Le statut de la médiatrice des antennes de Radio France

Christophe Abramowitz

Christophe Abramowitz

Radio France s’est dotée depuis 2002 d’un médiateur dont le rôle est d’être l’intermédiaire entre les auditeurs/internautes et les différentes antennes du groupe et leur site. Sa mission consiste à recevoir les remarques, les questions et les éventuelles critiques à propos des contenus éditoriaux produits par les rédactions et les programmes. Ce poste a été créé pour offrir aux auditeurs/internautes de Radio France la possibilité de se référer à une instance impartiale. Ce poste est actuellement occupé par Emmanuelle Daviet. 

 

Indépendance de la médiatrice

La médiatrice est nommée par la présidente de Radio France et placée sous sa responsabilité directe. Journaliste, elle est indépendante de toute hiérarchie et n’exerce aucune responsabilité éditoriale. Elle n’intervient aucunement dans le choix, la préparation ou l’élaboration des programmes. Elle n’est pas responsable des choix éditoriaux.

La médiatrice ne peut se voir imposer ni elle-même imposer une décision. Elle est indépendante vis-à-vis de toute influence extérieure. 

Elle ne reçoit aucune directive de quiconque.

La médiatrice s’engage à refuser ou interrompre la médiation si les conditions de cette indépendance ne lui paraissent pas ou plus réunies.

 

Mission de la médiatrice

La médiatrice assure la relation entre les auditeurs/internautes et les différentes antennes et sites de Radio France par l’intermédiaire des messages qui lui sont adressés directement par mail, sur le site https://mediateur.radiofrance.fr/ sur les réseaux sociaux ou via les formulaires de contact des chaînes. 

La médiatrice examine tous les messages et décide de donner suite ou non. Elle apporte  des réponses directes. Elle peut aussi répondre en rédigeant des articles explicatifs publiés sur le site et les réseaux sociaux. Elle aborde également les questions des auditeurs/internautes dans ses rendez-vous d’antenne réguliers sur France Inter, franceinfo et France Culture ainsi que dans sa Lettre hebdomadaire publiée chaque vendredi.

La médiatrice peut être saisie par la présidence de Radio France, les directeurs de chaînes ou les directeurs de rédaction ou des programmes. Elle peut être appelée à travailler avec la direction des affaires juridiques. En fonction des sujets, elle peut mener une réflexion en associant des responsables de Radio France et des spécialistes extérieurs qu’elle juge compétents. Elle rend ensuite un avis ou des préconisations.

La médiatrice est la garante de la déontologie et de l’éthique professionnelle dans le domaine éditorial. A ce titre, elle est consultée pour toutes les questions s’y rapportant et participe à l’élaboration de chartes ou de règles. Elle a également la charge du bon usage de la langue française sur les antennes et les sites de Radio France.

 

Moyens d’intervention du médiateur

Lorsque le médiateur est saisi par quelques moyens que ce soit et qu’il considère que la requête est fondée, il se met en relation avec les responsables de rédaction ou de programmes concernés. Il communique ensuite les réponses, mais peut également répondre directement aux auditeurs/internautes.

Il dispose de rendez-vous sur les antennes de Radio France et invite les personnes compétentes pour répondre aux questions ou critiques d’auditeurs/internautes, expliquer le fonctionnement des antennes, la ligne éditoriale choisie pour traiter d’un fait d’actualité, l’éthique et la déontologie qui régissent la pratique journalistique à Radio France. 

Il participe à la réunion hebdomadaire des directeurs de rédaction organisée par le Secrétariat Général de l’Information (SGI).

Il est alerté de chaque saisine déposée auprès du Comité d’éthique de Radio France. 

A destination de la présidence de Radio France, des directeurs des chaînes, des personnels de Radio France et des auditeurs, le médiateur publie une lettre hebdomadaire synthétisant les grandes tendances des messages reçus au cours de la semaine.

Par ailleurs, il représente Radio France dans des organismes ou des instances externes liés à la déontologie ou l’éthique. 

Enfin, il doit disposer d’une infrastructure et d’outils nécessaires à l’exercice de ses fonctions.