Le titre de la rubrique de Franceinfo « Vrai ou Fake » ne me semble pas respecter la loi Toubon qui impose le français dans les institutions publiques. Cette loi aurait elle été abrogée? Si c’est le cas merci d’excuser mon ignorance. Mais de toute façon on peut dire « Vrai ou faux » et je pense que France info doit défendre la langue française.
De plus le fait que Franceinfo s’attribue le droit de dire ce qui est vrai ou faux est contestable. Respectueusement

Les soignants et journalistes nous bombardent de CLUSTERS du coronavirus, alors qu’il existe un mot tout à fait adéquat en français : FOYER.
Foyer d’infection, foyer épidémique, foyer de propagation, mais pas KLUSTERRR, nom de dieu !

Je vous crois suffisamment instruit et intelligent pour faire vous-même le tri sur certains mots et reprendre le dessus sur la mode des nouveaux mots, qui ne sont que des anglicismes, et utiliser tout simplement les mots de notre belle langue qui existent déjà. Je sais d’expérience qu’il est parfois difficile de retrouver le mot d’origine lorsqu’on vient d’entendre sa traduction dans une autre langue. Tout de même manier la langue est votre métier! Vous donnez l’impression de découvrir aujourd’hui grâce à cette commission que le terme « foyer » existe en lieu et place de « cluster ». Mais comment faisiez vous alors au temps des diverses crises Ebola…? Il est un autre terme qui m’arrache les oreilles lors de chaque chronique culturelle. La « performance »! Aimant beaucoup la pratique sportive, ce mot très ambigu m’a d’abord fait croire lorsqu’il est apparu il y a une dizaine d’années que les SPECTACLES dont on parlait étaient particulièrement athlétiques. Mais au fil du temps il est apparu que les REPRESENTATIONS et autre SCENES dont il s’agissait étaient JOUEES par des acteurs tout à fait normaux voir décatis. Peut-être à leur niveau la PRESTATION était elle physiquement exceptionnellement contraignante et exigeante? Que nenni! Il s’agissait simplement d’excellents JEUX d’acteurs, de très bons comédiens, musiciens artistes de cirque et autres enfants de la balle. A contrario il aurait été plaisant d’entendre commenter avec ce terme dévoyé les « performances » des entreprises lors des chroniques économiques. Imaginez un peu : « CAC40 : aujourd’hui très belle PERFORMANCE de Martin Bouygues aux Folies Bergères qui relance l’entreprise de 3%! ».
Au plaisir de vous entendre toujours aussi piquants mais en Francais! 🙂
Merci, amicalement

La parole est « mainstream »!!
Je suis une auditrice assidue de France Inter et autres radios du service public et vous remercie pour la qualité extraordinaire des émissions que vous nous proposez.
Néanmoins, écoutant le 7/9, je me demande quel pourcentage de la population française comprend une telle expression “la parole est mainstream” sans parler de nombreux autres anglicismes. Encore une fois, faîtes un effort, parlez FRANÇAIS!!! Qui plus est à une telle heure de grande écoute c’est un devoir. D’une auditrice française vivant en suède parlant français, suédois et anglais tous les jours. MERCI.

Aussi intéressantes soient vos émissions, l’agacement ressenti par l’usage constant de « maman » (surtout) et de « papa » pour parler des mères et des pères évoqués va croissant. Les termes domestiques, affectifs, voire infantilisants de maman et de papa n’ont pas lieu d’être utilisés pour des évocations objectivement historiques : Père et Mère sont nettement plus adéquats.
Nous sommes nombreux à le penser. Merci d’en faire part.
Vieil auditeur de France Culture

Juste un petit message concernant des fautes de français régulièrement répétées sur les chaînes de votre groupe. J’abandonne l’espoir de ne plus entendre « cents euros » au lieu de « cent euro » par contre plus grave depuis quelques temps, l’usage du terme éducation au lieu d’instruction, ce qui est obligatoire en France c’est l’instruction, l’éducation est à charge des parents, et quand j’entends cela 20 fois sur la journée c’est un peu gonflant surtout de la part d’une antenne censée sérieuse comme la votre. Cordialement.

Je suis agacée d’entendre sur vos diverses antennes vos journalistes et chroniqueurs parler de  » distanciation sociale » à la place de « distanciation physique » !! Car il ne s’agit pas du tout de la même chose. En cette période de COVID pour respecter les gestes barrières et limiter la transmission du virus, on a mis en place une « distanciation physique » entre les gens. La « distanciation sociale » renvoie au terme ‘social’ qui concerne les relations entre les membres de la société et sous entend leurs inégalités sociales. Merci

S’il vous plait, dites LA Covid 19 et pas LE Covid 19 !
Car Covid 19 est une contraction des deux mot COronaVIrus et Disease à laquelle est accolée l’année de son apparition : 2019. Soit en français « Maladie à coronavirus 2019 ». Maladie étant un mot féminin, il faut donc dire LA Covid 19.
Arrêtez d’entretenir la confusion entre le virus et la maladie qu’il provoque, s’il vous plait !!
Merci pour votre travail.

Les journalistes pourraient-ils parler d’infirmiers et non d’infirmières lorsqu’ils évoquent cette profession ? La règle selon laquelle le masculin l’emporte sur le féminin (pourtant peu féministe) s’efface devant la vieille représentation d’un métier du « care » et mal payé, donc féminin. Curieux non ? Et de plus en plus éloigné de la réalité sur la répartition des sexes entre médecins et infirmiers à l’hôpital.

Chers amis de France Inter,
Fidèle auditrice de votre radio, je voulais faire une suggestion.
Je pense qu’il conviendrait de changer la malheureuse expression « geste barrière » qui n’appelle qu’à la peur et au clivage, pour « geste de prévention, ou préventif ». C’est le but prévenir la propagation du virus et la santé propre et de l’autre.
Je ne doute pas qu’une radio avec un telle audience pourra renverser cet usage. Merci et prenez soin de vous

« N’en déplaise à ces auditeurs, le mot quatorzaine existe. Lors de l’émission d’Ali Rebeihi il a été indiqué que le mot « quatorzaine » (versus « quarantaine ») existe depuis le XIXe siècle, il est donc approprié. » avez-vous écrit.
Il existe, c’est un fait, mais, sauf erreur, d’après mes recherches pas du tout dans le sens de « mise à l’isolement pendant une période de 14 jours ».

Ce commentaire concerne France Inter, mais aussi Franceinfo et France Culture.
j’apprécie toujours votre lettre. D’abord un grand bravo pour arriver à maintenir une qualité d’émissions dans des conditions très compliquées.
J’ai cru remarquer un peu de décontraction dans le respect de langue, notamment un usage plus courant de mots familiers voire argotiques. Certes la grande variété d’intervenant(es), (bravo pour cette noria au passage) y est aussi pour quelque chose. les conditions matérielles du dialogue aussi. L’accent porté sur ce qui nous préoccupe tous en est une autre cause. Personnellement je n’y vois que le reflet authentique d’une situation « sociétale » comme on dit.
Fan de l’émission de Charline, j’apprécie les efforts de l’équipe pour restituer une ambiance et une complicité à distance.
Les rires sonnent différemment, la contagion visuelle habituelle ne fonctionnant pas ils semblent parfois décalés ou forcés.
Deux regrets pour terminer : que l’expression « la vie d’après » soit devenue un mot-valise. Qui sait s’il y aura un après, et quand ? que le coronavirus ait cannibalisé le reste de l’actualité.
Bonne continuation !

Retours sur l’édito de la médiatrice de la Lettre#21

Heureuse initiative que ces éditos ! C’est la flemme généralisée. Bien que n’étant certainement pas un modèle, il est fort dommage de se laisser passivement submerger par les anglicismes et approximations sur nos antennes du service public. Notre langue est belle et riche. Elle est précise. La chérir, la valoriser, cela fait partie de nos missions. Enfin je pense… J’admire le Québec qui fait preuve d’une belle inventivité. Je persiste humblement, comme je l’espère pas mal de mes collègues. Jusqu’à ce qu’on me dise que je suis un ringard ? Merci.

Echange avec un auditeur

Je lis toujours votre lettre avec le plus grand intérêt (…) Je n’aime pas par ailleurs votre calque de l’anglais « misuse » qui devient le néologisme « mésusage ». Il faut accepter que parfois le français a besoin de deux mots là où l’anglais n’en n’a qu’un, comme « shallow=peu profond » (ou à l’inverse « se taire= to keep quiet/silent »).

Réponse de la médiatrice

Cher Monsieur,  
Je vous remercie pour votre courriel et de l’intérêt que vous portez à notre lettre hebdomadaire.  
Pour votre information, France Culture devrait reprendre ses informations à 12h30 début juin mais à ce jour rien n’est officiellement confirmé.  
Par ailleurs, “mésusage” n’est pas un néologisme. Il s’agit d’un mot parfaitement approprié,  le dictionnaire Larousse le répertorie même dans la catégorie  « littéraire ».  
Très cordialement,  
Emmanuelle Daviet  
Médiatrice des antennes de Radio France 

Réponse de l’auditeur

Madame, 
Je vous remercie. Je suis à la fois flatté que vous ayez consacré du temps et de la peine à me répondre personnellement et ravi d’apprendre que le journal de 12h30 de France-Culture doive reprendre début juin. 
Quant à « mésusage », je m’incline puisque vous êtes en bonne compagnie – celle d’Aragon, d’après le dictionnaire du CNRS (beaucoup moins sujet aux modes que Larousse, qui admet tout ou presque) : 
Mésusage, subst. masc.,vieilli, littér. Action de mésuser. [Le] mésusage qu’ils ont fait de la force et de la richesse  
C’est par ailleurs un mot utile, contrairement à nombre de mots anglais (parfois pseudo-anglais ou employés de travers) qu’on entend à l’antenne alors qu’il existe un mot bien français (« challenge » pour « défi » à longueur de journée étant parmi ceux qui m’irritent le plus).

Autres retours

Emmanuelle DAVIET, bonsoir !
et merci
Non elle n’est pas pauvre du tout notre belle langue française
Non je ne l’a connais pas suffisamment
Ni aussi bien que vous pour citer en fin de lettre E RENAN
( avec humour je suppose)
Bref, tout ça pour vous dire qu’il ne se passe pas un jour
sans qu’un intervenant à l’antenne de France Inter
ne fasse une phrase en juxtaposant deux Adverbes
l’un à coté de l’autre du genre incroyablement brillement
mais pour les oreilles , ça vaut les décibels d’une Kawasaki
et de grands journalistes ne sont pas à l’abri de telles « bavures »
la Radio c’est aussi une bonne Diction
dans l’ensemble elle est présente à l’antenne
mais n’hésitez pas à le répéter à nouveaux recrus

Merci beaucoup pour les précisions concernant le vocabulaire : rappeler les journalistes que la langue française est riche et l’emploi de mots anglais comme  » cluster  » , etc… en plus  » distanciation sociale  » , il y a en français les équivalences beaucoup plus justes surtout : que de fautes de leur part !!! (…) Merci beaucoup pour votre lettre chaque mois : très intéressante .

Je suis un des auditeurs assidus des principales antennes de Radio France que sont France Inter, France Musique et France Culture, à avoir envoyé plusieurs sur le mauvais usage récurrent de la langue française sur les ondes, notamment sur France Inter. 
Je suis d’accord avec cet auditeur qui pense que le bon usage de notre langue sur les ondes est « une mission primordiale du service public radiophonique par tous les temps ». 
Cependant, malgré le fait que tous les courriels des auditeurs soient lus par vous-même ou vos collaborateurs, j’ai au minimum l’impression décourageante que tous ces messages des auditeurs, dont les miens, dénonçant une mauvaise pratique de la langue française sur France Inter (due à mon avis à un laisser-aller de journalistes et invités sur cette radio), sont totalement inutiles puisqu’ils restent sans effet, bien que vous ayez précisé que vous partagez avec cet auditeur, défenseur de la rubrique << Langue Française >>, « le souci constant du bon usage du français ». 
Autrement dit, tout cela n’a, me semble-t-il, pas ou que peu d’effets sur la façon de parler de ces journalistes. Je citerai comme exemples l’emploi courant du mot « cluster », dénoncé par des auditeurs, au lieu de l’expression « foyer d’infection », ou l’emploi fréquent par des journalistes d’une forme interrogative incorrecte telle que « Vous pensez quoi (de…) ? ». Certains journalistes n’interrogent pas systématiquement de façon incorrecte des personnalités invitées à leur émission ou des auditeurs, mais c’est encore trop fréquent de leur part, et horripilant.