maison (CLIS, ULIS puis IME). Faire un sport collectif , ce à quoi il aspirait, n’a été possible qu’une année car le coach du moment faisait l’effort dire l’inclure. Autant dire que pour trouver sa place au sein de la société c’était compliqué.
Pour qu’à 20 ans il puisse intégrer un ESAT, on a dû encore faire moult démarches. nous avons pu être aidé tout de même par des éducateurs motivés et convaincus.
Il faut toujours faire des démarches qui prennent un temps de fou pour obtenir des aides. toutefois au fur et à mesure du temps on se rend compte que beaucoup de points restent inadmissibles qui concernent surtout des entreprises qui vendent du matériel, des mutuelles, des vacances adaptées à des sommes considérables
ex : on a dû se battre durant 2 ans pour réussir à résilier une mutuelle obligatoire dans une ESAT, parce que double avec celle de notre entreprise
-partir en vacances « adaptées » coûte une fortune : 1500€ la semaine en camping à 80 km de chez nous
Pour mon beau frère , arrivant à 50 ans, l’achat du matériel spécifique,(chaise de douche, fauteuil..) , est de moins en moins pris en charge par la Sécurité sociale.
il y aurait beaucoup à dire encore

Je suis professeur des écoles à Aubervilliers en école maternelle. Plusieurs enfants handicapés sont scolarisés dans l’école, accompagnés par un AESH (ou non bien que tous les dossiers ont été montés auprès de la MDPH).
On marche sur la tête lorsqu’on sait que les contrats de ces AESH ne sont pas signés pour une année scolaire entière mais souvent à cheval sur cette même année scolaire.
On se retrouve donc avec des enfants qui ne sont accompagnés que fin septembre ou qui perdent leur AESH en cours d’année quelques semaines avant qu’elle ne revienne (le temps que ce contrat soit repris et signé!!!). On marche sur la tête.
Beaucoup de souffrance et de désarroi en attendant, tant pour l’enfant que pour l’enseignant.

Je suis accompagnante éducative et sociale, j’ai obtenu mon diplôme il y a 3 ans. De nombreux enfants handicapés attendent toujours d’être scolarisés…et moi, j’attends toujours un poste… Il y a un très grand décalage avec la réalité ! Un jeune enfant dans un village voisin avait besoin d’une avs, je me suis présentée à l’école primaire, la directrice m’a dit que « faute de moyen financier », il n’aurait pas d’accompagnante.

Merci pour cet interview. Je comprends ces témoignages. Mais je suis attristée par les réponses des politiciens. Rien n’avance. De belles paroles mais pas d’actes. Mais quand les jeunes ont 18 ans et qu’ils ont un handicap mental qu’est-ce qu’on leur propose ? Il manque de structure, de professionnels compétents, de soutien, d’informations. Et quand il devient majeur c’est pire.

Mon fils a une acuité visuelle de 4/10e détectée enfin à ses 8 ans et il n’est pas considéré comme handicapé par la mdph (le seuil pour la mdph est de 3/10e) De plus, il souffre de trouble dys et les troubles dys ne sont pas considérés comme des handicaps. Donc aucune aide et aucune prise en charge et les seuls PAP sont très souvent bafoués par les enseignants qui pensent encore que les aménagements sont des mesures de favoritisme envers des élèves dérangeants…

Je suis paraplégique
Je travaille dans le secteur de l’animation sportive pour personnes valides et non valides. J’ai la possibilité d’augmenter mon nombre d’heures mais si je l’accepte je perds ma pension d’invalidité.
Trouvez vous cette situation normale ?

Excusez-moi, mais encore de jolis mots. La politique, ce n’est plus les jolis mots, c’est le concret, je propose que l’on n’interviewe plus les ministres, exclusivement, celles et ceux qui font le service public au quotidien. Posez-lui la question à Sophie Cluzel : dans quelles conditions ces enfants handicapés sont scolarisés? Alors que la règle en France, ce sont des classes surchargées? Combien gagnent nos enseignants? Nos directrices.eurs. d’écoles primaires? Quelle gratification salariale? Les AVS, combien, quelle qualification promettez-vous à ces femmes qui assistent ces enfants-là? Ça oui ce sont de vraies questions à poser. Les Français n’en veulent plus des beaux discours républicains qui endorment le commun, sauf celles et ceux qui voient de près le service en question.Merci à Radio France, France Inter et à vous bien entendu qui essayez de maintenir le cap de l’information, mais svp, luttez contre la rhétorique politicienne qui tue le citoyen!

Comment pouvoir intégrer des jeunes handicapés dans des classes surchargées ? Ce n’est pas une formation qui va résoudre cette difficulté. J’enseigne en lycée, les classes comportent 36 élèves, les programmes sont chargés, …etc. Les enseignants vont craquer.

L’école inclusive signifie élèves handicapés dans les classes avec tout le monde. Les instituteurs se retrouvent avec des classes ayant parfois 2 à 3 niveaux différents dans 1 classe et des enfants handicapés. Sans aucune aide, vraiment aucune formation, comment font les instituteurs ?? Vraiment c’est un gros très gros problème. Les instituteurs sont désespérés pour faire le travail.

Je suis écoeurée par ce que vient de dire votre invitée sur le handicap ! Dire que lorsqu’on est reconnue handicapé, on l’est à vie. C’est archi FAUX ! Je suis tuteur de ma soeur handicapée à 80°/°; je passe mon temps à constituer des dossiers pour obtenir l’aumône du gouvernement pour chaque droit, et en plus à chaque fois, je dois demander à son médecin de compléter son dossier qui lui prend beaucoup de temps.
Les dossiers sont faits de telle sorte, que quelqu’un qui n’est pas aguerri à l’administration ne puisse le compléter jusqu’à son terme.

Mon fils handicapé a effectué sa scolarité en milieu ordinaire et il a obtenu un bac pro en apprentissage. Il a pu réussir tout ce parcours car nous avons lutté contre beaucoup d’écueils (MDPH, Education Nationale, …) et qu’il a reçu le soutien de beaucoup (enseignants, camarades de classe, son AVS) et aussi que nous avons réussi à lui faire intégrer le monde de l’entreprise pour son apprentissage car nous connaissions ces entreprises et ses tuteurs.
Mais quand il a cherché à travailler en milieu ordinaire même à temps partiel il n’a obtenu aucune réponse.
Nous nous sommes donc résignés à le laisser vivre une expérience en ESAT et foyer pour personnes handicapées. L’ESAT et le foyer ainsi que le personnel autour de lui étaient très professionnel mais cela ne convient pas du tout à notre fils (un milieu lourd socialement pour lequel notre fils n’est pas protégé car hyper sensible).
Nous ne sommes certainement pas les seuls à être dans cette situation.
Comment changer le quotidien de notre fils adulte diplômé mais handicapé ?

Psychologue formatrice en crèche depuis de nombreuses années, je suis très déçue. Pour une fois que l’on évoque les crèches à la radio, c’est pour en donner une image négative qui ne correspond pas à la réalité. La plupart des crèches avec lesquelles je travaille accueille des enfants en situation de handicap, sans demander d’aide particulière et parce que c’est dans leur mission. Pour cela, elles peuvent bénéficier de formation continue si elles le demandent. Elles travaillent en équipe, sont accompagnées souvent en analyse de la pratique pour penser leurs difficultés, mais le handicap n’est souvent pas le problème évoqué.
A quand des reportages positifs sur le monde de la petite enfance, si précieux pour les tout petits, avec des professionnelles qui font souvent un très bon travail sans beaucoup de valorisation et de reconnaissance. La preuve ce matin! j’espère qu’elles sont peu nombreuses à vous avoir écoutée.
Merci quand même pour vos émissions…

Je souhaite apporter des commentaires/questions pour l’émission de ce matin.
Un premier commentaire. Comme vous le dites, il y a 13 millions de personnes en situation de handicap en France et cela regroupe des situations extrêmement différentes… Il serait de bons tons que les politiques soit plus précis dans leurs propositions.
Ma question. J’ai un frère polyhandicapé dans le département des Alpes Maritimes. Âgé de 31 ans, il n’y avait aucun place en institut spécialisé pour lui. J’ai fait le choix d’interrompre mon travail pendant trois ans pour m’occuper de lui face à l’abandon de l’état. Quelles sont les propositions concrétés du gouvernement pour répondre à ce manque cruel de places en institut spécialisé et à ces familles laissées à leur compte?
Une remarque annexe: ces instituts sont gérés par des associations telles que la croix rouge ou l’association des paralysées de France, preuve en est d’un certains désengagement de l’état. Mon frère est aujourd’hui dans un de ces établissement qui peine à recruter du professionnel de santé au vu des conditions et compte tenu du très faible salaire. Comptez-vous revalorisé leur salaire pour apprécier à la juste valeur ce travail humain et physique et remédier à des situations précaires pour ces établissement spécialisé ?

Plus d’un an de retard sur les dossiers dans la MDPH du Gard 1 seul médecin, (4 à sa création) 1 seul ergothérapeute pour tout le département… Que de l’enfumage avec des numéros d’appel qui ne régleront pas la le problème du manque de personnel, et qui ne pourront pas agir tant que les dossiers ne sont pas instruits = Pas de Dossier – pas d’Aide… C’est une triste comparaison, mais c’est un peu comme pour les sans-papier, pas de papier – pas de droit … Des personnes adultes ou leurs aidants pour les enfants, brutalement en rupture de ressources, voire de soins en raison de ces retards, même pour des renouvellements… Manque de formation et de compétences dans les commissions, dites de recours, nous avons nombreuses preuves de ce manque de moyens humains, et matériels. Madame CLUZEL semble découvrir le sujet alors qu’il concerne pourtant selon les associations environ 12 millions de personnes…. Le Grand Débat a donné de faux espoirs, car tous les problèmes évoqués ce matin étaient déjà signalés par les aidants, et les associations, que d’effets dilatoires !… Depuis nous avons dénoncé par un Manifeste la situation de la MDPH du Gard paru dans Midi Libre, La Gazette, La Marseillaise… Même le défenseur des Droits, qui dénonce l’utilisation des LBD ne s’attarde pas à analyser le devenir de ceux qui ont perdu une main, un œil… Ce sujet mériterait d’être traité régulièrement avec des investigations journalistiques à la façon de cash investigation… Nous avons besoin de Vous Madame Salamé, beaucoup pourraient Vous aider pour vous donner des sources vérifiables pour de vrais débats publics… Peut-être alors aurions nous une autre alternative que le médiatique Téléthon pour traiter la question du handicap… D’une MDPH à l’autre les droits ne sont pas les mêmes, c’est grave, malheureusement ! La loi du 11 février de 2005, mettait en avant l’égalité des chances… Que dire quand l’égalité en droit n’existe plus pour beaucoup depuis longtemps… La misère grandit en douce des discours en ce 21ème siècle…
Merci France Inter de nous laisser encore une fenêtre sur le monde, puissiez-Vous l’ouvrir encore un peu pour les invisibles que l’on entend plus, à force d’épuisement.
Bien cordialement, à l’équipe du 7=9 et à toutes les voix de France Inter

QUE SE PASSE T IL A PARTIR DE 20 ANS ????? Mon fils qui fait du ski, de la natation, de l’aviron, qui progresse toujours….. mais handicapé? se retrouve dans une structure ou son arrivée n’a été que problème à régler et digérer !!!!!
On mélange des jeunes de 20 ans avec d’autres de 35/40/50/60 ans !!!! qui ont des troubles de comportements sévères alors que mon fils n’en a pas !!!!!!, on nous parle de rentabilité quand aux jours de présence, où se trouve l’humain et cette bienveillance dont parle Mme la ministre, ne rester pas dans vos beaux bureaux mais allait sur le terrain vous confronter à ces parents qui ont cette double peine : d’avoir un enfant handicapé et ne pas avoir de choix pour l’avenir de leur jeune!!!!
Nous n’avons pas de solutions où celles qui existent sont inacceptables : Souvent 1 éducateur pour 18 résidents, douche froide pas réparable car projet de rénovation dans 4 ou 5 ans et pas suffisamment de crédit !!!!! Pouvez vous me dire si vraiment vous accepteriez cela pour vos enfants normaux de 20 ans nouveaux étudiants. je ne pense pas et comme Sophie cette auditrice je ne parle pas de la MDPH, CPAM …. où l’on doit remplir 3 fois le même dossier, avec des réponses extrêmement longues. Je suis une maman très en colère qui veut offrir pour son fils le meilleur. Je me suis battue corps et âme contre un mammouth administratif et je ne veux pas me résigner……. mais … Je reste disponible pour dialoguer avec Mme La ministre si cette dernière veut bien me recevoir. Les discours nous en avons assez, ce que nous voulons aujourd’hui ce sont des actes réels et immédiats. Lorsqu’on est capable de trouver des fonds pour rénover Notre Dame on peut l’être pour réparer des douches, pour créer des poste si nécessaire. Nos jeunes handicapés sont des citoyens à part entière et ils ont le droit aux mêmes égards que les autres et que NOTRE DAME
je ne vous parle pas des familles qui se retrouvent avec un jeune adulte qui faute de « pas de solution » se retrouve à vivre l’enfer ;;;; voisins qui portent plaintes car dérangés par le bruit ……
Merci de m’avoir lu jusque bout
Ce n’est pas N Mandela qui a dit « Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on y arrive » et A Le Grand  » Rien n’est impossible à ceux qui tentent  » on essaie tous les jours mais on a besoin d’aide
Alors merci d’oser donner ces crédits dont le handicap à tant besoin pour réformer et créer des établissements
Une Maman d’un jeune handicapé qui est plus que génial en donnant de grandes leçons de vie

Je suis retraité aidant et ma femme est handicapé. Je voudrais apporter mon témoignage sur les difficultés et la longueur administrative des services MDPH. Le manque de moyens professionnels des assistantes et assistants. C’est éprouvant !

Mon fils est dans un EAAP, je constate surtout dans notre parcours que lorsque notre fils est entouré par suffisamment de personne tout se passe mieux. Tout cela pour dire u’il est nécessaire de donner des moyens financiers pour avoir plus de personnels éducatifs, dans les centres accueillants nos enfants, et des para médicaux qui ne sont pas assez présent dans les centres merci pour votre écoute

Je suis éducatrice spécialisée dans un roms accueillant des enfants de 6 ans jusqu’à l amendement creton…ns avons 90 jeunes..il y aurait quasi 500 enfants en attente de solution..les institutions n ont pas de finance pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions..l inclusion nous est demandé de mettre en place a moyen constant..nous parlons de pai mais impossible de le mettre bien en place ..nous avons 5 à 6 jeunes par éducateur avec des horaires de 38h20 par semaine..lorsque j entend qu il y a de la place pour accueillir des enfants en temporaire quelle honte..qu elle nous donne les adresses…bref de belles paroles mais vont ils sur le terrain?? Quels moyens nous donnent ils pour accueillir.. accompagner les jeunes et les familles ?? Je m’arrête la ..juste dire que les professionnels sont fatigués et de plus en plus en bien out

J’aurai beaucoup de chose à dire sur le handicap en particulier le handicap mental des adultes après 42 d’éducatrice et directrice d’établissement.
Ma sœur qui a la maladie de Charcot qui est veuve depuis 3 ans qui vit chez elle a 4500 euros de retraite a son AAH réduit de 200 euros ce mois de janvier; elle ne comprend pas pourquoi et paye aussi une dame pour s’occuper d’elle ( elle ne veut pas d’un service qui envoie des personnes différentes) comme être bien dans la société quand on a pas les moyens d’une vie sociale ? pourquoi

Je suis assistante sociale dans un établissement pour personnes handicapées.
Je suis outrée par ce discours.
La Belgique : pensez vous vraiment que des personnes aient pour projet d’aller en Belgique??? Absolument pas , ce n’est un projet de vie pour aucun, mais dans certains cas extrêmes, il n’y a pas eu d’autre solution…. Dramatique.
Où la société est elle inclusive??? Il faut leur donner les moyens, et ce n’est pas encore le cas aujourd’hui.
Des personnes auront tjs besoin d’un établissement médico social , et c’est un leurre de parler d’une société inclusive (je vous l’accorde, cela coûtera cela dit moins cher à l’état). Si vous souhaitez que des enfants soient tous inclus, commencez par former les enseignants, et permettez enfin à des enfants de bénéficier d’AVS, là où des familles doivent se battre pour se partager 1 AVS entre 6 enfants.
Je suis choquée et dépitée, pourtant convaincue et passionnée par mon métier…..

Suite à mes études de médiation culturelle, j’avais créé une association « Sensitive » pour proposer des visites pour rendre accessible l’Art aux personnes non mal voyantes et sourds et malentendantes… mon père est devenu paraplégique, cela aussi a été un vrai parcours du combattant. Je suis ambassadrice bénévole pour les cafés joyeux qui font de l’inclusion en créant des cafés pour les personnes porteuses de handicap mental. Achetez du café joyeux! Il faudrait sensibiliser dès l’enfance à l’école les enfants pour ne pas grandir dans la différence… être dans le respect ne pas se garer en double file penser à l’autre dans la construction dans les trottoirs, dans l’accès à la communication… le manque de civisme et de respect doit aussi faire partie des facteurs du déni dans lequel beaucoup sont… on ne fait pas attention parce qu’on devient égoïste, nous sommes dans une société individualiste où l’empathie et la bienveillance ont malheureusement peu leur place…

Pourquoi face à cette ministre qui dresse un bilan idyllique et un volontarisme extraordinaire ne pas mettre un enseignant spécialisé qui connait le fonctionnement réel de l’école inclusive ? Certes, depuis 2005 il y a eu d’énormes progrès mais lorsque j’entend dire que « chaque enfant handicapé doit être scolarisé », je demande dans quelles conditions pour lui, et pour les autres enfants ? Ces jeunes différents doivent être accueilli à l’école mais dans de bonnes conditions, pas avec des enseignants non formés, pas dans des classes surchargée, avec des moyens pour faire un suivi de qualité … aujourd’hui on manque de places en ULIS, en EMS, on a du mal à recruter des AESH, nombre d’enseignants ne sont pas en mesure d’accueillir correctement ces enfants par manque de formation, de moyens techniques et financiers. Sur ce sujet, des chiffres ne constituent pas une réponse acceptable : la réponse doit être individualisée.

Je travaille à la Défense dans une tour, qui comme la plupart des tours est entièrement équipée pour les personnes à mobilité réduite.
Je ne crois pas avoir jamais croisé une personne en fauteuil en 7 ans.
À quoi bon adapter les tours puisque l’accès en transport en commun à la défense est impossible ?
Que compte faire le gouvernement pour faciliter l’accès au transport en commun des personnes handicapées moteur ?

Éducatrice en Sessad pour enfant déficient intellectuelle, mon constat :
au delà de la nécessité d’une avancée du regard social sur le handicap, la loi est tombée avec peu de moyen pour l’appliquer!
la pérennisation et la formation de l’accompagnant ok, c’est déjà ça, mais les délais pour obtenir un accompagnant sont long, les intervention souvent pas adapté, et la formation des enseignant qui ne sont pas préparer à accueillir dans leur classe des enfants en situation de handicap. Pourquoi pas mettre à disposition a temps plein des éducateur spécialisé à l’école pour qu’un travail d’équipe, de concertation existe pleinement. Une idée parmi tant d’autre…
La compensation de handicap sur le plan de l’aide matériel, l’aide à la toilette, au quotidien c’est indispensable, mais surtout n’oubliez pas l’aide à la socialisation et à l’accès à la citoyenneté!!! une personne dois pouvoir être aidée à sortir de chez elle, aller au théâtre, partir en week end, aller boire un verre. Accéder au milieu ordinaire dans tout ces aspects. Et souvent cette aide est peu mise en place ou pas mise en avant

Vous avez parlé de la reconnaissance du handicap « à vie » c’est une bonne avancée. Par rapport à l’AAH pourquoi est elle basée sur le quotient familial. Mon mari a travaillé pendant 26 ans et ne peut plus du tout travailler (SEP) Certes si j’avais un gros salaire je comprendrais que le calcul se fasse comme ça mais pour la personne handicapée c’est une non reconnaissance. On peut se vanter d’augmenter l’AAH mais seul une personne vivant seule peut prétendre au maximum (900 €!) De plus le fait de ne plus toucher les allocations familiales cela fait aussi baisser l’AAH. Le handicap est il moins « fort » lorsqu’un enfant quitte la maison.

Mme Cluzel est bien sympathique mais elle ne dit pas tout et en particulier les difficultés qu’elle a à travailler avec son collègue Blanquert
les AESH effectivement ne seront plus en contrats précaires mais pas immédiatement et posez lui la question des salaires de ces personnes
Les enseignants ne sont effectivement pas formés à l’accueil du handicap ou si peu et n’ont pas les connaissances suffisantes pour une prise en charge efficace. Des efforts (mais isolés) ont été entrepris sur la base d’engagements individuels mais ce n’est pas suffisant et l’EN bloque encore au niveau central une des solutions est le travail en commun des différents intervenants auprès des enfants (Mme Cluzel le sait bien ) mais l’EN n’en veut pas et veut faire cavalier seul.

Je suis Maire d’une petite commune Saint Jean d’Heurs 63 ou existe un foyer de personnes adultes handicapées environ 80 dont 70 viennent de récupérer le droit de vote. Or il y a une vraie difficulté pour que ces personnes s’inscrivent sur la liste électorale, manque d’information, réticence de l’entourage éducatif ou parental… de fait ce droit nouveau n’est que très partiellement appliqué pour ces personnes. Ne faudrait-il pas une inscription automatique comme pour les jeunes de moins de 18 ans et aussi un accompagnement civique pour l’inscription et le vote lui-même ?

Je suis maman d ‘une jeune fille de 12 ans dyslexique c’est un combat elle a une tablette a besoin d’une aide humaine mais le gros souci c’est la non formation des enseignants, les délais de la mdph la violence d’un système … comment dire à ma fille désolée tu vas attendre pour ton AESH la MDPH nous demande encore de prouver que tu as besoin d’une aide humaine…. nous avons beaucoup de chance notre fille n’est que dyslexique…

Je réagis vivement aux propos de Mme Cluzel qui renvoie sur les départements la prise en charge des personnes vivant avec un handicap.
Je souhaite aborder le sujet de la prise en charge des adultes. Nous sommes toujours dans un manque criant de nombre de places. Or pour pouvoir présenter un dossier de construction d’établissement spécialisé, il faut attendre que les Agences Régionales de Santé (= la représentation de l’Etat en régions) se décident à ouvrir un Appel A Projets. Il ne suffit plus que les associations prouvent les besoins non couverts pour pouvoir proposer un projet, il faut attendre que les ARS interrogent les associations ! ce qui n’est pas fait.
Pour rappel : les personnes handicapées qui sont prises en charge en Belgique du fait du manque de place en France : c’est la sécurité sociale qui paie les prix de journée aux établissements belges. Si les établissements étaient ouverts en France, non seulement les familles ne seraient pas séparées, mais on créerait aussi des emplois en France.

Merci de ce débat. Pensez à préciser que la majorité des handicapés sont touchés par un handicap invisible !
Traumatisme crânien, cérébrolésion, psychique…
Ne parler pas que du monde professionnel, mais de tous nous aidants qui portons nos handicapés jusqu’au bout du parcours.
Alain GERMAIN président Aftc 74, vice président réseau régional Auvergne Rhône Alpes Resaccel, membre Unaftc, et surtout papa d’une fille adulte traumatisée crânienne handicapée depuis 31 ans.

Merci pour le travail effectué par Mme Cluzel
Il reste beaucoup à faire. La loi de 2005 semble avoir des effets pervers. Des pressions sont exercées sur les directeurs d établissements spécialisés pour libérer des places pour des enfants et adolescents mais il n y a pas assez de places pour les adultes et les départs en Belgique qui ne sont pas souhaités par les parents mais qui représentent la seule solution parfois, vu la bienveillance de l accueil en Belgique, sont entravés par des MDPH.
En parallèle l Éducation Nationale n est pas à la hauteur pour accueillir les élèves en situation de handicap. Une maman d’adulte handicapé enseignante

Pour votre invité : en couple depuis quelque temps avec une personne handicapé bénéficiant de l’AAH au titre d’une incapacité totale de travailler, et qui a vécu pendant plusieurs année mère seule au foyer, sans conjoint.
dans l’état actuel des choses, mes propres revenus (un peu plus de 24K déclaré) me permette de vivre confortablement … seul.
en outre, la femme que j’aime, qu’elle soit en couple ou non, n’est en rien responsable de son état, il est important de le rappeler.
le plafond actuel (19500 + 5000 / enfant), qui est pris en compte en couple, comme si ce statut la rendais tout a coup apte au travail, nous place dans une situation intenable.
J’ai moi même construit ma vie sans elle. mon endettement, mes investissement immobilier, etc, me permettent de vivre « bien » mais sans trop d’à coté avec mon salaire : mon niveau de vie a été indexé sur mon revenus propre, ni plus, ni moins, et dans l’espoir que quand je serais en couple, ma conjointe ajouterais a nos revenus les siens.
mes revenus sont trop haut. si ma douce décide de venir habiter chez moi, elle ne touchera plus rien, elle deviendra entièrement dépendante de mon revenus propre, et sera forcé de me réclamer la moindre piécette pour tout loisir qu’elle jugerait propre à la satisfaire, ce qui est totalement dans son droit, tout handicapé qu’elle est.
de mon coté, a moins de vendre la maison, ce n’est pas les réductions d’impôts qui vont suffisamment changer la donne pour me permettre de tenir le choc d’un ménage a trois, avec mon salaire, sans tout changer à ma vie. et dans 10, 15 ou 20 ans, il sera difficile pour moi de voir ma copine autrement que comme quelqu’un qui me réclame des sous, qui a causé une chute de mon niveau de vie, et « même pas foutu d’aider à la maison ».
une situation dont elle est nullement responsable, mais que l’état provoque en estimant que une fois en couple, la solidarité du a son état est au frais de ses proche, en niant les possibilité de couple sur le tard. Vous condamnez de la sorte les handicapé a rester célibataire : toute déclaration de situation amoureuse, même informelle, risque de laisser sous entendre une aide, et la rendre ainsi vulnérable auprès des autorités administratives, sensé être solidaire. Toute mise en couple la condamne à être entièrement dépendante de son mari, même si celui ci devient aigrit, ou violent.
et si je viens a mourir, ou elle :
Je ne suis personne pour sa fille, qui sera replacé chez son père sans état d’âme. mes propres possession ou les siennes seront distribué a sa fille ou mes parents, parce que au regard de la loi, elle n’est personne pour moi.
nous sommes strictement dans la même situation (les préjugés en moins, certes), que les couples homosexuel avant que le mariage soit reconnu.
sauf que présentement, c’est le fait d’une loi injuste, qui impose aux handicapé d’être dépendant de leur proche dès qu’ils ont la mauvaise idée d’être en couple sur le principe, le simple fait d’indexer l’AAH sur le revenu du couple est absurde, et laisse entendre que le couple et l’handicap ou quoi que ce soit à voir ensemble. mais si nous pouvons reconnaître, tout de même, une mesure de solidarité qui économise des sous dans les caisse, c’est faux, puisque nombre d’handicapé font le même choix pragmatique que nous (et cache a tous leur situation soigneusement)
a minima, un revenu minimal devrait être garanti, pour assurer un peu d’autonomie financière a la personne, et qu’elle soit « constructive » dans l’apport au couple
j’espère être lu.

En écoutant votre reportage concernant l’accueil des enfants handicapés en crèche, je voulais apporter mon témoignage. Ma fille âgée à présent de 36 ans, atteinte du syndrome Prader Willi, n’ marché qu’à 4 ans et avait beaucoup de problèmes de comportement, a été accueillie en crèche collective, et ce en 1984. Ceci grâce au courage de la Directrice de la crèche d’Epinay-sur-Seine (93) Mme ROVELAS et à son équipe de professionnels, qui travaillaient avec l’équipe de l’hôpital de Montmorency (95) où ma fille était suivie. Elle y est restée jusqu’à l’âge de six ans, avant d’intégrer un établissement spécialisé. Je précise que ce premier accueil s’est poursuivi ensuite pour d’autres enfants porteurs d’handicaps.
Je voulais rendre hommage à cette Directrice , j’ignore si elle est toujours en poste à Epinay-sur-Seine, ayant quitté la région parisienne en 1995 (faute d’établissement pour notre fille !) Merci pour votre reportage.

Je suis Fred, éducateur dans un IME(Institut Médico Educatif), auprès d’enfants déficients avec troubles associés. En l’espace de 4 ans, nos conditions de travail, à nous les travailleurs sociaux, se sont dégradées et l’accueil des enfants aussi. Au nom d’une politique du chiffre, la qualité des services n’est plus au rendez-vous. Pour qu’elle le soit, tant bien que mal, nous ne déclarons pas toutes nos heures de travail en plus, nous travaillons avec notre matériel personnel. J’attire votre attention sur le fait que les organismes gestionnaires ne redistribuent pas comme il le faudrait l’argent que les financeurs leur versent. On rémunère d’abord les bureaux, des postes dont l’utilité est discutable, ce que j’appelle la rente, et les miettes qui restent vont aux usagers et aux travailleurs sociaux qui les accompagnent. C’est certainement là-dessus, aussi, qu’il faudrait réformer. J’ai une idée de ce qu’il faudrait faire…

Pour Madame Cluzel et Monsieur Boroy
Bonjour,
je suis Fred, éducateur dans un IME(Institut Médico Educatif), auprès d’enfants déficients avec troubles associés. En l’espace de 4 ans, nos conditions de travail, à nous les travailleurs sociaux, se sont dégradées et l’accueil des enfants aussi. Au nom d’une politique du chiffre, la qualité des services n’est plus au rendez-vous. Pour qu’elle le soit, tant bien que mal, nous ne déclarons pas toutes nos heures de travail en plus, nous travaillons avec notre matériel personnel. J’attire votre attention sur le fait que les organismes gestionnaires ne redistribuent pas comme il le faudrait l’argent que les financeurs leur versent. On rémunère d’abord les bureaux, des postes dont l’utilité est discutable, ce que j’appelle la rente, et les miettes qui restent vont aux usagers et aux travailleurs sociaux qui les accompagnent. C’est certainement là-dessus, aussi, qu’il faudrait réformer. J’ai une idée de ce qu’il faudrait faire…

Bonjour, si Mme Cluzel veut améliorer la vie des handicapés, qu’elle arrête de dire « la solidarité nationale complète la solidarité familiale, elle ne doit pas s’y substituer »: c’est cruel Cluzel ; quand la « famille » se réduit au conjoint, qui porte seul le quotidien, et le financement dès que ses revenus atteignent le plafond. Pourquoi ne dites vous pas à des malades: combien vous pouvez payer? Bon on va vous prendre tant, et puis après on demandera à la collectivité…Le handicap est une maladie qui ne guérit jamais. Ma femme et moi déclarons environ 1700 €. Je pourrais avoir une petite activité, (~ 400 € par mois qui seraient bienvenus) pour laquelle j’ai déjà des clients, mais je refuse: tout ce que je gagnerais serait déduit de l’AAH de ma femme.
Le plafond des riches a été relevé, donc on ne peut pas le faire pour tout le monde.. On ne peut pas à tout propos monter un dossier pour demander des aides, et on gère au mieux sous le plafond. C’est pas facile de rédiger des courriers quand on porte son conjoint dans ses bras.

J’attire votre attention sur le fait que le handicap n’est pas toujours visible. Dire qu’il y a un seul député handicapé est une affirmation qui pourrait se révéler fausse. D’autres maladies neurologiques provoquent des handicaps, (station debout pénibles, douleurs, crampes, incapacité à ouvrir des sachets, des bouteilles, distance de marche limitée à 400 m …) sans pour autant être en fauteuil. Il serait bon que vous offriez un regard plus large aux personnes bien portantes afin de susciter l’empathie, pas la pitié.
Svp donnez un vrai regard sur le handicap, même celui qui est invisible et pourtant présent.

Je suis enseignante depuis 15 ans et maman d’un jeune autiste de 20 ans. Depuis 15 ans les moyens financiers ne sont pas mis en place. Les aesh ne sont pas formées pas en nombre suffisants, lorsqu’elles sont absentes elles n sont pas remplacées. Les classes sont surchargées et clairement on ne peut pas accueillir dignement et faire progresser ces enfants comme ils y ont droit.
Dans le cas de l’autisme, combien de plans ? Toujours pas suffisamment d’accompagnement, quant aux jeunes adultes n’en parlons pas.
Les personnels administratifs de l’éducation nationale ne sont toujours pas formes, il faut encore recourir a des avocats pour obtenir une simple dispense de LV 2 au bac ! Je suis en rage lorsque je vous entend, toujours le même discours depuis 15 ans mais tant que vous ne mettrez pas le.financement qui va avec rien n’avancera.

Scandale!
Tout ce qui est dit par là ministre est erroné !
Je suis enseignant : c’est à nous d’orienter les parents dès la petite section vers les services adaptés.
Il n’existe aucune souplesse dans le système : un enfant autiste n’est reconnu qu’après une longue période alors qu’il est repéré dès le premier jour!
Il n’y a pas assez de classes Ulis à proximité.
Les parents doivent se battre pour obtenir les appareils et les logiciels.
Que madame la ministre vienne voir!
Quant à la loi de 2005, bravo mais pendant plusieurs mois, il a fallu accueillir sans aucune aide des enfants handicapés !
Ce fut une période éprouvante
Pourrait-on avoir la possibilité d’une aide immédiate, d’un diagnostic rapide afin de mettre en place ensuite le dossier mdh?

Pour Sophie Cluzel : pourquoi tant de rigidités dans la prise en charge au sein des établissements MAS ou autres structures pour adultes. Un exemple personnel, ma nièce relève d’une MAS mais on ne lui propose que de l’internat et non de l’accueil de jour!! Et le centre d’accueil de jour proche du domicile refuse l’intervention d’une AVS payée par les parents au motif que ce n’est pas prévu dans les textes…

POURQUOI L’ETAT NE CONTRAINT PAS LES PREFETS A FAIRE APPLIQUER LA LOI DE 2005
A PARIS, CINEMAS PRIVES NON ADAPTES EN PARTICULIER LES SALLES MK2 Gambetta, Beaubourg, (le groupe est riches) ne peuvent accueillir les chaises roulantes et les salles anciennes également. Il faut prendre totalement en charge les travaux d’aménagement.Les salles de spectacles de l’Etat, du ministère de la culture sont parfaites, accueil excellent. Le privé est intouchables ?

Le téléphone sonne du 10 février

Ma fille de 16 ans a développé une surdité à l’oreille droite, qui n’a été diagnostiquée qu’il y a un an. Elle a perdu 50% de son audition et beaucoup en compréhension, celle-ci ne pouvant être récupérée malgré l’appareillage.
Voici ma question : il y a-t-il un test d’audition ( et de vision) prévu pour tous les collégiens ?
Dans son cas cela aurait permis un appareillage plus précoce et une moindre perte en compréhension, et des difficultés moindres en cours.
Je me permets de saluer au passage l’attitude du principal adjoint qui a tout fait pour mettre en place rapidement des aménagements pour ma fille.
Merci pour vos émissions toujours intéressantes.

De nombreux jeunes souhaitent entrer en formation professionnelle par la voie du CAP pour avoir un diplôme et entrer dans le monde du travail. Quand on est porteur d’un handicap moteur on se rend compte qu’il n’y a pas de CAP , il n’y en a plus. Il faut faire un bac pro et si on n’a pas tout à fait le niveau, on propose un certificat intermédiaire, un peu comme un demi bac. Pour finir, si vous finissez par trouver une filière, un établissement….on se rend compte au final que l’école n’est en fait pas accessible à un fauteuil. Elle est pourtant bien ancienne la loi sur l’accessibilité. Combien d’école combien de collège combien de lycée encore non accessibles?!

Madame Sintes, merci à vous et à toutes votre équipe pour vos émissions. Juste une petite précision, puisque vous avez cité Pôle emploi dans les services qui devraient être plus attentifs aux personnes avec un handicap. Toutes les agences Pôle emploi sont équipées du dispositif « Accueil des demandeurs d’emploi déficients auditifs ». Soit un interprétariat à distance en langue des signes française ou la transcription simultanée de la parole, soit une boucle magnétique qui permet d’amplifier l’audition du déficient auditif tout en limitant les bruits extérieurs.

Les annonces du gouvernement ne correspondent de moins en moins aux attentes des familles d’enfant handicapés scolarisés, il faut savoir et cela nous a été annoncé ce vendredi 7 février en ESS, un élève qui dispose de 16h d’AESH cette année, va voir voir son volume d’heures d’accompagnement réduit à 9h00, pourquoi cela n’est pas dit ?

Je suis éducateur spécialisé en ITEP ( institut thérapeutique éducatif et pédagogique) ou nous accueillons de plus en plus d’enfants a un âge tardif. Trop tard. Parce qu’on a voulu absolument jouer la carte de l’inclusion. Résultat : retards scolaire cumulés, échec scolaire et difficulté pour nous de reprendre tout leur parcours d’apprentissage beaucoup trop tard.
Je travaille en parallèle en unité d’enseignement externalisée (l’Itep à l’école) qui est un projet beaucoup plus cohérent que l’inclusion pour l’inclusion.

Je suis enseignante EN. J’ai plusieurs handicaps auditifs et « bénéficie » d’un RQTH. Je ne peux poursuivre sur mon poste d’enseignante en établissement scolaire. J’ai demandé à trois reprises un poste adapté. Refusé. Le comité médical départemental à été saisi pour avis sur inaptitude. Il s’est prononcé sur « une aptitude aux fonctions mais sur un poste adapté à mon handicap. » Mon administration m’a renvoyée en septembre 2019 sur mon poste d’enseignante. Ne pouvant y retourner, le médecin conseiller du Recteur ( nous n’avons pas de médecin de prévention dans l’Académie), m’a dit « de me mettre en arrêt maladie »!! Or je ne suis pas malade et mon handicap est hélas irréversible. Il y a obligation d’emploi selon la loi sur le handicap. Je précise que je suis fonctionnaire. Mon médecin m’a mise en arrêt pour accident de travail. J’ai saisi le Défenseur des Droits en septembre. Il a interpellé le Rectorat depuis plus de deux mois qui ne lui répond pas. Je suis désespérée comme d’autres collègues qui, faute de reconnaissance de leur handicap à l’EN sont partis en retraite pour invalidité à 40 ans, 50 ans… Je n’ ai par ailleurs aucun problème de santé et je peux occuper de nombreux postes à l’EN. Que faire??
Merci pour vos émissions que je suis fidèlement. Sur ce sujet, il en faudrait au moins une chaque soir pendant une semaine….

Parent d’une jeune fille IMC (quadriplégique) de bientôt 23 ans aujourd’hui placé dans un IEM (Institut d’Education Motrice) à Valencay dans l’Indre (100 km de chez nous), nous ne trouvons pas de place en foyer d’accueil médicalisé (FAM) où elle est orientée depuis ses 20 ans. Heureusement grâce à l’amendement Creton elle est maintenue à Valencay mais aucun FAM n’est prêt a prendre en charge notre fille dans le Loiret où nous habitons. En effet, il n’y a plus de prise en charge des transports et il est indispensable qu’elle puisse rentrer le weekend à domicile pour son équilibre, et le notre. La politique d’inclusion actuelle n’autorise plus la création de nouvelles places ni de nouvelles structures. Nous sommes dans l’impasse.

La majorité des handicapés n’est pas en fauteuil roulant !
Message : Vous ne cessez de parler de handicap aujourd’hui, et ne cessez de parler des personnes en fauteuil roulant. Sachez que la majorité des personnes en situation de handicap l’est pour les handicaps invisibles liés à des maladies. Quand le handicap est invisible, la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé, la carte prioritaire (places réservées dans les transports, caisses prioritaires) délivrés par la MDPH n’empêchent pas les galères au quotidien. Malgré le statut de travailleur handicapé et les prescriptions de la médecine du travail, de nombreuses entreprises et même de très grandes se vantant d’embaucher des personnes handicapées, mettent des années à adapter un poste pour un personne dont le handicap est invisible. Dans les transports en commun, vous avez beau présenter votre carte prioritaire pour obtenir une place prioritaire, on vous répond « moi aussi je suis fatiguée » ou on vous cède la place de très mauvaise grâce. Bref, le quotidien est difficile et les médias ne s’en font pas l’écho, ils ne s’intéressent qu’au handicap visible (pourtant minoritaire) et aux personnes en fauteuil roulant. Certes, il faut en faire plus pour eux, parler d’eux mais cessez d’oublier la majorité des personnes en situation de handicap. Merci.