#38 Remarques France Inter

Christophe Abramowitz Radio France

J’ai sursauté en entendant votre journaliste donner en exemple, comme « métiers non qualifiés » : coiffeur ou mécanicien. J’aimerais bien voir ce journaliste sortir de son salon de coiffure ou de son garage… Ce journaliste sait-il qu’il faut un CAP et un BEP pour exercer le métier de coiffeur et que les critères sont exigeants ? Idem pour le métier de mécanicien. Et les stages en entreprise avec un professionnel complètent utilement leur formation. Attention aux commentaires « à la va vite ». Ce genre d’expression ne va certes pas mettre en valeur la formation professionnelle en alternance… qui est tout aussi estimable dans les métiers manuels que dans un cursus universitaire. Et je préfère nettement avoir affaire à un boucher, un boulanger, une coiffeuse ou un mécanicien avec un CAP plutôt qu’un « décideur » issu de Polytechnique, Sciences Po ou Essec, aux fabuleuses connaissances théoriques et conceptuelles mais pauvres en réalisations pratiques, concrètes et proches de l’humain.
Cela étant, je suis une fidèle auditrice de la tranche horaire de Nicolas Demorand.

J’ai constaté, plusieurs fois et récemment encore une mauvaise habitude de langage concernant la dénomination « emploi qualifié » ou « non-qualifié ». Ce dernier concernait le métier de coiffeur par exemple. Un métier qui ne demande pas de qualification, cela n’existe pas. Les compétences d’un boucher ou d’une coiffeuse ou d’une technicienne de surface sont différentes mais du même niveau de complexité que celle d’un collaborateur d’un ministre.  C’est méprisant pour l’auditeur d’entendre son métier ou son travail dévalorisé parce qu’il n’est pas l’aboutissement du passage par une grande école. Les tics de langage reflètent parfois un mépris de classe pour ceux qui travaillent de leurs mains. Soyez-en conscient. 

Je suis choquée par les propos que je viens d’entendre sur l’apprentissage, métiers « peu qualifiés » : coiffure, « mécanicien », méprisant et…sexiste en plus ?

Je viens d’entendre que les métiers de l’artisanat « coiffeur, mécanicien » étaient des métiers peu qualifiés. Voilà une idée reçue bien discriminante et si loin de la réalité. Dommage d’entendre cela de la bouche de quelqu’un qui a sans doute fait des études qualifiantes.
Bonne journée à tous.

Quelle classe d’indiquer que l’apprentissage, d’usage pour les emplois peu qualifiés coiffeur, mécanicien, est aujourd’hui possible pour les grandes écoles.
Vous avez certainement fait une grande école mais c’est petit de raisonner ainsi !
C’est plein de mépris, d’ignorance et surtout alimente les écarts entre intellectuels et les autres dans notre pays… du génie

En présentant la possibilité de formation en alternance pour les étudiants de sciences-po, le présentateur a dit que l’alternance n’était pas réservée aux métiers peu qualifiés comme coiffeur et mécanicien. Exercer correctement ces métiers nécessite d’être ‘qualifié’. Ce dénigrement n’est pas acceptable à votre micro.

Je viens d’entendre ceci au Journal : » On associe souvent l’apprentissage à des métiers peu qualifiés : coiffeur, mécanicien ».
J’imagine que lorsque vous allez chez le coiffeur ou que votre voiture est en réparation chez un garagiste vous espérez avoir à faire à des personnes qualifiées !
Quel dommage que certaines informations soient transmises par des journalistes qui oublient qu’ils sont qualifiés pour ne pas déprécier les métiers !!
Ça n’est pas avec ce genre de propos que nous allons avancer sur la valorisation des métiers qui font vivre notre société.

Je viens d’écouter l’interview du médecin généraliste d’Alsace dans la chronique de Guillaume Meurice.
Vous me faites habituellement rire, mais là vous êtes allés dans l’inexcusable.
Cette médecin a manifestement des troubles psychiatriques et l’exposer en public ne peut que les aggraver.
Cette dame a probablement beaucoup travaillé pendant le covid, aujourd’hui elle est malade et voilà comment on la traite…
Cela ne vous gêne pas de dévoiler cette interview et d’en rire ?
A quand les interviews en hôpitaux psychiatriques pour se moquer des patients ? C’est inexcusable, mais essayez au moins de lui présenter des excuses publiques.

Atteinte à la dignité d’une personne vulnérable
Je suis choquée par la dernière chronique de Guillaume Meurice du 10/09. Le médecin interviewée est en cours de procédure auprès de l’ordre des médecins. Elle souffre de trouble psychiatrique et ne comprend pas à quel point elle est humiliée dans les médias actuellement. Cette chronique porte atteinte à sa dignité car elle est vulnérable je trouve cela indigne d’une radio comme France Inter. Même BFM n’allait pas aussi loin.

Je viens d’écouter un reportage de Guillaume Meurice et je trouve pour une fois qu’il fait mal son travail de journaliste en interrogeant des médecins loufoques pour ridiculiser ceux qui critiquent les masques. Beaucoup de gens censés, qui ne sombrent pas dans le complotisme trouvent les masques inutiles et inconfortables ; la première preuve pourrait être tout simplement qu’on les porte depuis un certain temps déjà et que le virus continue de se répandre allègrement. Ne parlons pas des dégâts psychologiques sur les gens, suite au climat anxiogène que ces masques installent.
C’est en effet compliqué d’avoir quotidiennement à se confronter à des gens peu reconnaissables et bien peu  » humain » finalement. Ne parlons pas de cette sorte de maltraitance qui consiste à obliger les enfants à porter ces masques, ce qui a pour effet de rassurer surtout les adultes.
(NDLR: Guillaume Meurice n’est pas journaliste, il est humoriste)

Je suis déçue que vos choix se limitent à ne présenter que les œuvres qui sont incontournables dans tous les médias et dont on nous rebat les oreilles ! A la place de Yoga de Carrère, vous auriez pu évoquer le magnifique roman de P.Lapeyre- Paula ou personne- chez POL- qui a le mérite de se démarquer de tous ceux cités: c’est un vrai roman qui échappe aux modes actuelles: – pas d’autobiographie, pas de règlement de comptes, pas de viol, etc…! Bref, de la littérature !
Merci pour vos émissions.

J’aimerais, une fois n’est pas coutume, prendre la défense de Frédéric Beigbeider. La dame qui affirmait qu’on n’a pas le droit, que c’est proscrit, etc., sérieusement ? Nous ne sommes pas en Iran, Madame, vous allez nous concocter un nouveau code Hayes ? Pour ce qui est de Toussaint, ça donne de jolies critiques, mais c’est d’une chaleur équivalente à un rapport de la commission européenne, une littérature conceptuelle sans vie. Enfin, il est vrai que Yoga est la concaténation de trois reportages expéditifs, séparés de béances que l’auteur n’a même pas jugé bon de combler puisqu’il suffit de mettre Carrère dessus pour les vendre. Carrère est un portraitiste de grand talent mais sa vie hélas est moins intéressante que celle de Jésus, de Paul, de JC Romand ou de ce magnifique juge des autres vies que la sienne.

Pourquoi votre émission se déroule-t-elle toujours à Paris les régions les plus touchées sont celles de Bordeaux et de Marseille n’était- il pas possible de franchir le périph parisien et ce pourquoi ? Pourquoi aucuns spécialistes de ces régions-là n’interviennent ils pas ?sont-ils moins compétents ?

Je suis un peu déçu d’avoir l’impression de toujours entendre les mêmes invités dans le 7-9, particulièrement dans le « Grand entretien ».

Exemple le plus flagrant : Gérard Larcher.

Il est passé 4 fois en 1 an dans cette émission :

18 Septembre 2019

25 Mars 2020

7 Juillet 2020

16 Septembre 2020

Je ne comprends pas trop ce qui justifie ce traitement de faveur. C’est un peu la même chose avec Christiane Lambert (FNSEA). La FNSEA N’est pourtant pas le seul syndicat agricole en France. Idem sur l’économie : Pourquoi toujours privilégier une école (celle plutôt libérale de Dominique Seux, Daniel Cohen,…) plutôt que d’autres ? Je suis heureux de voir l’arrivée de Thomas Piketti, mais je suis surpris du déséquilibre de temps de parole qui demeure. Au final cette désagréable impression de partialité. Merci cependant pour la qualité de vos émissions. Sincères salutations

Il faut demander à M. Nagui de revoir ses classiques, la définition qu’il donne de l’agnostique est fausse.
Agnostique : L’agnostique est celui qui pense que l’intelligence humaine n’est pas en mesure de prouver ou non l’existence de Dieu, ou d’une divinité de manière générale. Contrairement à l’athée pour qui Dieu n’existe pas de manière ferme et définitive, l’agnostique se contente juste de dire qu’il n’a pas les preuves matérielles pour pouvoir trancher et témoigner de l’existence ou de l’absence d’une entité supérieure. Il s’abstient donc de se prononcer et trouve que les religieux ont tort véhiculer tel ou telle croyance parce que celle-ci n’est pas objectivement fondée. Il n’est pas anticlérical au sens où il militerait contre le clergé, mais il n’encourage pas le fait de diffuser ces idées parce qu’elles n’ont pas été démontrées concrètement. De ce fait, l’agnostique est en perpétuelle interrogation sur l’existence de Dieu ce qui peut le rapprocher de ceux que les Anciens appelaient les Sceptiques. Au sens moderne du terme, l’agnostique est un être sceptique qui doute…

La définition qu’il a donnée de l’agnosticisme est erronée : l’agnostique ne refuse pas l’existence d’un Dieu. Il doute de cette existence et refuse les religions. Merci de rectifier !

C’est un peu dommage de donner du temps d’antenne à une auteure (même de talent) qui exprime ouvertement une homophobie intériorisée, dans l’interview de Léa Salamé du 7 septembre ? Je passe par ce créneau, parce que le mail ne passe pas… Que vont faire les jeunes LGBT de confession musulmane en entendant ça ? Il est important de penser à qui on invite.
Attention aussi aux invitées dites féministes, dans l’émission sur le genre : Caroline de Haas exclue du débat et condamne les travailleuses du sexe depuis des années. Le féminisme, ça n’est jamais parler à la place de…Il y a le féminisme PS, blanc, bourgeois, universitaire, n’oublions pas toutes les autres femmes qui ont des choses à dire.
Cordialement et sans rancune, j’aime beaucoup la radio et son antenne. Bonne rentrée à toutes et à tous.

Votre équipe de la matinale a cessé d’écouter celles et ceux qui s’opposent à l’opinion dominante. Oser ignorer le Pr Raoult que l’on soit d’accord ou non avec ce qu’il dit c’est renoncer à être journaliste.

Françoise Nyssen
J’écoute France Inter à cet instant et le texte si émouvant de votre enfant résonne d’une façon si particulière et si personnelle que j’ai envie de vous écrire.
Comme vous je suis maman d’un enfant de 16 ans, un enfant précoce qui a fait une tentative de suicide à 14 ans. Et simple coïncidence, mon fils s’appelle Antoine.
Je vis aujourd’hui avec cette menace permanente qui m’empêche, pour reprendre les mots de votre enfant, d’être heureuse pleinement.
En vous écoutant, j’ai eu envie de vous écrire en écoutant vos engagements multiples et cette force de vie qui se dégage de vous. Je le fais donc ici car je ne sais comment vous contacter et sans savoir si vous pourrez me lire.

Merci pour cette belle émission avec Françoise Nyssen.
Quelles sont les jeunes femmes qui interprétaient « sur la place de Brel » (voix et violoncelle). Bon dimanche a vous.

J’écoute France Inter régulièrement et suis plutôt satisfait. Mais je trouve que vous pourriez vous singulariser par rapport aux autres radios en accordant plus de place aux autres sports. Inconcevable selon moi de ne pas parler du Championnat de France d’athlétisme qui se déroule à Albi. Athlétisme sport plus propre que le cyclisme ou le tennis et qui mériterait plus de reconnaissance au regard des efforts qu’il demande.

Co2 mon amour du Dimanche 13/09/2020 A l’attention de Denis Cheissoux : merci pour cette magnifique promenade avec Victor Noel. C’est une bouffée d’espoir de l’écouter et de continuer à découvrir, tout en se limitant dans notre frénésie de progrès tous azimuts. Merci, merci et félicitations pour votre émission.

Co2 mon amour
Aurions-nous en France notre Greta Thumberg, version masculine ? Quel plaisir d’avoir écouté Victor Noël dans CO2 Mon Amour, cette émission d’utilité publique ! 15 ans et déjà cette conscience, cette capacité de placer le mot juste sur les maux de la terre. Victor parle et subjugue et c’est l’espoir placé dans une jeunesse -dont on dénonce trop souvent l’égoïsme- qui sera aux manettes demain. Observe, parle et écris encore longtemps, jeune homme. Merci Denis Cheissoux pour cette fraîche et intelligente rencontre. Merci France Inter

Merci – émission interception d’aujourd’hui dimanche 13 septembre
Je viens d’écouter votre émission en podcast et voulais vous remercier pour cette belle émission qui m’a beaucoup touchée. J’ai d’abord hésité à l’écouter, me disant ce n’est pas nécessaire, je connais le sujet.
Mais cela m’a fait beaucoup de bien d’entendre ces témoignages. Cela m’a replongé quelques années en arrière, j’ai pleuré un peu, mais suis tellement heureuse d’entendre que ce sujet soit désormais pris au sérieux et d’entendre de tels témoignage. Chacun a son histoire particulière, mais je le suis retrouvée dans certaines paroles.
Je m’appelle Anne-Lise, je suis maman de deux enfants, ma fille aujourd’hui bientôt 11 ans et mon fils a 7 ans. Nous habitons à Berlin, avec mon mari.
Nous nous sommes retrouvés, mon mari et moi, expatriés puis avons eu les enfants, sans trop nous poser de question. Mais j’ai traversé une période très difficile il y a quelques années, j’ai arrêté de travailler pendant plusieurs mois afin de me retaper.
Je me suis donc retrouvée dans les paroles de certaines mamans qui ont témoigné dans votre émission et vous remercie encore pour cela. Cela permet de se rappeler que cela arrive à d’autres et surtout l’importance d’en parler, de reconnaître et de savoir que l’on est malgré tout une bonne maman et que cela peut arriver à n’importe qui.
Je suis contente d’être sortie de tout cela et souhaite aussi que ce soit le cas des autres. Merci donc pour votre émission qui permet d’en parler sans avoir honte.

J’apprécie beaucoup France Inter et ses programmes (pas tous bien sûr) mais je trouve particulièrement agressif le lancement du journal de treize heures par Nagui et sa Bande Originale. Pensent-ils aux auditeurs qui sont intéressés par leur émission et qui se prennent leurs hurlements (il n’y a pas d’autre mot) dans les tympans ? Coluche avait dit une fois à un auditeur qui le critiquait qu’il lui suffisait de tourner le bouton de son transistor et d’aller « écouter ailleurs » ! Je ne veux ni tourner le bouton (aujourd’hui on clique) ni écouter une autre radio car je suis un » vieux de la vieille » fidèle au service public et pas seulement dans le domaine de la radio. Bonne journée à toutes et tous

Je réagis au journal de ce jour (mardi 15 septembre).
La présentatrice déclare à l’antenne : « savez-vous que la fraude aux [prestations sociales] pouvait atteindre 45 milliards d’euros par an. C’est en tous cas l’estimation que fait un rapport parlementaire présenté aujourd’hui » ». Dit comme ça on a vraiment l’impression que les salauds de pauvres volent à la collectivité un « pognon de dingue ».
Or :
– le rapport parlementaire dit très précisément qu’il est difficile d’appréhender correctement l’ampleur des phénomènes de fraude et refuse de donner un chiffre précis. Comme la Cour des Comptes avant lui, et comme la précédente mission parlementaire de la députée (LREM) Carole Grandjean et la sénatrice (UDI) Nathalie Goulet, qui avaient conclu fin 2019 à  » l’impossibilité matérielle  » de la tâche.
-Balancer des chiffres bruts à l’antenne sans les contextualiser, même sans aller jusqu’à les falsifier (*) n’est pas digne d’une radio de Service Public. Il aurait fallu :
1) rappeler que 20 à 30% des prestations ne sont jamais demandées, par méconnaissance des dispositifs, par renoncement face à la difficulté de la tâche… Donc, par rapport à la fraude aux prestations sociales, Au moins deux fois plus d’argent n’est pas dépensé parce que les pauvres ne demandent pas les aides auxquelles ils ont droit.
2) rappeler que la fraude fiscale, tout aussi difficile à estimer est nous coûte beaucoup plus. Sur la seule fraude à la TVA, la Cour des comptes l’estimait en 2018 à 15 milliards d’euros. Le syndicat Solidaires Finances Publique estime la totalité de la fraude fiscale à une valeur allant de 60 à 80 milliards d’€.  
 
(*) et je pèse mes mots. Une estimation, présentée par ses auteurs mêmes comme peu fiable, variant entre 14 et 45 milliards d’€, c’est très différent de son « savez-vous que la fraude pouvait atteindre 45 milliards d’euros par an ».

Bonjour ! Excellente présentatrice (journal 9h 13/9/20) qu’on a envie d’entendre plus souvent, par exemple aux journaux de 8h et 19h chaque jour : chiche? Merci

Le journal de 8h d’inter du 31 août signale comme une brève à la fin l’exploit des footballeuses lyonnaises
Je ne suis pas le foot et ne milite pas comme féministe mais là !!! Le mot indécence paraît adapté !!