#18 Le retour à l’école : avis des auditeurs

Les enjeux de la réouverture progressive des écoles après le confinement © Getty / skynesher

Les enjeux de la réouverture progressive des écoles après le confinement © Getty / skynesher

Retour sur la manière dont va se dérouler le déconfinement scolaire, le retour progressif des élèves à l’école à partir du 11 mai. Les écoles n’ouvriront pas partout et pas dans les conditions habituelles.
Toutes les questions sur les modalités de cette rentrée.
Les auditeurs ont réagi à la suite à l’émission de France Inter
Grand Bien Vous fasse ce 22 avril

C’est scandaleux ces gens dont la fcpe qui ne veulent pas de retour ( conditions sanitaires bla bla bla ) les momes des quartiers ont décroché depuis longtemps.. les enfants des nantis font des zooms conference …. On ne demande pas aux infirmières d’arrêter…. Les enfants ne sont pas contaminants … j’ môme de 10 ans au début dans les alpes n’a contaminé personne … et puis revenir au confinement on ira sûrement tout ça s’appelle le stop and go .. Je travaille dans la protection de l’enfance … vous n’imaginez pas ce qui se passe dans le huis clos des familles…. Les enfants sont en danger ! éducatrice spécialisée

Bonjour
La reprise scolaire prête à bcp de contestations…mais ? Médecins infirmiers, aides-soignants etc.… ont-ils demandé telle ou telle organisation ? tel ou tel aménagement ?tel ou tel horaire ?telle ou telle rémunération? AVANT d’aller au front ? Au risque de leur vie ??? Ont-ils contesté ? Non ils se sont organisés au fil du temps et ont renoncé à tant de confort et de vie personnelle !!! Pauvres enseignants tjrs dans la rue quel que soit le contexte…retroussez-vous les manches et faites marcher vos cerveaux et éventuellement votre cœur…

Je suis psychologue et je peux vous dire que les enfants et adolescents ont besoin de reprendre l’école, les relations sociales, les activités voire le sport. Petit à petit bien sûr. Les parents aussi : c’est très dur pour les parents de gérer l’école à la maison, ils ne sont pas professeurs, ni instituteurs et ça se cumule avec le travail, la cuisine et les tâches ménagères.
Il y a des troubles du sommeil, de la motivation et de l’anxiété chez les enfants et les adolescents qui s’accroissent. Savoir que ça va reprendre petit à petit est indispensable pour leur bien-être. Les parents vont gérer au mieux la reprise. J’ai moi-même 3 enfants (primaire, collège et lycée) et nous verrons bien. Pas de solution idéale évidemment mais il faut penser aux impacts psychologiques et économiques de ce confinement total. Merci pour vos émissions.

Bonjour, suite aux annonces gouvernementales, les journalistes ne cessent de parler de reprise de l’école « sur la base du volontariat ». Personne ne précise que c’est du volontariat DES ÉLÈVES qu’il s’agit ! Pour les enseignants (dont je suis), il n’en est pas question ! Pour les profs, c’est obligatoire. Concernant les problèmes posés par cette réouverture des écoles, tout le monde est interrogé : maires, présidents de région, parents, syndicat des transports…. Et on n’interroge AUCUN enseignant : mais ce sont EUX qui font tourner l’école, EUX qui vont se retrouver entourés d’élèves vraisemblablement porteurs sains et sans aucune mesure de protection. Les inquiétudes des parents – légitimes – sont décuplées chez les enseignants. D’autre part, les journalistes répètent à l’envi que les parents pourront choisir de continuer l’école à la maison : là aussi, aucun journaliste ne précise ce que cela signifie concrètement pour les enseignants. Cela veut dire qu’on va exiger d’eux qu’ils soient à la fois dans leurs établissements (il n’est pas question de volontariat, répétons-le) ET EN MÊME TEMPS de faire cours à distance. C’est à dire 2 pleins temps. Est-ce que, quand on parle de l’école, on pourrait d’abord faire s’exprimer les gens qui la font tourner ? Merci 

Fidèle auditeur de France Inter et France Culture, j’ai été assez surpris par le ton et le contenu de l’émission « Grand bien vous fasse » de ce mercredi 22 avril, pour ce qui concerne la première partie consacrée à la réouverture progressive des écoles. Si la syndicaliste enseignante m’a paru relativement mesurée dans ses critiques vis-à-vis de cette question, elle a manifesté des doutes me paraissant très (trop ?) forts sur les modalités de cette réouverture, en semblant oublier (ne pas connaître ?) les nombreuses conditions posées la veille par le ministre de l’Education Nationale. Mais ce n’était rien à côté de l’opposition absolue opposée par le représentant de la FCPE, évoquant même à plusieurs reprises une sorte de « désobéissance civile » des parents, tout en se défendant d’y appeler, et en oubliant totalement que la veille le ministre avait indiqué que les parents auraient la liberté de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. J’aurais apprécié que Daniel Fiévet qui animait l’émission le lui fasse observer fermement. Il aurait pu se questionner aussi sur la représentativité de la FCPE, présentée comme le représentant des parents d’élèves, alors qu’aux dernières élections d’octobre 2019, sur 17,3 millions de parents d’élèves inscrits, elle a obtenu environ 1,18 millions de suffrages, soit 6,95%. Quelle représentativité ! On se gausse souvent de nos élus politiques « mal élus » avec des scores 4 ou 5 fois supérieurs (au 1er tour)….
Que des parents aient des réticences à envoyer leurs enfants à l’école dans les conditions, non pas actuelles, mais du 12 mai (au plus tôt), on peut le comprendre, et ils auront la liberté de leur choix et de leur décision. Que l’on participe à une campagne de démobilisation me parait beaucoup plus discutable. Le représentant de la FCPE a affirmé que les pays qui avaient déconfiné reviennent en arrière, en évoquant le Japon, d’où tient-il ces informations ? Je crois avoir noté que tous les pays européens (comme la Norvège qui vient de rouvrir les crèches !) commencent à déconfiner, chacun à leur rythme, et souvent avant la France. Serait-il possible que M. Fiévet, devant des propos aussi outranciers, en particulier du représentant de la FCPE, remette un peu les choses en place, et évite par exemple, après l’intervention d’une mère de famille de milieu rural à propos du transport routier des enfants, des commentaires du type « c’est un problème un peu insoluble » ?! Insoluble, cela veut dire sans solution possible. Croit-on vraiment que ce sera impossible de réorganiser des transports scolaires dans de bonnes conditions sanitaires ?
Au final, serait-il, possible, dans de telles émissions, d’encadrer les discours manifestement et outrancièrement militant, en revenant à la réalité des choses, et en invitant aussi des personnes qui ne soient pas dans le propos partisan systématique ?

Nous avons quatre enfants et nous sommes parents à condition de santé à risque. Comment nous pouvons nous organiser pour ne pas contracter le virus Covid 19.

J’ai une question : comment font les enseignants qui sont aussi parents pour repartir travailler si leurs propres enfants ne sont pas à l’école ?
Pour ma part, je suis enseignante en CE1 en REP et j’ai 3 enfants. Certains reprendraient le 11 mai, un autre le 25 mai.
A cela s’ajoute des craintes : mon compagnon est infirmier en EHPAD. J’ai peur que nous le contaminions… Merci pour votre émission.

Merci pour la qualité de vos émissions.
J’ai du mal à comprendre l’intérêt de reprendre par petits groupes pour 28 jours de classe (pour ceux qui reprennent le 12 mai). Prendre le risque de voir une deuxième vague arriver, alors que tous les autres lieux de réunion ne rouvriront pas (clubs, associations, rassemblement religieux…).
N’aurait-on pas pu attendre la fin du mois de mai ? Combien d’enfants viendront effectivement en classe ? Les décrocheurs ne viendront sans doute pas, puisqu’ils ont décroché et que l’école ne réussit pas à les joindre…
Une fois de plus on voit également que l’Etat se désengage et donne une pseudo autonomie aux collectivités, aux enseignants avec le fameux « là où c’est possible ».

Le local doit décider « du comment ». Il serait aidant de se rapprocher du corps enseignant, des maires, des parents. Chaque école n’a pas les mêmes capacités. Peut-être régionaliser l’ouverture des écoles. Les départements les moins contaminés. En 1er, puis les autres départements au fur et à mesure. De plus, n’utilisez pas des mots négatifs concernant le port des masques. Mes petites filles de 6 ans et 3 ans en portent sans difficulté. C’est une habitude au japon.

Directeur de lycée à la retraite et confiné….
J’aurai refusé d’ouvrir l’établissement puisque « nous » sommes dans l’incapacité de garantir que la sécurité sanitaire sera assurée. Un élève ne passe pas dix minutes à faire trois courses. Cinquante vidéos par jour en apporteront la preuve devant les tribunaux qui seront immanquablement saisis soit par les jeunes déjà majeurs soit par leurs parents.
Comme nous disions entre-nous dans les débats autour des moyens de prévention du sida : un jeune vivant et en bonne santé est toujours préférable à un élève malade ou mort… et les sanctions administratives … Y-a qu’à !

Je suis PE ds 4 écoles catholiques. Toutes ont des difficultés de trésorerie avec pour conséquences des classes surchargées au m2 , des sanitaires peu nombreux car pas réparés par manque d’argent et du personnel de ménage en sous nombre. Ma réalité du terrain par exp : une classe très chargée de GS sans lavabo ni atsem avec des sanitaires très éloignés de la classe. Voilà la réalité des écoles catholiques pauvres en France, serons-nous des laissés pour compte ds cette rentrée du 11 mai ?

Ce n’est pas nouveau que les miasmes circulent dans les écoles (gasto and co). Développer une politique d’éducation à l’hygiène est plutôt salutaire. Vos médias et le gouvernement ont largement participer à semer la peur dans les esprits. Et c’est normal que la population n’aie pas confiance en la gestion de la reprise. Ces professionnels sont compétant à vous de leur donner une image rassurante des gens de terrain.

Pour rebondir sur les différents sujets et témoignages abordés lors de votre émission dont je vous remercie, je me pose la question de la restauration scolaire. Les 4/5 des enfants mangent tous les jours dans un système de restauration scolaire. Comment cette restauration scolaire va-t-elle être gérée ? Je vous remercie d’alimenter ma réflexion quant à cette reprise dans le cadre du déconfinement.

Ce retour à l’école me semble se faire quand même de façon très rapide et peu préparée. Les élèves auront ils leur emploi du temps complet ?
Ne pouvait-on envisager un emploi du temps allégé, avec uniquement certaines disciplines (en Terminale par exemple, les plus gros coefficients du bac) ?
S’il s’agit seulement d’une question sociale, ne pouvait-on réfléchir à l’inverse, au moins pour les plus âgés des élèves, c’est à dire privilégier d’abord l’enseignement à distance, qui fonctionne assez bien apparemment, et ouvrir les établissements sur la base du volontariat (élèves comme enseignants) aux élèves en situation difficile pour diverses raisons ?
Merci à vous,

A l’écoute en ce moment. Vous dire que hier l’Institut Pasteur s’est positionné contre la réouverture des écoles.
Le Pr Juvin, infectiologue dit ne pas masquer les enfants car impossible et même dangereux quant au fait qu’ils l’enlèveraient, le remettraient et se toucheraient donc beaucoup trop le visage. Que les enfants en difficulté bien ciblés doivent reprendre l’école est admis.
Mettre en péril le résultat du confinement avec trop de brassage d’enfants, d’adultes testés ?? sans en maîtriser les conséquences que ne connaissent pas encore vraiment complètement nos scientifiques, est irresponsable !
L’inquiétude d’une deuxième vague serait terrible pour nos soignants bien loin des 35 h.… et ne pourront pas l’assumer. Leur grande fatigue, pas assez médiatisée d’ailleurs, ne leur permettra pas d’être au rdv.

Enseignante en lycée , je me demande comment dans un lycée (près de 900 élèves et 700 CPGE)) ou il existe très peu de lavabos et de toilettes , les conditions de lavage des mains peuvent être mise en place.
En effet dans le bâtiment des cours du secondaire, il y a côté filles 2 lavabos et 4 toilettes, et coté garçons 3 lavabos et 3 toilettes.
Lors du temps normal aux récréations nos lycéennes font la queue aux toilettes à chaque pause, queue débordant jusque dans le préau.
Coté enseignants la situation n’est pas plus confortable, 4 lavabos et 6 toilettes.
Quant à la partie restauration, il doit y avoir 2 lavabos (?) coté lycée pour plus de 1500 personnes !
Les conditions sanitaires et d’hygiène déjà déplorables, ont déjà depuis longtemps fait l’objet d’alertes auprès de la région.
Quelles sont les règles d’hygiène sanitaire pour des établissements recevant du public en grand nombre ?
Comment rouvrir nos lycées dans ces conditions ?

Je suis professeur des écoles en Maternelle, je réagis à l’émission de ce matin à Grand bien vous fasse. Je m’étonne des propos tenus du syndicat des enseignants. A aucun moment nous les acteurs des écoles nous avons été entendu et concerté pour décrire la réalité du terrain afin de reprendre dans des conditions sanitaires respectées et respectueuse des élèves, parents, atsem et enseignants. Aucune concertation avec la mairie et directrice d’école, enseignants, pas de dialogue avec l’inspection. Une rentrée au goût amer saupoudrée d’une grande anxiété et de beaucoup d’interrogations. Merci à vous pour vos émissions qui nous font du bien. Prenez soin de vous. Amicalement

Je prends l’émission en cours de route et ma question à peut-être déjà été traitée. Je me questionne : pourquoi attend-t-on à l’école D’ABORD les maternelles ? Ma fille a 4 ans et je ne la sens aucunement capable de respecter la distanciation sociale !!!! Je n’ai aucune envie de lui faire passer des journées auprès de ses camarades, dont j’ignore la rigueur des parents à respecter les gestes barrière.
Les plus grands sont plus à même de comprendre et appliquer ces consignes de précaution…
Qu’est-ce qui a fondé ce choix ?
Merci à vous pour votre réponse, et pour vos émissions, ma référence.

Bonjour, pour ce qui concerne le déconfinement relatif aux scolaires, personne n’aborde les transports scolaires. Ce sont des centaines de cars Les primaires, les collèges accueillent parfois 75 % de l’effectif par car. C’est le chauffeur qui va gérer la bonne distance et le port du masque.

Il est désormais avéré que les cas d’obésité (et leurs conséquences) sont plus fréquents dans les milieux sociaux les plus défavorisées, ceux-là mêmes qui pourraient être tentés de maintenir leurs enfants en état de confinement, alors que comme cela a été évoqué ces mêmes familles ne disposent pas toujours du matériel informatique indispensable au suivi des cours à domicile, non plus que d’une aide au sein de la famille. Cette reprise en décalé sur la base du volontariat des uns et des autres ne risque-telle pas de maintenir, voire d’amplifier les disparités sociales ? Cette question se pose également selon que les communes et autres territoires sont plus ou moins riches et bénéficient ou non de facilités dans la mise en place de ce déconfinement.

Pourquoi ne fait-on pas comme le Portugal ? Il n’y a presque pas de cas mais les écoles ne vont pas rouvrir avant septembre ? Merci

Je prends l’émission en cours de route et ma question a peut-être déjà été traitée. Je me questionne : pourquoi attend-t-on à l’école D’ABORD les maternelles ? Ma fille a 4 ans et je ne la sens aucunement capable de respecter la distanciation sociale !!!! Je n’ai aucune envie de lui faire passer des journées auprès de ses camarades, dont j’ignore la rigueur des parents à respecter les gestes barrière.
Les plus grands sont plus à même de comprendre et appliquer ces consignes de précaution…
Qu’est-ce qui a fondé ce choix ?
Merci à vous pour votre réponse, et pour vos émissions, ma référence.

Je suis enseignante en CP, j’adore faire classe, j’adore mes élèves, MAIS :

totalement illusoire de faire porter un masque à des enfants 6 à 8h par jour !!!!!!!!!!!!!!!

comment faire classe en étant bâillonnée alors qu’on apprend la langue et que donc la lecture labiale et le son sont essentiels ?

comment vont-ils manger à la cantine avec un masque ?

récrés : les enfants vont jouer ensemble, respecter une distance d’un mètre est impossible à juguler

portes des toilettes : touchées sans arrêt ou un agent qui nettoie après chaque élève ?

idem pour les lavabos

demi-groupes : organisation des parents pour garder les frères et soeurs, double travail pour l’enseignante : en classe + faire travailler les élèves à distance, le tout en même temps : à moins de se dédoubler, je ne vois pas comment c’est possible

RAS LE BOL DES INCOHERENCES PERMANENTES ET DE LA DECONNECTION TOTALE DE CE QU’EST LA REALITE D’UN ENFANT DE 6 ANS !!!!!!!!!!!!!
Merci pour votre émission passionnante !

Ce retour à l’école décrété d’en haut ressemble à toutes les décisions concernant la pédagogie : il semble que les hauts « responsables » prennent des décisions sans avoir JAMAIS été en poste avec des vrais enfants ! Il est impossible d’imaginer les « gestes barrière » avec un groupe d’enfants, quel que soit leur nombre (5, 15, 20 ou plus) et leur âge puisqu’ils bougent, se touchent par définition. Quant au matériel d’hygiène, dans la dèche générale, les toilettes, les lavabos, etc… ne rêvons pas. Alors ou on va à l’école, et on déconfine, ou non.

Je suis enseignante en classe de maternelle avec des enfants de 3 et 4 ans. Il est impossible de demander à des enfants si petits des gestes barrières et surtout de distanciation sociale : ils mettent tout à la bouche, ils ne savent pas ce que c’est qu’1 mètre , ils ne savent pas se moucher (on leur laisse la morve au nez?) , ils se font pipi ou caca dessus parfois , pas de masque possible. Ils utilisent des jeux communs (construction, garage , pâte à modeler, dînette , puzzles , crayons et feutres) que nous ne pourrons pas nettoyer derrière chacun d’entre eux, surtout qu’ils se lassent vite et abandonnent le jeu en question au profit d’un autre enfant très rapidement… Je continue… ils ont déjà bcp de mal à se laver les mains après être allés aux toilettes, ils éternuent sur la table (ou sur la maîtresse…) , ils s’embrassent, se câlinent (surtout après une si longue séparation), ont besoin de contact et d’affection avec la maîtresse et l’atsem… Comment faire avec des groupes de 15 ou 10 ?

Comment prendre en charge la moitié de la classe en présentiel et en même temps l’autre moitié à distance ? C’est un vrai temps plein le travail à distance ! Et qui va prendre en charge les élèves des personnels fragiles ?

Je suis enseignante et le travail à distance me prend tout mon temps.
Si nous reprenons en classe par demi-groupe, nous sommes beaucoup d’enseignants à nous demander comment faire cours en classe à une moitié des élèves et comment faire cours en distanciel à l’autre moitié. La préparation n’est pas la même. Cela nous paraît irréalisable ! A moins de ne plus dormir…. Et encore ! Le ministère de l’EN y a-t-il pensé ? Merci !

Je suis enseignante et je me demande comment réussir à venir faire classe avec une partie de mes élèves et continuer l’enseignement à distance avec les autres ? Ajoutons à cela la double préparation : pour ceux qui sont en classe et ceux à distance ? Merci

Je suis prof en lycée général et j’ai, entre autres, deux classes de terminales à 35 élèves.
Donc il faudrait faire 3 groupes pour ne pas dépasser les 15 élèves, donc 3 fois plus d’heures de présence pour le prof. Par ailleurs, si des élèves préfèrent rester en télétravail, cela veut dire qu’après mes cours, je dois refaire du télétravail pour les absents ? Donc une quantité de travail multiplier par 4 !!! Je ne vois pas comment cela sera possible ?

Tous les enseignants en maternelle, dont je suis, savent bien qu’on ne pourra pas garantir la non-diffusion du covid entre enfants, et donc d’enfants à adultes. Le retour en classe va donc se traduire par une augmentation des cas de covid, et par conséquence de la mortalité.
J’aimerais que le ministère assume cette évidence : la relance de l’économie vaut bien quelques morts dans les écoles et les familles.

Je suis assez choqué d’entendre que la préoccupation tourne à comment garder les enfants et non ce qu’ils vont apprendre et comment. Si la préoccupation est de garder les enfants pour aller travailler, pas besoin de professeur. L’école sert de garderie mais ce n’est pas son objectif, ne l’oublions pas.

Bonjour mes enfants ont hâte effectivement de rentrer à l’école mais moi je ne suis absolument pas rassuré. Le gouvernement nous a tellement menti sur la mise en place des masques, des tests exetera qu’il m’est difficile de faire confiance en cette rentrée du 11 mai. Comment récupérer les masques pour protéger nos enfants et nous-mêmes à la sortie des classes ? Mon enfant est type sensible du y a une maladie pulmonaire, comment faire pour le protéger, et comment expliquer à des enfants de ne pas toucher divers éléments de ne pas mettre les mains et le visage.. Et comment protéger nos enfants dans les écoles. Comment faire pour nettoyer les toilettes pour leur faire laver les mains exetera exetera. Comment faire pour les sorties d’école pour récupérer nos enfants, la nôtre n’est absolument pas adapté pour récupérer les enfants à la sortie de l’école. Et je ne pense pas que les enseignants soit satisfait de reprendre le chemin de l’école.. Cordialement

Juste un message de maîtresse en colère face à la décision de réouverture des écoles.
« Les enfants ne sont pas des cobayes qui doivent retourner à l’école sans masque et sans test ».
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,
Vous mettez tout en œuvre pour la réouverture des écoles le 11, le 18 et le 25 mai pour tous les enfants de France.
Ceux-là même qu’ils fallaient confinés dès le 16 mars car jugés comme un vecteur extrêmement fort de contamination.
Des études ont démontré que les élèves du 2d degré avaient multiplié par deux la contamination au sein de leur famille et par 7 pour les élèves du 1er degré.
Vous voulez renvoyer les enfants à l’école pour que les parents puissent retourner au travail. Il faut relancer l’économie, oui, j’en suis bien consciente.
Les restaurants, pour ne citer qu’eux, comme beaucoup de commerces, ne peuvent pas rouvrir en aménageant et en limitant l’accueil de personnes à 20 par exemple. Mais nous pouvons rouvrir les écoles dans lesquelles les enfants seront des dizaines puis des centaines en un même lieu.
Enfants qui ne peuvent pas respecter les gestes barrières.
Enfants qui, notamment en maternelle, ne pourront pas garder un masque toute la journée, surtout avec les chaleurs estivales qui vont arriver (il fait 28°C dans ma classe au mois de juin).
Enfants qui ont très envie, comme leurs enseignants, de retrouver le chemin de l’école pour SE retrouver, mais à qui nous dirons « ne touche pas à ça », « garde ton masque », « non tu ne peux pas jouer avec ton ami » , « non tu ne peux pas utiliser ce feutre, il n’a pas été désinfecté », « non tu dois attendre pour aller aux toilettes il y a déjà des enfants et il faut désinfecter avant que tu puisses y aller »,  » non on ne peut pas jouer ensemble à la récréation »,  » attention, tu dois rester assis tout seul à ta table pour ne pas risquer de contaminer tes camarades »…
En maternelle, les situations d’apprentissage se font par le jeu, par la manipulation. En maternelle on est à côté, on accompagne, on corrige les gestes d’écriture, on joue ensemble, on coopère, on chante ensemble, on a une multitude de matériels pédagogiques à disposition dans la classe qui deviennent aujourd’hui une source potentielle de contamination. Nous ne pouvons pas enseigner en respectant des distances de 1 mètre. Il n’y a pas de bureau individuel dans les classes de maternelle. Dans mon école il y a un toilette pour 10 adultes. Et 30 toilettes et 8 lavabos pour 143 enfants.
Oui les enfants veulent retourner à l’école. Leur école, avec leur classe et leurs copains. Ils ne peuvent imaginer ce qui les attend le 11 mai. Des situations inédites et anxiogènes pour ces petits loulous que ni un câlin de maîtresse, ni un sourire, ni un jeu avec le copain ne pourront consoler. Parce que « pandémie », « gestes barrières ».
Oui il faut relancer l’économie et reprendre l’école pour ne pas que s’accroissent les inégalités que, Messieurs les ministres, vous semblez découvrir à la lueur de ce confinement. Mais les inégalités scolaires et sociales existent depuis des années, alors que nous demandons des moyens pour y remédier en vous expliquant ce qui fonctionne. Nous sommes les professionnels, vous le reconnaissez maintenant que nous nous sommes tous mobilisés avec et plutôt sans votre aide pour le suivi pédagogique (j’ai reçu pendant les trois premières semaines du confinement des informations de mon IEN (inspecteur de l’éducation nationale) , de l’IA (inspecteur d’académie) et la rectrice d’académie. Pas de coordination, et je ne parle pas des outils institutionnels numériques à disposition, cela a déjà été largement dénoncé sur les réseaux sociaux à la mise en place du suivi pédagogique) .
Ces inégalités déjà dénoncées par les enseignants ne vous ont pas empêché de supprimer des postes, des maîtres Rased (réseau d’enseignants spécialisés pour les élèves en difficulté) dans toute la France, hors et dans les REP (réseau d’éducation prioritaire).
Et aujourd’hui, au nom de l’économie et des inégalités à réduire, vous voulez que 10 millions d’enfants reprennent le chemin de l’école pour 14, 5 jours de classe dans le meilleur des cas. Du 11 mai au 4 juillet, il y a 29 jours de classe. À raison de groupes de 15 enfants, alors qu’aujourd’hui il est interdit d’en réunir plus de 10, voilà ce dont les enfants vont bénéficier : 14,5 jours de classe avec un enseignement forcément dégradé puisque ne pouvant s’appuyer sur le matériel pédagogique, dans des conditions anxiogènes, que les enfants surtout jeunes auront beaucoup de mal à comprendre et à vivre. Il s’agira de 9,5 jours avec des groupes de 10 enfants.
‌Les sondages actuels affirment que 64% des parents ne souhaitent pas remettre leurs enfants à l’ école. Je ne sais pas si il a été effectué en fonction des CSP (catégories socio-professionnelles), mais j’ai fort à parier que ces 64% là englobent très majoritairement les familles des enfants en décrochage scolaire que vous dites vouloir cibler. Parce que nous connaissons notre métier, nous connaissons les enfants et leurs familles. Nous connaissons les conditions d’enseignement sur le terrain qui est à la base très inégalitaire, puisque ne dépendant pas de « l’éducation nationale « , mais des populations et des municipalités qui mettent locaux et moyens à disposition. ‌
Ce ne sont pas 5 semaines de confinement qui ont créé ou étendu ces inégalités. Soyons honnêtes.
L’Italie, l’Espagne et la France sont les trois pays européens les plus touchés par le covid. Les deux premiers ont déjà reporté la rentrée au mois de septembre.
Vous, vous décidez, puis nous laissez tout organiser sur le terrain. Si ça se passe mal, nous enseignants et municipalités aurons mal fait.
Vous donnez le choix aux parents. Si le virus s’installe dans leur famille, il en sera de leur responsabilité.
Alors toute cette énergie et cet argent public dépensé valent-ils le risque de la seconde vague tant redoutée, pour cette dizaine de jours de classe détériorés, pour cette dizaine de jours de travail partiel en moins gagnés pour les parents ? professeur des écoles. ‌


J’aimerais savoir comment l’État compte protéger les AESH et les AVS? Notre travail consiste à être au plus près des élèves que nous accompagnons. Comment pouvons-nous être à 1 mètre des élèves pour écrire pour eux? C’est juste un exemple parmi tant d’autres. Depuis le début de cette pandémie, personne ne parle du sort des Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap. Merci.

les enseignants n’ont pas de médecine du travail
2 Les psychologues dans le primaire font partie des RASED (réseau d’aide aux élèves en diff.) 1psy pour environ 1600 élèves….. Les besoins vont être considérables…. Cela fait des années que nous réclamons des postes!!!!! M. Blanquer ne semble pas connaitre le fonctionnement des RASED.
Les médecins scolaires ne sont pas non plus assez nombreux. S’occuper de l’humain n’est pas objectivement rentable et quantifiable au sens néolibérale

Vu la difficulté pour la réouverture des établissements scolaires avec le problème de la cantine, des pauses et des contraintes liées notamment aux cours dans collèges et lycées
quand on sait que cette décision repose essentiellement sur les grandes difficultés que certains enfants ont dans leur famille, pour quelles raisons les établissements ne seraient t il pas ouverts pour donner de quoi se nourrir correctement aux enfants en grandes difficultés et que ce soit aussi un lieu ou ils puissent dire
l’école aurait alors sa vocation première : le lien social
pour ce qui est de l’enseignement un vrai retour en septembre serait plus concevable car dans le contexte actuel les enfants ne vont pas vraiment apprendre quoi que ce soit ou si peu
que les écoles rouvrent simplement pour assurer une mission de service public d’aide aux enfants

Je suis une fidèle auditrice de France Inter et une enseignante qui s’étonne du manque d’objectivité de la radio au sujet de la réouverture des classes: pourquoi annoncer ce matin 27 avril le déconfinement de l’Italie et commencer par la phrase « les écoles en Italie restent fermées car trop risqué »? Pourquoi n’inviter ou ne donner la parole qu’à des enseignants contre cette réouverture (Journal de 13h)? Cette réouverture est aussi sociale et je ne comprends pas que France Inter ne défende pas cette aspect là aussi: des élèves sont en train de décrocher même parmi les volontaires, d’autres vivent des situations difficiles chez eux…Ne pense-t-on pas à ces parents qui ont besoin de travailler et qui n’ont pas les revenus nécessaires pour faire appel à une nourrice ou une babby sitter? Veut-on voir les femmes qui travaillaient, rester à la maison?Préfère-t-on voir nos adolescents dehors les mois de Mai et Juin retrouver leurs amis sans adultes pour leur rappeler les bons gestes car soyons certains que sans reprise de l’école et avec le déconfinement, ils vont sortir!
J’aurais aimé que France Inter proclame cela, aussi fort qu’elle le fait quand elle évoque le cas de l’Italie ou les risques liés au retour dans les écoles.