#20 Le retour des parisiens

Je ne comprends vraiment pas comment vous avez pu donner la parole à des citadins (Parisiens en l’occurrence) qui, bien sûr parce qu’ils ont davantage de moyens que Monsieur Tout le monde, ont choisi d’aller se confiner à la campagne, dans des résidences bien confortables. 
Le journaliste était très en accord avec eux et n’a, à aucun moment, exprimé ne serait-ce qu’un petit reproche ! Il était question de leur retour à Paris 4 jours avant le déconfinement ! 
France Inter deviendrait-elle la radio des classes aisées ! 
Très dommage !  

Depuis quelques jours, France Inter a diffusé plusieurs reportages sur les Parisiens qui après 2 mois passés dans leur résidence secondaire ou autre endroit, reviennent dans la capitale pour réintégrer leur logement principal. 
Reportages sur : les trains « surchargés » qu’ils ont dû emprunter, les autoroutes sur lesquelles ils ont dû circuler en dehors des weekends ou de nuit pour éviter les bouchons, les foules sur les trottoirs qu’ils retrouvent, ou les personnes qu’ils croisent dans les escaliers ou ascenseurs de leur immeuble. 
Trop, c’est trop, pour tous ceux qui ont respecté scrupuleusement les règles de confinement dans leur domicile principal et ne sont pas allés « envahir » les villes des côtes françaises ou des campagnes. 
France Inter a fait à longueur de journée des émissions sur cette pandémie et ses conséquences dangereuses pour notre société. Ce type de reportage passé à plusieurs reprises, ne fait qu’accentuer la cassure entre le monde d’en haut et les bobos, et celui des honnêtes citoyens qui respectent les règles en vigueur et pleines de sagesse en cette période de pandémie.

J’ai 47 ans et je suis une enfant de France Inter.  
Comme beaucoup, vous faites intrinsèquement parti de ma vie, jour après jour. Aujourd’hui, comme après les attentats de 2015, les voix des journalistes et animateurs m’informent et me réconfortent comme un point d’ancrage précieux dans ce monde troublé. Mais il y a aussi des moments où mon sang ne fait qu’un tour en subissant le point de vue de certains journalistes qui me semblent tellement coupés du monde dont ils parlent. Ce matin même nous avons eu droit à un nouveau reportage sur ces Parisiens de retour chez eux après avoir trouvé refuge en Normandie pour se protéger de l’épidémie de Covid. Les larmes de rage face à tant d’égoïsme, me sont montées aux yeux.  
En effet, je travaille dans une épicerie sociale dans un quartier modeste. Depuis plusieurs semaines, je vois tripler, voire plus, le nombre de personnes ayant reçu des bons Ccas ou Secours Populaire, pour venir s’approvisionner chez nous. Les mêmes qui vivent déjà de façon très précaire, n’ont plus rien car privés des petits boulots habituels.  
À ceux-là, on a vendu des masques, unique protection face à un virus qui a mis le monde à genoux, à un prix indécent, honteux, dégueulasse même (en moyenne, 50 centimes contre 0,8 avant la pandémie, et il en faudrait plusieurs par jour pour être sûr d’être protégé). Et vous consacrez toute une émission, écoutée par des milliers d’auditeurs, à des nantis qui doivent rentrer pour affronter ce que les pauvres gens vivent depuis 2 mois !!!!! Ma colère est immense. Mon chagrin face à l’égoïsme de ce choix éditorial, ne me quitte pas. 

Je voudrais simplement vous dire combien j’ai été choqué par l’interview de la jeune femme partie tranquillement en confinement à la campagne en famille et entre amis, et aussi combien je partage l’avis de l’auditeur du Var qui, pendant 2 mois, n’a même pas pu se promener dans les forêts autour de chez lui !!! 
Étant moi-même habitant de l’Île de France, je ne nourris aucune animosité envers les Parisiens, mais j’ai beaucoup de mal à admettre que la grande majorité ait sérieusement respecté les consignes en restant chez elle, pendant que quelques-uns, au mépris des mesures gouvernementales et avec les risques de contamination encourus pour eux et surtout pour les autres ont continué à se déplacer et à « vivre leur vie » d’une manière parfaitement égoïste. 
Je crains que le monde de demain ressemble fortement à celui d’hier. 
Une de mes voisines a été verbalisée (135 € !) parce qu’elle avait oublié de mentionner son lieu de naissance sur l’attestation dérogatoire !!! 
Personnellement, j’ai vu 5 policiers se déplacer pour contrôler une vingtaine de jardiniers qui travaillaient sur leur parcelle de jardin familial conformément aux arrêtés préfectoraux et municipaux !!! 
Il me semble qu’il y a deux poids deux mesures et c’est bien regrettable ! 
Je reste quand même un fidèle auditeur de France Inter

Je trouve honteux ces provinciaux qui conspuent les Parisiens… ne comprennent-ils pas qu’on est mieux à la campagne dans nos maisons que dans nos 40 m2 ? De plus, les hôpitaux y sont vides puisqu’on y envoie les Parisiens en réanimation, même Mme Hidalgo a demandé d’arrêter le parisien-bashing. Les provinciaux vont pleurer quand le tourisme va s’effondrer. L’île de Ré a bloqué un fils qui allait voir son père mourant. On a été scandalisé ! Et ça n’a rien à voir avec les bobos Parisiens… on aurait dû au contraire encourager les parisiens à partir en province pour désengorger les lits de Paris… 

Sur les ondes de France Inter, vous ne parlez que des Parisiens qui ont fui la capitale à la mi-mars et qui reviendraient pour le 11 mai. Mais il y a aussi des Parisiens ou Franciliens, retraités qui plus est, qui ont respecté les consignes édictées par le Président dès le 14 mars et qui sont restés ! Parmi ceux-là, il y a des retraités qui ne sont toujours pas autorisés à quitter la capitale (zone rouge, où ils sont donc plus exposés !) pour rejoindre une maison de campagne, en zone verte où ils seraient plus en sécurité. Ceci est scandaleux et tendrait à nous faire regretter de ne pas être partis dès le début du confinement, alors que c’était interdit !

J’apprécie depuis des dizaines d’années vos programmes mais là trop c’est trop : le covid-19 oui mais le début du déconfinement à Paris ! Mais Paris n’est pas la France ! Et le retour des exilés ! Non mais de qui se moque-t-on ? Il me semble qu’ils l’avaient choisi ! Et le reste du monde ? Il ne s’y passe plus rien ? L’explosion en Inde ? Pas grand-chose ? Les vies n’ont pas toutes la même valeur, mais je le savais. J’avoue je sature.

Pour la première fois de ma vie, je viens de couper la radio chez moi, tellement votre émission, et surtout l’orientation de votre émission a été aussi terrible. Première auditrice, qui nous annonce gentiment qu’elle va rentrer ce jour sur Paris… Mais nous sommes le 07/05, pas de zone de 100km, juste 1km…..et vous ne dites rien, vous lui donnez votre aval à cette infraction du confinement… Comme si cela été normal pour les « urbains ». Moi j’habite sur la côte en Bretagne nord, je marche tous les jours, et il est évident que nous voyons des maisons, des appartements, s’ouvrir ou se fermer au gré des vacances et des week-end. Des allers/retours incessants, depuis le début du confinement. Soit vous êtes aveugle, et c’est bien dommage pour un journaliste d’une radio nationale, soit vous êtes bridé ou orienté, et c’est encore bien plus grave. Jusque-là, j’ai toujours fait confiance à France Inter pour les informations, j’avoue que depuis quelques semaines, j’ai de très grands doutes sur votre impartialité en tant que journaliste.

Il se trouve que je suis par le plus grand des hasards Parisien depuis plusieurs générations (3 comme le veut la coutume). Je suis resté comme la quasi-totalité des Parisiens à Paris (2007 : seul 31% des habitants y sont nés. Le reste est résident) car n’avons nulle envie et nul part d’autre où aller. Les vrais Parisiens se reconnaissent également en vacances (jamais aussi belle que notre ville), au Pays Basque, Bretagne ou Vars, le local façon M. Brun nous dit tu connais mon cousin untel il habite à Paris ? non il habite où ? A Orléans (des fois c’est Versailles ou Cergy ou Evreux). Voilà les Parisiens dont vous parler ! C’est le type qui habite de l’autre côté du pont de l’Île de Ré. Dans l’esprit provincial, le Parisien c’est l’étranger de France, celui qui a quitté sa ville ou son village pour travailler et qui une fois à la retraite trente ou quarante ans plus tard reviendra sur sa terre familiale. A Paris on est Parisien, à Bordeaux on est Bordelais, à Montreuil on est Montreuillois.  

Dans l’émission avec les auditeurs  sur les gens qui sont partis dans leur résidence secondaire au début du confinement, le journaliste a été trop partial et trop « parisien » en utilisant un vocabulaire complaisant envers ces parisiens. Il aurait dû au contraire souligner que ces gens ont pris le risque de contaminer des gens qui n’avaient rien demandé, au risque ensuite de saturer des hôpitaux bien moins équipés qu’à Paris. Attention au ton des journalistes, ils sont tous Parisiens et ont du mal à sortir de leur parisianisme. 

Beaucoup de compréhension dans les mots choisis pour parler avec les gens qui sont partis dans leur résidence secondaire au début du confinement. Ces gens ont fait preuve d’égoïsme en prenant le risque d’aller contaminer des habitants qui n’ont rien demandé à personne, et risqué aussi l’encombrement des hôpitaux beaucoup moins bien équipés que ceux de Paris. Je trouve même que les maires qui ont laissé faire ont manqué de courage, ils auraient dû imposer à ces « touristes » de repartir chez eux. 

Depuis 2 mois nous avons droit à des reportages sur tous ces gens qui ont passé leur confinement dans des belles maisons à la campagne avec famille ou amis… il y en a marre ! Aujourd’hui une femme explique comment elle a passé son confinement avec des amis dans une grande maison. Soyons clairs pour nous qui sommes en ville dans des petits appartements et qui n’avons pas vu autre chose que notre triste quartier ça devient insupportable ! Avons-nous besoin d’entendre des familles nous raconter à quel point leur confinement était sympa ??! Ce n’est pas de l’aigreur mais comme beaucoup je n’ai pas passé mon confinement d’une manière particulièrement agréable et je me passerai bien de l’indécence de ces gens qui se photographient se filment ou se racontent en oublions complètement qu’il y en a d’autres qui ont passé 2 mois de merde et d’autres qui ont perdu des proches et qui ont passé des moments douloureux sans compter tous les gens du médical ! Bref Je me pose la question de la pertinence de ce genre de reportage et de la pertinence du journalisme actuel !!

IL Y EN A MARRE DES PARISIENS, ces pauvres qui vivent dans cette grande ville N’oublions pas POUR LA PLUPART que les salaires sont supérieurs au reste de la France !!!!! MARRE des couples bobos qui nous prennent pour des c… de provinciaux, mais savent venir à la campagne !!!!! Choisissez votre vie et ASSUMEZ-LA.

Pourquoi cette émission sur les « Parisiens qui se sont mis au vert dans leurs résidences secondaires ou autres ». Le problème est de ne pas parler de ceux qui sont en train de se perdre, parce que sans travail, sans revenus, sans équipement internet pour que leurs mômes puissent suivre les cours à distance. Informer, c’est parler de TOUS les citoyens, et de grâce épargnez nous les témoignages rigolards de ceux qui ont les moyens de se moquer des interdits. Tous les parisiens n’ont pas de résidence secondaire, et beaucoup d’entre eux sont indispensables à la bonne marche de la capitale… Souhait d’une émission à la hauteur des angoisses et de la colère de ceux qui ne sont rien et qui pourtant nous sont indispensables à tous. 

J’ai écouté l’émission sur le retour des Parisiens mal aimés, et j’ai été très choquée : pour commencer un témoignage d’une personne qui a eu un comportement inacceptable, non parce qu’elle a quitté la ville, mais parce qu’elle est allée avec sa famille se « confiner » dans une maison avec 8 autres personnes !!! Aucune remarque ne lui a été faite à ce sujet, alors que chez nous des gens se font verbaliser parce qu’ils se promènent à 1.2 km de leur domicile. Ensuite, à plusieurs reprises, Paris a été opposée à « la campagne ». Mention spéciale au sociologue qui a dit en substance « les provinciaux ont découvert les citadins » ! Ah bon, il n’y a pas de villes en province ? Au final, je rejoins tout à fait l’intervention du monsieur du Var, qui soulignait l’arrogance de certains parisiens, généralement très aisés, qui se comportent comme s’ils avaient tous les droits. Personne ne lui a vraiment répondu sur le fait qu’en plein confinement, un avion Paris-Nice ait décollé avec des passagers, la réponse a consisté à dénigrer ses propos en disant qu’il caricaturait. Ce qui n’était pas le cas, et je le rejoins, je ne confonds pas les parisiens qui regardent de haut les provinciaux, et les parisiens qui sont des vrais gens (la majorité, heureusement !). Pour conclure, cette émission était tellement caricaturale sur les « provinciaux » (qui sont des gens comme tout le monde, et ne sont pas tous des ruraux, certains vivent dans des grandes villes) que j’en suis atterrée, je suis provinciale, et je ne pensais pas qu’un tel mépris existait encore vis-à-vis de tout le petit peuple qui vit au-delà du périphérique, et qu’il pouvait s’exprimer sur une station de grande écoute. Confinée et déconfite !