#21 Les parisiens : édito de Sonia Devillers

Paris©Getty

Dire « Les Parisiens », ça suffit !

Je souhaitais remercier Mme Devillers pour sa chronique de ce jour sur « les Parisiens ».
Depuis 9 semaines (voire avant), je m’agace d’entendre parler des Parisiens qui… Enfin vous avez dit ce qu’il fallait ! Votre chronique décrivait la réalité de Paris avec toutes ses disparités.
D’origine provinciale habitant Paris depuis 43 ans, je ne parviens pas à comprendre cet anti-parisianisme primaire persistant voire s’empirant. Les propos de certains de vos confrères journalistes n’arrangent en rien cette situation.

J’apprécie beaucoup vos chroniques, j’ai entendu celle de ce matin sur les Parisiens, je la comprends et il est vrai qu’amalgamer les « Parisiens » comme une entité homogène est stupide. Je vous écris parce que je suis tout autant agacée par ce parisianisme et notamment sur France Inter, qui consiste à parler de « La Province » (nous et eux). C’est exaspérant, tout comme les parisiens ça ne veut rien dire, « la province » ne veut rien dire ! (Serions-nous tous pareils, à vivre dans des environnements similaires, parce que nous n’habiterions pas PARIS !) … voilà, mon petit coup de gueule (et peut être que cet agacement des « Provinciaux » par rapport aux « Parisiens » vient-il en partie de cette stigmatisation « nous/eux »).

J’ai beaucoup aimé votre chronique ce matin, concernant les Parisiens. Et cela pourrait s’appliquer à tous les Français lorsque l’on parle d’eux comme d’une masse informe et non comme des individus. Cela me renvoie à tous les préjugés que je combats depuis toujours. Je suis née à Cannes et vis en Savoie depuis 25 ans et dès que j’ouvre la bouche, je suis « superficielle ». Ce à quoi je réponds : « C’est vrai, les gens du midi sont superficiels, les noirs courent vite, les juifs sont radins, les arabes sont voleurs, les blondes sont connes etc. Alors merci, continuez à combattre tous ces préjugés même s’ils ont la vie dure.

Merci pour votre chronique sur les Parisiens je crains qu’elle n’ait touché beaucoup d’auditeurs, cet ostracisme relégué par les médias qui ne connaissent ni ne s’intéressent à la population vivant à Paris hormis à travers des clichés vendeurs et destructeurs.

Bravo pour votre édito de ce matin « les Parisiens ». Puisse-t-il servir de référence aux futurs poncifs sur « les Marseillais ».

Et merci pour le p’tit coup de gueule de ce matin 21 mai : Dire « les Parisiens » ça suffit !
Je ne suis plus Parisienne depuis 3 ans, et je puis vous dire que cette caricature fait beaucoup de mal en Province ! Les « Parisiens » devenant les « envahisseurs », déjà qu’ils n’aiment pas le chant du coq Maurice de l’ile d’Oléron sauf que ce n’étaient pas des Parisiens mais des agriculteurs à la retraite (merci le boulot de journalistes), qu’ils demandent à un maire d’une petite commune qu’il fasse cesser le chant des cigales, ben voyons, sauf que quand on se penche un peu sur le cas du bourg en question, on s’aperçoit qu’il est en manque de touristes et que du coup ce mensonge fait une bonne pub populiste et gratos… etc… donc à chaque fois, je rectifie dans mon nouveau coin, Auvergne… Donc encore bravo et merci, c’est salutaire !

Merci Mme Devillers

Bien dit Sonia Devillers.

Je comprends que Sonia Devillers s’offusque des raccourcis employés pour désigner certains Parisiens comme étant les Parisiens. Que dire alors de cet emploi de la province ou en province pour désigner tous sauf Paris. Proportionnellement c’est encore pire, et c’est quasiment quotidiennement que ce vocable est utilisé, entre autres à France Inter.

Je voudrais réagir, après avoir écouté une chronique contre la presse normande qui dénonce les Parisiens. Sachez seulement que le jour où vous nous avez avertis que le tour de France serait re-programmé en septembre, vous avez eu du mal à empêcher un fou rire : les routes risquent de glisser à cause des betteraves ! Allez-vous dire une tribune pour défendre les Provinciaux contre les clichés des journalistes parisiens ? Parce qu’on se prend tout de même souvent des tacles… Et petite précision sur le langage provincial : nous regroupons sous le mot « Parisien » tout habitant d’Ile-de-France. Pauvre 78, il est banlieusard pour le Parisien et Parisien pour les provinciaux. Merci de respecter les provinciaux.

Bien sympathique votre petite chronique ce matin pour tenter de redorer le blason de ceux qui dirigent cette France centralisée depuis Robespierre, les fameux « parisiens ». Tant que ce pays ne sera vu qu’à travers vos petits bobos, tant que les médias nationaux seront fagocités par les questions urbaines de métro loyers et banlieues, tant que les enjeux actuels ne seront abordés que par le prisme des problèmes de métropoles, les autres vous mépriseront.

C’en était presque attendrissant. C’est sûr que les Parisiens ne forment pas une population homogène… J’en suis convaincue.
Mais alors la PROVINCE dont France Inter parle toujours, et là, il y a des différences énormes, je ne vais pas vous faire la liste.
La province est, pour beaucoup de parisiens, 1 TOUT et France Inter est particulièrement dans ce cas.
Alors avant de ne nous faire la morale à nous, les provinciaux, regardez comment vous, vous fonctionnez et ceci depuis toujours
Merci de ne plus parler des PROVINCIAUX comme 1 entité.
La France serait en 2 parties : Paris et le reste.